Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GECI)

La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a procédé à la publication, en début de semaine, de la liste des 29 partis politiques retenus pour la course aux législatives du 16 février 2020. Cette publication de la liste des formations politiques engagées dans ces joutes électorales s’inscrit dans le cadre de l’exécution du chronogramme de la CENI, processus très décrié par les poids lourds de l’opposition. Parmi les partis politiques retenus, figure la Génération Citoyenne (GECI), dirigée par Fodé Mohamed Soumah.

Dans un entretien accordé à deux reporters de Guineematin.com au lendemain de l’officialisation des partis candidats, Fodé Mohamed Soumah s’est tout d’abord réjouit d’avoir été retenu avant de survoler plusieurs autres sujets liés à ces élections boycottées par l’opposition qui menace de les empêcher.

Guineematin.com: monsieur Soumah vous êtes le président du parti GECI. Un parti qui est retenu parmi ceux qui vont prendre part aux élections législatives du 16 février 2020. Dites nous d’abord quelle a été votre réaction après avoir être retenu pour participer à ces élections ?

Fodé Mohamed Soumah : ça ne peut être que de la satisfaction dans la mesure où la vocation d’un parti politique, c’est la conquête et l’exercice du pouvoir. Cela va faire bientôt 10 ans que la GECI existe sur le paysage politique guinéen. Nous n’avons été qu’une seule fois dans les institutions. Donc, lorsque vous avez de l’ambition pour votre pays et pour votre parti, vous devez figurer dans les institutions. C’est pourquoi nous avons décidé d’aller à ces législatives afin d’être représenté à l’assemblée nationale sous notre bannière contrairement à ce qu’on nous proposait lors des dernières élections d’aller sur la liste d’un parti qui ne soit pas le nôtre. Donc cette fois-ci nous allons sous la bannière de la GECI en ayant des ambitions d’être sur les bancs de l’assemblée nationale et avoir une majorité nous permettant d’obtenir un groupe parlementaire, et montrer aux guinéens et à la face du monde, c’est quoi le rôle d’un député, c’est quoi le rôle d’une assemblée nationale. Contrairement à l’assemblée qui vient de passer plus de 5 ans sans aucune proposition de lois, sans aucune commission d’enquête, sans aucune forme d’audit et de pression sur l’action du gouvernement. Nous estimons que nous les avons payés à ne rien faire pendant 5 ans. Mais, avec cette nouvelle assemblée où la GECI espère être présente, nous allons défendre le peuple qui nous envoie pour le représenter

Guineematin.com : on comprend bien que l’objectif c’est d’avoir un groupe parlementaire propre à la GECI vous l’avez dit. Quelles sont les chances que vous avez pour atteindre cet objectif ?

Fodé Mohamed Soumah : aujourd’hui, les chances sont manifestes dans la mesure où il y a certains « grands partis » qui ne sont pas dans la course et parmi les postulants je pense que nous sommes assez bien placés et nous sommes l’un des rares partis qui a participé à deux élections majeures dans notre pays à savoir la présidentielle et les législatives. Donc, je pense que nous avons cette ambition et nous allons y parvenir parce que nous savons que la majorité des guinéens ne se trouve pas dans les partis politiques. À travers notre campagne, à travers nos propositions, nous espérons obtenir une large adhésion de ce qu’on appelle le vote utile. Et le peuple dira voici enfin des gens capables de nous représenter.

Guineematin.com : vous pensez que le refus de ceux qu’on appelle les grands partis, notamment l’UFDG, l’UFR, etc. de participer à ces législatives est une chance et une opportunité pour vous ?

Fodé Mohamed Soumah : je ne vous dis pas que je me réjouis. Dans la mesure où je ne savais pas qu’ils allaient boycotter. Depuis l’année dernière nous avons dit à nos pairs de l’opposition, si vous voulez que nous allions vers une transition, vers l’assainissement du fichier, vers des élections claires et transparentes, retirez-vous des institutions. La meilleure méthode que nous avons aujourd’hui, ce n’est pas les marches, ce ne sont pas des tueries, ni les arrestations. C’est neutraliser les institutions. Parce que je crois qu’aucun pays démocratique au monde n’acceptera d’avoir des institutions dans lesquelles ne figurerait pas l’opposition. Comme ça, on n’appellera plus démocratie mais la démocrature. Donc, nous estimons que si nos pairs de l’opposition nous écoutaient, en se retirant de l’assemblée nationale, en se retirant de la CENI, même dernièrement, on leur a dit de se retirer du processus des élections communales, afin qu’on puisse les terminer. Nous sommes les seuls pays au monde où on a fait deux ans sans terminer, sans finaliser une élection et nous avons des partis qui se réveillent deux ans après pour dire nous voulons finaliser l’installation de plus de 14.000 chefs de quartier. C’est-à-dire qu’ils veulent jouer encore avec le calendrier. Parce que ça va prendre au moins 1 an. Vous voulez encore réviser le fichier électoral et recruter un opérateur étranger avec un appel d’offres, cela aussi prendra un an, ce qui fait 2 ans. Y en a même qui parlent de recensement intégral. On ne peut pas continuer à vivre dans un pays où on ne respecte pas le délai du calendrier électoral. Dans tous les pays du monde, lorsqu’on aura fait une élection présidentielle, on sait que dans 5 ans ou 7 ans, ce sera telle date la prochaine. Nous, nous n’avons jamais réussi à tenir une date et ça va faire deux ans que nous n’avons pas fini avec les élections communales et aucune pression n’a été mise pour que le pouvoir revienne à de meilleurs sentiments.

Guineematin.com : par rapport à ces élections législatives on voit que l’opération de recensement a fait beaucoup de bruits. D’aucuns pensent qu’il y a eu des mineurs qui ont été enregistrés par endroit et d’autres pensent qu’il y a des électeurs qui ont l’âge de voter mais qui n’ont pas été enrôlés. Vous, en tant que président de la GECI, est-ce que vous avez confiance à la conduite de ce processus ? Est-ce que vous pensez qu’on va vers des élections transparentes ?

Fodé Mohamed Soumah : vous savez, c’est ce que j’appelle les épiphénomènes. C’est-à-dire on cherche toujours la petite bête. Sur 15 mille bureaux de vote, vous quelqu’un va vous dire dans tel bureau de vote il y a eu telle malversation ? Écoutez, la sincérité d’un scrutin, c’est la globalité. Ce ne sont pas des détails. Même en Europe ou aux États-Unis il n’y a pas d’élections parfaites comme on le dit. Aujourd’hui, il y a eu une révision, j’estime qu’il y a des couacs, j’estime si l’opposition s’était réveillée un peu plutôt, ça ne ce serait pas passé de cette façon. Que nous serions dans les démembrements, que nous serions dans les CAERLE, un peu partout afin de pouvoir peser. Mais, lorsque vous ne pesez pas, vous n’existez pas et pourtant nous, nous voulons exister. C’est pour quoi nous allons à ces élections.

Guineematin.com : justement, si le processus n’est pas transparent, comment comptez-vous atteindre vos objectifs d’avoir un groupe parlementaire ?

Fodé Mohamed Soumah : le mot transparent est galvaudé. En effet, nous avons facilité la tâche au pouvoir. Aujourd’hui, le pouvoir dira il y a eu révision, le pouvoir dira que l’opposition est présente dans les institutions, donc on a fait le jeu du pouvoir. Et maintenant, comme les dés sont jetés, on veut revenir sur ce qui aurait dû être fait depuis l’année dernière. Je leur dis que la politique ce n’est pas de l’émotion, ce n’est pas de la science-fiction, ce n’est pas de la politique politicienne. Mais, c’est une vision et surtout une mission en tant que leader politique, en tant que parti politique pour mener le pays. Mais, ce n’est pas l’éternel recommencement, ce ne sont pas les petites querelles de clochers comme on voit dans une assemblée moribonde qui n’ont rien produit, que l’ont voit maintenant se battre pour des primes, qu’on voit suspendre et revenir. C’est-à-dire, on se moque des guinéens en fait.

Guineematin.com : les partis de l’opposition qui ont opté pour le boycott disent qu’ils vont empêcher la tenue de ce scrutin. Est-ce que vous pensez que l’opposition a la capacité d’empêcher ces élections législatives ?

Fodé Mohamed Soumah : je pense que chacun assumera ses responsabilités. J’estime qu’il est impossible dans un pays normal d’empêcher une élection où il y aura plus de 15 mille bureaux de vote. Si ce n’est pour créer une forme de pagaille, de zizanie. Je puis vous assurer qu’en dehors de l’alternance démocratique, ce sera le retour de la transition militaire. Parce que la seule institution aujourd’hui capable de mettre tout le monde d’accord, c’est l’armée. Alors, s’il y en a qui veulent que l’armée revienne prendre le pouvoir, ils s’assumeront. Mais, nous nous sommes battus pour avoir des élections démocratiques et un président élu, donc nous souhaitons et nous nous battrons pour que le prochain président soit élu.

Guineematin.com : est-ce qu’aujourd’hui vous seriez d’accord qu’on procède à un report de ces élections pour que les partis de l’opposition puissent y participer ?

Fodé Mohamed Soumah : sincèrement, je n’ai pas d’avis par rapport à ça. Nous avons une opposition présente à la CENI qui a validé le chronogramme, validé la date des élections, qui au dernier moment fait un recul en disant nous ne sommes pas d’accord. Moi je pense que c’est au début que vous pouvez ne pas être d’accord. Vous ne pouvez pas vouloir faire en 25 jours ce qui est prévu en trois mois. Une fois que vous l’avez accepté et vous avez fixé la date et d’ailleurs le président de la CENI l’avait dit l’unanimité des commissaires. Donc, si vous revenez après pour dire on suspend, on se retire, c’est vraiment lamentable. Je crois qu’ils se moquent des guinéens. Maintenant, ce qu’ils disent qu’ils vont empêcher, libre à eux. On est en démocratie. Mais moi je leur dis que je ne vois pas par quelle manière ils vont empêcher une élection où il y aura 15 mille bureaux de vote si ce n’est de créer une pagaille pour que les militaires reviennent au pouvoir. Et si les militaires viennent, il y aura beaucoup qui vont déchanter parce que le jeu se jouera à leur défaveur. Parce que les guinéens sont fatigués des politiques politiciens. Ils veulent maintenant des bâtisseurs, des bosseurs, des patriotes.

Guineematin.com : certains pensent que le pouvoir est en train d’organiser ces élections législatives dans le but de faire passer son projet de nouvelle constitution au cas où le referendum n’arrivait pas à avoir lieu. Si les candidats de la GECI arrivaient à être élus à l’assemblée nationale, est-ce que vous seriez prêts à adopter le projet de nouvelle constitution au cas où il vous est soumis par le pouvoir ?

Fodé Mohamed Soumah : vous n’avez pas suivi alors l’actualité de la GECI, depuis l’année dernière nous avons dit qu’il n’y aura pas de troisième mandat. S’il doit y avoir un mandat, ce sera un nouveau et un premier mandat. Parce que l’intangibilité ne sera pas touchée. Donc, il faut qu’on arrête de dire troisième mandat. Si le président Alpha Condé veut se présenter, ce sera son premier mandat et non son troisième mandat. Et donc, c’est quelque chose que nous n’allons pas accepter. C’est quelque chose que nous avons défendu au sein du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution). Maintenant, qu’est-ce qui va se passer, moi je ne suis pas sur de la révision par l’assemblée. Ce qui est sur aujourd’hui, c’est qu’on va vers un glissement qui ne dit son nom. Si demain il y’a des élections législatives, tout le monde sait que la Guinée n’a pas d’argent. La seule raison que l’État peut invoquer pour décaler les élections, c’est s’il n’y a pas d’argent. Qui va sortir l’argent ? Ce ne sont ni les bailleurs ni les partis politiques. Deuxièmement, lorsque vous glissez, lorsque vous acceptez de jouer les prorogations avec le décret présidentiel, comment pouvez vous rétorquer à l’autre de jouer les prolongations ? C’est même enfantin. Vous ne pouvez pas après un mandat électif du peuple accepter un décret et retourner contre celui qui vous a fait ce décret pour dire nous, nous avons eu les prolongations, mais toi tu n’en aura pas le droit. C’est enfantin. Je rois qu’aujourd’hui, le débat doit être recentré sur la Guinée, les guinéens, sur les réels problèmes de ce pays qui sont l’emploi des jeunes, les infrastructures, l’éducation, la santé ; faire en sorte que la Guinée intègre le concert des grandes nations, faire en sorte que la continuité de l’État soit en fin une réalité dans notre pays. Il y a tellement de problèmes sur lesquels on doit se focaliser, mais on ne parle que de politique. Pourtant, trop de politique tue la politique.

Guineematin.com à vous entendre parler, c’est comme si la présidentielle n’aura pas lieu en 2020 ?

Fodé Mohamed Soumah, président du parti Génération Citoyenne (GECI)

Fodé Mohamed Soumah : moi, je me bats pour être président depuis 2010 et je me battrai pour qu’il y ait des élections en 2020 et au-delà, il faut que ce pays puisse respecter les échéances électorales. A force de jouer avec le feu, tu risques de te bruler. Lorsque tu décales un problème, il ne disparaitra pas. Les problèmes, il faut les soigner, il faut les régler. Si on avait réglé ce problème de fichier avec une pression saine, on n’en serait pas là. Si on avait respecté le code électoral, on n’en ce serait pas là… Je suis déçu de voir que dans les propositions que nous avions faites, il n’y a pas de place pour la diaspora sur les bancs de l’assemblée, alors que tout le monde connait l’apport de la diaspora. Le pouvoir actuel n’en a pas fait des acteurs du développement. Nous, nous espérons faire de la diaspora le premier bailleur, le premier interlocuteur de l’État et pour ça il faut en faire des véritables acteurs de développement et non des citoyens de seconde zone, que ça soit en Europe, en Amérique, au Sénégal etc. Si nous nous arrivons à l’assemblée, je peux vous promettre en mettant en jeu ma carrière politique que la prochaine législature il y aura des députés de la diaspora sur les bancs de l’assemblée nationale.

Gineematin.com : aujourd’hui, quelle est votre position par rapport au FNDC, dans la mesure où vous avez une position divergente avec vos frères de l’opposition membre de ce même front ?

Fodé Mohamed Soumah : les divergences existent déjà à la naissance du FNDC. Je ne veux pas rentrer dans mes discussions avec Sanoh. Mais, la GECI est membre fondateur du FNDC. La première chose que j’ai dite à Sanoh est : vous voulez vous battre contre le troisième mandat, c’est bien. Mais, il ne faut pas mettre les projecteurs uniquement sur cet aspect. Parce que vous ne pouvez pas avoir des gens en votre sein qui se battent pour la démocratie et la viole de l’autre coté. Je veux parler des partis qui étaient présents dans les institutions. Donc, c’est à la base même que cette unité de façade a été vicieuse. On ne devait pas accepter au sein du FNDC des partis qui violaient la constitution quelque soit leur parcours ou leur poids politique. Si vous êtes là pour des valeurs, il faut s’en tenir à ça. C’est ça la force de la GECI. Si on voulait se compromettre, faire des contournements, soyez sûr que la GECI aurait été au pouvoir. Aujourd’hui, le FNDC est en difficulté parce qu’il s’est trompé de cible. Le problème ce n’était pas le troisième mandat seulement, il y avait aussi la bonne gouvernance. Combien de scandales il y en a eu ? Combien de tueries ? Combien d’emprisonnements arbitraires ? C’est le FNDC qui représente le principal contre-pouvoir aujourd’hui parce que l’opposition a été affaiblie. Mais, en se focalisant sur le troisième mandat, en mélangeant les genres, le FNDC aussi est en train d’imploser. Parce ce que je puis vous rassurer que la puissance du FNDC il y a quelques mois et aujourd’hui, c’est comme le jour et la nuit, on ne peut pas les comparer.

Guineematin.com : dites-nous, vous restez toujours membres du FNDC ?

Fodé Mohamed Soumah : non, du moment que nous n’avons pas été écoutés, du moment que le FNDC continue à se perdre en conjecture. Nous, nous étions là pour défendre les acquis démocratiques. Mais, vous ne pouvez pas être avec des gens qui défendent la constitution et qui la violent de l’autre coté. Nous avons proposé au FNDC de changer de stratégie, d’utiliser le système des villes mortes c’est-à-dire tout le monde chez lui, pas de manifestations, pas d’arrestations. Je leur ai dit, prenons les lundis et mardis « ville morte », et les jeudis « la marche ». Parce que le but, c’est quoi ? C’est affaiblir le pouvoir et les institutions, c’est faire mal à l’économie bien que nous en subissons le contrecoup. Mais, toutes les manifestations faites, c’est pour toucher le portefeuille de l’État, c’est-à-dire à l’économie du pays. Mais, quand vous faites des marches sous formes de carnaval, mais l’État s’en fout. Mais, lorsque vous faites mal à l’économie, lorsque ceux qui doivent travailler ne travaillent pas, lorsque ceux qui doivent générer des fonds ne le font pas, là vous faites mal à l’État. Et, l’État vous appellera pour parler.

Guineematin.com : monsieur le président de la GECI, quel es l’appel que vous pouvez lancer aux guinéens ?

Fodé Mohamed Soumah : ce que je souhaite pour ma patrie, pour ma nation, c’est le développement, c’est la paix, c’est l’emploi des jeunes. Aujourd’hui, la Guinée est un pays qui est décrié devant même les pays en guerre comme l’Irak, la Lybie, l’Iran… Nous avons des jeunes qui se font tuer en Méditerranée avec des mineurs non accompagnés. C’est pitoyable. On a même l’impression qu’il y’a une pandémie ou une guerre dans ce pays, tout le monde veut quitter le navire. Mais moi je leur dit que la Guinée est une terre d’opportunité. Il suffit d’avoir des ambitions pour devenir un grand homme ici. Les mines ne m’intéressent pas. Les mines doivent nous permettre à copter de l’argent que nous redistribuons dans les domaines comme l’éducation, la santé, l’énergie, l’infrastructure, l’emploi-jeunes etc. Mais, on en profite rien de tout et pourtant nous sommes le troisième producteur mondial. Vous imaginez les arabes qui ne vivent que du pétrole, regardez chez eux, les pays comme la France qui n’ont pas de ressources à part l’agro-industrie, où ils sont aujourd’hui ? Avec la GECI, il n’y aura plus de région naturelle, il y aura plutôt des zones économiques et industrielles pour donner de la plus-value à nos productions. Dabola sera la zone arachidière et tout autour, il y aura des unités industrielles qui vont transformer l’arachide sur place. Nous allons développer les cultures maraîchères en Moyenne Guinée. Les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. Donc si la Guinée se développe ce sera d’abord pour les guinéens, pour la sous régions et pour le monde. Mon problème d’abord c’est le développement de la Guinée. Je puis vous rassurer que si nous arrivons à l’assemblée, nous ferons en sorte que le gouvernement qui sera mis en place se mette au travail et si nous arrivons au pouvoir, nous effaçons toutes ces années de galère, d’injustice, de pauvreté, de violence et de souffrance.

Propos recueillis par Malick Diakité et Alpha Fafaya Diallo pour Guineematiin.com

Tel : 00224-626-66-29-27

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