Atelier CENIDepuis le lundi 15 février 2016, la CENI tient un atelier de planification des élections locales à l’ENI de Kindia. Hier, vendredi, cinquième journée de cet atelier, l’envoyé spécial de Guineematin.com a rencontré le vice président de la CENI et président du comité inter parti, Elhadj Ibrahima Kalil Keita, qui accepté d’expliquer la teneur de cet altier.

Après la version vidéo, Guineematin.com vous propose, ci-dessous, le décryptage de cette interview réalisée à l’ENI de Kindia :

Guineematin.com : Elhadj, depuis lundi vous êtes à Kindia pour une activité organisée par la CENI. Dites-nous les grandes lignes de cette activité ?

Ibrahima Kalil Keita de la CENIElhadj Ibrahima Kalil Keita : Effectivement, depuis le 15 courant, nous sommes à Kindia. La CENI est là pour jeter les bases des prochaines élections locales. C’est à dire les élections communales, régionale et les élections des districts et quartiers. C’est pour cela que nous sommes réunis ici à Kindia ; la CENI, la société civile, les partis politiques et les démembrements de la CENI.

Guineematin.com : De quoi il a été question depuis votre arrivée à Kindia ?

Elhadj Ibrahima Kalil Keita : Depuis notre arrivée à Kindia, on a deux programmes. Le premier programme a été épuisé. Il concernait la rencontre entre le comité inter parti et les autres acteurs du processus électoral. Cela nous a pris deux jours. Au cours de cette première rencontre, nous avons dégagé les problèmes juridiques et leurs implications dans le processus électoral, notamment les prochaines élections. C’est-à-dire quels sont les problèmes d’ordre juridique qui se dressent sur notre chemin. Alors, il faut qu’ensemble on puisse voir ça. Ça s’était la première partie.

La deuxième partie concerne les de la CENI et nos représentant à l’intérieur, c’est-à-dire les démembrements. C’est pour faire un projet de chronogramme de ces élections.

La première rencontre est importante parce que la CENI ne travaille pas seule. Elle travaille avec le ministère de l’Administration du territoire, les parties politiques, certains autres départements et la société civile.

Nous avons préféré les réunir pour qu’ensemble on puisse voir quels sont les problèmes juridiques qui se posent à l’élection des conseils communaux. Qu’il s’agisse des communes urbaines et des communes rurales. Quels sont les problèmes juridiques, organisationnels et administratifs qui s’opposent à l’organisation de toutes ces élections. Surtout que c’est la première fois que nous nous faisons l’élection des conseils de districts, de quartiers et même les conseils régionaux.

Donc, il fallait qu’ensemble on puisse voir. Au lieu de faire le travail, venir leur montrer le travail fini, nous avons préféré qu’on travaille ensemble. Je crois que c’est cette méthode participative qui est la véritable arme de la démocratie, au lieu de faire et les appeler pour une simple information.

Guineematin.com : Vous avez dit que les partis politiques sont présents ? Ont-ils fait des recommandations ou pas ?    

Elhadj Ibrahima Kalil Keita : Comme je le disais tantôt, notre travail se divise en deux parties. La première partie, c’était avec les partis politiques et la société civile. On a fait deux jours. Le travail de ces deux jours a été conclu par des avis qu’on a récoltés des uns et des autres. Les partis politiques ont fait une recommandation, une déclaration.

La société civile a fait un travail où elle a donné des avis sur les différents problèmes qui se posent aux prochaines élections.

Le ministère de l’Administration du territoire (qui doit nous dire le nombre de circonscriptions, le nombre d’électeurs et le nombre de conseillers par commune, par district, par quartier, par région) a aussi fait une partie de son travail. Le reste continue ici. Donc, les partis ont fait une déclaration

Les problèmes qui se pose à nous, c’est est-ce qu’on peut réunir toutes les conditions juridiques, financières, organisationnelles et être dans le délai indiqué par l’accord du 20 août 2015. L’accord du 20 août a été fait par tous les acteurs du processus électoral, c’est-à-dire les partis de  la mouvance, l’opposition et  le gouvernement, les partenaires techniques, la société civile et d’autres personnalités du pays.

On a demandé que la CENI fasse ces élections avant la fin du premier semestre de l’année 2016. Est-ce que toutes les conditions sont réunies pour aller à ces élections ? Sur le plan des finances, sur le plan organisationnel, sur le plan juridique puisqu’il y a assez de contraintes juridiques entre nos lois, le code des collectivités, le code électorale, etc. Puisqu’on dit que nous avons une loi électorale et non un code électoral, puisque la loi électorale n’est pas assortie de partie administrative.

Guineematin.com : Elhadj, concrètement, est ce que les élections peuvent avoir lieu à la date indiquée, c’est-à-dire au mois de juin ?

Elhadj Ibrahima Kalil Keita : Justement, nous sommes entrain de poser ces questions et les autres acteurs qui ont fait les deux premiers jours avec nous, n’ont pas montré de que c’est certain qu’on puisse faire ces élections d’ici le 30 juin. Le point d’interrogation est dans le papier qu’ils ont fait et versé dans le dossier de la CENI. Maintenant, la CENI avec le Ministère de l’administration du territoire et nos démembrements… Justement, c’est l’objet de la deuxième partie. Nous devons voir à quelle date précise nous pouvons proposer un avant-projet de chronogramme. Donc, je ne peux pas vous répondre par Oui ou Non. Nous sommes entrain de faire ce travail. Peut être que d’ici demain soir on sera situé.

De Kindia, Abdoulaye Oumou Sow, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél. :(00224) 620 848 501 / 656 486 601

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin