Thierno Souleymane Sall

L’annonce du déblocage du salaire des enseignants avait suscité beaucoup d’espoir dans les rangs de cette corporation, sérieusement éprouvée en ce moment. Mais, les choses ne se passent pas comme prévues et le désespoir revient avec des membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) privés de salaires depuis la fin décembre 2019 pour fait de grève.

Interrogé ce vendredi, 15 mai 2020, par le correspondant de Guineematin.com, le secrétaire préfectoral du SLECG de Mamou, Thierno Souleymane Sall exprime son désarroi et interpelle.

Pour monsieur Sall, leur espoir a été douché par un blocus inattendu. « Il y a de cela pratiquement une semaine que nous avions appris avec joie que les enseignants grévistes, dont les salaires ont été gelés injustement, allaient recevoir leurs doits grâce à l’implication de certaines bonnes volontés et à travers la première personnalité du SLECG. Malheureusement depuis une semaine, l’espoir qui était là s’est transformé en désespoir pour nous et pour nos familles. Nous avons cherché à savoir où se trouve le blocus, mais sans succès. Certainement, il y a un groupe qui s’oppose au déblocage des salaires. Je suis vraiment déçu. Nous demandons Allah le tout puissant, qui est le dernier juge, de rendre justice à qui de droit. La semaine dernière, jetais vraiment très joyeux. C’est Allah qui fort. »

Parlant de son moral, le secrétaire préfectoral du SLECG de Mamou n’a pas caché ce qu’il ressent. « Par rapport au gèle de nos salaires, le moral est très bas ; mais, il est haut dans la mesure où je crois en Dieu. Je sais tant que je vis, Dieu me donnera à manger, tant que je crois en Dieu, Il me donnera à manger, à boire et à me soigner », a laissé entendre Thierno Souleymane Sall.

En tout état de cause, notre interlocuteur interpelle le gouvernement guinéen. « Nous demandons à l’État guinéen de respecter les textes réglementaires, de respecter les droits humains, d’accepter de voir les souffrances de leurs compatriotes, de respecter la constitution qui nous donne droit de réclamer nos droits. Nous sommes dans un syndicat, nous demandons à notre employeur d’accroître notre condition de vie. Je suis fonctionnaire qui a servi ce pays pendant 15 ans, si aujourd’hui à cause d’un droit constitutionnel on nous prive nos salaires pendant 4 mois… Nous leur demandons d’accepter de revenir à la raison. On n’a pas besoin de remercier ni Paul ni pierre. C’est ma part de gâteau dans le budget national. Je suis fonctionnaire depuis 15 ans et plus. Nous demandons une fois encore à l’État guinéen de ne pas nous tuer à petit feu.

Pour finir, Thierno Souleymane Sall a remercié les citoyens de Mamou qui ont pensé aux enseignants grévistes, privés de salaires et qui vivent une précarité innommable.

Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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