Maître Pépé Antoine Lama, avocat à la Cour, membre d’AJ 45

maître Pépé Antoine Lama, avocat à la Cour

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, le procès du responsable en charge des actions et de la mobilisation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) s’est ouvert ce lundi, 11 janvier 2021, au tribunal de première instance de Mafanco. Après avoir plaidé non coupable des faits articulés contre lui, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè a répondu aux questions du procureur, Lansana Sangaré, qui a finalement requis un an de prison ferme.

Mais, après ce sévère réquisitoire, l’activiste de la société civile a écouté les plaidoiries de ses avocats. Parmi eux, maître Pépé Antoine Lama a par exemple demandé à la juge, madame Djeinabou Donghol Diallo, de s’inspirer de l’exemple de monsieur Alphonse Charles Wright, le juge de Dixinn qui avait pris l’audacieuse décision de libérer le même Oumar Sylla, le 27 août 2020, malgré la pression qu’on imaginait à l’époque de la part du régime qui tenait à se maintenir au pouvoir. Depuis le renvoi du responsable des actions et de la mobilisation du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) à des fins des poursuites, les avocats n’ont pas tari d’éloges pour ce magistrat…

Alphonse Charles Wright, juge

Et, cette courageuse décision a également été citée ce matin à Mafanco par maître Antoine Pépé Lama… « Madame la présidente, ne jugez pas dans le vide, votre conviction ne peut-être fondée sur des éléments certains.

Madame la présidente, je ne souhaite pas que vous preniez une décision qui vous empêchera de dormir. Ce procès est vide, c’est un procès de la honte. Certains de vos collègues se sont distingués ! Le juge Alphonse Charles Wright l’a fait. Il a été applaudi des deux mains.

Madame la présidente, sur la base de l’article 544 du code de procédure pénale, nous vous prions de renvoyer Oumar Sylla, Foniké Menguè, pour délit non constitué. Et, de ramener le procureur à mieux se pourvoir. Notre client est un honnête homme, un intellectuel qui se bat pour le respect de la démocratie dans notre pays », a notamment plaidé Me Pépé Antoine Lama.

Après lui, plusieurs autres avocats ont pris la parole pour leur prestation, dénonçant tous les poursuites contre l’opposant au troisième mandat dont on réclame la libération. Mais, madame la présidente a renvoyé l’affaire au 14 de ce mois pour décision être rendue.

A suivre !

De retour du TPI de Mafanco, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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