Paralysie du secteur judiciaire : le journaliste Amadou Diouldé Diallo reste injustement en prison

Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

Alors qu’il attendait sa libération ce mercredi, 28 avril 2021, le journaliste Amadou Diouldé Diallo est obligé de rester encore en prison. Le verdict du tribunal de première instance de Dixinn, qui devait être rendu aujourd’hui, n’est finalement pas intervenu. En effet, la juridiction a décidé de suspendre les audiences jusqu’au retour des avocats, qui ont arrêté le travail pour soutenir la grève déclenchée par les huissiers de justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Suite à la grève des huissiers de justice, grève qui est soutenue par nous les avocats ainsi que les notaires, la présidente de la juridiction a pris une note de service, annonçant la suspension de toutes les audiences jusqu’à la reprise effective de la participation des avocats aux audiences. Certainement, c’est pourquoi il n’y a pas eu audience aujourd’hui », a réagi Me Alsény Aïssata Diallo, membre du collectif des avocats du journaliste, venu au TPI de Dixinn pour s’enquérir de la situation.

L’avocat espère que la rencontre en cours entre le ministère de la Justice et les grévistes va aboutir à un compromis, permettant la reprise rapide des audiences. « Comme les uns et les autres sont en conclave actuellement, nous espérons qu’au sortir de cette rencontre, il y aura une solution qui permettra la reprise des audiences dans les jours à venir », a dit Me Alsény Aïssata Diallo.

En attendant, le célèbre journaliste sportif et historien Amadou Diouldé Diallo reste injustement en détention à la Maison centrale de Conakry. Lors de son procès, qui a eu lieu il y a deux semaines, le procureur avait demandé au tribunal de le retenir coupable d’offense au chef de l’Etat et de le condamner à  une peine d’amende de 5 millions de francs guinéens.

Depuis l’arrestation de ce doyen de la presse sportive de Guinée, le 27 février 2021, plusieurs voix se sont élevées en Guinée et à l’étranger pour dénoncer son emprisonnement en violation de la loi L002 portant liberté de la presse en République. Car cette loi ne prévoit pas de peine privative de liberté pour les délits commis par voie de presse. Pourtant, les propos d’Amadou Diouldé qui sont incriminés ont été tenus dans une émission de radio.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628 12 43 62

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