Kankan : nouvelle manifestation pour exiger l’installation du conseil communal

4 février 2019 à 17 05 13 02132

Une semaine après leur première manifestation, plusieurs habitants de Kankan étaient à nouveau dans la rue ce lundi, 04 février 2019. Ils ont manifesté pour exiger l’installation de leur conseil communal, élu il y a un an jour pour jour. La manifestation, autorisée, s’est déroulée sans incident, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Contrairement à la semaine dernière, cette fois, les organisateurs de la manifestation ont suivi la procédure légale et ont obtenu l’aval des autorités locales pour tenir leur manifestation. Ils ont mobilisé de nombreux citoyens, des jeunes en majorité, pour protester contre le retard de l’installation de leurs conseillers communaux.

Escortés par un dispositif sécuritaire déployé par les autorités pour encadrer le mouvement, les manifestants se sont rassemblés au niveau du carrefour historique Chérifoula, où ils ont pris le départ. Ils ont défilé dans les rues de la ville avant de passer successivement devant la cour d’Appel, le Tribunal de Première Instance, la préfecture et le gouvernorat de Kankan. Une façon pour eux d’interpeller les autorités sur ce retard et exiger l’installation du conseil communal de Kankan.

Nakany Konaté

A la place des martyrs où ils ont achevé leur manifestation, ces citoyens ont tenu un discours par l’intermédiaire de Nakany Konaté, leur porte-parole. « La brave et laborieuse population de Kankan demande l’installation de son conseil communal, élu depuis un 04 février 2018 lors d’une élection communale à laquelle le peuple a massivement pris part. L’œil des républicains n’est plus affligé par le spectacle impopulaire d’un petit groupe qui souhaite affaiblir l’offre de ce vaillant peuple, pour leur propres intérêts égoïstes », a-t-elle dit.

Les manifestants ont ensuite invité les autorités administratives de Kankan à prendre leurs responsabilités, pour que les élus locaux puissent être installés très rapidement et commencer à travailler. « Monsieur le Préfet de Kankan, connaissant votre affection et votre attachement à cette population de Nabaya, il va falloir que vous preniez votre bâton de pèlerin pour enfin déboulonner cette situation qui a longtemps duré et faire en sorte que le cri de cœur des populations de Kankan tombe dans des bonnes oreilles au niveau de la présidence de la République.

Aux conseillers élus de la mouvance et de l’opposition, nous vous appelons à la sérénité et à penser à la population qui, un beau matin, s’est levée pour vous octroyer leur voix. Mettez Kankan au centre de vos préoccupations, pour qu’un jour vos enfants et petits enfants puissent en être fiers. Populations de Kankan, c’est maintenant ou jamais qu’il faut se battre pour exiger l’installation immédiate de nos élus », a lancé Nakany Konaté, sous les ovations des manifestants.

Moussa Kaba

Après ce discours, les manifestants se sont dispersés dans le calme. Mais, ils annoncent que si leur cri de cœur n’est pas entendu dans un bref délai, ils vont aller installer un jeune à la tête de la mairie de Kankan et faire de lui le maire de la ville. « Si rien n’est fait dans les jours à venir, nous prendrons des dispositions décisives. Nous irons installer un jeune maire à la tête de la mairie. Le peuple va se faire entendre en installant un conseil communal, si toutefois les élus ne peuvent pas s’entendre entre eux pour donner un maire à la paisible population de Kankan », a confié Moussa Kaba, un des jeunes manifestants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Faranah : les nouvelles autorités accueillies sur fond de tension

4 février 2019 à 12 12 38 02382

Les nouvelles autorités administratives de Faranah sont arrivées dans la ville le weekend dernier. Le Gouverneur, Sadou Keïta, et le Préfet, Ibrahima Kalil Keïta, n’ont pas eu besoin de beaucoup de temps pour se rendre compte de la tâche qui les attend. Ils viennent servir dans une ville bouillonnante, comme ils ont pu le constater dès leur arrivée. La prise de service du Préfet a même été ajournée en raison d’un accrochage entre groupes rivaux, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Tout a commencé le samedi dernier, 02 février 2019, lors de la cérémonie de réception du nouveau Gouverneur de Faranah. La division, d’abord au sein du RPG Arc-en-ciel, est apparue au grand jour à cette occasion. Un responsable local du parti au pouvoir a pris la parole pour entonner des slogans qui sont répétés par la foule, mobilisée à plusieurs kilomètres de la ville pour accueillir le nouveau Gouverneur de Faranah.

« Vive le président Alpha Condé ; Vive le RPG Arc-en-ciel », a-t-il entre autres dit dans une liesse populaire. Mais, lorsqu’il a dit : « vive le comité de crise », les réactions de la foule ont été divergentes. D’aucuns ont répété le slogan, tandis que d’autres ont laissé éclater leur colère. « A bas le comité de crise », ont-ils répondu. Les deux camps opposés se sont séparés à queue de poisson.

A noter que le comité de crise, c’est l’instance qui dirige actuellement les affaires courantes du parti au pouvoir. Il a été mis en place par des jeunes frondeurs, suite à la défaite du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Faranah lors des élections locales du 04 février 2018. Depuis, les dirigeants des différentes fédérations du parti dans la ville, dissoutes, et ceux du comité de crise ne conjuguent pas le même verbe.

Mais, si les deux camps rivaux du RPG Arc-en-ciel se sont limités à des simples divergences verbales, tel ne fut pas le cas entre le comité de crise du parti au pouvoir et les partisans de la liste indépendante qui a raflé la mairie de la ville. Ces deux parties se sont affrontées, le dimanche 03 février 2019, dans les locaux de l’ENI de Faranah, où devait avoir lieu la cérémonie de passation de service entre les Préfets sortant et intrant.

Pendant que les partisans du mouvement indépendant pour le développement local de Faranah étaient assis dans la salle avec d’autres invités, les membres du comité de crise du RPG Arc-en-ciel sont arrivés sur les lieux avec un bruit assourdissant. Outre les bruits de leurs engins, ils entonnaient, à haute voix, des slogans comme : « vive le comité de crise ». Ce qui a amené beaucoup de personnes, apeurées, à sortir de la salle pour s’éloigner des lieux.

Choqués par ce comportement, les partisans du mouvement indépendant sont sortis exprimer leur mécontentement aux jeunes du parti au pouvoir. Immédiatement, des échauffourées ont éclaté entre eux. Les deux camps se sont affrontés à l’aide de cailloux entre autres, faisant des blessés. Cet accrochage a amené les autorités à reporter la passation de service entre les Préfets sortant et entrant au mercredi prochain.

De Faranah, Mamadouba Bangoura et Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

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Siguiri : un éboulement fait au moins 17 morts

4 février 2019 à 10 10 46 02462
image d’archive

Au moins 17 personnes ont péri dans un éboulement survenu dans la soirée du dimanche, 03 février 2019, dans une mine d’or de Siguiri. Les recherches se poursuivent pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes dans le trou, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les habitants de Fradjani, district relevant de la sous-préfecture de Norasoba, dans la préfecture de Siguiri, sont actuellement sous le choc. Cela, suite à un éboulement survenu le dimanche, 03 février 2019, aux environs de 19 heures, dans une mine d’or de la localité.

Selon Alpha Kabinet Doumbouya, vice maire de la commune rurale de Norassoba, joint au téléphone par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, 17 corps ont été sortis du trou et les recherches sont toujours en cours.

« C’est une ancienne mine d’or, maintenant le lieu est exploité par des machines qui chargent les camions bennes. Hier, après ces machines, les mineurs ont accouru pour descendre dans le trou. C’est ainsi que les granites qui étaient déposés en bordure du trou sont tombés sur les gens. Pour l’instant, on a trouvé 17 morts mais les recherches continuent. Le trou est profond, nous cherchons à vérifier jusqu’au fond pour voir s’il n’y a pas d’autres victimes », a confié l’élu local.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : un orpailleur assassiné par des inconnus

4 février 2019 à 10 10 21 02212

Un orpailleur d’une cinquantaine d’années a été assassiné hier, dimanche 03 février 2018, dans la préfecture de Siguiri. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui en pleine brousse avant de disparaître. Sur place, on pense à un règlement de compte d’autant que les assassins n’ont pris aucun bien que possédait la victime, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet assassinat a eu lieu entre Bourèfên et Sèndougou, deux districts relevant de la sous-préfecture de Doko, sur la route Siguiri-Kourémalé. Nansa Laye Camara, orpailleur, âgé de 56 ans, se rendait au marché hebdomadaire de Soumbraköba pour ses affaires, lorsque des inconnus ont ouvert le feu sur lui en pleine brousse. Des passants l’ont trouvé sur les lieux et l’ont transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral de Siguiri, où il a rendu l’âme.

Sa famille pense à un règlement de compte. « Ce soir, j’étais à la maison, lorsque j’ai reçu un appel m’informant que des bandits ont tiré sur mon frère et qu’il est admis à l’hôpital. Je suis venu trouver qu’il a reçu la balle au niveau de l’abdomen. Les médecins m’ont donné son ordonnance, je suis allé payer les produits.

Mais, à mon retour, j’ai trouvé qu’il était déjà mort. Les gens qui ont tiré sur lui voulaient juste l’assassiner parce qu’ils n’ont rien pris : sa moto, son téléphone et son sac, ils n’ont rien pris de tout ça », témoigne Djémori Diabaté, un parent du défunt.

Pour l’heure, l’identité du ou des meurtriers de Nansa Laye Camara et leurs motivations restent inconnues.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Affrontement entre RPGistes à Faranah : la passation de service entre les préfets est perturbée

3 février 2019 à 12 12 13 02132

Dans la matinée de ce dimanche, 3 février 2019, l’école normale d’instituteurs (ENI) de Faranah devait abriter la cérémonie officielle de passation de service entre les préfets sortant et entrant. Mais, à peine commencée, la cérémonie a été perturbée par un affrontement entre des adversaires qui militent tous au sein du parti au pouvoir, rapporte un correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

La profonde adversité qui oppose les membres du comité de crise et ceux de la commission dissoute (qui sont tous du RPG arc-en-ciel) a perturbé la passation de service entre Elhadj Ibrahima Kalil Keita, ancien préfet de Siguiri (muté dans les mêmes fonctions à Faranah) et monsieur Alpha Oumar Keita, qui devait passer le témoin à son successeur.

Malheureusement, les jets de pierres ayant même entraîné des blessés entre les RPGistes a nécessité l’intervention des forces de l’ordre. Ce qui a contraint les autorités à suspendre la cérémonie et à quitter les lieux dans une totale confusion.

A suivre !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Affrontement à Mandiana : « on m’a parlé de 2 morts » (maire de Balandougouba)

2 février 2019 à 15 03 04 02042

Selon des citoyens de Mandiana qui ont contacté Guineematin.com au téléphone, un affrontement entre Sidikila et Kegnekoura (deux villages de la sous-préfecture de Balandougouba) a engendré plusieurs victimes par balles. Certains parlent de cinq morts (trois du côté de Sidikila et deux citoyens de Kégnekoura et de plusieurs blessés. Mais, le maire de la commune rurale parle de deux morts…

A en croire nos sources, l’affrontement enregistré dans la matinée de ce samedi, 2 février 2019, s’est déroulé dans le secteur de Sansané, relevant du District de Sidikila. Si ces villageois s’affrontent depuis 2010, le problème de ce matin serait parti d’une arrestation de plusieurs citoyens de Sidikila dont au moins trois sages (Bandia Keita, Namory Keita, Famba Traoré) par le PA militaire installé dans la mine. Révolté par cette arrestation, les villageois seraient allés réclamer la libération de ces personnes. Mais, le refus des militaires a été aggravé par le soutien de leurs adversaires et voisins de Kégnékoura. Ce qui aurait occasionné des morts et blessés.

Joint au téléphone par Guineematin.com, monsieur Siaka Keita, le maire de la commune rurale a confirmé l’affrontement. Mais, pas le nombre de morts. « On m’a parlé de deux morts et des blessés », dit-il. Interrogé sur le cas des blessés graves qui auraient été évacués, le maire a dit n’avoir pas suffisamment d’informations pour le moment. « Chaque camp garde chez lui ou fait évacuer des blessés ou des morts. Personnellement, je n’ai que les informations qui me sont remontées par mon conseiller qui est sur place. C’est lui qui m’a dit qu’il a vu deux corps. C’est pour cela que je parle de deux morts », a indiqué l’élu communal.

A suivre !

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Retard de l’installation du conseil communal de Kankan : le RPG et l’UFDG rejettent toute responsabilité

2 février 2019 à 12 12 38 02382

Qu’est-ce qui retarde la mise en place du conseil communal de Kankan ? Cette question revient avec insistance dans les débats depuis plusieurs semaines dans le Nabaya. Et, le préfet de Kankan a apporté une réponse à cette interrogation des citoyens. Aziz Diop a indiqué que ce retard est imputable aux conseillers élus qui n’arrivent pas à s’entendre pour mettre en place leur bureau exécutif. Mais, cette sortie de l’autorité préfectorale a aussitôt fait réagir les responsables du RPG Arc-en-ciel et de l’UFDG, qui ont rejeté toute responsabilité dans cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Aziz Diop

« A partir du moment où on est conseiller, on n’est plus membre d’un parti politique, on n’est plus RPG, on n’est plus PEDN, on n’est plus UFGD, on est conseiller au service de la commune. Vous avez fait votre travail, mais si les 41 conseillers auxquels vous avez fait confiance ne parviennent pas à conjuguer le même verbe, il n’y a pas de consensus pour un bureau », a déclaré le préfet de Kankan devant des jeunes qui ont manifesté dans la ville la semaine dernière pour réclamer l’installation de leur conseil communal.

Aziz Diop a fait comprendre aux manifestants que le retard de la mise ne place de l’exécutif de la mairie est dû à un manque de consensus entre les élus eux-mêmes. Mais, les partis politiques ayant le plus grand nombre de conseillers élus à la mairie de Kankan n’ont pas tardé à démentir cette version du préfet. Le secrétaire fédéral de l’UFGD à Kankan, dont le parti est arrivé deuxième aux élections locales avec 4 conseillers élus, indique que c’est plutôt l’administration qui est responsable de ce retard.

Antoine Dogbo Guilavogui

« Que le Préfet se hasarde à dire que c’est les 41 conseillers qui ne sont pas d’accord, il a dérouté, il est passé à côté de la réalité. Nous, on a vu le Préfet, nous avons dénoncé les comportements du RPG, qui prend Kankan en otage. Ce qui est vraiment grave. Donc nous sommes allés dans le bureau du Préfet pour dénoncer cette situation, mais il nous a dit qu’il n’est pas responsable de ce qui arrive. Comment il peut dire que le RPG et nous, on ne s’entend pas pour mettre en place l’exécutif communal. La faute est imputable à lui-même le Préfet et au ministre Bouréma Condé », a réagi Antoine Dogbo Guilavogui.

Dans les rangs du RPG Arc-en-ciel également, on rejette toute responsabilité dans ce retard. Le parti au pouvoir, qui est arrivé largement en tête du scrutin du 04 février 2018, avec 29 conseillers sur les 41 que compte la mairie de Kankan, assure qu’il n’y a aucun problème en son sein et qui pourrait retarder la mise en place de l’exécutif communal comme les gens le prétendent.

Taliby Dabo

« En tout cas, en ce qui concerne le RPG Arc-en-ciel, on n’est tout à fait prêts. Si on organise aujourd’hui l’élection, on va l’emporter. Il n’y a aucun problème chez nous, je crois que le Préfet n’a pas besoin de l’avis d’une formation politique pour organiser l’élection. Nous, on ne que peut que désigner nos candidats, mais le choix de la date pour la tenue de l’élection incombe à l’administration et non aux partis politiques. C’est elle qui doit convoquer les conseillers pour l’installation. Ce jour-là d’ailleurs, nous les responsables politiques, nous ne serons même pas dans la salle. Donc, il ne nous revient pas d’alerter l’administration pour dire qu’on est prêts, c’est elle qui fixe une date et nous informe. C’est comme ça que ça s’est passé dans toutes les préfectures de la Guinée », a déclaré Taliby Dabo, membre de la coordination régionale du RPG-AEC et directeur de campagne du parti à Kankan.

Les habitants de Kankan restent donc dans un flou total quant à la raison qui empêche l’installation de leur conseil communal, une année après son élection. Et, de plus en plus de citoyens commencent à s’impatienter, comme le témoigne la manifestation de rue organisée la semaine dernière dans la ville, pour réclamer la mise en place de l’exécutif de la mairie afin que les élus puissent se mettre à la tâche qui leur est confiée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Le procureur de Siguiri aux jeunes : « on ne reculera sous l’effet d’aucune contestation de masse »

1 février 2019 à 19 07 34 02342

Le parquet de Siguiri a rencontré la jeunesse des seize quartiers de la commune urbaine, ce vendredi 1er février 2019. La démarche vise à inviter les jeunes, regroupés en brigades de surveillance, à ne pas verser dans la contestation des décisions de justice, comme c’est souvent le cas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La contestation des décisions de justice est récurrente dans la ville de Siguiri. Régulièrement, des jeunes en colère manifestent leur opposition devant certains actes posés sur le terrain. C’est pour inviter les jeunes à mettre de l’eau dans leur vin et à respecter la loi que le procureur, Alghassimou Diallo, les a rencontrés.

Selon lui, « je ne marcherai pas sur le dos de la cuillère sur les contestations de masse, à chaque fois qu’une personne est interpellée. Le dernier cas, c’est certaines personnes de Doko qui auraient cassé le domicile du président de district, qui a fait une plainte contre les personnes qui se sont attaquées à son domicile. Ceux-là ont été interpellés. Compte tenu de la gravité, j’ai pris décision de les maintenir en détention. Il y a un groupe de jeunes qui est venu marcher ici, que ces gens n’iraient pas en détention », a expliqué le procureur.

Alghassimou a invité les jeunes à se ressaisir pour que force reste à la Loi. « Je ne marchande pas, quand je décide ou un autre magistrat décide, on ne reculera sous l’effet d’aucune contestation de masse. Imaginez qu’on tue votre enfant. Quand vous portez plainte, vous voulez qu’une suite judiciaire soit donnée à votre plainte. Accepteriez vous que vous vous promenez au quartier avec le présumé assassin de votre enfant ? Respectons la loi, car force doit rester à la loi », a martelé le procureur.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Elevage : la fièvre aphteuse signalée à Lola

1 février 2019 à 18 06 18 02182

La fièvre aphteuse continue sa propagation en Guinée. Après avoir touché plusieurs préfectures de la Haute Guinée, la maladie vient d’être signalée dans la région forestière du pays. C’est notamment à Lola, où l’élevage est bien pratiqué. De retour d’une rencontre régionale consacrée à cette maladie, la directrice préfectorale de l’élevage de Lola a accordé un entretien au correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Pierrette YARATO a parlé de cette fièvre qui attrape les animaux et ses conséquences.

Décryptage !

Guineematin.com : vous rentrez d’une rencontre régionale tenue à N’Zérékoré et qui était consacrée à la fièvre aphteuse. Une maladie qui a fait son apparition récemment dans la préfecture de Lola entre autres. Parlez-nous de cette maladie qui reste très peu connue de nos concitoyens.

Pierrette YARATO : depuis le 29 janvier 2019, nous étions à N’Zérékoré avec une mission venue de Conakry pour nous parler de la maladie animale : la fièvre aphteuse. Depuis le mois de mai 2018, la fièvre là est apparue en Guinée. Elle a commencé par Kankan, avant de toucher Siguiri et Kouroussa. Aujourd’hui, elle a été signalée à Beyla, Kérouané, Lola et N’Zérékoré. Cette maladie est très dangereuse et très contagieuse.

Guineematin.com : quand vous dites qu’elle est très contagieuse, est-ce que ça veut dire qu’elle peut toucher aussi les êtres humains ?

Pierrette YARATO : non, c’est une maladie qui touche uniquement les animaux. Ça attaque les bovins, les caprins, les porcins mais elle n’est pas zoonose. Aujourd’hui, nous sommes obligés de sensibiliser tous nos éleveurs parce que beaucoup ne connaissent pas cette maladie. Cette maladie est très contagieuse. Vous imaginez depuis Kankan là-bas, Siguiri a reçu, Kérouané a reçu et elle se trouve aujourd’hui à Lola. Donc il faut être prudent, surtout avec le déplacement des animaux d’une localité à une autre. Cela peut favoriser la propagation de la maladie. Donc nous devons éviter le transfert des animaux et mettre en quarantaine tous les animaux qui se trouvent dans les zones touchées par la maladie.

Guineematin.com : comment peut-on reconnaître un animal qui est atteint de cette maladie, quels sont les symptômes ?

Pierrette YARATO : les symptômes sont là. Il y a des lésions (plaies, inflammations) au niveau du nez, des lèvres, entre les onglons, au niveau de la langue ; il y a aussi la perte d’appétit. Et la mortalité est très forte chez les jeunes animaux parce que les vaux n’arrivent pas à téter. Si vous constatez ça, vraiment le mieux c’est d’informer le service vétérinaire.

Guineematin.com : il y a souvent des éleveurs étrangers qui circulent avec leurs animaux dans les villages de la préfecture de Lola. Qu’est-ce que vous comptez faire dans ce sens pour couper la chaîne de propagation de la maladie ?

Pierrette YARATO : récemment, j’étais dans la sous-préfecture de Foumbadou, pour sensibiliser les éleveurs afin de ne pas camoufler les maladies. Avant, ils (les éleveurs) camouflaient les maladies parce qu’ils pensaient qu’en informant les vétérinaires, on va abattre tous les animaux. Nous les sensibilisons donc pour qu’ils signalent tout cas suspect de fièvre aphteuse. Et, chaque fois qu’un éleveur constate un cas de maladie, il doit informer les chefs de postes qui sont dans les villages, et ceux-là aussi doivent nous informer, on prend des précautions pour ne pas que la maladie se propage.

Je vous dis que bientôt on va faire la vaccination surtout dans les zones tampons, les zones où la maladie n’est pas encore arrivée. Le gouvernement guinéen, appuyé par la Banque Mondiale, la FAO et le PASAG, a obtenu le vaccin pour couvrir les zones tampons. Donc, les éleveurs sont tenus de déclarer les cas cliniques constatés.

Guineematin.com : est-ce qu’on peut consommer la viande d’un animal atteint de cette maladie ?

Pierrette YARATO : la consommation n’affecte pas les êtres humains. La fièvre aphteuse n’est pas une maladie qui contamine l’Homme, mais elle détruit l’économie du pays. Si tu es éleveur et n’arrives pas à traiter ton animal, tu peux l’abattre et consommer la viande. Mais, on ne se lève pas comme ça pour abattre aussitôt que possible, on veut que l’élevage évolue. Donc on est obligé de traiter les animaux malades.

Entretien réalisé à Lola par Léopold Konté pour Guineematin.com

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Kankan : Youssouf Kaba du mouvement AN DI SE tacle le RPG-AEC

1 février 2019 à 15 03 06 02062

L’impatience et l’inquiétude s’installent chaque jour un peu plus dans la ville de Kankan suite au retard dans la mise en place de l’exécutif communal. C’est le cas de Youssouf Kaba, alias Kassouf, président du mouvement AN DI SE et candidat indépendant, élu lors des élections de février 2018, qui accuse le RPG Arc-en-ciel d’être à la base du problème, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cela fera bientôt un an que le vote au compte des élections locales a eu lieu en Guinée. Mais, jusqu’à maintenant, au moins quatorze communes urbaines et rurales n’ont pas encore l’identité de leurs maires à cause des petits calculs politiques. Ce retard crée un malaise aussi bien chez les populations que chez les acteurs impliqués dans le processus.

Youssouf Kaba, président du mouvement AN DI SE et candidat indépendant à la mairie de Kankan

Pour Youssouf Kaba, président du mouvement AN DI SE et candidat indépendant à la mairie de Kankan, invité de l’émission A l’horizon des actualités de la radio Horizon FM de Kankan, c’est le parti majoritaire qui a pris le processus d’installation en otage. « C’est le problème interne du RPG qui est en train de nous prendre tous en otage, et l’administration et les autres conseillers, mais aussi les citoyens. Si le conseil était installé depuis longtemps, ce petit temps nous aurait permis de faire ne serait-ce que l’assainissement de la ville. Si jusque-là rien ne se passe et il y a pas un problème majeur, ça veut dire que vous les medias, vous devez savoir ce qui se passe, parce que c’est un petit groupe qui a pris tout le monde en otage, même le RPG est pris en otage. Ce n’est pas le souhait des bons cadres du parti de voir Kankan dans cet état. Je refuse qu’une minorité sans conscience prenne en otage notre ville ».

A la question de savoir si la division qui sévit actuellement dans les rangs du parti présidentiel ne fait pas l’affaire de ses adversaires, le numéro un du mouvement AN DI SE répond : « je ne souhaite pas qu’il y ait de la division au sein du RPG pour que je devienne maire. Je voudrais que l’ensemble des 29 conseillers se réunissent pour que je puisse les battre, pour devenir maire, parce que je voudrais que les gens apprécient les projets de société et les compétences des gens, leur engagement pour le développement socioéconomique de la ville de Kankan. Donc, diviser les gens pour régner, ce n’est pas de moi ».

Même si son mouvement n’a qu’un seul conseiller élu pour l’élection du maire, Youssouf Kaba dit croire en ces chances. « Les gens disent aujourd’hui dans les couloirs, s’ils ne sont pas d’accord entre eux, pourquoi ne pas donner la tête de la mairie au candidat indépendant ? J’ai toujours dit que les partis politiques à Kankan ne sont pas crédibles. Imaginez-vous, les partis politiques qui se sont battus depuis 2010 pour la tenue des élections locales, à Kankan, ils sont partis négocier des gens pour qu’ils soient leurs candidats, parce qu’ils n’avaient pas des personnes préparées pour une mairie aussi importante comme Kankan ».

A noter qu’en début de semaine, de nombreux jeunes de la commune urbaine de Kankan sont descendus dans les rues pour exiger l’installation du conseil communal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Aziz Diop, préfet de Kankan : « Alpha Condé doit rester jusqu’en 2025 »

30 janvier 2019 à 15 03 28 01281
Aziz Diop, préfet de Kankan

L’idée d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé semble bien faire son chemin, et ses promoteurs se font de plus en plus entendre. C’est le cas notamment du préfet de Kankan, Aziz Diop. L’administrateur s’est prononcé en faveur du maintien du président Alpha Condé au pouvoir jusqu’en 2025, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au fur et à mesure que 2020 approche, le débat autour d’une modification constitutionnelle pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat agite de plus en plus les débats en Guinée. Le préfet de Kankan s’est prononcé sur le sujet le lundi dernier, 28 janvier 2019.

Aziz Diop s’expliquait devant un groupe de journalistes sur le problème survenu lors du lancement de la coupe nationale d’haltérophilie qui était prévu dimanche dernier dans la ville et qui a tourné au fiasco, lorsqu’il a évoqué la question d’un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen.

« C’est une coupe nationale qui porte le nom de notre grand leader, Professeur Alpha Condé, qui doit rester jusqu’en 2025 (…) En tout cas, la jeunesse de Kankan est prête. Celui qui s’oppose au troisième mandat, cela n’engage que lui, mais le peuple est pour le troisième mandat. C’est pourquoi on a dit 2020, le progrès dans la continuité », a notamment déclaré Aziz Diop.

Cette sortie du préfet de Kankan intervient à un moment où plusieurs mouvements de soutien ont commencé à battre campagne à Kankan, en faveur d’un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Faranah : les atouts du gouverneur Sadou Keïta pour réussir sa nouvelle mission

29 janvier 2019 à 9 09 17 01171
Sadou Keita, nouveau Gouverneur de Faranah

L’ancien gouverneur de Labé, Sadou Keïta dispose de plusieurs atouts pour réussir sa nouvelle mission dans les fonctions de nouveau gouverneur de Faranah, en Haute Guinée, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le gouverneur Sadou Keïta a une finesse politique, une sagesse intellectuelle et une souplesse de caractère lui permettant de réussir ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Faranah, en Haute Guinée. Ces atouts majeurs apparaissent quelques faits marquants de sa vie familiale, professionnelle, administrative et politique.

Sur le plan familial, Sadou Keïta réussi à faire cohabiter sous son toit, trois épouses issues respectivement des grandes familles Sangaré de Dinguiraye, Kaba de Kankan et Kouyaté de Faranah. Ces liens sacrés du mariage lui offrent naturellement des piliers sur lesquels il pourra s’adosser pour réussir sa mission, atteindre ses objectifs et dérouler, sans fausses notes, l’agenda du président Alpha Condé auprès des populations de la Région Administrative de Faranah.

Sur les plans professionnel, administratif et politique, Sadou Keïta connait bien la Haute Guinée où il a servi plus de 30 ans en qualité de professeur à l’Université de Kankan. Pendant ce temps, il assumait des missions d’avocat populaire près des juridictions de jugement de la région, de directeur préfectoral de la jeunesse de Kankan, d’attaché de cabinet, de chef de cabinet et de directeur du bureau de stratégie de développement de la région.

Il a été même secrétaire fédéral du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP) de Kankan, au moment où le RPG était ingérable en Haute Guinée. Malgré tout, il cohabitait pacifiquement avec les irréductibles inconditionnels du Professeur Alpha Condé, alors principal opposant radical au régime de feu Général Lansana Conté.

Haali poular natif de Mamou, Sadou Keïta est également ancré dans la culture mandingue. Un brassage culturel qui constitue, à n’en pas douter, un atout majeur pour réussir la coordination du développement et la consolidation de la paix dans les différentes localités de la région de Faranah.

Sans oublier qu’à Labé, il a réussi avec une population caractérisée par le manque de sincérité dans les relations entre gouvernants et gouvernés. Tout le monde ou presque est capable de te dire oui alors que, du fond du cœur, c’est non. C’est généralement après coup que tu te rends compte que le mot ‘’oui’’ arraché si facilement de la bouche de ton interlocuteur a été lâché juste par respect pour ta personne pour ne pas te frustrer.

Par contre, en Haute Guinée, tu es toujours prévenu à temps qu’ils ne sont d’accords, parce qu’ils te disent toujours, en toute sincérité, ce qu’ils pensent réellement du service que tu sollicites d’eux. C’est autant dire que le nouveau gouverneur de Faranah ne sera pas surpris par les évènements dans ses nouvelles fonctions, dans cette partie de la Haute Guinée. Car, on dit souvent qu’un homme averti est à moitié sauvé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Manifestation à Kankan : des citoyens réclament l’installation de leur conseil communal

28 janvier 2019 à 19 07 58 01581

Plusieurs habitants de Kankan ont manifesté dans la rue, ce lundi 28 janvier 2019. Ils sont sortis réclamer l’installation de leur conseil communal qui se fait attendre depuis une année environ, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La ville de Kankan est l’une des communes qui n’ont pas encore leur conseil communal, élu à l’issue des élections communales de février 2018, installé. Le retard de l’élection de l’exécutif de la mairie et l’installation du conseil communal, sont dus à un problème qui mine le RPG Arc-en-ciel. Le parti au pouvoir qui a largement remporté le scrutin du 04 février 2018, peine à trouver un candidat consensuel au poste de maire. Et de cette situation, les habitants de Kankan en ont marre.

C’est pourquoi, un groupe de jeunes a décidé d’organiser cette marche pacifique pour exiger l’installation du conseil communal. Les manifestants ont entamé leur mouvement au niveau du rond-point Komarala et ont défilé dans les rues de la ville en scandant des slogans comme : « Nous voulons nos maires ; installez nos maires ; trop c’est trop ». Mais, les jeunes qui ont réussi à rallier plusieurs habitants des zones traversées derrière leur mouvement, n’ont pas pu aller au bout de leur manifestation.

Ils ont été stoppés devant le stade préfectoral M’Ballou Mady Diakité par un dispositif sécuritaire mis en place par le préfet de Kankan. Aziz Diop a demandé aux manifestants de se disperser au risque de se faire arrêter. Ce que les meneurs du mouvement ont catégoriquement refusé. Après une chaude dispute entre les deux camps, Aziz Diop a réussi finalement à convaincre les manifestants à aller discuter de la question avec lui à la préfecture.

Au cours de cette rencontre tenue dans la salle de conférence de la préfecture, Nakany Konaté, la porte-parole du collectif des jeunes pour le développement, a exprimé la colère des jeunes de Kankan face au retard de l’installation de leurs élus locaux. « Nous jeunes, nous sommes réunis ce matin par rapport au retard de l’installation du conseil communal. On a beaucoup attendu, puis on a réfléchi en collectif et on s’est posé la question de savoir : pourquoi le retard de l’installation du conseil communal ? Nous avons voté pour avoir un maire, pour le bon fonctionnement de la commune urbaine, nous n’avons pas d’information sur tout ce qui tourne autour de ce problème, pourtant nous sommes des citoyens de Kankan.

C’est dans ce souci, que nous avons adressé une demande au secrétaire général de la commune qui assume le rôle du maire, pour que la hiérarchie soit informée. Mais, il a refusé de la prendre. Il nous a dit de bien regarder autour de nous si la commune n’est pas bien gérée, si jamais la commune ne fonctionne pas bien de le dire, que pour le moment il n’y a aucun problème et qu’on n’a pas à s’inquiéter. Donc il a rejeté la lettre. C’est pourquoi on est sorti ce matin pour venir rencontrer les autorités, leur demander à ce qu’elles nous aident à installer nos conseillers communaux », a-t-elle dit sous les ovations des jeunes.

Même s’il a fustigé la démarche des jeunes qu’il juge non conforme à la procédure, le préfet de Kankan a tout de même reconnu que les citoyens ont le droit d’interpeler les autorités sur leurs préoccupations. « Les citoyens ont le droit de demander aux autorités pourquoi la non installation du conseil communal. S’il y a quelqu’un qui est fatigué aujourd’hui, qui a honte aujourd’hui à Kankan, c’est bien le Préfet Aziz Diop. Vous citoyens, vous vous êtes acquitté de votre devoir civique en élisant les conseillers, vous êtes en train de m’aider parce que c’est une charge. Mais si les 41 conseillers ne s’entendent pas, il n’y a pas de consensus pour le bureau. Mais même s’ils sont prêts aujourd’hui, on va installer le conseil de la commune. Vous avez bien fait aujourd’hui de m’interpeler, même si la forme a manqué. Mais je vous demande de retourner chez vous. Je vous félicite et je vous encourage, je vous demande de rentrer chez vous paisiblement », a lancé Aziz Diop.

Les manifestants ont entendu l’appel du préfet et ont décidé de rentrer chez eux dans le calme. Mais, ils promettent, si rien n’est fait très rapidement pour installer le communal de Kankan, de se faire entendre encore dans les jours à venir.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Dr Sampou Mamy : « le VIH/SIDA évolue à grand pas en Haute Guinée »

28 janvier 2019 à 8 08 19 01191
Dr Sampou Mamy, Médecin chargé de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA

Le virus du SIDA, autrement appelé Virus Immuno-Humain (VIH), se propage en Haute-Guinée de manière inquiétante. Selon le dernier rapport publié par le centre de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA, l’indice de prévalence n’a fait qu’augmenter dans la région. Le phénomène des rapports sexuels non protégés est la cause fondamentale de cette situation alarmante, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A l’hôpital régional de Kankan, se trouve une unité spéciale de médecins chargés de s’occuper des personnes touchées par le VIH/SIDA. Selon Dr Sampou Mamy, Médecin chargé de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA, les statistiques sont inquiétantes pour ce qui est de l’année 2018.

Plus de 3.000 personnes porteuses du VIH/SIDA, ont été enregistrés au sein de ce service, apprend-on. Mais, à peine 2000 suivent régulièrement le traitement avec les Anti Rétroviraux (ARV). « Aujourd’hui, nous sommes à 3368 malades enregistrés chez nous. Mais, ceux qui viennent régulièrement prendre des médicaments sont au nombre de 2000. Parce que, dans les 3000 là, il y a des malades qu’on a transférés sur d’autres sites, d’autres sont décédés, on a perdu d’autres de vue et qui ont abandonné le traitement. Ils sont plus de 1000 », a-t-elle fait savoir.

Dr Sampou Mamy

Compte tenu de la gravité de cette situation, Dr Sampou Mamy profite de notre entretien pour tirer la sonnette d’alarme face au danger qui guette les populations de la Haute Guinée. « Il y’a vraiment un problème au niveau de la Haute Guinée. Il faut que les gens sachent que le VIH/SIDA est en train d’évoluer à grand pas en Haute Guinée, avec 3368 cas. Le taux de prévalence est à 1.7 aujourd’hui, et au niveau de la Haute Guinée on est à 14% ».

Pour parer à toute éventualité, Dr Sampou Mamy invite les citoyens à faire preuve de prudence et surtout de faire leur test de dépistage pour connaitre leur statut sérologique et d’éviter les comportements à risque.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Rencontre annuelle entre le PDG et les Travailleurs de SMD Lefa

28 janvier 2019 à 7 07 20 01201

Dans son programme habituel de tournée dans les mines de Nord gold, M. Nikolaï Zelenski, PDG du groupe NORDGOLD, a rencontré les employés de SMD Lefa le mercredi 16 janvier 2019. Il a commencé son allocution en exprimant ses meilleurs vœux du nouvel an à l’ensemble des employés, ensuite remerciés les travailleurs de Lefa pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer pour l’amélioration de la production et l’atteinte des objectifs. étant la devise de Nord gold, Le PDG a exhorté les travailleurs à placer ce concept au centre de leurs activités.

M Zelenski a abordé plusieurs points relatifs aux investissements en cours pour l’amélioration de la production, les travaux de prospection dans la zone d’Iroda, l’ouverture des nouvelles mines de Kankarta West et de Kassa –Kassa ainsi que la sécurité et la santé des travailleurs. Il a également salué l’engagement du personnel pour l’atteinte des objectifs en 2018 et promis la poursuite et le renforcement des programmes de formation des employés locaux ainsi que leur promotion à des postes de responsabilité tels que les postes de directeurs occupés par Me Ibrahima Camara, M. Sékou Camara, des postes de chefs services et de surintendants occupés par certains guinéens tout cela dans le cadre de la guinéanisation des emplois. Il a fait une mention particulière sur Me Ibrahima Camara, directeur du département Juridique et des relations Publiques, en le remerciant pour ses efforts qui ont permis d’obtenir la nouvelle convention minière et la nouvelle concession minière garantissant ainsi la vie de la société pour les 15 années à venir.

En 2019, le Groupe Nordgold vise l’augmentation de la production, la rénovation, l’extension et l’équipement des cités de Fayalala et Tombani ainsi que de la clinique de léro pour améliorer les conditions de vie, de santé et de travail des employés guinéens. Le PDG a mis à profit cette rencontre pour répondre à quelques questions des travailleurs relativement notamment à l’amélioration des conditions de travail avant de procéder à un tirage au sort dont les prix portaient sur 1 panneau solaire, 1 poste téléviseur et 1 moto.

Dans le cadre de l’accroissement de la production, la Direction de SMD LEFA entend ouvrir sa nouvelle mine de Banora, dans la Préfecture de Dinguiraye, dont les réserves ont été identifiées pour exploitation à court terme. Une visite de prise de contact et de reconnaissance des deux mines de Banora a été faite par une forte délégation de la SMD le mardi 22 Janvier 2019. Monsieur le Préfet de Dinguiraye, les autorités locales et les populations de Banora ont réservé un accueil très chaleureux à cette délégation avant de lui exprimer l’attente et l’espoir immense des populations de cette contrée de voir les mines opérationnelles au courant 2019 ou 2020.

En ce qui concerne la contribution au développement communautaire sur fonds propres de la SMD Lefa, beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens en 2017 et 2018 avec une dépense de plus d’USD 1 000 000 comprenant les constructions, les dons, aides, assistances et les compensations. Au titre des réalisations, les villages de Fontou, Tomba kansa et Lero ont bénéficié de forages d’eau, le village de Léro a bénéficié d’une extension et équipement de son école primaire, le village d’Amina a bénéficié de la rénovation et équipement du poste de santé et de la construction et équipement d’une école primaire de six (6) classes désormais au lieu deux (2) qui étaient fonctionnelles. Ces actions s’ajoutent aux dons et assistances à la communauté, à la jeunesse dans la formation professionnelle, les emplois communautaires, les soutiens aux activités sportives, l’assistance financière en prime de 77 enseignants communautaires, assistances aux religieux notamment l’envoi chaque année de 3 pèlerins communautaires à la Mecque, la construction et ou rénovation de mosquées et églises de la région.

En 2019, il est prévu entre autres la relocalisation entière du village de Carrefour, la construction et l’équipement d’un poste de police et d’un poste de gendarmerie à Léro, la rénovation de l’école primaire de Siguirini et du Collège de Léro, l’ouverture et l’entretien des routes communautaires, réalisations des forages, ponts et autres ouvrages sociaux pour un coût sur fonds propres du Groupe NORDGOLD-SMD estimé à 5 millions de dollars US.

NORDGOLD-SMD en Guinée, c’est plus que de l’Or.

Le chargé de la communication SMD Lefa

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Manifestation contre un décret d’Alpha Condé : Siguiri refuse la mutation de son préfet à Faranah

26 janvier 2019 à 18 06 14 01141
Ibrahima Kalil Keita

La jeunesse de la commune urbaine de Siguiri a manifesté contre le décret du président Alpha Condé portant mutation du préfet, Ibrahima Kalil Keïta. Selon les manifestants, cet acte du président Alpha Condé est un coup dur pour la stabilité et la inquiétude sociale à Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La série de décrets du président Alpha Condé portant sur les préfets, n’est pas apprécié par les jeunes de Siguiri. Ils l’ont fait savoir ce samedi 26 janvier 2019, suite à la mutation d’Ibrahima Kalil Kéita à Faranah au même poste. Le décret a été lu sur les ondes des médias d’Etat il y a de cela 48 heures.

C’est une centaine de jeunes, habillés en t-shirts jaunes du parti au pouvoir, munis de pancartes sur lesquels on pouvait lire « Vive IKK », qui ont manifesté leur mécontentement contre le décret du président Alpha Condé. Selon eux, Ibrahima Kalil Kéita s’est donné corps et âme pour que la quiétude sociale à Siguiri et qu’il n’est pas question qu’il quitte.

Pour Youssouf Doumbouya, porte-parole des manifestants, « nous ne voulons pas le départ du préfet Kalil de Siguiri. Siguiri a chassé toujours des préfets. Si nous insistons en disant que Kalil ne va pas, cela signifie beaucoup de choses. Depuis son arrivée à Siguiri, il a réussi à unir les familles, les villages, il a maintenu la paix à Siguiri. Le président mute le préfet, nous ne savons pas pourquoi il l’a fait. Le préfet ne quitte pas Siguiri. Que le président Condé cherche un autre pour Faranah, mais Kalil reste ici ».

Pour un autre manifestant, qui se fait appeler Famoroba Vieux, si le président Alpha Condé n’annule pas ce décret, il risque de perdre Siguiri et de perdre le projet de 3ème mandat. « Si le président a une autre ambition politique, qu’il annule ce décret, il maintient Ibrahima Kalil Keïta à Siguiri. Si non, il va perdre Siguiri et son projet de troisième mandat sera voué à l’échec ».

Cette manifestation était suivie et encadrée par les responsables des jeunes de Siguiri, à savoir les directeurs préfectoraux et communaux de la jeunesse.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un chèque de 10 millions de GNF pour la brigade des jeunes volontaires

26 janvier 2019 à 11 11 49 01491

Devant l’insécurité grandissante que connait la ville de Siguiri, une brigade de jeunes volontaires a été constituée. La démarche vise à assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens dans la ville où les attaques, parfois mortelles, sont récurrentes. Devant le manque d’équipements de ces jeunes, un bienfaiteur a décidé de voler à leur secours pour qu’ils puissent mener à bien leurs activités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis six (6) mois, la sécurité de la ville de Siguiri est assurée par des jeunes volontaires qui manquent cruellement de moyens matériels : pas de pullovers, pas de torches, ni de gilets. Une situation qui rend difficile leur travail à cette période où l’harmattan fait rage dans la région.

C’est pour leur permettre de faire face à ces difficultés que monsieur Ousmane Dadi Camara, PDG de l’entreprise Construction Internationale Frenkamaya-Guinée (CIFRE-Guinée) leur a fait don d’un chèque de 10 millions de FG.

Selon Ousmane Dadi Camara, « je suis rentré tardivement la nuit à Siguiri. J’ai vu ces jeunes, sous le froid, sécuriser nos parents, pendant que ceux-ci sont en train de dormir. Ça m’a fait beaucoup réfléchir. C’est pourquoi j’ai fait ce don de chèque de 10 millions pour aider les jeunes à trouver quelques matériels. Ces jeunes ne sont pas payés par l’Etat ni par la commune. Nous avons le devoir de les aider, puisqu’ils sécurisent nos parents. J’invite les autres à penser à eux ».

Les bénéficiaires, par la voix Noufodé Camara, ont exprimé leur satisfaction devant ce geste. « C’est un don qui nous va droit au cœur, qui nous réconforte de plus. Nous remercions monsieur Camara. Ils sont nombreux les fils de Siguiri, mais il est le premier à penser à nous », a expliqué le président de la coordination des jeunes brigadiers.

Il faut rappeler qu’ils sont au nombre de mille (1000) jeunes bénévoles à assurer la sécurité de la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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GUITER saccagée à Banankoro : un ultimatum pour ceux qui détiennent des objets de la société

25 janvier 2019 à 18 06 39 01391

Des manifestations violentes survenues à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, avaient conduit au saccage des installations de la société GUITER S.A Mining. Après ces échauffourées, une mission est en ce moment en séjour dans la localité pour évaluer l’ampleur des dégâts et prévenir les auteurs des actes de vandalisme, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est au total douze (12) missionnaires qui effectuent cette visite de terrain. La mission est conduite par le directeur national des mines, N’faciré Kourouma, accompagné notamment du général Oumar Sanoh, ancien chef d’Etat major de l’armée sous le règne du capitaine Dadis.

Selon Namory Kaba, un des responsables de la société, « nous sommes très ravis de la visite de cette mission, venue toucher du doigt la réalité. Je pense qu’il est temps de rendre justice à la société qui a tout perdu. Ils avaient menti sur la société pour non respect des engagements. Mais, la mission a vu tout. Nous sommes la meilleure société de la localité par les réalisations. Nous avons construit des écoles, des centre santé, nous réparons les routes, nous avons participé à la modernisation de la sous-préfecture et la direction sous-préfectorale des mines. Donc, aucune société ne l’avait fait avant… »

Apres la visite, la mission s’est rendue à la radio Djoliba FM pour faire passer un communique dans lequel il est dit : « toute personne qui sait qu’il garde un objet de la société, ou il a pris les armes et les grenades de la gendarmerie, il a une semaine pour rendre ces objets à la sous préfecture, la nuit. Dans le cas contraire, nous allons procéder aux fouilles générales, maison par maison. Et, si nous appréhendons des objets chez quelqu’un, il répondra devant la justice ».

A rappeler que le présumé cerveau de ce mouvement contre la société GUITER se trouve derrière les barreaux à la prison centrale de Kankan.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Siguiri : exaspéré par son état de célibataire, il tente de brûler vif deux enfants

25 janvier 2019 à 16 04 55 01551

Deux enfants, âgés de deux (2) et trois (3) ans, ont échappé de justesse à la mort ce vendredi, 25 janvier 2018, au quartier Hermakono, dans la commune urbaine de Siguiri. Profitant de l’absence de leurs parents dans la concession, Djimba Kéita a voulu les brûler vifs avant qu’un passant ne vole au secours des deux malheureux innocents, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Djimba Kéita, âgé d’une trentaine d’années, a tenté de brûler vif les deux enfants de son ami qui était en train de l’aider à se marier. L’acte s’est produit aux environs de 12 heures. Selon nos informations, Djimba Kéita accuse son ami, Sanassy Kéita, de ne pas vouloir l’aider à régler ses difficultés de se trouver une épouse.

Grâce à l’intervention d’un passant, les deux enfants ont été sauvés et Djimba Kéita mis aux arrêts.

Interrogé par notre reporter, Djimba Kéita est revenu sur ses motivations. « Leur père est mon ami. C’est lui qui doit régler mon problème de femme. Mais, là où je suis, je ne comprends rien dans ça et ça ne se règle toujours pas. Lui, il a une femme et des enfants. Je voulais tuer ses enfants et nous serions égaux ».

Pour sa part, Djimba Bérété a expliqué comment il est parvenu à sauver les deux enfants des griffes de l’homme déchainé. « J’étais de passage, j’ai vu le monsieur entrain de violemment frapper les deux enfants. J’ai couru pour récupérer les enfants. Il les a jetés dans la case pour s’enfermer avec eux dedans. J’ai aussitôt crié au secours. Nous sommes venus défoncer la porte. Déjà, il avait emballé les enfants dans un drap de lit pour mettre le feu. Nous avons pris les enfants pour éteindre le feu. Puis, nous avons arrêté le monsieur ».

De son côté, Sanassy Keïta, le père des suppliciés, n’en revient. Il a expliqué l’origine du problème. « Djimba Kéita avait demandé les mains d’une femme à Léro. Malheureusement, Dieu n’a pas voulu.

Nous sommes dans les démarches pour lui trouver une seconde. Mais, il y a un problème entre lui et ses parents. Pendant que je règle cela, il m’accuse d’avoir une mauvaise volonté, de ne pas vouloir régler le problème ».

Mis aux arrêts, Djimba Kéita a été conduit à la gendarmerie de Siguiri. Les deux enfants ont été grièvement blessés et suivent un traitement à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : sosie d’un mauvais créancier, Sayon Condé échappe de justesse à un lynchage

24 janvier 2019 à 11 11 58 01581

Sayon Condé, gérant d’un bar café à Doko, dans la préfecture de Siguiri, a échappé de justesse à un lynchage hier, mercredi 23 janvier 2019, pour une faute qu’il n’a pas commise. Sa seule faute, c’est d’être le sosie d’un mauvais créancier. Par coup de chance, il a eu la vie sauve après avoir été sévèrement tabassé. Une autre personne a été tuée et d’autres blessées dans cette agitation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Comme d’habitude, Sayon Condé a pris sa moto pour quitter Doko, sous-préfecture de Siguiri où il réside, pour venir dans la ville de Siguiri où il achète la marchandise qu’il revend dans son bar café. Mais cette fois, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Après avoir fait ses achats, l’intéressé s’apprêtait à rentrer chez lui lorsqu’il a été interpellé par un commerçant du nom d’Ismaël Diallo qui l’a confondu à quelqu’un qui lui doit 6 sacs de riz. Sayon Condé assure qu’il n’est pas celui que le commerçant recherche, mais il ne parvient pas à convaincre son interlocuteur, déterminé à mettre main sur son créancier.

« J’étais venu à Siguiri pour acheter des marchandises. Au retour, un jeune m’a appelé par le nom Ousmane Diawara, j’ai répondu que je ne suis pas Ousmane Diawara. Quand j’ai continué mon chemin, il a crié au voleur, et des jeunes ont pris des bâtons et des cailloux pour me pourchasser. Comme je suis un étranger à Siguiri ville, j’ai couru pour aller me cacher sous une table, ils sont venus me tirer de là de force. Ils ont pris ma moto et les marchandises que j’avais achetées qu’ils ont fait disparaître. Heureusement pour moi, un jeune est venu me retirer de leurs mains pour me conduire à la gendarmerie », témoigne la victime.

A la gendarmerie, les agents ont vérifié l’identité de la personne interpellée et se sont rendu compte qu’il ne s’agit pas du créancier d’Ismaël Diallo. C’est ainsi qu’ils ont arrêté le commerçant, accusé d’incitation à la violence. « Après vérification, on s’est rendu compte que le monsieur qui a été arrêté n’est pas celui qui doit à Ismaël Diallo. Le nommé Ousmane Diawara qui lui doit est à Doubaya tandis que le monsieur qui a été arrêté vit à Doko. Ousmane Diawara vend du riz et Sayon Condé lui, est gérant d’un bar café. Donc, Ismaël Diallo n’a pas cherché à bien comprendre de s’agit-il, il a incité les jeunes à le pourchasser et le lyncher », indique le capitaine Mamady Keïta.

A noter que Sayon Condé qui était à moto lorsque les jeunes le poursuivaient, a percuté plusieurs personnes. Un vieil homme de 60 ans a trouvé la mort et d’autres ont été blessés. Sa moto et sa marchandise ont été aussi emportées.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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