Boké, écoleEn exécution de la note de service relative à la supervision de la rentrée scolaire 2015-2016, les missions de la DPE de Boké ont effectué des visites dans les neuf (9) sous-préfectures et la commune urbaine pour s’assurer de l’ouverture effective des classes, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Boké.

Pour s’enquérir des résultats issus de cette supervision, notre correspond local s’est entretenu avec monsieur Ahmad Soumah, le chef de la section pédagogie à la direction préfectorale de l’éducation de Boké.

Selon monsieur Soumah, l’objectif de leur mission effectuée dans les écoles était de s’assurer de l’effectivité de l’ouverture des classes. « L’objectif était de se rendre compte de la présence des encadreurs, les enseignants et les élèves. Le constat révèle que les cours ont bien démarré», a-t-il dit.

« Les missionnaires sont revenus avec leurs rapports dans lesquels ils ont mentionné les difficultés  constatées. En ce qui concerne les enseignants, il y a un besoin d’au moins 150 enseignants à l’élémentaire et 105 au secondaire », a-t-il affirmé.

En plus de ce manque notoire d’enseignants, il y a d’autres problèmes signalés tels que la pléthore dans les centres urbains, causée le plus souvent par le mouvement des élèves des zones rurales vers le centre-ville.

Pour remédier aux problèmes de la pléthore, Monsieur Ahmad Soumah nous livre les stratégies envisagées par la DPE de Boké.

Ce sont entre autres :

– la décantation des élèves frappés de vieillissement. C’est à dire faire quitter les élèves ayant fait trois fois la même classe pour donner la place aux normaux ;

– L’orientation des élèves en fonction de la proximité entre l’école et leurs habitations en tenant compte des capacités d’accueil ;

– Limiter les mouvements des élèves entre les collèges de proximité construits dans les zones rurales et ceux du centre ville.

Pour réduire le besoin en enseignants, la DPE de Boké trouve également comme solutions de :

– Procéder à la multi gradation de certaines classes à l’élémentaire. C’est à dire mettre deux groupes pédagogiques de niveaux différents dans la même salle avec le seule maître ;

– Contracter les faibles effectifs dans les écoles en les regroupant. Par exemple entre Lycée Yomboya et le lycée Filira étant tous au centre ville de Boké, on peut regrouper les faibles effectifs dans le même établissement pour décharger les professeurs qui devrait occuper cette classe.

Toujours parlant des solutions  permettant de réduire le besoin en enseignants, le chef section pédagogique de la DPE de Boké  ajoute : « comme on ne peut pas obtenir aussitôt ces enseignants sollicitées, nous essayons de passer aussi par le recrutement des contractuels locaux qui doivent être pris en charge par les APEAE et le comité de développement de l’école (CDE). Payer ces contractuel pose beaucoup de problèmes mais nous n’allons nous fatiguer de les sensibiliser pour la formation de nos enfants », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Monsieur Siné Magassouba, DPE de Boké, avait notifié dans une émission de la radio Espace Kakandé où il était invité ce lundi 7 Décembre 2015 que, l’une des causes de la crise d’enseignants est que « tous les membres de direction dans les écoles ont abandonné complètement les classes ; pourtant chacun d’eux a le devoir d’enseigner 8 Heures de cours dans la semaine s’il y a nécessité ». C’est pourquoi le directeur préfectoral de l’éducation  a promis de procéder dans les prochains jours à faire appliquer cette mesure partout où il y’a nécessité dans sa zone de juridiction.

De Boké, Mamadou Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 622 671 242 / 656 464 286

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