La structure BENIE Foundation INC Guinée pour « la défense des droits des femmes et des enfants » a organisé le weekend dernier à Kindia une conférence débats autour des méfaits de l’utilisation des technologies numériques par les enfants en Guinée. La rencontre s’est tenue dans la salle de délibération de la mairie, en présence des autorités administratives locales et de plusieurs jeunes de la cité des agrumes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com à Kindia.

C’est avec le thème : « campagne de sensibilisation sur les méfaits de la technologie numérique sur l’Education des enfants » que cette conférence s’est déroulée le samedi dernier dans la ville des agrumes. L’objectif était de créer un cadre d’échange entre les autorités, les parents, ainsi que les enfants sur les dangers du numérique dans un monde en pleine mutation où la technologie numérique est en pleine expansion.

Pour Lacinè Koné, consultant à BENIE Foundation, le choix de la présente thématique est issu d’un constat, d’une réalité vécue sur les réseaux sociaux où des vidéos d’enfants qui jouent à la pornographie ont circulé. Et, pour lui contre ces genres de pratiques, BENIE Foundation s’est entourée de plusieurs autres associations et ONG.

Lacinè Koné, consultant à BENIE Foundation

« Il y a au total 26 structures membres de cette plateforme qu’on appelle le collectif au but commun qui a décidé d’initier ce projet d’envergure nationale qui se passe dans plusieurs localités, que cela soit à l’intérieur du pays et aussi aux 5 communes de Conakry. Déjà, à partir de Conakry, nous avons formé 200 animateurs qui doivent sillonner les 5 communes pour aller sensibiliser 10 000 familles ou foyers. Du côté de l’intérieur, nous avons opté pour une autre approche, celle d’organiser des tables rondes, des conférences thématiques, tout en réunissant l’ensemble des couches sociales, notamment les jeunes, les enfants, les parents, les familles, les ONG, les structures… mais aussi les autorités autour d’un cadre d’échange et d’information, afin de discuter sur cette thématique. Parce que les conséquences néfastes sur l’utilisation de la technologie numérique, nous le constatons, c’est dans notre quotidien. Nous le vivons. Mais, qu’est-ce qu’il faut pour lutter contre cela ? C’est vrai que l’Etat est en train de faire assez d’efforts à travers le ministère des télécommunications et de l’économie numérique et d’autres pour lutter contre ces genres de pratiques. Mais, au-delà de ce cadre juridique, nous nous avons voulu axer notre intervention sur le terrain…», a expliqué Lacinè Koné à cette rencontre de Kindia.

Idrissa Baldé, le responsable en charge de formation à BENIE Foundation

De son côté, Idrissa Baldé, le responsable en charge de formation à BENIE Foundation, s’est réjoui de la mobilisation et prodigué des conseils sur l’encadrement des enfants. « Cela s’est très bien passé parce que toutes les corporations étaient représentées, les ONG et les autorités y ont pris part. Les médias également nous ont accompagnés. Nous pensons que le message sera entendu par les enfants, les parents et les acteurs de l’éducation. Nous avons surtout suivi les représentants de BENIE Foundation venus de Conakry par rapport au programme. Nous allons continuer à sensibiliser en focus groupe à travers tous les lieux publics et privés afin qu’on puisse lutter contre ce fléau. Je demande aux parents de respecter les principes. Il ne faut pas donner les téléphones aux enfants qui n’ont pas atteint 18 ans. Même s’il faut le leur donner, il faut les cadrer, les accompagner en installant certaines applications qui sont dans le cadre de la recherche scientifique », a indiqué Idrissa Baldé.

Présente à cette rencontre d’échange, Djenab Souaré, membre du Club des jeunes filles leaders de Kindia a promis de vulgariser ces messages de sensibilisation aux autres enfants qui n’ont pas eu la chance de participer à ces débats.

Djenab Souaré, membre du Club des jeunes filles leaders de Kindia

« Au cours de cette conférence, j’ai retenu, en tant qu’enfant, que je ne dois pas avoir accès à un téléphone Android jusqu’à avoir mes 18 ans. Mais, s’il faut que j’ai accès à un téléphone Android, il faudrait que je sois surveillée, que mes parents veillent à ce que je fais sur les réseaux sociaux où sur Google par exemple, pour participer à ma formation et non à des fins de destruction. Moi, en tant qu’enfant, je compte porter ce message parce que tous les enfants n’ont pas eu la chance de participer à cette conférence. Je demande à la Fondation BENIE de continuer à multiplier ces genres de conférence », a dit Djenab Souaré.

A noter que BENIE Foundation INC GUINÉE a pour objectif général « de protéger les droits de la femme, de l’enfant et lutter contre toutes les formes de violences basées sur le genre ».

De Kindia, Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 67 96

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