Les négociations entamées le lundi dernier entre la délégation gouvernementale et les syndicalistes non-grévistes de l’éducation ont pris fin hier, mardi 28 janvier 2020, au ministère de la fonction publique de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration. Les deux parties se sont entendues sur le payement d’un montant de 21 milliards 268 millions 200 mille francs guinéens comme prime d’incitation pour les enseignants en fonction des zones, rapporte le reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ces négociations se sont soldées par la signature de ce protocole d’accord qui a été faite sans la présence du secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, initiateur de la grève qui paralyse l’école guinéenne depuis le 09 janvier 2020.

Au nom du gouvernement, Lansana Komara,ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, s’est réjoui de la signature de ce protocole d’accord et a invité les enseignants à reprendre le chemin de l’école. « Autour de la salle, tout le monde est satisfait y compris les syndicalistes et nous autres. Donc, c’est un grand sentiment de satisfaction parce qu’il y a eu de l’entente et ça c’est fait dans un climat bon enfant. C’est un bon résultat qui satisfait tout le monde. Donc, nous demandons aux enseignants d’aller dans les classes et de continuer à enseigner les enfants », a lancé monsieur Komara.

De son côté, Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG-Mamou)- centrale à laquelle est affilié l’autre SLECG dirigé par dame Kadiatou Bah- s’est félicité de la signature de cet accord. « Les enseignants ont eu une prime spéciale qui varie selon les zones de 450 mille francs guinéens à 1 million 300 mille francs guinéens qu’on a jamais obtenue pour les enseignants. Deuxièmement, nos jeunes sortants des différentes universités, des écoles d’enseignement vont être recrutés au niveau de la fonction publique. Donc, pour nous, c’est un sentiment de satisfaction ; car, les enseignants ont eu une prime consistante mais aussi ils vont être recrutés à la fonction publique. Alors, nous demandons humblement aux enseignants et aux enseignantes d’accepter d’aller dans les différentes classes pour enseigner nos enfants… », a-t-il demandé.

A rappeler que la délégation gouvernementale a mené ces négociations avec les syndicalistes qui n’observent pas la grève qui mine l’éducation guinéenne. Il s’agit du SLECG dirigé par Kadiatou Bah, du Syndicat National de l’Education (SNE), de la Fédération Syndicale des Professionnels de l’Education (FSPE) et du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS).

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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