Les 5 commissaires de la composante opposition de la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI) manquant à l’appel mardi, annoncent leur retour ce mercredi dans un communiqué. Ils avaient boudé les travaux de totalisation, validation et publication des résultats partiels provisoires hier mardi. Ils ont exigé et obtenu le comptage manuel des bulletins de vote à la place du comptage électronique.

Selon des informations recueillies par l’envoyé spécial de Guineematin.com à Ouagadougou, l’intervention de la mission de la CEDEAO a permis aux adversaires politiques de revenir à de meilleurs sentiments.

Adama Kéré, Boubacar Bouda, Tasséré Savadogo, Ibrahim Samuel Guitanga et Idrissa Darga font leur retour au sein de l’institution chargée d’organiser les élections au Burkina Faso. « Nous reprenons part aux travaux à compter du mercredi 25 novembre 2020, pour être en état d’aviser utilement sur la suite du processus » ont-ils déclaré dans leur communiqué.

 Les commissaires rappellent qu’ils ont demandé, le 23 novembre 2020, une suspension des travaux de validation et de publication des résultats des élections couplées présidentielle et législatives du 22 novembre 2020. « Notre requête était fondée sur le fait que lesdits travaux se menaient sur la base de la compilation électronique uniquement, alors que l’article 97 du code électoral est mis en place par la CENI des centres déconcentrés de compilation des résultats avec couplage de la compilation manuelle et de la compilation électronique », expliquent-ils.

Selon eux, dans la quête d’informations sur la non-application de cette prescription légale par les centres communaux de compilation des résultats des élections (CCCR), il est ressorti que les instructions qui devaient être données au personnel technique chargé de la compilation ne l’ont pas été, malgré les conclusions insistantes de la plénière des commissaires au soir du vendredi 20 novembre 2020. « Notre préoccupation était de ne pas inscrire les travaux de validation et de publication des résultats dans une démarche illégale qui pourrait créer le lit d’une suspicion, voire une remise en cause conséquente des résultats des élections du 22 novembre 2020 », justifient les 5 commissaires.

Enfin, ils précisent que la plénière a suspendu ses travaux pour les reprendre le lendemain 24 novembre à 8h dans l’espoir qu’à cette date, les centres communaux de compilation des résultats (CCCR) se seraient réunis pour faire le travail de compilation manuelle et auraient transmis leurs résultats à la CENI.

De Ouagadougou, Abdoulaye N’koya SYLLA, envoyé spécial de Guineematin.com

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