A l’issue d’un sommet extraordinaire des dirigeants des pays ouest-africains, qui s’est tenue ce lundi, 27 juillet 2020, par visioconférence, la CEDEAO a rendu public son plan de sortie de crise au Mali. L’organisation sous régionale propose de s’attaquer à la racine du problème, mais refuse catégoriquement le départ du président IBK, réclamée par les contestataires.

Le sommet a appuyé les recommandations de la médiation menée par la CEDEAO sous l’égide de l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan. Des recommandations qui n’ont jusqu’ici pas obtenu l’aval du mouvement du 5-juin (M5-RFP), puisque ne prévoyant pas le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta. La Communiqué Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest décide de s’attaquer à la racine du problème, qui n’est autre qu’une décision de la Cour constitutionnelle, révisant partiellement les résultats des législatives de mars-avril.

Elle préconise la démission des 31 députés dont l’élection est contestée, y compris le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné. Le sommet demande également la « recomposition rapide de la Cour constitutionnelle » et la « mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition et de la société civile ». Les 15 chefs d’Etat ouest-africains encouragent en particulier le Mouvement du 5-juin à participer à cet exécutif « dans un esprit de patriotisme ».

La CEDEAO appelle les parties maliennes à mettre en œuvre ces propositions avant vendredi, et menace de sanctionner « ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

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