Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

Les 42 détenus du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), arrêtés à Nzérékoré après les élections controversées du 22 mars dernier et transférés à Kankan, attirent toutes les attentions. Après le soutien de leurs avocats, ils viennent de bénéficier d’une importante marque de solidarité de la part de la communauté forestière résidant à Kankan à travers un don d’articles divers, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La communauté forestière a rendu une visite aux détenus du FNDC pour leur exprimer toute sa solidarité. Selon nos informations, les déportés ont bénéficié d’un important lot de produits et d’articles pour l’entretien corporel. Une manière de les soulager à ces moments difficiles de détention à la maison centrale de Kankan.

Après avoir posé cet acte, Antoine Dôbô Guilavogui, éminent membre de la communauté, activiste du FNDC Kankan et secrétaire fédéral de l’UFDG, a apporté des précisions : « en réalité, nos parents-là sont victimes d’une injustice à grande échelle. Ils ont laissé les vrais coupables des tueries à N’zérékoré pour s’attaquer à eux. Ils ont envoyé des innocents à Kankan pour les mettre en prison. Donc, lorsqu’ils sont venus, on a adressé une correspondance à la coordination régionale de toute la communauté Forestière de Kankan, en demandant une assistance, notamment des savons, des habits etc. C’est ce que nous avons regroupé pour leur envoyer… ».

En outre, monsieur Guilavogui a promis la pérennisation de cette marque de solidarité aussi longtemps que ces détenus ne seront pas relâchés. « Nous n’avons pu faire que ce dont on avait les moyens de faire. A la prison, ils sont soumis au régime alimentaire ordinaire, nous les avons vus, exposés aussi au soleil. Ce n’est pas du tout facile pour eux, on le sait, même s’ils sont forts d’un moral d’acier. Et une chose est certaine, tant qu’on voit le besoin se manifester, nous allons continuer à mobiliser des aides financièrement et matériellement en faveur de nos parents et compagnons de lutte actuellement enfermés à tort ici », a-t-il laissé entendre.

Il faut rappeler que ça fait près de deux mois que les 42 détenus du FNDC, poursuivis pour meurtre et complicité de meurtre, entre-autres, sont détenus. Après avoir été mis aux arrêts suite aux violences meurtrières des 22 et 23 mars 2020 et détenus à N’zérékoré, ils ont été finalement transférés à Kankan où leur procès tarde à s’ouvrir. Leurs avocats trépignent déjà d’impatience.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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