Madame Bangoura Fatoumata Keita, cheffe de quartier de Keitaya

Récemment, le président Alpha Condé a instruit le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation de procéder à l’installation des conseils de quartiers et de districts. Alors qu’aucune date n’est connue pour la mise en pratique de ce décret présidentiel, des responsables de quartiers interrogés par Guineematin.com ont favorablement accueilli ce décret. C’est le cas de Fatoumata Kéita, la cheffe de quartier de Keitaya, dans la préfecture de Dubréka, qui a profité de son entretien avec notre reporter pour dresser le bilan de ses 15 ans de gestion des lieux.

Cette annonce du président Alpha Condé a suscité de nombreux commentaires. Les uns y ont vu une volonté de décrisper la situation sociopolitique. Les autres ont tout simplement dénoncé une diversion.

Dans son intervention, la cheffe de quartier de Keitaya, madame Bangoura Fatoumata Keita, est revenue sur l’actualité, dominée par la propagation du coronavirus. « D’abord, il faut signaler que c’est le temps du coronavirus, les choses ne marchent pas normalement. Néanmoins, nous sommes entrain de procéder à la sensibilisation de la population par rapport aux mesures barrières concernant cette pandémie. Et, nous demandons à tout un chacun de croire en cette maladie et qu’ils puissent accepter les propositions faites par le gouvernement ».

Madame Bangoura Fatoumata Keita, cheffe de quartier de Keitaya

Parlant des actes posés sur le terrain, la cheffe de quartier a apporté des précisions. « Je ne dis pas que c’est un nouveau quartier, mais c’est un quartier qui vient d’être scindé en deux. Autrefois Keitaya, maintenant c’est devenu Keitaya et Kirikilan. Donc, sachez que nous avons posé beaucoup d’actes. D’abord l’électrification de ce quartier qui a été faite par le bureau du quartier. En plus, nous avons réussi à construire un siège de quartier digne de nom. Mais, à partir du moment que le quartier a été divisé, toutes ces infrastructures étaient parties de l’autre côté. Au moment où nous sommes maintenant, on est encore à la tâche de reconstruire un bureau de quartier. Cela fait partie de mon programme essentiel parce que là, pour qu’on parle de quartier, il faut qu’on ait un siège, là où nous pouvons recevoir une délégation. Donc, notre premier souci c’est comment réaliser ces différentes structures sociales de base. Donc, avec la SONAPI, nous avons réussi à avoir des équipements et nous avons deux parcelles où on nous demande d’implanter le siège du quartier. Après ça, on a procédé à la construction de la clôture du cimentière du quartier. C’est le quartier même qui l’a financée, c’est nous qui avons organisé le travail avec l’appui des personnes de bonne volonté. A part ça, on est entrain de faire le marché qui est géré par la commune. On a un centre de santé, un poste de commissariat qui a abrite la gendarmerie et une brigade d’intervention, des écoles publiques et privées qui doivent être réalisées dans un bref délai ».

Concernant sa réaction face à l’installation des chefs de quartiers par Bouréma Condé, ministre de l’Administration du Territoire, sur instruction du chef de l’Etat, notre interlocutrice a dit toute sa joie. « Je me réjouis entièrement de cette décision du chef de l’Etat parce qu’il est normal d’avoir d’autres figures à la tête des quartiers pour que les populations de ces différents quartiers connaissent de plus un développement socio-économique. Pour cela, je salue ce décret du président Alpha Condé. Au fait, il faudrait que les acteurs politiques de l’opposition sachent que le président est le premier garant de notre nation, il est libre de prendre toute décision qui prône la paix et la quiétude sociale dans le pays. Pour une fois, je demande à l’opposition de comprendre que ce décret du président est salutaire… ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64 / 629 88 37 75

Facebook Comments

Commentaires

Guineematin