L’humanité a célébré ce dimanche, 25 avril 2021, la journée mondiale de lutte contre le paludisme. A Boké l’occasion a été mise à profit pour sensibiliser les citoyens sur les comportements à adopter pour éradiquer cette maladie, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

« Zéro palu, tirer un trait sur le paludisme ». C’est sous ce thème que l’ONG Stop Palu+ a célébré la journée mondiale de lutte contre le paludisme, ce dimanche 25 avril 2021, à Boké. Elle a organisé un carnaval de sensibilisation sur la lutte contre cette maladie qui fait beaucoup de victimes en Afrique. Plusieurs personnes ont défilé de la direction régionale de la santé jusqu’à la maison des jeunes de Boké pour passer des messages sur les comportements à adopter pour vaincre le paludisme en Guinée.

Même s’il salue les progrès réalisés ces dernières années par la Guinée dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le coordinateur régional de l’ONG Stop Palu+ à Boké indique que notre pays ne peut pas éradiquer cette maladie sans le renforcement des mesures préventives.

Dr Mohamed Sitan Keïta, coordinateur régional de l’ONG Stop Palu+ à Boké

« En Guinée, d’énormes progrès sont en train d’être réalisés dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Tous les indicateurs ont connu une certaine amélioration. Si je prends l’indicateur d’impact, en 2019, le nombre de décès liés au palu était autour de 300 cas par an. Mais, en 2020, nous avons enregistré 239 décès. Nous avons quitté de 20.176  cas de décès annuels dans la région de Boké en 2017 à 239 en 2020. Donc vous comprendrez que c’est une réduction de plus de 90%. Mais comme l’objectif du pays c’est d’aller vers la pré-élimination d’ici 2022, il est important de promouvoir les mesures de préventions et de recours rapide aux soins au niveau des communautés de manière à ce que les citoyens se sentent responsables de cette lutte », a dit Dr Mohamed Sitan Keïta.

Elhadj Mamadou Diouhé Barry, directeur régional de la santé de Boké

De son côté, le directeur régional de la santé de Boké, Elhadj Mamadou Diouhé Barry, a rappelé l’importance des moustiquaires dans la lutte contre le paludisme. « Aujourd’hui, le paludisme occupe la première cause de morbidité et de mortalité dans notre pays.  Ça veut dire que la première pathologie qu’on a en Guinée et dans tous les hôpitaux, c’est le palu. C’est pour ça qu’on dit que le paludisme est un problème de santé publique. Donc, tout le monde, toutes les nuits, et toute l’année, doit dormir sous une moustiquaire. Si on ne se protège pas, quand les moustiques nous piquent, nous pouvons, en quelques heures ou en quelques jours, développer le paludisme », a laissé entendre le directeur régional de la santé de Boké.

A noter que les enfants ont été impliqués dans la célébration de cette journée mondiale. Plusieurs d’entre eux ont bénéficié de séances de sensibilisation sur la lutte contre le paludisme.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tel: 628-98-49-38

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