Badra Koné, président de la Nouvelle Génération Politique (NGP)

Le président de la Nouvelle Génération Politique (NGP) a regagné Conakry dans la soirée de ce vendredi, 19 février 2021, après un séjour de plus de deux semaines à Bamako. Le jeune leader politique a bénéficié d’un accueil chaleureux de la part de ses militants et sympathisants. Badra Koné a mis l’occasion à profit pour demander la libération des opposants incarcérés à Conakry, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Le président de la NGP qui était en séjour de travail à Bamako (Mali) est rentré dans la soirée de ce vendredi à Conakry. Ses militants et sympathisants fortement mobilisés à l’aéroport de Conakry lui ont réservé un accueil chaleureux. Une chose qui enchante l’opposant. « Quand une surprise de telle envergure vous attend, on ne peut que s’en réjouir. Je suis très content, content de savoir que la NGP est soucieuse pour son président, la NGP est déterminée pour la cause jeune, la NGP veut apporter de la nouveauté, je suis très ravi.

Vous savez, comme je le dis toujours, il y a des gens qui en veulent à l’idée de la NGP, mais ça ne va pas prospérer. Ça n’ira nulle part parce que nous sommes déterminés à suivre l’objectif qui nous a réunis, qui est le renouvellement de la classe politique. Ceux qui se soustraient de cette idée ne sont pas avec nous. Ils ont essayé de se faire appeler NGP, on a porté plainte contre eux devant le tribunal de Mafanco et nous avons remporté le procès le jeudi dernier. Ceux qui doivent parler au nom de la NGP, ce sont les personnes que vous voyez ici ce soir », a-t-il déclaré.

Badra Koné annonce que son camp entend se consacrer désormais à l’essentiel : faire en sorte que ses objectifs puissent se concrétiser. « Aujourd’hui, la NGP est en train de réfléchir à comment aider le peuple de Guinée à aller de l’avant. Mais déjà, il faut que la jeunesse du parti s’organise à aller aux élections locales de 2023. Ce sont les élections les plus importantes d’une République, parce que c’est là où le citoyen peut mieux s’exprimer. On pense, ce qui est logique, autant on est nombreux parmi ceux qui prennent des décisions à la base, autant on commence à devenir fort.

Donc, on va essayer de nous préparer pour affronter les autres à l’élection communale de 2023, et au fur et à mesure, nous allons aussi aller pour les élections législatives de 2025, ensuite la présidentielle de 2026. Pour le moment, ce qu’il faut préciser, c’est que la NGP est dans deux perspectives : la première, c’est se battre pour avoir des institutions fortes, parce que c’est ce qui peut nous arranger tous un lendemain meilleur, mais aussi s’organiser pour être nombreux dans les prises de décision à la base », a-t-il indiqué.

Le président de la NGP s’est prononcé par ailleurs, sur la situation sociopolitique du pays. Il s’insurge contre l’incarcération de nombreux opposants, détenus depuis quatre mois sans jugement à la maison centrale de Conakry, et réclame leur libération. « On dénonce l’arrestation de nos collègues de l’opposition. Il n’est pas normal que des personnes, pour leurs convictions, soient arrêtées. Nous exhortons le président de la République à prendre des décisions afin d’en finir avec ça. (…) Ceux qui sont détenus ont besoin de liberté. On les a arrêtés pour des raisons politiques, il faut qu’on les libère », a-t-il lancé.

« Par rapport au dialogue que soulèvent certains, moi je pense qu’on ne peut pas être dans le déni et dialoguer. Je l’ai dit : tu ne peux pas dire que tu ne veux pas ça et aller dialoguer. Moi, je suis encore du FNDC, tant que le FNDC n’a pas pris une décision finale, je pense que je reste encore dans l’esprit du FNDC. Donc, je ne vais jamais dialoguer avec le président tant que le FNDC ne décide pas d’aller à un dialogue. C’est le FNDC dont je suis membre qui décidera si on va à un dialogue ou pas. Je reste derrière le FNDC », a laissé entendre Badra Koné.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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