image d’archive

La circulation a été momentanément perturbée ce mardi, 23 février 2021, dans la commune urbaine de Kindia. Et, pour cause, des conducteurs de taximoto, très en colère, ont envahi les rues de la ville pour dénoncer l’inertie de leur syndicat face aux différents problèmes (insécurité, tracasseries policières…) qui les assaillent au quotidien. Les manifestants ont fait le tour de la ville pour exprimer leur ras-le-bol et exiger la « dissolution » de leur bureau syndical. Mais, à leur arrivée à leur siège, ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par des agents des forces de l’ordre qui y ont été déployés, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la cité des agrumes.

C’est aux environs de 10 heures que cette manifestation des conducteurs de taximoto a commencé. Ces conducteurs d’engins motorisés à deux roues étaient sortis dénoncer l’irresponsabilité dont leurs responsables syndicales font preuve à leur égard. Et, c’est à travers des klaxons et une pétarade de motos qu’ils ont envahi les rues de la ville, créant ainsi d’énormes embouteillages sur la route.

« Chaque matin, nous prenons des tickets qui coûtent 1000francs. On ne sait même pas ou va cet argent. Mais, ce qui nous énerve dans tout ça, nos responsables restent indifférents à nos problèmes. On a des problèmes avec les policiers qui nous demandent toujours des papiers ; et, quand tout est au complet, on te demande le prix de l’eau glacée. Quand il y a des accidents, nos responsables ne nous aident pas pour régler les problèmes. Ils compliquent d’ailleurs les problèmes. De fois, ils prennent le côté des agents pour nous arnaquer. C’est pourquoi nous sommes sortis aujourd’hui. On demande aux conducteurs de taximoto de ne plus payer les gilets et les tickets, parce qu’ils ne font rien pour nous. D’ailleurs, nous voulons la dissolution de ce bureau de syndicat qui ne répond au critère et qui est incapable », a expliqué Facinet Sylla, conducteur de taximoto.

Visiblement, cette manifestation des conducteurs de taximoto a pris de court leurs responsables syndicales. En tout cas, Lansana Sylla, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taximoto de Kindia dit n’avoir pas été informé de cette initiative. Cependant, il joue à l’apaisement, même s’il ne réfute pas catégoriquement les accusations portées sur le bureau qu’il dirige.

« Nous n’avons pas été informé de cette manifestation d’aujourd’hui. Nous sommes dans un État de droit. S’il y a des problèmes, il faut qu’ils viennent pour qu’on en discute. Mais, s’ils (manifestants) se mettent à paralyser la circulation de la ville, vraiment cela ne pas bon. Ils accusent mes responsables qui sont sur le terrain en disant qu’on ne s’intéresse pas à leurs problèmes, ils disent aussi que les gilets ne sont pas des originaux. Ce sont des problèmes qu’on peut résoudre à la maison, au lieu de descendre dans les rues. Comme ils sont sur leurs nerfs, je leur ai dit de rentrer ; et après, un groupe viendra. Un groupe avec lequel nous allons travailler sur leurs problèmes. C’est sur ça qu’on vient de se quitter », a indiqué Lansana Sylla.

A noter que cette « manifestation pacifique » des conducteurs de taximoto a failli dégénérer que les forces de l’ordre sont intervenues au niveau du siège du syndicat des taximotos. Les agents ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogènes, sans faire de blessé. Egalement, aucune arrestation n’a été enregistrée sur place.

De Kindia Amadou Bailo Batouala Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628516796

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin