syndicaliste de LabéLes responsables régionaux des centrales syndicales CNTG-USTG, ainsi que des syndiqués étaient très remontés ce mercredi 17 février 2016 contre certains administrateurs régionaux de Labé, appris Guineematin.com à travers une correspondante.

Le comité régional de gestion de la grève générale illimitée lancée par les centrales syndicales CNTG-USTG  était en réunion  ce mercredi 17 février au QG des syndicats à la Mairie de Labé. Cette réunion fait suite à des informations  selon lesquelles des enseignants seraient menacés par des administrateurs régionaux pour avoir fait valoir leur droit à la grève. Ces accusations sont notamment portées contre le Préfet de Mali, Harouna Souaré, qui aurait fait établir les listes de présence dans les services, le Directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma, Souleymane Camara, qui menacerait des enseignants et l’inspecteur régional de l’éducation de Labé, Mory Sangaré, qui convoquerait des réunions de pression.

« Ce sont les travailleurs eux même qui nous ont remonté l’information sur le préfet de Mali, l’inspecteur régional de l’éducation de Labé et le directeur préfectoral de l’éducation de Lélouma. Nous leur demandons de revenir à des meilleurs sentiments. Au cas contraire, ils seront responsables de tout ce qui se passera en ville » A prévenu Alpha Ousmane Diallo, secrétaire général de l’USTG à Labé

Après leur réunion au QG à Mairie,  les syndicalistes de Labé ont pris part à un cadre de concertation convoqué par le gouverneur de la région, Sadou Keita. A l’issue de cette concertation, des recommandations ont été faites pour remédier au problème existant entre les syndicats, l’IRE de Labé, le DPE de Lélouma et le préfet de Mali.  C’est notamment échanger avec ces administrateurs indexés ; ensuite, remonter l’information au gouverneur Sadou Keita. « Par rapport à l’inspecteur de l’éducation de Labé, parce que c’est le problème dont il a été question, le gouverneur a dit qu’il fallait se référer à lui parce qu’il est le premier responsable de la région. Nous avons donc promis que nous allons voir l’inspecteur, pour échanger avec lui afin qu’il comprenne que les travailleurs ont leur droit de grève qu’il n’a pas à violer ou à usurper. Ensuite, tout ce qui s’en résultera, nous allons le remonté au gouverneur» Précise El Hadj Lamine Sangaré secrétaire général de la CNTG de Labé.

Pour ceux qui pensent que cette grève générale illimitée a été récupérée par des politiques à Labé, M. Alpha Ousmane de l’USTG répond « Nous, nous agissons face à l’histoire et non face à une personne encore moins à une place. Donc, cette grève n’est pas un problème politique, elle est purement syndicale. Un point c’est tout. »  A-t-il  indiqué.

Pour leurs parts, le préfet de Mali Harouna Souaré et l’inspecteur régional de l’éducation de Labé, Mory Sangaré, ils ont tous balayé d’un revers de main les accusations formulées contre leurs personnes.

Par ailleurs, au regard des difficultés occasionnées par la fermeture des essenceries de la place, des doléances ont été également faites  aux syndicats pour ne serait ce qu’ouvrir  deux à trois stations d’essence. Une doléance que les syndicats ont promis de soumettre à la base.

De Labé, Yayé Aissata Diallo, pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 03 66 65

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