cellou-dalein-dialloComme d’habitude, l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG s’est tenue ce samedi 8 octobre 2016. Elle a été présidée par le président du parti, Cellou Dalein Diallo, assisté de son vice président, Elhadj Abdoulaye Diouma Diallo, des députés Kalémodou Yansané, madame Mariame Bah et madame Mariama Taata Bah, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters.

Après la prestation artistique, suivi de la présentation des nouveaux adhérents qui, dit-on, sont tous venus du RPG, c’est fut le tour des discours.

D’abord celui du secrétaire de la jeunesse de l’UFDG à Labé, Mamadou Laly Diallo qui a longuement félicité le couple « Dalein », pour leur leadership, puis les militants qui continuent à rester mobiliser derrière la direction du parti.

Dans sa communication, Mamadou Laly Diallo s’est félicité aussi la venue d’autres militants qui avaient combattu l’UFDG : « On a compris que Kaloum est tombé dans l’UFDG et aujourd’hui, c’est la région de la Haute Guinée qui est entrain de basculer petit à petit dans l’UFDG. C’est quelque chose à saluer et à encourager », a-t-il dit.

Après une courte pause, suivie d’une animation artistique, Cellou Dalein Diallo a pris la parole pour passer au peigne fin le processus du dialogue en cours en insistant que l’opposition ne savoue pas vaincue dans ce dialogue.

Selon le chef de fil de l’opposition, il y a eu beaucoup « d’intoxications, d’informations erronées au point qu’aujourd’hui, beaucoup de militants s’interrogent : Est-ce que Cellou ne s’est pas fait rouler dans la farine par l’éminent professeur ? Je vous dis tout de suite que non. Le dialogue se déroule dans des bonnes conditions. Des progrès importants ont été accomplis », a-t-il rassuré.

Parmi les acquis obtenus, Cellou Dalein Diallo a noté, entre autres, la libération des prisonniers, la mise en place de la Haute Cour de justice,  la réforme de la CENI, l’audit du fichier électoral, etc.

Il (Alpha Condé : ndlr) est resté jusqu’à présent fidèle à cet engagement. Vous savez que le pouvoir c’est là-bas. Lorsqu’il bloque, tout est bloqué. On parlera d’indépendance des institutions mais ce n’est pas encore le cas.

S’agissant de la question fondamentale concernant les élections, Cellou Dalein Diallo explique les trois principaux points de revendication de l’opposition. Le premier concerne le fichier dont les acteurs (mouvance et opposition) reconnaissent les faiblesses.  Selon Cellou Dalein Diallo, dans ce fichier, le corps électoral représente  aujourd’hui 55% de la population totale alors que dans la sous-région, la moyenne c’est  36% : «  Nous, nous avons le ratio le plus élevé de la sous-région. Mais cela c’est arrivé en 2015. En 2010, seulement 40% de notre population votaient. En plus, nous avons dans notre pays de circonscriptions où le corps électoral est égale au nombre de la population totale », a-t-il expliqué.

Poursuivant ses explications, le président de l’UFDG a  rappelé la décision issue du dialogue d’août 2015 qui invitait la CENI et les autorités à organiser les élections locales et communales : « Elections locales s’entend quartier et district. Bien entendu les positions étaient très éloignées. Pour la mouvance, il ne faut pas faire des élections des chefs des quartiers. Il faut les nommer parce que dans la plus part des pays de la sous-région, il n’y a pas d’élection au niveau des districts et quartiers. D’autant plus que, dit-on, le quartier n’est pas une collectivité. La collectivité c’est la commune », a-t-il dit.

Aux dires de Cellou Dalein Diallo, à l’issu des discussions, il a été convenu qu’on va organiser les deux, mais en une seule élection : « Pour cela, la CENI va faire en sorte que dans un même quartier, il n’y aura que les bureaux de vote pour le quartier. Et, les listes, y compris celles indépendantes, chaque liste aura un score et le bureau du quartier sera composé à la proportionnelle comme on a fait pour les délégations spéciales. Le parti qui arrive en tête désignera le chef de quartier », a-t-il ajouté.

Pour clore la question, le chef de file de l’opposition a rassuré que ce n’est pas le préfet, ni le maire encore moins l’administration qui va nommer les chefs des quartiers ou qui va composer à sa discrétion le bureau du quartier : « C’est sur la base du vote qui servira à la fois pour les quartiers et pour la commune », a-t-il rassuré entre autres.

De retour de siège de l’UFDG, Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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