A deux semaines de la présidentielle du 18 octobre prochain, la coordination des jeunes pour la non-violence lance un ambitieux projet à Conakry. Ce projet vise la tenue d’un scrutin apaisé et la préservation d’une paix durable en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon Mamadou Sadialiou Diallo, le responsable des stratégies et de la communication de la coordination des jeunes pour la non-violence, ce projet comprend deux volets. Un volet à court terme, qui va couvrir la période électorale (avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 18 octobre 2020), et un autre à long terme, qui consistera à identifier et résoudre définitivement les causes des violences en Guinée.

Mamadou Sadialiou Diallo, responsable stratégie et communication de la coordination des jeunes pour la Non-Violence

« On est porteur d’un projet qui se scinde en deux (2) phases : la première phase c’est action, paix et non-violence qui va se dérouler pendant cette période à haut risque. Ainsi, elle sera marquée par la sensibilisation de masse, les prières et sacrifices ; ensuite la sensibilisation porte-à-porte, puis s’en suivra un carnaval géant. La deuxième phase est projet de développement qui va faire en sorte qu’on puisse mener un projet pilote. Il s’agit de la formation de plus de 2000 jeunes.

On a déjà des identifiants, on avait eu à identifier 2000 jeunes où il y a leurs noms, leurs fonctions et leurs contacts. On va essayer, en partenariat avec les différentes autorités compétentes ou les bailleurs de fonds, de former des jeunes en maçonnerie, en menuiserie, afin qu’ils puissent aujourd’hui arrêter ces violences, sortir des ghettos et obtenir un emploi décent qui va leur permettre de prendre en charge leurs familles et de sortir de la misère en quelque sorte », a-t-il indiqué.

Ce projet touchera principalement la commune de Ratoma (Conakry) et plus précisément les quartiers situés le long de la route le Prince. Mamadou Sadialiou Diallo explique que le choix de cette zone n’est pas fortuit. « Le choix de l’axe pour mener nos activités s’explique par un fait. Après les études qu’on a menées, on a remarqué que depuis 2008, la zone à fort risque de violence, c’est la commune de Ratoma, notamment l’axe.

Aujourd’hui, c’est vrai qu’il y a des violences un peu partout dans le pays, mais le pourcentage enregistré dans la commune de Ratoma est très élevé. C’est pour cela que nous avons décidé de mener des activités en cette période électorale dans les 22 quartiers de la commune de Ratoma », a précisé le responsable des stratégies et de la communication de la coordination des jeunes pour la non-violence.

Pour la réussite de ce projet, ses initiateurs ont décidé d’impliquer les jeunes, les femmes et les sages des localités concernées dans sa mise en œuvre. « Nous avions menés un travail de fond qui a abouti à la mise en œuvre des coordinations des sages des 75 mosquées de l’axe, mais aussi la coordination des femmes pour la non-violence ainsi que la coordination des jeunes pour la non-violence représentées dans chaque zone.

Vous savez que l’axe est reparti en 13 zones tampon ; et pour chaque zone tampon, il y a des antennes, des cellules représentatives de la coordination qui ont été mises en place. Donc, toutes les activités qu’on va décider de faire, seront pilotées par ces gens qui nous représentent dans leur zone », a dit Mamadou Sadialiou Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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