REGAP+ appelle au dépistage du sida : « c’est la première méthode de prévention… »

Comment rendre efficace la lutte contre le VIH/Sida ? Il faut tout d’abord mettre fin à la stigmatisation des personnes atteintes du VIH/Sida et promouvoir le dépistage volontaire, soutient le Réseau des associations des personnes infectées et affectées par le VIH de Guinée. C’est pourquoi d’ailleurs, REGAP+ a décidé de mener plusieurs actions dans ce sens à l’occasion du mois de décembre, consacré à la lutte contre le sida en Guinée, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’humanité célèbre demain, mercredi 1er décembre 2021, la journée mondiale de lutte contre le sida. Un événement annuel qui permet d’attirer les attentions sur cette pandémie et de renouveler les engagements en faveur de la lutte contre elle. A cette occasion, le réseau des associations des personnes infectées et affectées par le VIH de Guinée (REGAP+) va lancer une série d’activités visant à rendre plus efficace la lutte contre cette pandémie.

Mme Kadiatou Bodié Baldé, vice-président du REGAP+ et présidente du Collectif inter associatif

« A l’occasion de la journée mondiale consacrée à la lutte contre le VIH/Sida, nous allons faire le lancement d’une caravane et des activités de lutte contre la maladie, qui vont connaître notamment une quinzaine de sensibilisation, couplée au dépistage dans les communes ciblées du Grand Conakry. On va commencer par Gomboya, en ciblant les grands marchés et revenir jusqu’à Sonfonia », a indiqué Mme Kadiatou Bodié Baldé, vice-président du REGAP+ et présidente du Collectif inter associatif.

Elle ajoute que ces activités seront consacrées principalement à la sensibilisation sur la lutte contre la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/Sida et la promotion du dépistage volontaire. « C’est la stigmatisation qui est en train de freiner la lutte contre le VIH/ SIDA. Les personnes vivant avec VIH/SIDA sont victimes de stigmatisation venant non seulement de la communauté, mais aussi des personnels soignants eux-mêmes. Et ça amène même certaines personnes à abandonner leur traitement.

Parce que si elles se sentent indexées, stigmatisées, elles préfèrent rester et garder leur anonymat sans aller se faire traiter, ni aller prendre leurs médicaments. Donc, nous allons travailler sur la lutte contre la stigmatisation, mais aussi sensibiliser la communauté au dépistage pour réduire les risques de propagation de cette maladie. Le thème de cette fois-ci porte surtout sur le dépistage volontaire, car cela permet à la personne de prendre de l’avance sur la maladie.

Parce que si tu sais que tu es séronégatif, tu prends les précautions pour ne pas avoir le virus. Et si tu es séropositif, tu suis le traitement pour ne pas développer la maladie. Donc, l’appel que j’ai à lancer à tout un chacun, c’est de se faire dépister d’abord pour connaître son statut. C’est la première méthode de prévention du VIH », a dit Mme Kadiatou Bodié Baldé, qui précise que les personnes vivant avec le sida seront également sensibilisées sur leur devoir de ne pas propager la maladie et de se concentrer sur leur traitement.

Selon l’enquête démographique et de santé réalisée en 2018, la prévalence du sida au sein de la population générale est de 1,5%. La région de Boké est la plus touchée du pays, avec un taux de prévalence de 2,3%. Elle est suivie de Conakry (2,1%) et de Labé (2%). Les autres régions du pays ont un taux de prévalence de 1%.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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