Bah Oury, président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée

La décision des autorités guinéennes d’empêcher Cellou Dalein Diallo de sortir du pays suscite des réactions au sein de la classe politique. Et le sujet ne laisse pas indifférent le président de l’Union des Démocrates pour la Renaissance de la Guinée (UDRG), Bah Oury. L’opposant dénonce une violation de la liberté de circulation et appelle le pouvoir à revoir sa façon de faire. Il l’a dit dans un entretien accordé à Guineematin.com, ce jeudi 31 décembre 2020.

« Le fait de bloquer les gens à l’aéroport sans pour autant qu’il leur soit notifié les raisons juridiques les empêchant de sortir du territoire, est une violation des principes fondamentaux de la liberté de circulation et de la liberté d’expression. S’il y a quelque chose qui nécessite qu’un citoyen, pour une raison liée à un aspect judiciaire, soit momentanément interdit de sortir du territoire, il faut que cela soit notifié bien avant pour que ça ne soit pas un abus de pouvoir. Ça, c’est le premier élément.

Le deuxième élément, c’est qu’il faut que la question comme celle qui est arrivée à monsieur Cellou Dalein Diallo fasse partie de l’aspect global de la discussion et des thèmes de discussion qui doivent être compris dans le schéma global lorsqu’il y aura une véritable concertation nationale des forces vives ou lorsqu’il y aura un dialogue national inclusif en vue de faire émerger un consensus national.

Tous ces problèmes doivent être indiqués à l’intérieur pour nous permettre de sortir des chantiers de non droit pour privilégier la primauté de la loi et la primauté du droit dans le cadre du respect universel des droits de l’homme et des libertés fondamentales », a dit l’activiste des droits de l’homme et le président du parti politique UDRG.

A rappeler qu’avant Cellou Dalein Diallo, Sidya Touré (président de l’UFR), Abé Sylla (président de la NGR), Mohamed Tall (directeur de cabinet de Sidya Touré), Hadja Halimatou Dalein Diallo (épouse de Cellou Dalein) et l’artiste-chanteur Thierno Mamadou Bah, ont déjà été refoulés à l’aéroport de Conakry.

Les trois premiers ont finalement réussi à voyager après plusieurs tractations, mais les deux autres n’ont toujours pas pu sortir du pays. Jusque-là, aucune raison n’a été donnée pour expliquer la décision de bloquer ces personnalités à l’aéroport de Conakry. Les autorités guinéennes restent muettes sur le sujet.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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