Télimélé : les travailleurs de CDM-Chine suspendent leur grève

21 novembre 2021 à 23 11 00 110011

Des travailleurs de CDM-Chine, réunis pour une concertation

Fin de la crise à CDM-Chine, une compagnie minière évoluant à Kawessi, dans la préfecture de Télimélé. Les employés de la société chinoise ont décidé de suspendre la grève qu’ils avaient déclenchée dans la nuit du 25 au 26 octobre 2021, pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

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Université de Kankan : le syndicat des enseignants annonce une grève à compter de ce lundi

21 novembre 2021 à 22 10 17 111711

Des enseignants réunis dans la Cour de l’Université de Kankan, le 20 novembre 2021

La section syndicale des enseignants de l’Université Julius Nyerere de Kankan annonce le déclenchement d’une grève à partir de ce lundi, 22 novembre 2021. Ce mouvement de protestation est prévu pour trois jours, mais il pourrait être prorogé si les exigences des travailleurs ne sont pas prises en compte, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

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Décès de M’mah Sylla, violée par des médecins : le gouvernement donne une instruction à la ministre de la Justice

21 novembre 2021 à 21 09 42 114211

Le Premier ministre, Mohamed Béavogui, en compagnie du Secrétaire général de la présidence, Colonel Amara Camara

Le gouvernement a réagi suite au décès de M’mah Sylla, une jeune fille de 25 ans, violée il y a quelques mois par des médecins, à Conakry. Dans un communiqué publié ce dimanche soir, 21 novembre 2021, à la télévision nationale, le Premier ministre, au nom du président du CNRD, a adressé les condoléances de son gouvernement à la famille éplorée et au peuple de Guinée.

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L’émissaire du CNRD aux jeunes de l’axe : « la Guinée ne peut pas bouger sans l’axe »

21 novembre 2021 à 18 06 32 113211

Mohamed Lion Bangoura, émissaire du CNRD


L’émissaire du CNRD auprès des communautés s’est rendu hier, samedi 20 novembre 2021, à Bambéto, pour rencontrer les jeunes de l’axe. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la campagne de sensibilisation sur la paix et l’unité nationale que Mohamed Lion Bangoura a entamée au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée guinéenne. Il en a profité pour rassurer ces jeunes, stigmatisés depuis plusieurs années, de la volonté des nouvelles autorités de les impliquer dans tous les programmes de développement du pays, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

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Les mots et les maux du ministre

21 novembre 2021 à 18 06 29 112911

Habib Yembering Diallo

Cher ami,

Comme tu as dû voir les images, le premier conseil des ministres vient de se tenir. Et au grand complet. Ce fut notre baptême du feu. A l’occasion de cette grande messe gouvernementale, notre patron a été très clair. Pour une fois, les ministres doivent servir et non se servir. Il demande à chacun de faire le mieux qu’il peut pour montrer aux citoyens qu’il y a une autre façon de gouverner. Ajoutant que chacun de nous doit faire don de soi.

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RETRAITE GOUVERNEMENTALE À FORÉCARIAH : LES JALONS D’UNE TRANSITION EXEMPLAIRE EN COURS D’ÊTRE POSÉS

21 novembre 2021 à 12 12 56 115611

Par Mandian Sidibé : ET DIEU CRÉA LE COLONEL MAMADI DOUMBOUYA POUR SAUVER LA GUINÉE ET LES GUINÉENS….
A peine s’achevait le tout premier conseil des ministres du gouvernement de Transition, voilà qu’a émergé la géniale initiative de Son Excellence le Colonel-Président de procéder à une retraite gouvernementale, essentiellement axée sur la définition de la feuille de route de ladite Transition que notre Messie national veut exemplaire, avec à la clé une solidarité gouvernementale sans faille et le rassemblement sans équivoque des Guinéens. D’où le sens du port de l’uniforme militaire par les ministres, réunis dans un bus, à destination de Kaléya.

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Violée par des médecins, M’mah Sylla meurt après avoir subi 7 opérations

21 novembre 2021 à 11 11 47 114711

M’mah Sylla, alitée à l’hôpital Ignace Deen de Conakry, en octobre dernier

Les efforts pour tenter de sauver M’mah Sylla n’ont pas produit le résultat escompté. La jeune fille de 25 ans, violée il y a quelques mois par des médecins à Conakry, est décédée ce samedi, 20 novembre 2021, à Tunis, en Tunisie. Elle meurt après avoir subi 7 opérations, dont une qui visait à avorter la grossesse qu’elle a contractée après le premier viol dont elle a été victime.

Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous un article que nous avons publié le 14 octobre dernier sur ce sujet :

En un laps de temps, sa vie a terriblement basculé. Une jeune fille de 25 ans aurait été violée par deux médecins, à Conakry. Le premier cas de viol aurait conduit à une grossesse, que les mêmes médecins ont décidé d’interrompre par tous les moyens. A cause des interventions chirurgicales qu’ils lui ont fait subir, la victime a finalement perdu son utérus et a eu une fistule obstétricale. Dans une vidéo réalisée par l’ONG « Femmes développement et droits humains » (F2DH), la jeune fille a raconté l’histoire dramatique qu’elle a vécue.

C’est un problème de tension qui a conduit la jeune fille à l’hôpital. Elle s’est rendue dans une clinique privée, située au quartier Entag (en haute banlieue de Conakry), qui est gérée par un médecin qu’elle connaît très bien. Selon ses explications, ce médecin lui avait fait plusieurs avances, qu’elle a refusées. Il aurait profité donc de l’occasion qui s’est offerte à lui pour la droguer et la violer.

« Quand je suis arrivée dans la clinique, j’ai trouvé qu’il y avait du monde là-bas. Quand Patrice (médecin) m’a vue, il m’a dit d’aller dans la chambre où ils ont l’habitude de consulter les gens, je me suis rendue directement là-bas. Il (le médecin) est venu me demander si j’ai pris le petit-déjeuner, j’ai dit non, je n’ai rien pris d’abord. Il m’a laissée là-bas pour sortir. Quelques instants après, il est revenu avec du jus et une injection. Je lui ai dit que je ne prends de jus. Il m’a dit : si tu ne prends pas ça, tu ne pourras pas prendre de médicaments.

J’ai alors pris un peu de jus, après il m’a injectée. Après avoir pris l’injection, j’ai perdu connaissance, je ne savais plus ce qu’il se passait. Et lorsque je me suis réveillée, j’ai trouvé que j’étais nue et je n’ai pas vu Patrice. Ce jour-là, je me suis sentie humiliée. Je suis sortie, sans rien dire, je suis rentrée chez moi. Tellement que j’avais honte, je n’ai pas expliqué à mes parents ce qui m’est arrivé », a-t-elle narré dans la vidéo visionnée par Guineematin.

Quelque temps après, la victime, n’ayant pas vu ses règles, décide de repartir voir le médecin en question. Ce dernier lui fait un test de grossesse et lui dit que le résultat est négatif. Mais quelques jours plus tard, elle commence à ressentir des douleurs et retourne voir encore le même médecin. Cette fois-ci, Patrice lui dit qu’elle est effectivement enceinte. Ne voulant pas porter une grossesse issue d’un viol, la jeune fille s’entend avec son violeur pour avorter. A la demande du médecin, ils vont dans une autre clinique située à Cosa pour faire l’avortement.

« Quand je suis arrivée dans cette clinique, Patrice m’a fait rentrer dans une salle et m’a fait coucher. Il a dit que mon vagin est très petit, donc il s’est couché sur moi ce jour-là encore pour me violer. Ensuite, il a introduit les instruments qui devaient servir à faire l’avortement dans mon vagin, j’ai aussitôt crié, parce que ça me faisait très mal. Lorsqu’il a entendu les gens demander ce qu’il se passait, il m’a tapée. Je suis descendue directement du lit, j’ai dit que je ne peux pas faire ça. Il m’a alors remis 100 000 francs et m’a dit d’aller voir son ami médecin qui s’appelle Célestin pour lui dire de m’aider à avorter, mais sans dire son nom. Il a dit que si je le dénonce, il va dire que je suis sa copine et qu’on sortait ensemble depuis longtemps », confie la fille.

Malheureusement pour elle, cet autre médecin, qui devait l’aider à avorter, abuse aussi d’elle dans sa clinique. Elle rentre chez elle choquée et complètement perdue. Le même jour, son premier violeur l’appelle au téléphone et lui demande de revenir dans sa clinique pour faire l’avortement. Décidée à se débarrasser de cette grossesse non désirée, elle repart le lendemain matin à la clinique. Après plusieurs tentatives d’avortement forcé sans succès, et qui ont beaucoup affaibli la jeune fille, les deux médecins : Patrice et Célestin décident de passer par une césarienne.

Ils font croire à sa famille qu’elle a un kyste et qu’il fallait l’opérer urgemment. Mal faite, l’opération n’a fait qu’empirer l’état de santé de la jeune fille. Dépassés par la situation, les médecins décident de la transférer dans une clinique située à Dabompa. La jeune fille subit deux autres opérations dans cette autre clinique, avant d’être référée finalement au CHU Ignace Deen, où elle est actuellement hospitalisée. Aujourd’hui, elle a perdu son utérus (elle ne peut plus faire d’enfant) et souffre de la fistule obstétricale.

Saisies de cette situation, des ONG qui luttent contre les violences à l’égard des femmes ont engagé une action en justice, qui a conduit à l’interpellation des agents de santé cités dans cette affaire. Elles ont également lancé un appel à l’aide pour aider la victime à se soigner.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. : 628 12 43 62

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