Ousmane Gaoual Diallo, coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG

Les auditions des opposants arrêtés au lendemain de la présidentielle du 18 octobre 2020 se poursuivent au tribunal pour enfants délocalisé au tribunal militaire de Conakry. Ce jeudi, 21 janvier 2021, 32 détenus politiques dont Ousmane Gaoual Diallo et Ibrahima Chérif Bah sont passés devant le pool de juges d’instruction qui s’occupe de ce dossier. Ils ont répondu aux questions des magistrats avant de retourner en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Les juges veulent-ils accélérer le traitement de ce dossier ? En tout cas, si d’habitude c’est un seul groupe qui passe pour les auditions par jour, tel n’a pas été le cas ce jeudi. Aujourd’hui, après un premier groupe de 20 personnes, dont Ousmane Gaoual Diallo (ancien député et coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG), un second groupe de 12 personnes, dont Ibrahima Chérif Bah (ancien gouverneur de la Banque centrale et vice-président de l’UFDG) a été entendu. Et comme leurs prédécesseurs, ils n’ont répondu qu’à quelques questions qui ne concernent pas le fond du dossier.

« On a continué les auditions des prévenus. Il s’agissait de la première comparution qui a pour objectif principal de vérifier l’identité des prévenus. Il y a eu 20 prévenus, dont Ousmane Gaoual Diallo, qui ont été auditionnés. Et, j’avoue que tout s’est bien passé, dans la courtoisie. Il n’y a eu aucune difficulté. Car comme vous devez le savoir, la première comparution, les prévenus viennent et on leur pose des questions par rapport à leur identité. Le fond, c’est un peu plus tard », a indiqué Me Thierno Souleymane Baldé, membre du collectif d’avocats qui défend les opposants.

L’avocat ajoute que ces détenus, composés de quelques responsables et de nombreux militants de l’opposition, abordent cette nouvelle procédure avec des sentiments différents. « Il y a une différence entre les leaders politiques qui sont détenus et les gens ordinaires. Les citoyens ordinaires, beaucoup d’entre eux sont inquiets parce que certains ne savent même pas pourquoi ils sont là. Et, au-delà de ça, il y a un certain nombre de détenus qui sont décédés à la maison centrale. On apprend qu’ils sont tombés malades et qu’ils n’ont pas eu de soins appropriés.

Mais, les responsables de l’opposition qui sont détenus ont le moral au beau fixe. Une fois que les juges auront fini l’audition des détenus à la première comparution, il y aura les auditions au fond. Peut-être que cela sera fait dès la semaine prochaine. Et, c’est seulement à travers ce débat de fond qu’on saura si la loi est respectée, si les juges d’instruction vont les renvoyer devant le tribunal ou bien s’ils vont prendre des ordonnances de non-lieu », a fait savoir Me Thierno Souleymane Baldé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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