Lycée Sonfonia

Après la publication des résultats du bac pour a session 2018, le lycée Sonfonia, dans la commune de Ratoma, a enregistré un très faible taux d’admission. Comparé à la moyenne nationale, qui est d’un peu plus de 26%, ce lycée public, touts options confondues, a enregistré environ 15% d’admis, au grand dam des élèves et encadreurs, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Sur les 400 candidats que le lycée de Sonfonia a présentés, il n’y a que 77 élèves qui ont réussi à dérocher le bac pour toutes les options. Soit un taux de réussite de 15,97%.

Bernard Gbilié

Des résultats qui étonnent de nombreux observateurs, y compris ceux qui sont admis. C’est le cas de Bernard Gbilié, admis pour l’option Sciences Sociales au lycée de Sonfonia. « J’ai un sentiment de satisfaction parce que Dieu m’a aidé à avoir mon baccalauréat. Mais, je suis vraiment meurtri. J’ai vu certain de mes camardes avec qui on a beaucoup combattu mais qui ne sont pas admis. Ça m’a vraiment étonné et je suis mal à l’aise. Même si je suis admis, j’ai de la peine pour mes amis ».

Par ailleurs, le bachelier dit avoir un penchant particulier pour les médias. « Cette année, on était dans une structure de l’école, appelée la presse scolaire du lycée Sonfonia. Mon rêve est d’être un journaliste. Et si Dieu pouvait m’aider pour être orienté à L’ISIC de Kountia, ça me plairait beaucoup. Pour être là aujourd’hui, il a fallu que je travaille dur et j’appelle mes amis à travailler dur », conseille-t-il.

Pour sa part, Akès Kolié, admis au bac en Sciences Mathématiques du lycée Sonfonia, ne cache pas son admiration pour l’informatique. « Je rêve d’être un informaticien. J’ai fait mon stage en informatique et j’évolue dans 6 différents logiciels. J’aime l’informatique et c’est pourquoi j’ai fait les Sciences Mathématiques ».

Le proviseur du lycée Sonfonia n’a pas caché sa déception devant ce faible taux de réussite de son lycée. Toutefois, Fakoura Keïta pense que ces résultats, quoique faibles, représentent le niveau des élèves même si la grève des enseignants est passée par là. « C’est les méritants qui ont gagné. Nous, on s’est sérieusement battu pour envoyer nos produits finis dans les universités. Ils ont mérité. Les programmes ont été achevés, mais les cours ont été bâclés. Il y’a eu assez de retard dans les programmes. Moi, je pense que ce faible taux est lié aux grèves des enseignants », soutient monsieur Kéita.

Mohamed DORE pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 07 93 59

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