Après la réélection du président Alpha Condé à un 3ème mandat (contestée par une partie de l’opposition), de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à l’ouverture d’un dialogue politique afin d’aplanir les divergences entre le pouvoir et l’opposition. Même certains partis d’opposition, comme l’UFR de Sidya Touré et l’UDRG de Bah Oury s’inscrivent dans cette logique. Mais qu’en est-il de l’UFDG, le principal parti d’opposition qui continue toujours de revendiquer la victoire de son candidat à la présidentielle du 18 octobre 2020 ?

La formation politique annonce qu’elle ne sent pas concernée par un quelconque dialogue avec le pouvoir pour le moment. Le parti de Cellou Dalein Diallo indique qu’il faut des préalables à mettre en place avant de parler d’un dialogue politique. C’est le directeur adjoint de la cellule de communication du parti qui l’a fait savoir ce lundi, 4 janvier 2021.

L’UFDG n’est pas demanderesse de dialogue, certes, mais est ouverte aux discussions sur des sujets précis. Si main tendue et dialogue il y a, l’UFDG ne se sent pas concernée pour l’instant. On ne peut afficher une volonté de dialogue et au même moment tuer et arrêter les militants de l’UFDG et de l’ANAD, fermer nos sièges et bureaux, confisquer la liberté de voyager aux opposants et instaurer un véritable climat de terreur et de persécution. Il y a donc des préalables qu’il faille résoudre en amont.

Souvenons-nous qu’il y a eu quatre dialogues politiques ces dernières années assortis de recommandations fortes. Tous ces dialogues l’ont été à la demande de l’UFDG et de l’opposition politique. C’est la preuve que l’UFDG est un parti de dialogue. Mais force est de constater que ces dialogues ont tous souffert d’un manque d’application des résolutions qui y ont découlé.

Il est important de rappeler que les différents dialogues politiques ont été la conséquence des violations multiples et répétées des lois de la République par Alpha Condé et les gouvernants. En substance, l’UFDG est attachée au dialogue et croit en ses vertus mais nous avons en face des personnes qui n’ont aucun sens de la parole donnée et aucun respect pour nos lois et règlements.

À quoi bon de dialoguer avec des personnes sans scrupule qui sont capables de se renier et de nier leurs propres engagements ? Nous réitérons que notre volonté de dialoguer ne souffre d’aucun doute. Mais il y a des préalables à tout dialogue », a dit Joachin Baba Millimouno.

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