Comme annoncé précédemment, un homme a violé, enceinté et fait avorter une fillette de 11 ans (la nièce de sa femme) à Mandiana. L’affaire se trouvait jusque-là entre les mains de la police ; mais ce lundi, 4 janvier 2021, malgré les tractions pour un règlement à l’amiable en famille, le dossier a été transféré à la justice de paix de Mandiana. Et, une information judiciaire aurait déjà été ouverte au niveau du cabinet d’instruction de cette juridiction, a appris le correspondant local de Guineematin.com à Mandiana.

Selon une source proche de ce dossier, le présumé auteur (Mohamed Oularé), sa femme (Kadiatou Keïta) et l’agent technique de santé (Juliette Toaro) ont été entendus sur procès-verbal par la police. Et, ce lundi, ils ont été déférés à la justice de paix de Mandiana. « Les inculpés de cette affaire de viol, enceintement, avortement sont déjà au compte de la justice. Ils sont tous détenus encore au commissariat central de la police de Mandiana, par manque de maison d’arrêt ici. Mais, on a même orienté le dossier en information ; et, les enquêtes sont en cours), a confié notre source qui a requis l’anonymat.

Joint au téléphone par la rédaction local de Guineematin.com, l’oncle paternel de la victime de cet abominable et répréhensible a confirmé cette information. Monsieur Abdoulaye Baldé se réjouit pour le moment de la procédure dans cette affaire, mais son inquiétude est aussi grande pour ce qui est la santé de cette pauvre fillette. Car, en plus du traumatisme que lui a déjà causé ce viol, cette innocente fille pourrait ne plus pouvoir faire d’enfant.

« Je confirme que la fille, après les examens médicaux, sera à Mandiana aujourd’hui lundi 04/01/2021 pour son audition à la justice. Mais, selon son médecin traitant à l’hôpital préfectoral de Kissidougou, il y a une plaie dans le ventre de la fillette. Donc, elle doit prendre des médicaments prescrits jusqu’à un mois. Elle fera ensuite des examens pour voir si dans sa vie future elle pourra concevoir d’enfant. Mais, la reproduction de la fille est mise déjà en cause », a précisé monsieur Abdoulaye Baldé.

Rappel

La victime dans cette affaire est une fillette de 11 ans, élève en classe de 4ème année. Elle a été violée et enceintée par le mari de sa tante à Mandiana où elle était en vacance. Et, comme si cela ne suffisait pas, cet homme lui a aussi fait avorter. Mais, c’est son retour à Kissidougou que l’affaire va éclater au grand jour. Car, suite à l’interruption (avortement) brutale de grossesse qu’elle a subit, la fillette continuait de saigner encore. Et, quand elle a été interrogée par ses parents, elle a dénoncé Mohamed Oularé, le mari de sa tante.

Interpellé par la police à Mandiana, le mis en cause a nié les faits en bloc les faits de viol. Cependant, il a avoué avoir fait avorter la fillette. « Interrogé sur les accusations qui pèsent contre lui, le nommé Mohamed Oularé a nié en bloc le fait de viol, mais il a reconnu qu’il a fait avorter la fille dans une clinique privée. De son côté, l’ATS qui est citée comme étant l’auteure de l’avortement a nié avoir fait avorter la fille. Elle a déclaré qu’elle a reçu la fille qui saignait, qui avait des maux de ventre ; et, qu’elle n’a fait que lui prescrire une ordonnance. Le mercredi 30 décembre 2020, nous avons reçu la fille et sa tante qui l’accompagnait au commissariat. Après examen, les médecins ont confirmé que la fille est tombée en grossesse et qu’elle a fait un avortement…

Également interrogée, la fille a réitéré devant nous que c’est Mohamed Oularé qui l’a violée, enceintée, avant de la faire avorter. Selon elle, le mari de sa tante l’a appelée un jour nuitamment pour lui demander de sortir. Elle dit avoir refusé dans un premier temps avant de céder finalement à la pression de l’homme qui aurait menacé de la tuer si elle ne lui donnait pas sa virginité. Elle explique que depuis ce jour, le mari de sa tante l’a envoyée seule dans une chambre où il venait entretenir des relations sexuelles chaque jour avec elle. Et, lorsqu’elle est tombée enceinte, le monsieur et sa femme l’ont envoyée dans une clinique pour la faire avorter », nous a expliqué le commissaire principal de police, Fodé Mamoudou Yansané, un peu plus tôt dans la journée d’hier (dimanche).

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

 

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