La surexploitation de l’or est une sérieuse menace contre l’environnement dans la préfecture de Mandiana. Récemment, le préfet, Mohamed Lamine Doumbouya, avait réuni les autorités déconcentrées et décentralisées pour mettre en garde des exploitants des dragues sur la berge du fleuve Sankarani. Mais, la pratique continue comme si de rien n’était, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Le fleuve Sankarani (qui prend sa source dans la préfecture de Mandiana et qui traverse plusieurs localités avant de rejoindre la République du Mali) est sérieusement menacé à cause des activités minières clandestines. Pour éviter le pire, monsieur Mohamed Lamaine Doumabouya, le préfet de Mandiana, avait récemment convoqué les sous-préfets et maires des localités traversées par le fleuve Sankarani pour demander de prendre leur disposition afin de mettre fin aux activités des dragueurs sur la berge de ce fleuve. « Il est interdit sur l’ensemble de la préfecture de Mandiana, les activités des dragueurs qui sont nocifs à l’environnement en général et au fleuve Sankarani en particulier. Il faut voir dans les prochains jours comment protéger ce fleuve qui est un bijou pour la préfecture », avait alors instruit le préfet.

Mais, nos constats sur le terrain révèlent que cette pratique persiste. Aujourd’hui, ce n’est pas moins de 100 compresseurs qui continuent d’extraire l’or dans la berge de ce fleuve. Une activité qui détruit à la fois la faune et de la flore.

Enfin, rappelons que même les exploitants sont conscients des dégradations que leurs activités entraînent sur l’environnement. Mais, cette façon d’exploiter l’or est plus rapide et plus profitable à ces communautés puisqu’elles bénéficient 10% sur chaque recette.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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