Manifs du FNDC à Kindia : notre constat dans la commune rurale de Linsan

20 février 2020 à 18 06 53 02532

L’appel à la « résistance citoyenne active et permanente » du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre Alpha Condé n’a pas eu d’impact sur le quotidien de la commune rurale de Linsan, ce jeudi 20 février 2020. Dans cette localité, située à 75 kilomètres de la ville de Kindia, les activités ont fonctionné normalement, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants basés dans la préfecture.

Les manifestations du FNDC contre un troisième mandat pour Alpha Condé se poursuivent à travers la Guinée. Dans certaines parties du pays, les appels à manifester ne jouent pas sur le quotidien des citoyens, plus préoccupés par leurs activités. C’est le cas à Linsan où les citoyens ont vaqué à leurs occupations quotidiennes ce jeudi.

A Maninkawa, dans Linsan 1, « centre des affaires » de la sous-préfecture, les boutiques et magasins sont ouverts, les étalagistes sont visibles partout. La gare routière du même marché est opérationnelle comme les jours ordinaires. A plusieurs endroits, des taxis sont stationnés et font escale avant de reprendre la route pour leurs destinations.

Rencontré dans son bar café Hamana, Condé Mohamed, citoyen de la localité, note que Linsan n’a jamais observé l’appel du FNDC ou la grève du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée). « Nous, on se méfie maintenant des manifestations, parce que les élections passées (législatives de février 2018, ndlr) notre sous-préfecture avait enregistré des dégâts. Donc depuis ça, on a décidé de surseoir à tout mouvement. C’est pourquoi depuis le début du mouvement FNDC, tout va bien ici. Même la grève du SLECG n’est pas observée ici, car les élèves vont normalement à l’école », a expliqué monsieur Condé.

Pour sa part, Mohamed Soumah, étudiant diplômé, en séjour à Linsan depuis le lundi, a laissé entendre que la situation est normale sur les lieux, contrairement à certaines parties de Conakry. « Depuis le lundi je suis là avec un ami natif de Linsan. Mais, contrairement à Conakry d’où je viens, tout est calme ici. Parce que même hier mercredi, il n’y avait rien ici. »

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Kankan : un étudiant poignardé par des inconnus

20 février 2020 à 18 06 30 02302

Un étudiant de l’Université Julius Nyerere de Kankan a été poignardé par des inconnus dans la soirée d’hier, mercredi 19 février 2020. Les faits se sont produits au quartier Hérémakono, près du lycée Marien N’Gouaby, dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime de cette agression, Djibril Condé, étudiant au département Lettres Modernes, est membre de la commission d’organisation des festivités de fin de cycle universitaire de la 11eme promotion du système LMD. Selon nos informations, il aurait été appelé au téléphone à plusieurs reprises par le trésorier de son comité de faculté aux environs de 20 heures pour une réunion au cours de laquelle il devrait faire un compte-rendu financier aux membres.

Après être sorti de la maison, il aperçoit quelques mètres devant lui des individus non identifiés qui vont foncer tout droit vers lui. Les inconnus vont s’en prendre à Djibril Condé, lui intimant de donner tout ce qu’il avait sur lui. Devant son refus d’obtempérer, une bagarre s’engage entre eux. Il sera poignardé au niveau de l’abdomen par un des assaillants qui vont finir par emporter son sac, a-t-on appris.

Bien que très affaibli par le coup de poignard, Djibril Condé réussira à joindre un de ses amis à l’aide de son téléphone qui a échappé aux voleurs. Ce dernier à son tour va alerter la gendarmerie. C’est ainsi que Djibril Condé sera conduit rapidement à l’hôpital régional de Kankan où il a reçu les premiers soins.

La victime, qui est sortie de l’hôpital, suit sa convalescence à son domicile. Selon les médecins, sa vie est hors de danger.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Bavures des forces de l’ordre : des agents de la CMIS accusés d’avoir attaqué une clinique à Conakry

20 février 2020 à 17 05 47 02472

Les accusations d’attaques de domiciles privés, d’incendies, de pillages et de vol se multiplient contre les services de sécurité à l’occasion des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Selon nos informations, des agents de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) policiers ont attaqué la clinique Sainte Marie de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

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Conduite en état d’ivresse : Yaya Soumah jugé pour coups et blessures volontaires

20 février 2020 à 17 05 20 02202

De nombreux cas d’accidents de la circulation sont enregistrés dans la capitale guinéenne avec leurs lots de morts, de blessés et de dégâts matériels. L’ivresse au volant est l’une des raisons souvent évoquées comme cause de ces drames. C’est dans le cadre de la lutte contre les délits liés aux accidents de la circulation que Yaya Soumah, un stagiaire de la marine nationale, est jugé à Conakry.

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Pas de manif ce jeudi à Boké : « c’est parce que la ville a été militarisée », dit le FNDC

20 février 2020 à 16 04 54 02542

La deuxième (2ème) journée de l’acte cinq (5) de la « résistance citoyenne active et permanente » du FNDC contre un troisième mandat pour Alpha Condé n’a pas eu l’effet escompté à Boké. Il n’y a non seulement pas eu de manifestation, mais aussi la plupart des activités ont fonctionné normalement dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après avoir été empêché de manifester hier dans la ville, l’antenne régionale du FNDC à Boké avait promis de ressortir avec plus de force et de détermination ce jeudi. Dans un ton ferme, Lamarana Bah, le coordinateur local du Front National pour la Défense de la Constitution promettait une résistance plus que jamais active contre le projet de nouvelle Constitution qui ouvrirait au président Alpha Condé, la voie à un troisième mandat.

Mais tel n’a finalement pas été le cas. Car, aucun mouvement de protestation n’a été enregistré dans la ville ce jeudi. Et même les activités qui étaient paralysées hier, ont repris aujourd’hui. Au marché central de la ville, seuls quelques boutiques et magasins sont restés fermés. La plupart des commerces ont rouvert leurs portes, même si les clients se font très rares.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, le coordinateur régional du FNDC à Boké a expliqué cette situation par « la militarisation » de la ville. « La nuit derrière, la ville de Boké a été complètement militarisée. C’est ce qui a fait que les jeunes ont eu peur. Mais, ce n’est que partie remise. Ce qui est sûr, c’est que nous avons le soutien du peuple de Guinée. Nous ne renoncerons jamais et nous demandons à tout le monde de rester soudé et d’attendre les nouvelles instructions du FNDC », a martelé Lamarana Bah.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tél : 628-98-49-38

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Détournement de fonds du parti UDIR ? Le procès de Mory Kaba et son épouse ouvert ce jeudi

20 février 2020 à 16 04 07 02072

Le procès pour escroquerie du contesté coordinateur du parti UDIR (Union pour la Défense des Intérêts Républicains) pour les élections législatives, Mory Kaba et son épouse s’est ouvert ce jeudi, 20 février 2020, au tribunal de première instance de Mafanco. Mais, aussitôt que l’audience démarré, les avocats des prévenus ont soulevé « un défaut de qualité du représentant de la partie civile » dans cette affaire. Et, les débats qui ont suivi ont contraint le tribunal à demander à la partie civile de verser les statuts et règlements intérieurs du parti UDIR au dossier de la procédure. Et le procès a été renvoyé à quinzaine, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au tribunal de Mafanco.

Selon les informations, Mory Kaba et son épouse ont été assignés en justice par le parti UDIR. Ce parti politique (au sein duquel Mory Kaba occupait jusqu’à récemment le poste de coordinateur) accuse les deux prévenus d’escroquerie, portant sur le somme de 200 millions de francs guinéens. Ce montant était destiné à l’élaboration du programme de société du parti ; mais, au lieu de s’atteler à la tâche, Mory Kaba aurait « plagié » le programme de société d’un parti camerounais.

A cette première évocation de cette affaire devant le tribunal correctionnel de Mafanco, les avocats des prévenus ont demandé au tribunal de « constater un défaut de qualité » de la partie civile. Car, soutient Me Ahmadou Kourouma, le représentant du parti UDIR à cette audience, Ouigui Koïvogui, n’a aucune qualité de représenter ce parti politique à cette barre.« Quand le parti a été nouvellement créé, je crois en 2009, ils ont fait une assemblée générale qui a bien élu ce monsieur (Ouigui Koïvogui) comme représentant du parti. Mais, beaucoup d’assemblées se sont tenues après ça, et la dernière, en date de décembre 2019, a élu Mory Kaba comme étant le seul et unique représentant de ce parti…

Quand nous avons fouillé également dans le dossier, nous nous sommes rendu compte que ce monsieur (Ouigui Koïvogui), devant un huissier, a déclaré ouvertement qu’il n’est pas au courant si le parti a intenté une action. Nous avons le procès-verbal de l’huissier fait en ce sens. Comment voulez-vous que ce monsieur (Ouigui Koïvogui) se dise encore représentant du parti UDIR ? Il n’a pas été élu par l’assemblée, il n’a aucun mandat du parti et nous avons compris que ce procès n’est rien d’autre qu’une forme pour exclure Mory Kaba de ce parti », a expliqué Me Ahmadou Kourouma.

Mais, pour le conseil de la partie civile, Me David Béavogui, cette réaction de la défense ne vise qu’à éviter un débat de fond dans cette affaire. « C’est une fuite en avant. On dit souvent que la meilleure façon de se défendre c’est d’attaquer, et c’est ce que la défense a fait. En soulevant les défauts de qualité de la partie civile, ils ne voudraient pas qu’on aille au fond… Nous nous avons toutes les armes en notre possession et qui sont déjà versées dans le dossier de la procédure. J’ai versé le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive qui est l’élément de preuve de la qualité du secrétaire général. Donc, il n’y avait même pas lieu de renvoyer à mon avis », a indiqué Me David Béavogui.

Finalement, le juge audiencier, Mohamed Lamine Camara, a renvoyé l’audience au 05 mars prochain pour permettre à la partie civile de verser au dossier de la procédure, les statuts et règlements intérieurs qui régissent le parti UDIR.

Siba Guilavogui pour Guineematin. com
Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 3

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Kankan : des citoyens manifestent contre l’attaque du groupe Dabo Médias

20 février 2020 à 15 03 34 02342

Des femmes et des jeunes de la commune urbaine de Kankan ont pris d’assaut les rues de la ville ce jeudi, 20 février 2020, pour protester contre l’attaque du groupe de presse Dabo Médias. Cette manifestation de soutien à nos confrères intervient à la veille de l’arrivée du président Alpha Condé dans le Nabaya, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A la vielle de l’arrivée du président Condé dans la capitale de la Haute Guinée, la ville est en ébullition. Une centaine de manifestants ont pris d’assaut les rues de Kankan pour dénoncer l’attaque perpétrée, dans la nuit d’hier mercredi, contre le Groupe Dabo Médias appartenant à l’opérateur économique et responsable du RPG, Taliby Dabo. Certains militants du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, et le syndicat des transporteurs sont pointés du doigt dans cette attaque qui fait un blessé et des dégâts matériels importants.

Du marché Sogbè au rond-point de l’Université, en passant par la mairie, la préfecture, le gouvernorat, les femmes et les jeunes ont scandé des slogans hostiles à Moussadjan Condé, le directeur de campagne adjoint du RPG, secrétaire régional de la confédération du syndicat des transporteurs. Il est accusé d’être l’instigateur de l’attaque perpétrée contre nos confrères. Toute chose qui sème la division dans les rangs du parti au pouvoir.

A la vielle de l’arrivée du président Alpha Condé à Kankan, son fief historique, le RPG est plus que jamais divisé. Certains observateurs avertis s’interrogent déjà sur ce que sera la réception de demain vendredi.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Alpha Condé à Faranah : les citoyens impatients de voir la réalisation de ses promesses

20 février 2020 à 14 02 28 02282

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé est arrivé ce matin jeudi, 20 février 2020, dans la ville de Faranah, au compte d’une tournée en Haute et en Forêt. De nombreux citoyens étaient mobilisés pour attendre le président de la République dans une ville de Faranah qui semble être oubliée par la gouvernance actuelle. Interrogés par le correspondant de Guineematin.com, certains citoyens disent que l’heure des promesses est passée et qu’il faut passer maintenant passer aux actes.

Les attentes des citoyens de Faranah sont nombreuses et ils veulent que le président Alpha Condé pense enfin à leur ville : maison des jeunes, stade préfectoral, écoles, santé, sécurité, infrastructures, emploi pour les jeunes…

Kassim Doukouré, de l’Institut des Sciences Agronomiques et Vétérinaires de Faranah : « nous voulons la reconstruction de la maison des jeunes, la reconstruction du stade préfectoral de Faranah, ensuite des bourses de formation pour être bien formés afin de pouvoir œuvrer pour le développement de la Guinée ».

Bandjou SAMOURA, chef du secteur BTGR, quartier Aviation : « nous sommes là pour accueillir le chef de l’Etat, toute la population est sortie. Vraiment, nous demandons au chef de l’Etat de faire face à Faranah. Nous tous on s’inscrit dans sa vision qui n’est rien d’autre que le développement de Faranah. Regardez aujourd’hui, nous n’avons pas une école digne de ce nom, pas de gendarmerie, pas de police à Faranah et il y a assez de jeunes qui ont terminé leurs études… il n’a qu’à aider la jeunesse. S’il aide la jeunesse, il a aidé les hommes et les femmes, puisque la jeunesse pourra aider les parents. »

De son côté, un citoyen très amer qui a préféré gardé l’anonymat, a fait une longue liste des besoins de la ville de Faranah. Selon lui, les promesses n’arrangent plus. « Pendant les 10 ans, Faranah n’a rien bénéficié du régime. Je demande au chef de l’Etat d’achever maintenant les chantiers de la Cité Niger et le bâtiment de Nèrèdouni, démarrés depuis 2014 ; la reconstruction de la résidence du gouverneur qui est logé en location au quartier Tonkolonko2 ; la relance de l’usine de gari ; l’intégration de Faranah dans le programme AGRIFARM ; la réhabilitation de la route nationale Faranah-Mamou, à défaut, elle sera coupée pendant la saison des pluies ; le démarrage de l’usine de canne à sucre de Banian ; la reconstruction de la résidence du préfet, de la sûreté régionale et du commissariat central de Police ; la reconstruction de la gendarmerie départementale ; l’extension des réseaux de distribution de l’EDG et la SEG ; l’achèvement de la piste rurale de Kalankö ; la construction de 2 lycées et collège modernes ; le bitumage des voiries de Faranah ; la reconstruction de la gare routière, la reconstruction de l’aéroport international de Faranah ; le réaménagement du micro barrage agricole Founkama ; la construction du stade régional… En termes de développement, Faranah est la dernière des régions administratives dont tous les indicateurs sont au rouge. Donc, les promesses ne nous arrangent vraiment plus », a martelé ce citoyen.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Résistance contre un 3ème mandat en Guinée : ce qui prévaut à Bambéto, Hamdallaye et Concasseur

20 février 2020 à 14 02 10 02102

L’acte 5 de la « résistance active et permanente » appelée par le front national pour la défense de la constitution (FNDC) s’est poursuivi ce jeudi, 20 février 2020, à Conakry où les activités tournent au ralenti dans plusieurs endroits. C’est le cas notamment entre Bambéto et Hamdallaye (sur la route le Prince) et sur la transversale N°1 Concasseur-Gbessia. Dans cette partie de la commune de Ratoma, aucun attroupement de manifestants n’est visible sur le terrain, mais les activités sont sérieusement paralysées, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a fait le tour des lieux.

Dans cette partie de la capitale guinéenne, la deuxième journée de l’acte 5 de la « résistance active citoyenne et permanente » a fait tache d’huile. Aucun attroupement de manifestants, aucun affrontement, aucune barricade n’a encore été constatée sur place ; mais, les boutiques, les magasins et certaines stations-service sont restés fermés. Seules quelques rares vendeuses de haricots et de pain sont visibles, par endroits, le long du tronçon Bambéto-Hamdallaye. La chaussée est dégagée, mais la circulation est quasiment inexistante. Seuls quelques rares engins (véhicules et motos) s’y aventurent.

Sur ce tronçon réputé chaud pendant les manifestations sociopolitiques à Conakry, un calme précaire règne ce jeune. Et, des équipes de policiers et de gendarmes, munis de bombes lacrymogènes, sont stationnées à plusieeurs endroits de la route.

Sur la transversale N°1 Concasseur-Gbessia, le constat est le même. Les boutiques et magasins sont fermés. Mais, quelques femmes étalagistes proposent des condiments au niveau du marché de Concasseur. La circulation est libre et des pick-up des forces de l’ordre sont visibles le long de la route. Aucun de cas de violence n’a encore été constaté sur place.

A l’intérieur des quartiers, quelques kiosques sont ouverts. Mais, l’absence de clients saute aux yeux des observateurs. La méfiance est de mise en cette période crise, parfois jalonnée de cas de morts d’hommes.

A rappeler que depuis octobre dernier, le front national pour la défense de la constitution multiplie les appels à la manifestation en Guinée. Ce mouvement qui regroupe l’essentiel de la société civile et des partis politiques d’opposition en Guinée se bat contre le projet de nouvelle constitution qui, s’il est adopté, permettra à l’actuel chef de l’Etat guinéen, Pr Alpha Condé, de s’adjuger un troisième mandat à la tête de la Guinée.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Incendie à Wanindara : des gendarmes accusés d’avoir allumé délibérément le feu

20 février 2020 à 13 01 52 02522

Comme annoncé précédemment, des agents des forces de l’ordre sont une nouvelle fois accusées d’avoir commis plusieurs exactions sur des habitants du quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma. Dans la soirée du mercredi, 19 février 2020, des gendarmes ont attaqué une concession située dans le secteur 3 de ce quartier. Ils ont cassé les vitres du bâtiment principal avant d’incendier une case qui se trouve dans la cour, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Les exactions ont commencé dans la journée, peu après des accrochages qui ont éclaté entre des manifestants pro FNDC et les forces de l’ordre au niveau de cette localité. Des gendarmes et policiers ont attaqué d’abord le domicile du premier imam du secteur 4 de ce quartier. Ils ont interpellé trois personnes dans la cour, renversé des marmites et emporté de l’argent et d’autres biens. Ils se sont introduits dans d’autres concessions voisines pour commettre des abus avant de partir. Un peu plus tard dans la soirée, une équipe de gendarmes a fait irruption dans la concession de Daouda Diallo, comptable, située dans le secteur 3 de Wanindara, pour y commettre de nouvelles exactions

« C’est à 18 heures que des gendarmes sont venus, ils ont escaladé le mur et sont rentrés chez moi. Ils ont pris de l’essence pour déverser sur les fauteuils qui se trouvaient sous la case et ils y ont mis le feu à l’aide d’une boite d’allumettes qu’ils avaient. Comme si cela ne suffisait pas, ils sont allés vers le bâtiment principal. Et puisqu’ils n’ont pas réussi à défoncer les portes du bâtiment, ils ont pointé l’arme au niveau des antivols de la grande porte pour jeter du gaz au salon, où se trouvaient mes enfants. Certains n’ont pas pu supporter, ils se sont évanouis », a expliqué la victime.

Face à cette situation, ce père de famille se dit vraiment inquiet. Il pense que l’attaque de son domicile est liée à la vidéo filmée récemment aux alentours de sa maison, et montrant des policiers utiliser une femme comme bouclier pour se protéger des jets de pierres d’un groupe de manifestants. « Aujourd’hui, je suis très déçu. Parce que les forces de l’ordre censées nous défendre, si c’est ainsi qu’ils agissent à l’endroit de leurs frères guinéens, ça m’inquiète. Même un malfrat ne devait pas subir cela. Il y a une image qui a circulé récemment, là où des policiers utilisent une dame comme bouclier humain. Je pense que c’est en lien avec cela. Parce que lorsqu’ils sont venus, ils (les gendarmes) ont dit que puisque nous savons filmer, de sortir et filmer ce qu’ils font. Pour eux, c’est nous qui sommes à l’étage ici qui avons fait cela. Mais ceux qui connaissent ici, en voyant l’image, sauront que la scène n’a pas été filmée à partir de chez nous ici », soutient-t-il.

Daouda Diallo interpellé les autorités guinéennes sur ces agissements des forces de l’ordre et les exhorte à prendre des dispositions pour y mettre fin. « Par rapport aux exactions dont nous sommes victimes, le message que j’ai à l’endroit du gouvernement et à toutes les autorités, c’est d’essayer de revoir le comportement des agents qui sont déployés pour le maintien d’ordre. Parce que je ne pense pas que les autorités veuillent donner ces ordres à ces agents de rentrer dans les foyers et faire ça. Donc, je souhaite que le gouvernement prenne des dispositions pour faire éviter cela », a lancé ce citoyen.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Manifs contre le 3ème mandat d’Alpha Condé : des affrontements et une arrestation à Wanindara

20 février 2020 à 13 01 25 02252

Les esprits commencent à s’échauffer à Wanindara, dans la commune de Ratoma, en marge de la 2ème journée de l’acte 5 de « la résistance active citoyenne et permanente » du FNDC contre le projet de nouvelle Constitution, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Des échauffourées ont eu lieu entre jeunes et forces de l’ordre dans la matinée de ce jeudi, 20 février 2020, à Wanindara marché où un jeune homme, blessé suite à une chute, a été mis aux arrêts, a constaté sur place Guineematin.com à travers deux de ses reporters.

Tout était pourtant calme sur cette partie de la route Le Prince pendant une bonne partie de la matinée de cette autre journée de protestation contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

La situation est devenue subitement tendue entre jeunes manifestants et forces de l’ordre à Wanindara marché. Les accrochages ont duré une vingtaine de minutes avant que les forces de l’ordre ne prennent le contrôle de la situation.

Pendant la fuite des manifestants, un d’entre eux est tombé et s’est blessé au visage. Il a été mis aux arrêts et a reçu des soins de la part des policiers qui lui ont fait une suture. Ensuite, une ambulance des services de sécurité est venue prendre le relais et partir avec le jeune homme.

Contrairement au quartier Wanindara, aucun problème n’est signalé du côté de Sonfonia et de la route Transversale T6. Mais, l’activité commerciale reste quand même paralysée avec boutiques et magasins qui sont fermés. Les stations-services sont également aux arrêts. La circulation quant à elle est fluide sur la route Le Prince.

À suivre !

Mohamed DORÉ et Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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Manifs du FNDC : timide reprise des activités entre Kagbélen et Sonfonia Gare

20 février 2020 à 13 01 03 02032

La deuxième journée de l’acte 5 des manifestations de résistance active et citoyenne du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat d’Alpha Condé se passe sans heurts ce jeudi, 20 février 2020, sur le tronçon Kagbélen-Sonfonia Gare. Contrairement à la journée d’hier qui avait enregistré des échauffourées, la situation est calme aujourd’hui, et les activités reprennent timidement sur cette partie de la route Le Prince, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation routière est fluide ce jeudi matin. Des taxis, des minibus et des gros porteurs circulent librement même si c’est loin d’être le rythme habituel. Seul le commerce est encore paralysé avec la fermeture des grands magasins.

Certaines boutiques sont ouvertes au niveau du carrefour de la Cimenterie, au marché de Bailobaya et à Sonfonia Gare. A Bailobaya par exemple, les marchands de bois ont repris leurs activités. C’est le même constat au niveau de certains garages de mécaniciens et autres ateliers de couture le long de l’axe.

Mais, des traces de pneus brûlés et des barricades sont encore visibles entre le carrefour de la Cimenterie et celui de la T8. Sur place, un groupe de policiers a pris position pour veiller au grain. Au grand marché de Sonfonia Gare, le commerce a plus ou moins repris son cours même s’il est encore fortement impacté. Aux environs de 11 heures, les stations-service, les banques et les pharmacies étaient ouvertes.

A plusieurs autres points chauds de cette partie de la route Le Prince, des policiers et gendarmes sont visibles.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Manifs contre le 3ème mandat : notre constat sur le tronçon Bambéto-Cosa ce jeudi

20 février 2020 à 12 12 18 02182

Le deuxième (2ème) jour de l’acte cinq (5) de la « résistance active citoyenne et permanente » du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) se poursuit ce jeudi, 20 février 2020, à Conakry. Ce n’est pas l’engouement habituel que l’on constate ce matin aussi bien sur le tronçon Aéroport-Bambéto-Kipé, que sur la route Le Prince, entre Bambéto et Cosa, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La circulation est moins dense que d’habitude ce jeudi matin sur la route Transversale numéro 1, Aéroport-Bambéto-Kipé. Tout au long de la route, boutiques et magasins sont quasiment tous fermés. Mais à l’Aéroport, les restaurants, salons de coiffure, les boutiques et magasins sont ouverts. Les stations-services sont également fonctionnelles. Des cambistes sont visibles au carrefour et attendent d’avoir des clients pour cette journée moins bruyante que d’ordinaire. Les citoyens vaquent à leurs occupations.

Par contre, tout est fermé sur la route Le Prince, entre Bambéto et Cosa, en passant par Koloma. La plupart des écoles situées sur cet axe sont fermées, de peur d’éventuels troubles. Là également, les citoyens vaquent à leurs occupations, même si la prudence est de mise dans cette partie de Ratoma où ça peut dégénérer à tout moment.

Des pick-up de la police et de la gendarmerie sont postés au carrefour de Bambéto pour parer à toute éventualité.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Haute Guinée : Alpha Condé attendu samedi à Siguiri

20 février 2020 à 11 11 19 02192

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a entamé ce jeudi, 20 février 2020, une tournée en Haute Guinée. Après Faranah où il se trouve aujourd’hui, le chef de l’Etat va visiter d’autres préfectures de cette région, dont celle de Siguiri. Il est attendu dans cette ville considérée comme étant « la capitale du RPG Arc-en-ciel », le samedi 22 février prochain.

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Rencontre avec le PM, 4ème édition des J-Awards… Moussa Daraba dit tout à Guineematin

20 février 2020 à 10 10 58 02582

Après le succès de la 3ème édition des J-Awards-Guinée, la structure Intelligentsia Guinée, organisatrice de l’évènement, s’active dans les préparatifs de la 4ème édition. En fin de semaine dernière, Moussa Daraba, coordinateur général des J-Awards et directeur général d’intelligentsia Guinée, structure qui porte le projet J-Awards, a été reçu en audience par le Premier ministre.

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Kankan : le Groupe Dabo Médias attaqué, un journaliste blessé

20 février 2020 à 10 10 45 02452

Situé au quartier Timbo, dans la commune urbaine de Kankan, le Groupe Dabo Médias a été attaqué hier, mercredi 19 février 2020, par des jeunes qui seraient du syndicat des transporteurs de la ville et des militants du RPG Arc-en-ciel (l’actuel parti au pouvoir en Guinée). Cette attaque qui a eu lieu aux environs de 20 heures, a fait un blessé et des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Des vitres brisées, des portes défoncées, une salle d’attente désordonnée, des traces de jets de pierre… voilà l’état dans lequel se trouve le Groupe Dabo Medias, après le passage d’un groupe de jeunes surexcités qui s’est attaqué avec furie à ce groupe de presse appartenant à un fils du terroir.

Rencontré sur les lieux, Aly Badra Condé, un des journalistes du Groupe Dabo Médias, a expliqué que cette attaque a orchestrée et perpétrée par des militants du RPG Arc-en-ciel et des membres du syndicat des transporteurs de Kankan, affilié à la confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

« J’avais quitté la radio pour rentrer à la maison, j’étais en cours de route, lorsqu’on m’a appelé pour me dire que des gens sont venus attaquer la radio. Il y avait en leur tête : Laminedjan Kaba (porte-parole des jeunes de Kankan pendant les mouvements de contestation contre la desserte du courant électrique), Ibrahima Kalil Chérif (le directeur régional de l’OGP) qui insultait notre PDG, Ibrahima Kaba (l’oncle de la députée uninominale de Kankan) et Moussadjan Condé (le secrétaire régional de la CNTG à Kankan).

Ils sont venus éteindre d’abord le moteur qui alimente la station. Ensuite, ils sont rentrés pour casser les vitres de la porte. Ils se sont affrontés avec des journalistes qui étaient à la salle de réception. Et, pendant cette bagarre, un des journalistes a été blessé. Quand ils sont sortis de la cour, ils ont aussi lancé des cailloux », a expliqué Aly Badra Condé, tout en précisant que le journaliste qui a été blessé lors de cette attaque a été immédiatement conduit à l’hôpital pour des soins.

Selon notre interlocuteur, l’attaque éhontée de ce Groupe de Médias n’est que la suite d’une séance d’intimidations des journalistes de Dabo Médias, survenue un peu plutôt dans la journée de ce même mercredi. En route pour Nafadji, une équipe de journalistes de ce groupe basé à Kankan et des comédiens auraient été arrêtés dans la sous-préfecture de Karifamoriyah, par le syndicat des transporteurs.

« A 11 heures, le syndicat des transporteurs a bloqué la route à notre équipe de reportage qui était en partance pour Nafadji. Les journalistes ont été débarqués de force de leur véhicule de reportage. Ledit véhicule, contenant tous les matériels de travail de notre équipe, a été réquisitionné et conduit dans la cour de la gare routière. Ils (les syndicalistes) ont insulté nos reporters comme des enfants… On a porté plainte contre eux. Et maintenant, on a jugé nécessaire d’en parler dans notre émission du soir. On a été informés qu’ils ont ensuite tenu une réunion au cours de la quelle ils ont dit de venir arrêter les émissions de la radio et la télé » a indiqué Aly Badra Condé.

Pour l’heure, on ignore encore les raisons qui ont motivé cette attaque du Groupe Dabo Médias. Et, toutes nos tentatives d’avoir la version des mis en cause dans cette affaire sont restées vaines. Mais, il faut rappeler que l’un des auteurs présumés de cette attaque, Moussadjan Condé (le secrétaire régional de la confédération nationale des transporteurs de Kankan) est déjà accusé d’être l’instigateur des attaques perpétrées cette année contre les sièges du PADES, de l’UFR et de l’UFDG et de plusieurs autres magasins dans la ville de Nabaya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Haute Guinée : Alpha Condé en visite à Faranah

20 février 2020 à 10 10 22 02222

Le président de la République, Alpha Condé, a entamé ce jeudi, 20 février 2020, une tournée en Haute Guinée. La ville de Faranah constitue la première étape de cette série de visites que le chef de l’Etat va effectuer dans la région, a appris Guineematin.com à travers, à travers son correspondant dans la ville.

C’est par vol que le président Alpha Condé est arrivé ce jeudi matin, aux environs de 9 heures et demi, dans la ville de Faranah. Après l’aéroport, il s’est dirigé directement à la résidence du préfet. Le chef de l’Etat se rendra ensuite à la place publique située devant la maison des jeunes de Faranah, où de nombreux citoyens sont mobilisés pour l’accueillir.

Nous y reviendrons !

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13/ 660 27 27 07

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N’Zérékoré : Search for Common Ground organise le festival national pour la paix

20 février 2020 à 9 09 46 02462

L’ONG Search for Common Ground, à travers son projet « Unis dans nos différences ! Promouvoir la coexistence pacifique en Guinée », a organisé le festival national pour la paix à N’Zérékoré dans la journée du lundi, 17 février 2020. La cérémonie a regroupé des jeunes issus des différents clubs de paix de la Guinée et vise à « consolider la résilience des jeunes aux appels par la promotion de la tolérance et de la cohésion sociale », rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De très nombreux jeunes, venus des différents clubs de paix du pays, ont pris part à ce festival national pour la paix. Bamba Moussa Fanghana, chef de zone Guinée Forestière au compte du projet, est revenu sur les démarches qui ont conduit à ce festival national. « Ce festival est l’aboutissement d’une série de compétitions que nous avons organisée non seulement au niveau local, mais aussi au niveau régional. Parce que nous avons des clubs de paix dans toutes les zones du projet, notamment Matoto et Ratoma pour la Basse Côte ; Labé et Pita pour la Moyenne Guinée ; Kankan et Siguiri, en Haute Guinée ; et en Guinée Forestière, nous avons N’Zérékoré et Beyla.

Donc, le niveau local était d’abord d’organiser des compétitions dans chaque localité du projet qui nous permet de repérer les meilleurs qui ont compéti contre les meilleurs des autres localités de la région. Mais à la suite de la compétition régionale, nous avons jugé nécessaire d’organiser une compétition nationale, au cours de laquelle les meilleurs de chaque région, suivant les thématiques, se sont retrouvés à N’Zérékoré. Et c‘est cette activité que nous avons appelé le festival national pour la paix qui regroupe les heureux gagnants de toutes les régions suivant les différentes rubriques (danse, théâtre, mini film et des débats). »

Pour Martine Haba, membre de club de paix de N’Zérékoré, ce festival vient à point nommé pour créer une émulation entre les participants et c’est la Guinée qui en sortira victorieuse. « Nous sommes là pour le festival organisé par Search for Common Ground. Nous avons commencé par le défilé qui est parti du gouvernorat à la place des martyrs. Et delà, on est venu à la maison des jeunes où les choses sérieuses ont commencé ici à 14 heures sur le débat qui opposait la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière. Il y a eu des heureux gagnants. Et aujourd’hui encore, c’est pour le Théâtre qu’on est là. Et après notre prestation, on peut dire qu’il y a espoir. Et même s’il y a un camp qui perd, moi je peux dire que c’est la Guinée qui a gagné.»

Djiba Camara, coordinateur du club de paix de Beyla, salue cette initiative à un moment où la manipulation a pris de l’ampleur dans nos sociétés. « Je retiens de ce festival-là, la mobilisation de la jeunesse. Tant de femmes et tant de jeunes qui sont toujours manipulés du coté ethnique ou du côté politique. Mais aujourd’hui si cette jeunesse est éduquée et sensibilisée en faveur de la paix et qui sont aujourd’hui au cœur de ce mouvement, ça me va droit au cœur et je peux dire qu’en Guinée désormais, il y aura zéro violence et zéro conflit.»

Au terme du festival, le responsable du projet a fait savoir que cette rencontre a permis à des jeunes venus d’horizons divers de se connaitre, de partager et de parler de cohésion sociale. « La première chose que nous nous attendions est déjà dans notre main. C’était de regrouper tous les jeunes de la Guinée à N’Zérékoré en vue de se connaitre, de se frotter, de s’aimer et de se partager les expériences, et ensemble d’échanger sur les expériences en matière de gestion des clubs de paix dans leurs différentes collectivités respectives.

Et partant de là, ça crée déjà l’innovation pour certains qui sont à leur première expérience de vivre dans un club de paix, à la différence de N’Zérékoré qui a déjà un club de paix et centre de paix qui est opérationnel depuis plus de 2 ans à travers des projets antérieurs. Le second résultat que nous attendions est qu’après ce festival que les jeunes là fassent preuve de créativité dans leurs différentes localités à l’image de ce que nous sommes en train de vivre à N’Zérékoré », a laissé entendre Bamba Moussa Fanghana.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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Non-assistance aux blessés en Guinée : le CICR répond au FNDC

20 février 2020 à 9 09 01 02012

Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a répondu la lettre ouverte que le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) lui a adressée à la date du 18 février 2020. L’organisation internationale dit avoir pris bonne note du courrier, dans lequel le FNDC dénonce le refus de la Croix-Rouge guinéenne de porter assistance aux personnes blessées lors des manifestations contre un troisième mandat organisées depuis octobre dernier en Guinée. Le CICR invoque des raisons sécuritaires qui empêchent le CRG de travailler convenablement mais promet de faire en sorte qu’une solution soit trouvée le plus rapidement possible à cette situation.

Objet : Guinée: Lettre ouverte du FNDC au CICR

Date : 19 février 2020

A l’attention de M. Abdourahmane SANO, coordonnateur du FNDC

Cher M. Sano,

Nous avons pris bonne note de votre lettre ouverte à l’attention de notre Directeur Général. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) suit de près la situation humanitaire en Guinée, où il soutient la Croix-Rouge Guinéenne (CRG), son principal partenaire.

Les équipes de la CRG ont porté secours aux victimes des violences survenues lors des manifestations organisées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) mi-octobre 2019. Elles ont notamment transporté plusieurs dizaines de blessés vers des structures hospitalières, après leur avoir prodigué les premiers soins, et déposé des dépouilles mortelles dans ces mêmes structures.

Depuis lors, les garanties de sécurité sont malheureusement insuffisantes pour que la CRG puisse effectuer ce travail.

Le CICR et la CRG vont intensifier leur dialogue bilatéral avec les parties concernées, afin de trouver une solution le plus rapidement possible. Porter assistance aux victimes de violences est une priorité pour nos deux organisations.

Par ailleurs, le 4 février 2020 à Conakry, le CICR a effectué une visite à des personnes détenues en lien avec des violences en Guinée.

Nous espérons pouvoir vous rencontrer la semaine prochaine à Conakry pour parler plus en détail de ces importants sujets.

Avec nos meilleures salutations, CICR – Délégation Régionale à Abidjan

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Conakry : les forces de l’ordre accusées d’exactions à Wanindara

20 février 2020 à 6 06 04 02042

Comme c’est souvent le cas à l’occasion des manifestations du FNDC, des habitants du quartier Wanindara, dans la commune de Ratoma, ont été victimes d’exactions ce mercredi, 19 février 2020. Des agents des forces de l’ordre sont accusés de s’être introduits de force dans le domicile d’Elhadj Mamadou Hady Bah, imam dans cette localité et d’y avoir commis des abus.

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