Il est très difficile de se trouver un endroit pour garer son véhicule à de nombreux endroits de Conakry. Les agents de la police sont prompts à embarquer les véhicules et faire payer jusqu’à 300 mile GNF à ceux qui occupent les espaces interdits. Les gérants des rares parkings aménagés éprouvent d’énormes difficultés. C’est notamment le refus de payer les frais de stationnement. Ceux du parking situé à la devanture de l’hôpital Ignace Dean, dans la commune de Kaloum, font souvent face à ce genre de refus, alors que le local a été aménagé par un particulier.

Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com hier, mardi 23 juin 2020, Ibrahima Diallo, un des gérants du parc automobile de l’hôpital Ignace Deen, a expliqué les difficultés qu’il rencontre avec les automobilistes.

Ibrahima Diallo, un des gérants du parc automobile de l’hôpital Ignace Deen

« Certains viennent stationner, quand je leur demande de payer le ticket, ils refusent. Ils nous disent qu’ils sont venus à l’hôpital pour saluer un malade. Nous, on ne paie pas parce que nous sommes venus stationner devant l’hôpital. Ils disent que ce n’est pas un parking. C’est un lieu qui appartient à tout le monde. Moi aussi, je leur réponds que là où vous avez garé, votre véhicule est en sécurité et c’est nous qui sommes là pour assurer la sécurité du véhicule. Généralement, en guise de réponse, ils nous disent que ça, ce n’est pas notre problème. Ils disent qu’ils ne vont rien payer. Ils nous menacent parfois en disant si tu es homme, il faut nous attaquer », a-t-il expliqué.

En outre, Ibrahima Diallo ajoute que ce sont les militaires qui sont le plus difficile dans cette affaire. « Les militaires aussi qui viennent ici avec leur tenue pour saluer les malades, ils refusent de payer. Si vous leur demandez de payer, ils vous disent qu’ils travaillent pour l’Etat. Et d’ailleurs, où vous avez vu un militaire payer le parking ? Nous, on ne paye pas. C’est ce qu’ils disent souvent. Or, le parking là est privé, c’est pour un Turc. Il a un bail avec l’Etat et il a fait des investissements. Donc en retour, il doit s’attendre à des bénéfices », a laissé entendre notre interlocuteur.

Parlant des autres difficultés quotidiennes liées à la gestion de ce parking, Ibrahima Diallo a indiqué que des cas de vol peuvent parfois s’y produire. « Malgré la sécurité, parfois si c’est la nuit, on enregistre des cas de vol, notamment de batteries, de feux rouges ou de rétroviseurs. Dans ce cas, c’est nous les travailleurs qui remboursons les objets volés et non le bureau, parce que c’est nous qui sommes sur le terrain », a-t-il indiqué.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/654416922

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