Comme annoncé précédemment, une tornade a frappé la commune urbaine de Faranah dans la soirée d’hier à aujourd’hui, vendredi 19 juin 2020. Un vent violent, qui a soufflé à la suite d’une forte pluie, a causé d’importants dégâts matériels dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La désolation est totale ce vendredi, 19 juin 2020, dans la ville de Faranah. Pendant que les victimes s’activent à rechercher les tôles encore récupérables des maisons décoiffées, les autorités cherchent à établir le bilan des dégâts causés par la tornade qui a secoué la ville, jeudi soir. Pour l’heure, il n’y a pas un bilan exhaustif, mais le constat révèle que les dégâts sont considérables. Dans la plupart de quartiers de la ville, on constate des bâtiments décoiffés, des cases endommagées, des arbres arrachés. Le fil de l’émetteur de la radio rurale a été aussi coupé et trois hangars détruits au grand marché de la ville.

Amadou Oularé

Amadou Oularé, un habitant du secteur Wandaya, dans le quartier Tonkolonko 1, est l’une des victimes de ce sinistre. Une de ses maisons a été complètement décoiffée. « J’étais dans ma chambre, lorsque j’ai entendu un bruit. C’était une pluie accompagnée d’un vent violent qui a commencé vers 19 heures. Peu de temps après, le bâtiment dans lequel se trouvaient ma mère et les enfants a été décoiffé, le toit est complètement parti. C’est en ce moment qu’ils sont sortis. Heureusement, personne d’entre eux n’a été blessé », a-t-il expliqué.

Moustapha Kourouma

La famille de Moustapha Kourouma, qui habite au quartier Mosquée, n’a pas été épargnée aussi par ces dégâts. Un manguier est tombé sur sa maison, détruisant le toit. « Hier, aux environs de 19 heures, on était tous dans la maison quand le vent a commencé à souffler. C’est sous l’effet de ce vent qui était très violent, qu’un manguier est tombé sur notre maison. Il n’y a pas eu de blessés parce qu’on a pu sortir à temps de la maison. Notre mère a vu l’arbre venir et elle a crié en nous disant de vite sortir.

Mais le toit du bâtiment a été complètement endommagé. Nous enregistrons ce dégât à un moment difficile pendant lequel nous avons du mal même à trouver à manger. On se demande donc comment réparer le toit de notre maison alors qu’on n’a pas de moyens. Nous demandons à l’Etat et à toutes les personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé cette victime.

Le bloc administratif du camp militaire de Faranah, situé au quartier Tonkolonko 2, a été également durement touché. Ce vendredi matin, le Colonel Mathias Camara, commandant adjoint du Bataillon Autonome de Faranah, s’activait à réparer les dégâts causés sur les lieux.

Colonel Mathias Camara, commandant adjoint du Bataillon Autonome de Faranah

« Ce qui s’est passé ici hier est terrible, parce que le vent était très violent. Le bureau de commandement a été décoiffé carrément, la transmission aussi a été endommagée. A côté de nous aussi, il y a plusieurs bâtiments qui ont été décoiffés, particulièrement le bâtiment du commandant d’unité. Pendant toute la soirée jusqu’à 20 heures, on était sur pied pour ramasser les feuilles de tôle qui étaient éparpillées partout et les morceaux de bois. Ce matin, après le rassemblement, nous avons mobilisé tous les hommes pour faire une corvée de ramassage des feuilles de tôle. Les menuisiers sont venus pour faire un devis de réparation, c’est à cela qu’on est attelés ce matin », a indiqué l’officier.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224620241513/660272707

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