Hélene Sagno, coiffeuse au marché d’Ansoumanyah

A quelques jours de la fête marquant la fin du mois de saint de Ramadan, certains métiers ne connaissent pas une grande affluence. C’est le des salons de coiffure du quartier Ansoumanya, dans la préfecture de Dubréka où les gérants de ces structures ne savent plus à quel saint se vouer. Tel est le constat fait sur place par un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce mercredi, 20 mai 2020.

De nombreux secteurs d’activités sont frappés de plein fouet par la crise sanitaire du nouveau coronavirus. Les gérants des salons de coiffure d’Ansoumanya Plateau traversent une période très compliquée à l’approche du mois de Ramadan.

Interrogée par notre reporter sur cette crise économique, Hélène Sagno, gérante d’un atelier de coiffure au marché d’Ansoumanya Plateau 2, a fait savoir que son chiffre d’affaires est aujourd’hui affecté. « Vraiment cette année, à l’approche de cette fête de Ramadan, contrairement aux années précédentes, mon atelier ne reçoit pas plus de quatre clientes par jour. Mes apprentis et moi, nous pouvons rester toute la journée, on ne reçoit que parfois trois clientes. Mais, je pense que cette crise économique s’explique par la présence du coronavirus dans notre pays, en ce sens qu’à cause de ce virus, il y a plusieurs citoyens qui ne sont plus en activité. Donc, c’est ce qui se répercute sur notre chiffre d’affaires à l’approche de cette fête de Ramadan ».

Tairou Diallo, coiffeur

Même son de cloche chez Tahirou Diallo, coiffeur à Ansoumanya Plateau 2. « Depuis l’arrivée de ce virus dans notre pays, toutes les activités professionnelles sont au ralenti. Chose qui fait que de nombreux citoyens guinéens se retrouvent dans une galère extrême. Par exemple, nous qui sommes des hommes de métiers, nous avons vu nos chiffres d’affaire en baisse en un clin d’œil à l’approche de la fête du mois saint de Ramadan. De mon côté, je ne reçois que deux à quatre clients toute la journée, à l’approche cette fête du mois saint de Ramadan. C’est vraiment affreux ça. Par rapport aux années passées, à quelques jours de cette fête, mon atelier ne désemplissait, j’étais même débordé. Mais cette année, nous sommes complètement pétrifiés par la galère parce qu’il n’y a pas de clients ».

Amadou Diakité, coiffeur à Ansoumanya Plateau 2

De son côté, Amadou Diakité, coiffeur à Ansoumanya Plateau 2, n’a pas caché son désarroi. « Je suis complètement désemparé cette année par rapport à cette crise économique qui est entrain de nous ronger actuellement, nous qui sommes les hommes des métiers, à l’approche de cette fête de Ramadan. Vous vous rendez compte que pendant toute la journée, je ne peux recevoir qu’un ou deux clients. Mais, il faut le dire que toute cette galère que nous sommes entrain de vivre actuellement, c’est à cause de la présence du COVID-19 dans notre pays. Cela a fait que toutes les activités sont au ralenti. C’est ce qui fait que nos ateliers sont vides à quelques jours de la fête ».

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel : 661 74 99 64 / 629 88 37 75

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