Mamadou Kana Baldé, officier d’Etat civil délégué à la commune de Dixinn

A l’image des autres communes de Conakry, la commune de Dixinn a connu un véritable engouement des citoyens vers le service de l’état civil pour l’année 2019. Une sorte de crue par rapport aux années passées. Plus de deux mille (2000) cas de naissances y ont été enregistrés pendant l’année écoulée.

Dans la commune de Dixinn, le taux d’enregistrement des faits civils de l’année 2019 est un peu plus élevé par rapport à celui de 2018. C’est ce qu’a confié au reporter de Guineematin.com monsieur Mamadou Kana Baldé, l’officier d’état Civil délégué de cette commune. « Au niveau de l’état civil de la commune de Dixinn, nous avons pu enregistrer des naissances, des mariages et des décès. Nous avons pu également enregistrer des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissances, de mariage et de décès. Au niveau des naissances, je me réjouis un peu pour la commune de Dixinn par rapport à l’année 2018. En 2018, nous étions à 18 registres mais actuellement (décembre 2019, ndlr), nous sommes au 21ème registre. Donc, on a fait plus de 2000 naissances déclarées en temps réel. En ce qui concerne les mariages, nous sommes à plus de 650 mariages enregistrés. Donc là, nous sommes au 7è registre. S’agissant des décès, nous avons fait une trentaine d’enregistrements », a fait savoir notre interlocuteur.

En ce qui concerne les jugements supplétifs, Mamadou Kàna Baldé a indiqué qu’il y en a eu à foison compte tenu de l’enrôlement récent sur les listes électorales. « Parlant des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissance, nous en avons enregistré plus de 10290. A ce niveau là, en ce mois de décembre, nous avons connu beaucoup d’enregistrements compte tenu du processus d’enrôlement qui était en cours au niveau de la CENI. Donc, beaucoup tenaient à avoir leur extrait de naissance pour certainement se faire enrôler. Pour ce qui est des jugements supplétifs tenant lieu d’actes de décès, nous avons fait plus de 130 actes. C’est-à-dire quand les gens viennent au-delà du délai imparti, ils ont droit à se référer au tribunal concerné pour faire le jugement tenant lieu d’acte de décès. Au niveau des mariages, nous avons enregistré plus de 61 jugements tenant lieu d’actes de mariage ».

Mamadou Kana Baldé, officier d’Etat civil délégué à la commune de Dixinn

En outre, Mamadou Kàna Baldé a expliqué que des problèmes sont signalés suite au retard dans l’enregistrement des faits civils. « Le problème qui se pose est que dans la majeure partie des cas, dès qu’un enfant est né au centre de santé ou à domicile et que la sage femme donne la déclaration, certains parents pensent qu’ils ont obtenu l’acte de naissance. Ainsi, ils se mettent à garder ce coupon au lieu de venir déclarer la naissance dans les six mois qui suivent. En ce qui concerne le délai de déclaration, le code civil indiquait que la déclaration devait se faire dans les deux semaines qui suivent la naissance. Mais avec le code de l’enfant, le délai passe désormais de deux semaines à 6 mois et jusqu’à 8 mois quand on est hors du périmètre de la commune. Pour le décès, le code civil guinéen indiquait que c’était dans un délai de 3 jours qui suivent que la déclaration devait être faite. Mais avec le nouveau code, on est allé jusqu’à 2 mois. Mais aussi, il faut se réjouir parce que ce nouveau code répond aux aspirations des parents ».

Enfin, l’officier d’état civil délégué de la commune de Dixinn à se munir de leurs documents et à les conserver. « Ce que chacun doit comprendre, c’est que l’acte de naissance, il est indispensable, inévitable pour tout ce qui est administration et parfois autres besoins. Ce n’est pas que pour avoir un passeport, mais il y a aussi le problème de visa, il y a des problèmes scolaires, ainsi de suite », a laissé entendre Mamadou Kana Baldé.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : 622919225/666919225

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