Aboubacar Camara, président par intérim de l’URTELGUI

Comme annoncé précédemment, l’an 10 de la journée mondiale de la radio a été célébré hier, samedi 13 février 2021, dans le monde. En Guinée, cette commémoration intervient dans un contexte où les radios sont fortement concurrencées par d’autres médias, notamment la presse en ligne et les réseaux sociaux.

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com, Aboubacar Camara, le président par intérim de l’URTELGUI (Union des radios et télévisions libres de Guinée) a laissé entendre que la radio demeure encore un puissant moyen d’information des populations dans le pays.

« Cette journée est une journée de remerciement à l’endroit de ceux qui œuvrent dans le cadre de la promotion de la radio, permettre à ce que la radio garde son statut d’antan. C’est-à-dire que depuis sa première existence. Il y a 110 ans que la radio existe, elle a toujours occupé la première place. C’est-à-dire en tant que média mère qui est capable de toucher en un temps record toutes les couches sociales d’une société dans les différents clans. Donc, la radio de plus en plus, et au fur des années, s’est rendue beaucoup plus accessible en termes de rapprochement, de rapidité auprès des sociétés », a indiqué Aboubacar Camara.

Cependant, malgré son assurance, ce journaliste et promoteur de radio précise que dans les prochaines années, les radios doivent se réinventer et s’adapter à l’évolution de la sphère médiatique si elles veulent toujours exister.

« L’existence n’est pas une superposition des évènements. Il faut savoir s’adapter, la vie elle-même c’est la transformation… Il faut dire que les médias classiques ne dérogent pas à cette règle. Donc, nous sommes très conscients de la venue sur l’échiquier mondial d’autres types de médias, notamment la presse en ligne aujourd’hui. Donc, il est très important pour les hommes de médias des radios de s’adapter à cette nouvelle donne. C’est-à-dire que dans les prochaines années, nous n’allons plus connaître la radio comme nous la connaissons aujourd’hui. Je crois que c’était le cas également les années précédentes, la radio était beaucoup plus classique ; mais, aujourd’hui, on a des sites internet, avec des radios aussi qui ont leur site internet qu’on peut écouter à travers la toile. Donc, c’est une adaptation qui s’impose aujourd’hui à nous. Il va falloir faire avec, aller dans la quête de ce savoir pour que nous puissions permettre à la radio de survivre à sa propre histoire. Comme je le disais tantôt, la radio continue de s’imposer comme le média de référence le plus accessible et qui permet à toutes les couches sociales d’être informées, éduquées, sensibilisées en un temps record », a dit Aboubacar Camara.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin