Recrutement dans l’armée : 38 cas de démission, des tricheurs mis aux arrêts à Faranah

10 avril 2019 à 11 11 06 04064

Lancés le dimanche, 7 avril 2019, au village Baliany, dans la commune urbaine, les tests physiques des épreuves de présélection, ou épreuves d’admissibilité, pour le recrutement dans l’armée guinéenne se poursuivent à Faranah. La distance de huit (8) kilomètres à parcourir en quarante cinq (45) minutes, compliquée pour nombre de postulants, est devenue source de désillusion pour certains d’entre eux qui ont décidé de jeter l’éponge, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le test physique de présélection pour le recrutement dans l’armée se poursuit à Faranah non sans peine pour les candidats. Même si des cas de morts ne sont pas enregistrés comme c’est le cas ailleurs, de nombreux jeunes gens ont été éprouvés par le test physique au point d’abandonner. Pour la première journée, ce sont 13 candidats, dont 2 filles, qui ont été admis à l’hôpital régional. Pour la course de la deuxième journée du lundi 8 avril, 19 garçons ont été admis à l’hôpital. Hier mardi, six autres candidats ont été également reçus au centre hospitalier.

Au terme de trois jours de course, ce sont 38 candidats, dont 2 filles, qui ont décidé de jeter l’éponge en plein test. Ils ont été incapables d’atteindre la ligne d’arrivée de huit kilomètres pour les garçons et six pour les filles.

Selon nos informations, les démissionnaires évoquent des contractures musculaires, des crampes et échauffement des pieds, etc. Ces candidats démissionnaires ont tous été admis aux urgences de l’hôpital régional de Faranah par la Croix-Rouge où ils ont reçu des soins intenses.

Interrogé par notre reporter, le médecin Aide-Santé et Surveillant des urgences de l’hôpital régional de Faranah, Ibrahima Solo Condé, a dit que ces abandons sont dus au manque d’exercices physiques des jeunes. « Les gens ne font pas assez d’exercices physiques, sinon c’est des jeunes. C’est un manque d’entraînement. L’hôpital n’a pas enregistré des cas graves. Nous, on ne peut pas appeler ça des cas graves, parce qu’on pouvait maîtriser et on a maîtrisé. Parmi ces cas qu’on a reçus aujourd’hui, il y avait un seul cas inquiétant, mais on l’a réanimé. Il a mangé devant nous. Maintenant là, il est au lit avec les parents. Il est en train de manger. Les paramètres sont bons. Nous avons réalisé sa glycémie, tout est bon. C’était le seul cas, sinon tout le reste, on n’a pas fourni d’efforts. Parce qu’il faut les ventiler, il faut leur donner de l’eau et du sucre », a expliqué monsieur Condé.

Dans cette première phase de recrutement, des cas de tricherie ont été enregistrés à Faranah. Une information relayée par Florentin Sagno, secrétaire général chargé des affaires administratives de la préfecture sur les ondes de la radio rurale locale. « Il y a des gens qui partent se cacher en brousse avec leurs motos pour transporter les candidats par moto. La main a été mise sur 5 de ces motards. Vous en entendrez les échos. Leur jugement sera fait à la maison des jeunes et la radio rurale prendra part pour que tout le monde soit informé. Parce que, si tu te dis sourd, il faut qu’on te prouve que tes oreilles sont en bonne et due forme et que tu as fait exprès. Le préfet a donné l’ordre de déposer ces motos au niveau du procureur de la République près le tribunal de Faranah », a expliqué monsieur Sagno.

A Faranah, 3600 candidats sont en compétition pour 250 places en présélection.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : les accusés condamnés de 2 à 10 ans de prison

9 avril 2019 à 17 05 11 04114

Le tribunal militaire, siégeant au tribunal de première instance de Kankan, a rendu le verdict dans le dossier de l’assassinat d’un militaire en janvier 2017. Le principal accusé dans ce dossier, le sergent-chef Sostème Dramou a écopé de 10 ans de réclusion criminelle ce mardi, 9 avril 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le dossier sur l’assassinat du sergent-chef Wassey Yömalö, en service au camp d’infanterie de Dinguiraye au moment de son assassinat, a connu son épilogue ce mardi.

Le principal accusé, le sergent-chef Sostème Dramou, également en service au camp d’infanterie de Dinguiraye, a été reconnu coupable d’être l’auteur de la mort de son collègue, dont le corps avait été retrouvé en état de putréfaction le 7 janvier 2017. Le militaire a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

Ses coaccusés, Mari Noel Kourouma, agent commercial ; Foromo Loua, chaudronnier ; et Kpakilé Haba, vitrier, ont été reconnus coupables des faits d’abstention délictueuse. Les trois compagnons d’infortune ont écopé de 26 mois de prison, soit le temps mis en prison, puis qu’ils sont sous mandat de dépôt 2 ans 2 mois et 2 jours.

Par contre, le tribunal a renvoyé Gnéréké Loua et Cécé Kolié, tous âgés de 17 ans au moment des faits, des fins de la poursuite pour crime non constitué.

Après la lecture du verdict par le premier président du tribunal militaire siégeant au tribunal de première instance de Kankan, Abdoul Rachid Camara, la partie civile a exprimé sa satisfaction.

Mais, le parquet et la défense n’ont pas souhaité réagir à la décision du tribunal. « C’est de l’injustice pure et simple », a laissé entendre Me M’Bombey Mara de la défense.

Selon des sources proches du dossier, l’avocat aurait décidé d’interjeter appel.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 241

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Violences post-électorales à Kalinko : un des accusés meurt en prison à Faranah

9 avril 2019 à 16 04 31 04314

Un des huit accusés dans les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a rendu l’âme ce mardi, 09 avril 2019, à la prison civile de Faranah. Selon nos informations, la victime se nomme Abdoulaye Diallo, secrétaire Générale de la jeunesse de Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2019, des violences meurtrières accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. Sur la soixantaine de personnes mises en cause, huit ont été inculpés et accusés d’assassinat, d’incendie volontaire, de destruction d’édifices publics et privés. Leur procès a démarré il ya une dizaine de jours.

C’est un de ses détenus qui a perdu la vie en prison à Faranah. Il s’agit d’un certain Abdoulaye Diallo, âgé de 68 ans, né à Kansato, dans la préfecture de Dinguiraye, cultivateur de profession.

Maître Salifou Béavogui, avocat du défunt, joint au téléphone, a confirmé la nouvelle et s’est dit très attristé. « Je ne sais quoi dire. J’avais demandé une mise en liberté pour mes clients détenus à Faranah dans l’affaire de Kalinko. Ils étaient en très mauvais état de santé. Sur les huit, on a mis en liberté qu’un seul vieillard de 77 ans, également très souffrant.

C’est vraiment un sentiment de désolation qui m’anime. Abdoulaye Diallo est décédé ce mardi en prison à Faranah sans qu’il n’ait pu se défende et prouver son innocence dans ce dossier. Je suis vraiment peiné », a fait savoir l’avocat.

Par ailleurs, maitre Béa a dit que le vieil homme de 77 ans, Alpha Oumar Bagou Bah, qui a récemment bénéficié d’une mise en liberté, est gravement malade. « Son cas est très grave et il mérite qu’on le transfère à Conakry pour des soins appropriés. Malheureusement, il ya une main invisible à la justice qui refuse son évacuation vers Conakry », accuse maître Salifou Béavogui.

Joint au téléphone, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a confirmé ces informations. « Oui, c’est un vieux, un agriculteur, né en 1951, originaire de Kansato. Il était détenu. Quand je quittais, on m’avait appelé pour me dire qu’il était malade là-bas.

Mais vous savez, en la matière, si une décision n’a pas été prise à l’audience publique, il n’y aura plus un acte légal à poser pour sa mise en liberté. On m’a dit qu’il était malade et j’ai demandé à ce qu’on l’envoi à l’hôpital. Malheureusement, il était souffrant et un peu âgé, on m’a appelé pour me dire qu’il est décédé. Son décès est survenu à la maison centrale ».

Cependant, le procurer nie un quelconque refus de la justice de permettre l’évacuation sanitaire du vieil homme, Alpha Oumar Bagou Bah. « Pour ce qui est du vieux de 77 ans, il avait bénéficié d’une mise en liberté provisoire. Il avait été confié à un de ses parents du nom d’Elhadj Boubacar. L’autre fois, ils sont venus me trouver au bureau pour me dire que le vieux est malade et qu’ils auraient souhaité qu’il soit évacué sur Conakry.

Je leur ai dit de repartir à l’hôpital régional de Faranah pour nous donner un acte. Si les médecins disent qu’ils ne peuvent pas le traiter, on pourra l’évacuer sur Conakry. Quand je quittais, puisque je ne suis pas sur place, ils n’avaient pas produit un acte allant dans ce sens », a dit Mamoudou Lébéré Baldé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél : 628 17 99 17

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Siguiri : un journaliste et candidat au recrutement dans l’armée meurt après la première course

9 avril 2019 à 15 03 48 04484

Un candidat au recrutement dans les rangs de l’armée guinéenne a trouvé la mort ce mardi, 9 avril 2019 à Siguiri. Le candidat, répondant au nom de Sâa François Ifono, journaliste-technicien à la radio Djoliba FM, a fait un malaise après avoir parcouru une distance de 8 km, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La liste des jeunes gens qui meurent à l’occasion des premières épreuves pour le recrutement dans l’armée s’allonge. Après Kankan, Mandiana, Lola et N’zérékoré, c’est la préfecture de Siguiri qui a enregistré un premier cas de décès ce mardi. Il s’agit de Sâa François Ifono, âgé de 23 ans marié à une femme et père de trois enfants.

Selon Sékou Tinguiano, le grand frère de la victime, le jeune homme eu un malaise à la rentrée du camp. « Il était parti pour le concours de recrutement. Il a parcouru les 8 kilomètres. C’est à la rentrée du camp qu’il est tombé. On l’a pris pour l’amener à l’hôpital. C’est en cours de route qu’il a rendu l’âme ».

On en est déjà à huit (8) morts au compte de ce recrutement dans l’armée : Kankan (3 morts), N’zérékoré (2 morts), Mandiana (1 mort), Lola (1 mort) et Siguiri (1 mort).

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Meurtre d’une policière à Kourémalé : 6 personnes interpellées et déférées à Siguiri

9 avril 2019 à 12 12 01 04014

Des affrontements entre deux villages dans Kourémalé, dans la préfecture de Siguiri, ont coûté la vie à une policière dans la journée du dimanche, 07 avril. Suite à cet incident mortel, plusieurs personnes ont été interpellées hier lundi 08 avril et transférées au commissariat central de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dimanche dernier le district de Kourémalé et le secteur Kolènda, relavant tous de la sous-préfecture de Doko, se sont affrontés autour d’une zone aurifère. Des blessés avaient été enregistrés. Des femmes de Kourémalé, non contentes de l’indifférence des agents des forces de l’ordre, s’en sont prises au commissariat spécial de Kourémalé. L’intifada qui s’en est suivie a couté la vie à une policière. Selon nos sources d’information, Capitaine Boh Saran Condé a perdu la vie après avoir reçu un caillou.

C’est dans le souci de retrouver les auteurs de cet acte que le commissariat central de Siguiri a procédé à six (6) interpellations, dont des femmes et des jeunes, dans le district de Kourémalé.

Selon Djemori Diabaté, maire de la commune rurale de Doko, « le dimanche passé, une policière a perdu la vie au cours d’une manifestation des femmes. Les manifestantes ont saccagé les locaux de police. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour évaluer les dégâts. Après, le commissaire central de Siguiri, le commandant du camp et le commandant de la gendarmerie départementale sont venus nous trouver.

Sur place, le commissaire a interpellé les six personnes: les membres du bureau de district, la présidente des femmes et le président des jeunes. C’est seulement le président du district qui n’a pas été interpellé pour le moment. Il était à l’hôpital auprès de son enfant qui a été aussi blessé dans l’affrontement ».

Les six (6) personnes mises aux arrêts se trouvent au commissariat central de Siguiri pour leur audition.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Affrontement meurtrier à Tokounou (Kankan) : 6 personnes arrêtées, 10 autres recherchées

8 avril 2019 à 19 07 00 04004

Six personnes ont été interpellées pour leur rôle présumé dans l’affrontement meurtrier survenu le samedi, 06 avril 2019 à Tokounou, dans la préfecture de Kankan. C’est le préfet de Kankan, Aziz Diop, qui l’a annoncé ce lundi, précisant que 10 autres suspects sont en fuite, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lendemain de cet affrontement qui a opposé deux factions rivales du RPG Arc-en-ciel autour du contrôle de la mairie de Tokounou, le préfet de Kankan s’est rendu dans la sous-préfecture située à plus d’une centaine de kilomètres de la commune urbaine de Kankan. A son retour, Aziz Diop a expliqué devant la presse son constat sur le terrain.

« Le constat, c’est que nous avons déploré un cas de décès suite à une blessure par balle et plusieurs blessés graves qui sont déjà transférés à l’hôpital régional de Kankan. Nous avons trouvé une population très traumatisée mais engagée à garantir la paix », a expliqué le préfet.

Sur les raisons de cet affrontement, le préfet indique qu’il s’agit d’une rivalité entre deux groupes du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de la commune rurale. « Le RPG avait élaboré une liste avec ses candidats, il y a un autre petit groupe qui a élaboré une autre liste, se disant « RPG Koura » (Nouveau RPG, ndlr). Or, à l’intérieur du RPG, il y a des statuts et un règlement à respecter.

Mais, ces personnes n’ont pas voulu respecter la structure et la discipline du parti. Ils sont allés dans ce contexte-là à l’élection. Et sur les 23, il y a eu 14 conseillers pour le RPG, 4 conseillers pour le RPG Koura. Le représentant du RPG a gagné la mairie. Et le même jour, en sortant, certains ont barricadé la mairie », a-t-il dit.

Il ajoute que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le retour du maire Sékou Kamissoko, qui a décidé d’ouvrir les portes de la mairie pour s’installer et commencer enfin à travailler.

Selon toujours le préfet, 6 personnes accusées d’avoir joué un rôle dans ces violences meurtrières ont été interpellées et 10 autres sont en fuite. « Le samedi, trois personnes ont été arrêtées, le dimanche aussi trois ont été arrêtés, et il y a une dizaine d’autres qui sont recherchées. Celui qui se dit Sotikèmö de Tokounou serait le cerveau de ces affrontements, il est recherché. Mieux vaut qu’il se présente pour qu’il s’explique devant le juge d’instruction ».

Quant au contrôle de la mairie qui pose problème, Aziz Diop souligne que le maire et ses adjoints ont été installés et ont pris officiellement fonction. Il assure également qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé dans la localité pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.

« On a laissé derrière nous 150 agents de sécurité qui vont rester là-bas pour un mois, parce qu’on ne pouvait pas laisser la localité comme ça. Elle est très distante de Kankan (120 kilomètres). Donc, on ne veut pas prendre de risques, sinon on sera responsable de tout ce qui se passera à Tokounou », a laissé entendre le préfet de Kankan.

Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un des blessés a trouvé la mort à l’hôpital de Kankan, portant à deux le nombre de morts suite à cet affrontement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : (00 224) 627 24 13 24

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : 30 ans de prison requis contre les 5 accusés

8 avril 2019 à 16 04 15 04154

Le tribunal militaire, siégeant au tribunal de première instance de Kankan, a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries dans le dossier ministère public contre sergent-chef Sosthène Dramou, en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et quatre (4) de ses coaccusés ce lundi, 8 avril 2019. Ils sont accusés de meurtre et complicité, d’abandon de poste.

Dans ses réquisitions, le parquet a requis 30 ans de prison contre eux avec une période de sûreté 10 ans, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Les accusés dans ce dossier sont : sergent-chef Sosthène Dramou ; Mari Noël Kourouma, agent commercial ; Gnéréké Loua, chaudronnier ; Kpakilé Haba, vitrier ; André Kolié, carreleur et Cécé Loua, chaudronnier. Ces cinq compagnons d’infortune, résidant dans la préfecture de Dinguiraye, sont poursuivis par le parquet de la justice militaire pour le meurtre du sergent-chef Wasséy Yomalö en service au camp d’infanterie de Dinguiraye. Son corps avait été retrouvé dans sa chambre en état de putréfaction, le 07 janvier 2017.

Ce lundi matin, dans ses réquisitions, le procureur de la justice militaire, Colonel Dailamine Sow, a demandé au tribunal de retenir les accusés dans les liens de la culpabilité en leur infligeant une peine de 30 ans de prison ferme, assortie de 10 ans de sureté. Plus loin, il a demandé d’acquitter Gnéréké Loua et Cécé Loua, âgés de 17 ans au moment des faits.

Dans ses plaidoiries, Me M’Bombey Mara, avocat de la défense, a plaidé non coupable pour ses clients, et a demandé de ne retenir que les charges d’abandon de poste contre le sergent-chef Sosthène Dramou, principal accusé.

Plus loin, l’avocat s’est basé sur l’article 544 du code de procédure pénale, qui selon lui, stipule que faute de preuves, le tribunal doit renvoyer les accusés des fins de la poursuite.

Après avoir écouté toutes les parties, le président du tribunal, Abdoul Rachid Camara, a renvoyé le dossier au mardi, 9 avril 2019, pour décision être rendue.

Les accusés sont détenus depuis plus de deux et deux mois à la maison centrale de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Recrutement dans l’armée : la première étape du concours lancée à Faranah

8 avril 2019 à 11 11 29 04294

Les autorités de Faranah ont lancé hier dimanche, 7 avril 2019, la première phase du concours de recrutement dans l’armée guinéenne. C’est à Baliany, un village situé à huit (8) kilomètres de la ville, sur la route nationale Faranah-Dabola, que le coup d’envoi de la course a été donné aux environs de 9 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont les autorités de la Faranah qui ont lancé cette épreuve, en présence des cadres préfectoraux et communaux, les services de défense et de sécurité, les cadres de la justice et la Croix Rouge locale.

Ils sont au total quatre cent quarante (440) jeunes postulants, dont cinquante (50) filles, à avoir pris part à cette première vague de test de recrutement dans l’armée. Les hommes avaient huit kilomètres à parcourir, alors que les femmes devaient se mesurer sur six (6) kilomètres.

Selon nos informations, il y a 3 600 candidats à Faranah à la recherche de l’emploi dans l’armée pour seulement 250 places.

Interrogé par Guineematin.com, le préfet de Faranah, Ibrahima Kalil Keïta, a évoqué le manque d’emploi avant de rassurer les jeunes de l’équité qui va caractériser le processus. « Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui en Guinée un problème plus crucial que l’emploi jeunes. Dieu merci, grâce au programme du Pr Alpha Condé, les écoles sont créées un peu partout, les jeunes sont formés, mais ils n’y a pas d’emploi.

C’est dans ce cadre-là que le ministère de la défense nationale a demandé un recrutement des jeunes pour l’armée et ce recrutement est confié à la préfecture. La préfecture de Faranah a formé une commission. Ce travail a commencé, 3600 jeunes ont été recensés. Ce qui prouve que le problème d’emploi est une nécessité dans notre pays. Aujourd’hui, nous commençons les épreuves qui sont aussi confiées à la préfecture. Ce que je vais vous dire, puisque certains manquent de confiance, on pense qu’on les fatigue, que autorités ont fini de faire le choix.

Non ! Il n’est pas question de tricher à Faranah. Je le dis en tant que première personnalité de la préfecture, que les jeunes partent à égalité de chance. Je le dis encore plus haut qu’ailleurs qu’à Faranah, il n’y aura pas de fils de gouverneur, de fils de préfet, de fils de commandant, de fils de député. Ils sont tous égaux, qu’ils soient rassurés qu’ils partent à égalité de chance. Chacun va récolter ce qu’qu’il aura semé. Donc, je souhaite bonne chance aux enfants et aux petits enfants », a-t-il lancé.

De son côté, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, a lancé un message aux jeunes tout en dégageant l’objectif de ce recrutement. « Mon message, c’est de rassurer au postulant que la confiance que l’Etat a placée en nous, nous allons l’assumer. Nous serons à la hauteur de cette confiance.

Je veux les rassurer que vraiment chez nous, c’est l’égalité de chance, tout le monde est égal devant nous, devant la loi, devant ce concours-là. L’objectif, c’est d’avoir les meilleurs candidats, des candidats de qualité, les candidats potentiels qui peuvent valablement représenter nos forces armées. Nous sommes dans cette optique pour que Faranah soit mieux apprécié dans ce sens », a dit le maire.

À noter que 13 personnes, dont 2 filles, ont été admises à l’hôpital régional pendant la course.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Siguiri : un jeune tué par asphyxie dans une mine d’or à Balato

8 avril 2019 à 9 09 40 04404

Le corps d’un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années, répondant au nom de Balla Sylla, a été retrouvé dans une mine d’or appelée Fadako-damafê, hier dimanche, 07 avril 2019, aux environs de 11heures. Les faits se sont produits dans le district de Balato, relevant de la sous-préfecture de Kintinian, à Siguiri rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le corps sans vie de Balla Sylla, âgé de 28 ans, marié à une femme et père de deux enfants, a été retrouvé dans une mine d’or.

Selon Djaté Camara, président de la Croix-Rouge de Balato, la victime a été asphyxiée dans Le trou. « Nous avons été informés par les amis de la victime que le corps de Balla Sylla se trouve dans la mine. Ils ont dit qu’il est asphyxié et ils ne peuvent pas récupérer le corps. Selon les déclarations de ses amis, ils étaient tous venus ensemble pour travailler dans une nouvelle mine d’or, mais ils avaient laissé leurs matériels de travail dans une ancienne mine.

Balla Sylla est parti pour récupérer ces matériels. Mais, quand il est descendu, il a été asphyxié. Ainsi, nous sommes venus oxygéner la mine d’or pour prendre le corps », a expliqué monsieur Camara.

La victime, Balla Sylla, a rejoint sa dernière demeure hier dimanche à Balato.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un autre candidat trouve la mort à Mandiana

8 avril 2019 à 9 09 17 04174

La série noire se poursuit pour les candidats au recrutement dans l’armée guinéenne. Après les trois cas de décès enregistrés à Kankan, un autre décès a eu lieu à Mandiana dans la soirée d’hier dimanche, 07 avril 2019. Un jeune homme a rendu l’âme après avoir parcouru les huit (8) kilomètres, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Sékou Soumara, âgé de 24 ans, originaire de la préfecture de Beyla. Il venait d’être fraichement diplômé de l’université de Kindia.

Selon nos informations, c’est après avoir parcouru les huit (8) kilomètres comptant pour la première épreuve de recrutement dans l’armée, que Sékou Soumara est tombé à 25 mètres du camp. Transporté d’urgence à l’hôpital, ce célibataire sans enfant est aussitôt ressorti. Notre source ajoute que c’est à la maison que le jeune homme de 23 ans a rendu l’âme.

Joint au téléphone par notre reporter, Ibrahima Siré Diakité, maire de la commune urbaine de Mandiana, est revenu sur le drame. « Il faisait la course à pied, à savoir la distance de 8 kilomètres. Au retour, à quelques mètres du camp, il est tombé et l’ambulance l’a transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral. Les médecins lui ont apporté les premiers soins.

Quand il s’est retrouvé, ses parents l’ont amené à la maison, ne craignant rien à son niveau. Les parents sont revenus suivre le reste de la course. A leur retour à la maison, ils ont constaté que son état n’était pas stable. Ils l’ont évacué à l’hôpital. D’après les médecins, quand il rentrait à l’hôpital, rien n’était plus possible pour lui. Il avait déjà rendu l’âme », a expliqué le maire de Mandiana.

Une source proche de la famille, jointe par notre reporter, a laissé entende que Sékou Soumara a regagné sa dernière demeure dans la soirée du dimanche.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Siguiri: une policière tuée suite à un affrontement entre deux villages à Kourémalé

7 avril 2019 à 19 07 25 04254

Un nouvel affrontement autour d’un domaine minier appelé Fadanidadjan, dans la sous préfecture de Doko, à Siguiri, a coûté la vie à une policière et fait un blessé grave ce dimanche 7 avril 2019. L’incident mortel a opposé le district de Kourémalé et le secteur de Kolènda, du district de Gbèdègbè, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les habitants du district de Kourémalé, situé à la frontière guinéo-malienne, et ceux du secteur de Kolènda, relevant du district de Gbèdègbè, se sont affrontés autour d’un domaine minier dont chacun réclame la paternité. Sur place il y a eu un blessé grave. Devant la non-intervention des forces de l’ordre, les femmes de Kourémalé se sont attaquées au commissariat spécial local en le saccageant. Une attaque qui a coûté la vie à une policière, apprend-on.

Cette opposition date d’une dizaine d’années. Selon nos informations, le domaine litigieux est suspendu et interdit d’exploitation par le tribunal de Première Instance de Kankan depuis trois ans.

Selon Badamako Adama Keïta, président du district de Kourémalé, « depuis que nous sommes nés, ce lieu est exploité par Tonfra, un village de Kourémalé. Mais, en plein jour, les citoyens de Kolènda ont réclamé la paternité du lieu. Nous nous sommes rendus devant les tribunaux. Le juge a dit que la route est la limite pour leur rendre le domaine. Nous avons fait appel à Kankan. On nous a retourné le domaine. Ils se sont opposés au jugement. Le procureur de Kankan a suspendu le domaine. Depuis quelques mois, ils viennent exploiter le domaine. Hier, les jeunes se sont rendus sur le lieu pour demander de quitter. Ce matin, ils ont armé les chasseurs pour nous attaquer, blessant une personne. Comme tous ces événements se sont déroulés sans que les agents se lèvent, les femmes étaient mécontentes. Elles sont venues jeter des cailloux sur les locaux de la police. Un caillou a atteint la dame. Elle a été admise au centre de santé, mais elle a succombé à ses blessures ».

La victime se nomme capitaine Boh Saran Condé, en service au commissariat spécial de Kourémalé.

Le blessé a été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

A noter que le commissariat spécial de Kourémalé a été saccagé par les manifestantes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : ambiance de fête et promotion d’une nouvelle Constitution ce dimanche

7 avril 2019 à 18 06 32 04324

Un mouvement de soutien à une nouvelle Constitution pour maintenir le professeur Alpha Condé au pouvoir a été organisé ce dimanche, 07 avril 2019, dans la commune urbaine de Siguiri. Une initiative financée par madame Bangoura Gnalèn Condé, cheffe de cabinet à la Primature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’image de Coyah et Dubréka, la ville de Siguiri a vibré au rythme des promoteurs d’une nouvelle Constitution en vue de maintenir Alpha Condé au pouvoir. De nombreuses femmes ont pris part à cette manifestation. On notait la présence des associations de femmes de Siguiri.

Interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, Hawa Diakité, porte parole des femmes, a expliqué les motifs de cette manifestation. « Nous sommes très contentes. Grâce à notre grande sœur, Gnalèn Condé, les femmes de Siguiri se sont donné les mains. Les divisions et les haines qui étaient là sont toutes enterrées grâce à elle.

Elle a envoyé des habits en quantité pour soutenir Alpha Condé. On était frustré, mais tout est fini. Nous sommes pour Alpha Condé. Pas une question de troisième mandat, mais Alpha Condé jusqu’à son dernier jour », a lancé la dame.

Pour sa part, Moussa Philan Traoré, ex gouverneur de Faranah, ex conseiller au ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le référendum se tiendra en vue la Constitution au profit du président Alpha Condé et du parti présidentiel, le RPG Arc-en-ciel.

« Femmes de Siguiri, je suis venu vous rendre visite. L’ingratitude est un acte volontaire, le président Alpha Condé avait dit qu’il mourra pour la cause des femmes. Mais, les femmes de Siguiri sont l’épine dorsale des femmes guinéenne.

Les bêtises qu’on vous dit, ne les écoutez pas. Qu’ils le veulent ou pas, le référendum aura lieu, Dieu a décidé pour le référendum. Il y a 34 ans, le 4 juillet 85, qu’il y a eu le coup Diarra Traoré. Qui pensait qu’aujourd’hui arriverait ?

Celui qui est venu dire que la Guinée ne peut pas aller sans les Malinké, sans les Peuls, sans les Forestiers, c’est Alpha Condé. Celui qui ne veut pas ce dernier est contre Dieu. Je vous invite à voter oui à la nouvelle Constitution », a lancé monsieur Traoré.

Pour le préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, le référendum pour une quatrième République est nécessaire.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : les épreuves font déjà trois morts à Kankan

7 avril 2019 à 11 11 00 04004

Le recrutement annoncé dans les rangs de l’armée guinéenne semble mal parti pour les candidats de la préfecture de Kankan. Après un premier cas de décès enregistré dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019 suite à un malaise, c’est deux autres qui ont rendu l’âme hier samedi 6 avril 2019, à la suite des premières épreuves, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

A peine entamées, les premières épreuves pour ce recrutement font des victimes dans les rangs des candidats de la préfecture de Kankan. Après avoir couru sur une distance de 8 kilomètres, la toute première épreuve, les deux candidats ont rendu l’âme respectivement dans les environs de 15h et 20h.

La première victime s’appelle Michel Pascal Pivi, étudiant en deuxième année à l’école de la santé de Kankan. Originaire de Macenta, le défunt était âgé de 28 ans. Selon nos informations, il était marié à une femme et était père d’un enfant.

« Il avait déposé ses dossiers pour être recruté dans l’armée. Depuis, il faisait des exercices physiques chaque matin et chaque soir. Et aujourd’hui, il était retenu parmi les 1000 qui devaient débuter. Selon ce que nous avons appris, après la course, il était parmi les 100 premiers. Quand il est arrivé au camp, il a pris place il a demandé à quelqu’un de venir verser de l’eau sur son corps.

Quelques temps après, étant assis, il a fait une crise, on l’a immédiatement envoyé à l’hôpital du camp. Mais malheureusement, il n’a pas pu supporter, il a trouvé la mort dans les environs de 15h. C’est un jeune que je connais, physiquement il est bien battu », a témoigné, au micro de Guineematin.com, Toupou Siba, directeur régional de la pêche et de l’aquiculture de Kankan, et beau frère du défunt.

La deuxième victime s’appelle Mamady Traoré, 32 ans. Il était prestataire de profession à l’université de Kankan. Lui aussi était marié à une femme et était père d’un enfant. « C’est dans les environs de 11h qu’un de mes amis militaire au camp m’a appelé pour me dire qu’il ne voit pas Mamady Traoré. Après, il m’a encore rappelé en me disant que Traoré fait partie de ceux qui sont tombés après la course, qu’il peine à se retrouver.

A 15h, il m’a encore appelé pour dire de venir évacuer Traoré à l’hôpital régional. C’est dans la salle de la réanimation qu’il est décédé dans les environs de 20h », a expliqué Dr Mamady Kourouma, assistant du directeur régional du dépôt pharmaceutique de Kankan, et oncle de la victime.

Selon lui, les autorités administratives qui supervisaient les épreuves, ont abandonné ceux qui sont tombés après la course dans la cour du camp « C’est un abandon total que l’autorité a fait aujourd’hui, ils sont laissé nos frères abandonnés à eux-mêmes. J’ai trouvé mon neveu abandonné à l’infirmerie du camp d’une manière révoltante.

Quand j’ai dit ça devant le garde du corps du gouverneur, il m’a dit de ne plus dire ça. Mais, même les militaires du camp étaient mécontents parce que le gouverneur et le Préfet ne font que des va-et-vient, au lieu d’évacuer les victimes à l’hôpital. Si ça continue comme ça, ce n’est pas bon. C’est un abandon total, l’autorité ne fait pas son travail », a-t-il dit.

Il faut signaler que ces cas de mort des candidats relance la question sur la fiabilité des documents que fournissent les candidats pour le dépôt des dossiers, puisqu’en principe, les certificats de visite et de contre visite doivent prévenir ces malaises.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com
Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kankan : à quand l’ouverture des infrastructures réalisées pour la fête de l’indépendance ?

7 avril 2019 à 9 09 47 04474

Plus d’une année après leur inauguration par le président de la République, certaines infrastructures réalisées dans le cadre des fêtes tournantes de l’indépendance guinéenne restent toujours fermées dans la ville de Kankan. Tout comme les citoyens, les autorités communales de la ville disent vouloir, enfin, rendre ces infrastructures fonctionnelles, mais rien n’en est encore, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ces réalisations sont au nombre de six : le grand marché de Lofèba situé en plein cœur de la ville ; le marché et le Lycée d’Excellence, construits au quartier Kankan-Coura, le marché du quartier Bordo, qui est d’ailleurs inachevé. A ces infrastructures s’ajoutent le marché, le centre d’exposition et de vente des produits artisanaux et la gare routière régionale. Ces infrastructures tardent encore être mises à la disposition de la population de Kankan.

Plus d’un mois après l’installation de l’exécutif communal, bon nombre de citoyens se posent la question de savoir à quel moment ces infrastructures vont être rendues aux ayants droit.

Approché par le correspondant de Guineematin.com sur place, le secrétaire général de commune, Laye Camara, a fait savoir qu’une demande a été adressée au préfet de Kankan pour l’ouverture des infrastructures. Selon monsieur Camara, la balle est dans le camp d’Aziz Diop.

Interrogé à ce sujet, le préfet dit avoir pris acte de la demande qui lui a été adressée par la commune. « Effectivement, la nouvelle équipe communale, à travers le maire, m’a écrit pour dire qu’elle souhaite maintenant, très rapidement, satisfaire les femmes par rapport à l’ouverture du marché de Lofèba et de Kankan-Coura.

J’ai apprécié cette demande, j’ai pris acte, et je les encourage, parce que les marchés sont gérés par la commune, de prendre toutes les dispositions pour que ces marchés-là soient ouverts le plus rapidement possible. Il y a des détails qu’ils sont en train de voir pour que ces marchés-là soient prêts », a-t-il laissé entendre.

En attendant cette ouverture, ce sont des milliers de femmes qui souffrent du fait de la distance qui sépare les quartiers périphériques au centre-ville sans compter que les activités économique sont au ralenti.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Kankan : un affrontement fait deux morts et plusieurs blessés à Toukounou

6 avril 2019 à 16 04 06 04064
Image d’archives

Un violent affrontement a éclaté ce samedi, 06 avril 2019 à Toukounou, dans la préfecture de Kankan. Selon les informations confiées à Guineematin.com, ce sont les partisans du nouveau maire de la commune rurale et ceux du patriarche de la localité qui se sont affrontés autour du contrôle de la mairie. Le bilan provisoire fait état de 2 morts et plusieurs blessés.

Depuis son élection à la tête de la mairie de Toukounou, commune rurale située à 125 km de la ville de Kankan, Sékouba Kamissoko n’a toujours pas pris fonction. Il avait même fui la localité juste après son installation par les autorités de tutelle. De retour dans la localité, le maire a décidé d’aller ouvrir les locaux de la mairie pour commencer à travailler.

Mais, c’était compter sans la détermination de ses opposants emmenés par le patriarche de Toukounou. Les deux camps se sont violemment affrontés ce samedi, notamment à l’aide de fusils de chasse. Cet affrontement a fait deux morts et de nombreux blessés, selon un premier bilan fourni à Guineematin.com par des sources locales.

Les mêmes sources précisent que des forces de l’ordre venues de Kankan sont arrivées dans la localité pour calmer la situation, et mener une enquête sur l’origine de ces violences meurtrières. Et, l’arrivée de ces agents a poussé certains à fuir la localité et d’autres à s’enfermer dans leurs maisons par peur d’être arrêtés.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : un candidat meurt à l’échauffement à Kankan

6 avril 2019 à 15 03 06 04064

A peine commencé, le recrutement au sein de l’armée guinéenne a fait une première victime dans la région de Kankan. Dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 avril 2019, un candidat est décédé à l’hôpital régional de Kankan après avoir fait un malaise à l’échauffement rapporte le correspondant de Guineemmatin.com basé dans la préfecture.

La victime se nomme Bakary Laye Keïta, âgé de 23 ans, originaire de la préfecture de Macenta. Selon nos informations, le jeune Laye Keïta était peintre de profession, marié à une femme et père de deux enfants.

Notre source précise que c’est dans la soirée du vendredi 5 Avril 2019, que Bakary Laye Keïta a eu un malaise pendant l’échauffement. Transporté d’urgence à l’hôpital, il est décédé aux environs de 3 h du matin.

« Il était venu à Kankan dans le cadre du recrutement. Il ne souffrait de rien. Ce samedi matin, j’avais accompagné un parent à l’hôpital. C’est là-bas que j’ai vu deux policiers qui cherchaient le président des ressortissants de Macenta.

Ils ont commencé à montrer l’image, disant qu’il y a un jeune qui est décédé dont on ne connait pas les parents. Par curiosité, je me suis approché, j’ai vu la photo. Directement, j’ai dit que c’est mon cousin », a expliqué au micro de Guineematin.com, Lanciné Camara, cousin du défunt.

Toutes nos tentatives pour rencontrer le médecin de garde au service des urgences pour savoir de quoi est mort Bakary Laye Keita sont restées vaines.

A noter que ce samedi, 6 avril 2019, la première vague de candidats au recrutement dans l’armée a couru sur une distance de 6 km pour les filles et 8 km pour les hommes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 13 24

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Justice : après près d’un an de détention, Aïssatou Koulibaly acquittée par le TPI de Kankan

2 avril 2019 à 15 03 45 04454

Le tribunal criminel de Kankan a rendu sa décision dans le procès de Aïssatou Koulibaly, poursuivie pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’accusée a été déclarée non-coupable et acquittée hier lundi, 1er avril 2019, après avoir passé plus de dix (10) mois de détention, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, les faits se sont produits dans la nuit du mercredi 2 mai 2018 dans la commune rurale de Naidèkôrô, relevant de la préfecture de Mandiana. La dame a mortellement poignardé Sayon qui aurait tenté de la violer sous la menace d’un couteau.

Le jeudi 10 Mai 2018, Aïssatou Koulibaly a été placée sous mandat de dépôt à la maison centrale de Kankan avant le début de son procès.

Dans ce dossier, le procureur de la République, Aly Touré, avait requis une peine de 10 ans de réclusion contre Aïssatou Koulibaly. Par contre, son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté avait plaidé l’acquittement de sa cliente qui n’a fait que se défendre.

Dans le verdict rendu ce lundi, « le tribunal constate que le couteau qui a occasionné le décès de Sayon Koulibaly, la victime, était utilisé pour menacer Aissatou Koulibaly ; constate que c’est en se défendant, au risque d’être violée, qu’elle a poussé Sayon Koulibaly avec le dit couteau qui a amené le décès de ce dernier.

Cet acte constituait pour Aïssatou Koulibaly de la légitime défense et, en conséquence, le tribunal la déclare irresponsable pour cause de légitime défense et la renvoi des fins de la poursuite et ordonne sa libération immédiate », a dit le juge Kpoulomou Gbamon.

Après la lecture du verdict, Aïssatou Koulibaly a fondu en larmes. Son avocat, maître Ibrahima Kalil Kanté a exprimé toute sa joie. « Ma cliente était en légitime défense. Un homme est mort, d’accord. Mais, comment cet homme est mort ? C’est ce que le tribunal a fait ressortir, la légitime défense.

Donc, elle est irresponsable de la mort de cet homme. Donc, c’est une fierté. Je ne suis pas content parce qu’elle est libre, mais parce que le droit a été dit », a laissé entendre maître Kanté.

Une position qui contraste avec celle d’Aly Touré, le procureur de la République près le Tribunal de Première de Kankan, qui compte interjeter appel. « Nous allons immédiatement faire appel. Nous avons requis 10 ans de réclusion criminelle, le tribunal a prononcé l’acquittement. Nous n’avons pas compris pourquoi.

Nous ne comprenons pas qu’un individu qui a donné la mort, qui est intervenu suite aux coups et blessures que la victime a reçus, que le tribunal puisse prononcer un acquittement dans cette affaire. De toutes les façons, le tribunal est souverain. Mais, nous estimons que le droit n’a pas été dit et nous comptons faire valoir notre droit de recours et nous l’avons fait », a-t-il dit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Fin du conflit entre sages à Siguiri : Fadama Magassouba désigné patriarche des Magassouba

2 avril 2019 à 12 12 49 04494

Après une longue période d’incompréhension et de tiraillement, les sages des Magassouba de Dankakoro et ceux de la commune urbaine de Siguiri sont enfin parvenus à un consensus. Ils ont unanimement désigné Fadama Magassouba de Dankakoro comme patriarche des Magassouba partout dans le monde. Le sage s’est confié au correspondant de Guineematin.com à Siguiri pour expliquer les raisons qui ont prévalu au choix de sa personne pour être le patriarche des Magassouba.

C’est la fin de deux mois de conflit entre les Magassouba de Dankakoro et ceux de la commune urbaine de Siguiri. Ces derniers se disputaient autour de la mise en place d’une autorité morale de tous les Magassouba partout où ils sont, chacun souhaitant que cette autorité soit issue de ses rangs. Les deux parties ont finalement agi en sages en tombant d’accord sur la personne qui va être leur autorité morale. Il s’agit bien de Fadama Magassouba, le sage de la localité de Dankakoro.

Le nouveau patriarche explique qu’il a été choisi notamment pour son âge. « C’est un travail qui vise à renforcer les Magassouba du monde, nous voulons essayer de se donner les mains et réunir tous les Magassouba. Presque tous les clans ont une institution qui regroupe leurs enfants mais nous les Magassouba, on n’en avait pas. Dieu merci, nous venons d’avoir la nôtre. J’ai été désigné patriarche parce que je suis le plus âgé mais aussi parce que mon village a été le premier à être fondé par les Magassouba », a indiqué Fadama Magassouba.

Le nouveau patriarche sera intronisé au cours d’une cérémonie prévue demain, mercredi 03 avril 2019, dans le district de Dankakoro. Les fils résidents et ressortissants des Magassouba devraient fortement prendre part à cette cérémonie. Les autorités de Siguiri sont également attendues sur place.

A rappeler que les Magassouba sont considérés comme étant les propriétaires de la terre de Siguiri. On les retrouve notamment dans la commune urbaine, à Sèkè (Doko), à Kolonkalan (Norassoba), mais aussi en République du Mali.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : un corps sans vie retrouvé sur un lieu de jeu de hasard

2 avril 2019 à 11 11 22 04224

Le corps d’un jeune homme, âgé d’une trentaine d’années, a été découvert hier lundi, 1er avril 2019, à Kolènda, un district relevant de la sous préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. La victime n’a pas pu être identifiée, mais elle aurait été ligotée et frappée à mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte macabre a eu lieu aux environs de 15 heures à un (1) kilomètre du village de Kolènda. La victime n’a pu être identifiée. Selon les autorités locales, l’endroit où le corps a été retrouvé est fréquenté régulièrement par des jeunes qui s’y livrent aux jeux de hasard.

« Nous avons été informés de la présence d’un corps sans vie sur les lieux par les passants, c’est-à-dire les orpailleurs qui passent par là pour aller au travail. Aussitôt, j’ai informé la sécurité et la Croix-Rouge pour qu’elles s’y rendent. D’après les médecins, la victime a été ligotée et frappée à mort.

Nous ne la connaissons pas et aucun ne la connaît. Mais, le lieu où la découverte a eu lieu est un endroit où des jeunes viennent pour les jeux de hasard », a expliqué Djènè Sékou Condé, le président du district de Kolènda, .

Le corps, non identifié, a été remis aux agents de la Croix-Rouge locale. Ces derniers l’ont inhumé dans la soir du lundi, 1er avril 2019.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un prédicateur de 80 ans se donne la mort par balle à Kintinia

2 avril 2019 à 10 10 50 04504

Un vieil homme âgé de 80 ans a mis fin à ses jours hier, lundi 1er avril 2019 à Kintinia, une sous-préfecture de Siguiri. Il s’est tiré dessus à l’aide de son fusil de chasse, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’acte d’Elhadji Koudaba Namory Camara a surpris plus d’un à Kintinia. Le vieil homme de 80 ans qui est chef de clan et prédicateur islamique, s’est enfermé dans sa douche pour se tirer dessus à l’aide d’un fusil de chasse. Les raisons qui l’ont poussé à se suicider ne sont pas encore connues, mais le sous-préfet de Kintinia annonce l’ouverture d’une enquête pour en savoir plus.

« Nous ne connaissons pas pourquoi il a décidé de se donner la mort. Il a pris son fusil et est rentré dans la douche pour se tirer dessus. Nous sommes étonnés. C’est un homme de Dieu qui prêchait pour l’épanouissement de la religion d’Allah, il était aussi le chef de cabila (clan) de Diatèla. Nous avons instruit la police d’ouvrir une enquête pour connaître les raisons de son suicide », a confié le sous-préfet Aliou Guissé.

Le défunt a inhumé le même jour à Kintinia.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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