Les jeunes de Macenta, qui manifestent depuis quelques semaines contre le mauvais état de leurs routes, sont descendus à nouveau dans les rues de la ville ce jeudi, 3 septembre 2020, pour se faire entendre. Mais contrairement aux deux précédentes sorties, ils ont été cette fois, empêchés de manifester. Les forces de l’ordre sont intervenues pour les disperser à coups de gaz lacrymogène, a appris Guineematin.com de sources locales.

« Comme d’habitude, nous sommes sortis pour réclamer pacifiquement la réhabilitation de nos routes, notamment les voiries urbaines. Nous avons déjà fait deux manifestations sans qu’il n’y ait aucun dégât, et c’est ce qu’on comptait faire aujourd’hui encore. Mais à notre fort étonnement, on voit ce matin plus de six pick-up des forces de l’ordre venus de N’Zérékoré pour empêcher le mouvement. Et dès que nous sommes sortis, ils ont commencé à jeter des gaz lacrymogènes sur nous », a expliqué un manifestant, joint au téléphone.

En séjour à Macenta, un journaliste, venu de Conakry, dit avoir été empêché de couvrir cette manifestation. Selon lui, les forces de l’ordre ont proféré des menaces à son encontre. « Je suis sorti avec mon gilet de presse et mon badge. Quand je suis arrivé sur le terrain, je me suis présenté aux agents de sécurité. Immédiatement, ils ont commencé à me menacer en disant que c’est moi qui donne de l’ampleur à ce mouvement de protestation. Parce que, selon eux, si les médias n’en parlent pas, la manifestation n’aura aucun effet. Donc j’ai compris que je ne suis pas en sécurité sur les lieux, et j’ai cherché à me sauver », a-t-il confié.

Même si la manifestation des jeunes a été dispersée, la ville de Macenta reste paralysée ce jeudi matin. « Aujourd’hui, c’est le jour du marché hebdomadaire de Macenta. Mais, il n’y a pas eu de marché, toutes les femmes sont rentrées », confie une source locale.

A suivre !

Mohamed Doré pour Guineematin.com

Tel: +224 622 07 93 59

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin