Suite au déclenchement de la grève des enseignants, lancée le 9 janvier 2020 par le SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, les autorités éducatives de Boké ont pris des dispositions pour éviter l’arrêt des cours dans les écoles de la région. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé de déployer les cadres de l’IRE et de la DPE dans les écoles pour combler le vide laissé par les enseignants grévistes. Mais malgré tout, les cours sont perturbés par endroits, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Au siège de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Boké, la plupart des bureaux sont fermés actuellement. Selon Moriba Sidibé, le premier responsable de ce démembrement du ministère en charge de l’Education nationale, les cadres sont déployés dans les écoles pour donner cours. « A Boké, nous avons déployé tous les cadres de l’IRE et de la DPE qui donnent de très bons cours en attendant que les professeurs titulaires ne reviennent. Ce ne sont pas tous les enseignants qui sont en grève, mais nous avons pris cette disposition pour remplacer ceux qui observent la grève et éviter l’arrêt des cours dans les écoles. Vous voyez, je suis pratiquement seul ici, tous les cadres sont sur le terrain », a-t-il indiqué.

Moriba Sidibé, inspecteur régional de l’éducation de Boké

Cependant, cette mesure n’a pas permis d’éviter la perturbation des cours dans toutes écoles, reconnaît l’inspecteur régional de l’éducation de Boké. « A Fria, on n’a pas de difficultés, les cours se déroulent à 100%. A Gaoual aussi, les cours continuent. A Boké, c’est moyen parce que les élèves ne viennent pas à 100%, mais quand même les cours se tiennent. Mais à Boffa, on a des sérieux problèmes. Au centre de Boffa, ça n’étudie pas du tout. Les candidats aux examens nationaux viennent en tenue civile mais en réalité ça n’étudie pas. A Koundara aussi, c’est seulement les candidats aux examens nationaux qui font cours », a dit Moriba Sidibé.

A rappeler que le gouvernement guinéen et l’intersyndicale de l’éducation (composée de syndicalistes non-grévistes) ont signé un accord mardi soir, 28 janvier 2020, à Conakry, prévoyant la création d’une nouvelle prime pour les enseignants. Mais, le SLECG d’Aboubacar Soumah, qui n’a pas pris part aux négociations ayant abouti à cet accord, a laissé entendre que le document ne l’engage pas et que son mot d’ordre de grève reste maintenu. L’organisation syndicale réclame un salaire mensuel de 8 millions de francs par enseignant.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 98 49 38

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