Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo

A écouter les témoignages d’anciens correspondants de la Voix de la Révolution, on reconnaît sans ambages qu’en Guinée « bien de progrès ont été accomplis en matière de communication au public et des moyens d’accès à l’information ».

Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo qui était le correspondant de la Voix de la Révolution (actuelle RTG) à Labé, entre 1978 et 1980, se souvient encore qu’au début, les attachés n’avaient aucune possibilité de passer leurs voix à l’antenne.

«Moi, j’étais correspondant préfectoral. Je remettais mes dépêches écrites au directeur régional de la presse, en l’occurrence feu Thierno Madjou Bah qui expédiais les colis à Conakry ».

A l’époque, avant d’expédier les dépêches de la région à Conakry, le directeur régional de la presse, Thierno Maadjou Bah, les faisait diffuser dans le journal du Ministère du Développement Rural, un périodique appelé Dawla.

Précision importante : chaque dépêche devait être censurée par le bureau fédéral de la localité concernée et avoir la mention « Bon à diffuser » avant d’être expédier.

« Moi, du côté de Mali, j’utilisais l’opérateur de la radio sécurité pour envoyer les éléments » explique le doyen Ibrahima Kindi Mabel.

Une fois à Conakry, la Voix de la Révolution exploitait ses dépêches à travers des présentateurs comme le doyen Ansoumane Bangoura. Les éléments diffusés sont repris après par le quotidien national Horoya.

« Le correspondant qui n’a pas eu la chance de suivre le journal parlé retrouve ses dépêches dans les colonnes du journal Horoya », ajoute le doyen Ibrahima Kindi Mabel.

C’est progressivement que les préfectures de l’intérieur ont été désenclavées par des lignes téléphoniques déportées de Conakry. Ainsi, les correspondants de la Voix de la Révolution ont eu la possibilité de se faire enregistrer et diffuser sur les ondes.

Ibrahima Kindi Mabel

« Là, aussi, on partait à la poste, au bureau du préfet ou sa résidence, ou auprès de certains services préfectoraux qui avaient des lignes déportées de Conakry pour nous faire enregistrer » insiste Ibrahima Kindi Mabel.

C’est sans doute pourquoi, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo a noté qu’en Guinée, « il faut reconnaître que depuis l’ère de la Voix de la Révolution à ce jour, bien de progrès ont été accomplis en matière de communication au public et des moyens d’accès à l’information.»

Comme pour dire que « la libéralisation des ondes sous le régime du Général Lansana Conté et sous la 3ème République du Pr Alpha Condé a ouvert la voie à la naissance et au développement de plusieurs médias publics et privés. Des stations de radio prolifèrent à la grande satisfaction des millions d’auditeurs et de téléspectateurs. Cette multiplication d’outils contribue efficacement à la diversité des sources d’information, à la mutation de la société en quête de démocratie, de paix et de progrès dans toutes les directions de la vie collective et individuelle. C’est bien grâce à ce média qu’aujourd’hui, nous prenons conscience de la gravité des crises  économiques et sociopolitiques que nous traversons, les dérives politiques liées à l’ethno-stratégie, les catastrophes naturelles et les épidémies que nous enregistrons et qui freinent notre ascension vers le bien-être moral et social ».

En raison de nombreux atouts que garde la radio et de son puissant pouvoir de transformation, Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo salue ce message commun de la Direction Générale de l’UNESCO et du Secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications : « Dans un monde en mutation, nous devons renforcer le rôle de la radio, en tant qu’instrument de promotion des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales… Cet objectif préside à l’engagement de l’UNESCO à soutenir la communication entre toutes les sociétés dans le but d’approfondir la compréhension mutuelle, par le biais de la libre circulation des idées par de mots et par l’image.»

Depuis Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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