Faya Millimono prévient : « nous serons en résistance active, jusqu’à ce qu’Alpha Condé parte »

24 février 2020 à 20 08 31 02312

Dr Faya Millimouno, leader du Bloc Libéral (BL) a une fois encore appelé les Guinéens à la résistance active citoyenne et permanente contre un 3ème mandat pour le président Alpha Condé. Selon lui, le combat va continuer même après le 1er mars et qu’il ne s’arrêtera que lorsque l’actuel chef de l’Etat guinéen quittera définitivement le pouvoir. Il l’a fait savoir dans l’après-midi de ce lundi, 24 février 2020, en marge de la plénière extraordinaire organisée au siège du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

A l’image de ses autres pairs de l’Opposition, Dr Faya Millimouno n’a pas été tendre avec le pouvoir du président Alpha Condé. Selon lui, les Guinéens doivent être plus que jamais unis pour faire face à leur adversaire commun qui veut à tout prix changer la Constitution pour s’octroyer un 3ème mandat.

« Je crois que l’heure est suffisamment grave pour dire qu’Alpha en arrivant en 2010, il a dit qu’il avait trouvé un pays ; mais, qu’il n’y avait pas d’Etat. Non seulement il n’a pas réussi à construire un Etat, mais il veut nous enlever notre pays. Aujourd’hui, il veut que nous soyons comptés par ethnie, par région. J’étais dans la délégation qui devait se rendre en forêt il n’y a pas longtemps. Quand ont est arrivé à Kissidougou, des gens qui nous ont attaqués. Ils ont dit que Kissidougou n’était pas Labé. Nous avons compris alors le danger qui guette notre pays. Pour l’unité de notre peuple, pour la justice et la prospérité pour tout le monde, nous n’avons le choix que de demander le départ définitif du pouvoir du président Alpha Condé. Et c’est que nous allons exiger. C’est pourquoi, ceux qui pensent que le combat va prendre fin le 1er mars se trompent lourdement. Tant qu’Alpha Condé ne quittera pas le pouvoir, nous serons en résistance active, jusqu’à ce qu’il parte. Cela, en vertu de l’article 21, alinéa 4 de notre Constitution. »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Appel au départ d’Alpha Condé : Bah Oury sollicite le soutien des Guinéens et des amis de la Guinée

24 février 2020 à 20 08 21 02212

Comme annoncé précédemment, les leaders du FNDC se sont retrouvés ce lundi, 24 février 2020, en séance plénière extraordinaire à à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. A l’issue de la rencontre, le Front National pour la Défense de la Constitution a annoncé qu’il ne reconnaît plus Alpha Condé comme étant le président de la République de Guinée, demandant son départ du pouvoir.

Plusieurs leaders politiques membres de ce front opposé à un troisième mandat pour le président Alpha Condé, ont également pris la parole pour s’adresser à leurs compatriotes. C’est le cas de Bah Oury, le président du parti Union pour la Démocratie et le Développement (UDD). L’opposant a invité les Guinéens et la communauté internationale à soutenir la démarche du FNDC qui, selon lui, va dans le sens de l’intérêt du peuple de Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« Depuis plus de 60 ans, la Guinée cherche deux choses : l’alternance démocratique et le respect des Droits de l’Homme. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu ni le respect des Droits de l’Homme, ni l’alternance démocratique. Aujourd’hui, pour une rare fois dans l’histoire de la Guinée, l’ensemble des autorités morales du pays, l’église, les chefs religieux, ont tous demandé à monsieur Alpha Condé de respecter la Constitution. Ils ont usé de tous les subterfuges pour lui faire comprendre que c’est ça qui va dans l’intérêt de la Guinée et dans l’intérêt du peuple tout entier. Il s’est obstiné à aller vers un changement constitutionnel qui est un véritable coup d’Etat. Je demande à l’ensemble du peuple guinéen, aux amis de la Guinée, et à la communauté internationale d’aller dans le sens des intérêts de ce peuple à travers la déclaration du FNDC. Amoulanfé ! »

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Kindia : 6 personnes, dont 3 journalistes, frôlent la mort dans un accident de la circulation

24 février 2020 à 19 07 53 02532

Un véhicule transportant six personnes, dont trois journalistes, s’est renversé ce lundi, 24 février 2020, à Kindia. L’accident a eu lieu à Amarayah, localité relevant de la sous-préfecture de Souguéta. Il n’y a heureusement pas eu de victimes, rapporte un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les trois journalistes sont : Mamady Mara, correspondant du site Guineenews.org et d’Evasion TV à Kindia ; Aboubacar Dramé, de la radio Kania Zik de Kindia et correspondant local du site Mediaguinee.org ; et Mohamed Condé, journaliste à la radio Sabari FM de Kindia et correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Ils étaient en compagnie de Sékou Kaba, chargé de communication du ministère de l’Energie, de l’artiste Batigoal ainsi que le chauffeur du véhicule.

Ils se rendaient, avec une délégation conduite par le préfet de Kindia, à Kolakhouré, un district relevant de la commune rurale de Madina Oula. Leur chauffeur a perdu le contrôle de son engin sur une route toute plate et le véhicule s’est renversé avec les quatre roues en l’air.

Les cinq passagers s’en sont sortis miraculeusement sains et saufs. Seul le chauffeur se plaignait de quelques douleurs après l’accident. Ils ont tous été admis à l’hôpital régional de Kindia pour des contrôles avant rentrer à la maison.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

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L’appel d’Ousmane Kaba aux Guinéens : se battre jusqu’à reconquérir la liberté « confisquée »

24 février 2020 à 19 07 12 02122

Dr Ousmane Kaba, président du PADES

A moins d’une semaine du 1er mars, date prévue pour la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel en Guinée, le FNDC décide de passer à la vitesse supérieure. En plus de sa décision d’empêcher la tenue de ces élections, le Front Nationale pour la Défense de la Constitution demande désormais le départ du président Alpha Condé, dont il ne reconnaît plus la légitimité et la légalité. C’est dans ce cadre que Dr Ousmane Kaba, président du PADES et membre du comité de pilotage du FNDC, appelle les Guinéens à se lever pour se battre afin de reconquérir leur liberté « confisquée » par le pouvoir actuel.

« Aujourd’hui, l’heure est grave pour le peuple de Guinée dans son ensemble ! Aujourd’hui, les Guinéens doivent tous se lever comme un seul homme pour faire face à la dictature, à la présidence à vie et aux différentes tentatives de division du peuple de Guinée. C’est la raison pour laquelle le FNDC fait appel à toutes les volontés dans notre pays pour se battre tous les jours, pas seulement le 1er mars, pour se battre tous les jours jusqu’à ce que nous puissions reconquérir notre liberté confisquée », a lancé le président du Parti des Démocrates pour l’Espoir.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Guinée : Cellou Dalein appelle à se « mobiliser pour sauver le pays d’une dictature qui risque de s’éterniser »

24 février 2020 à 19 07 00 02002

Comme annoncé précédemment, Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a appelé à des journées de manifestations continues à compter du jeudi, 27 février 2020, prochain pour contraindre Alpha Condé à renoncer à son projet de nouvelle constitution qui lui ouvrirait la voie à 3ème mandat. Pour Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition, qui a pris part à la réunion du FNDC, Alpha Condé ne mérite plus la fonction présidentielle, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le chef de file de l’Opposition a commencé par relever un certain nombre d’actes négatifs posés par Alpha Condé qui font que le FNDC ne le reconnait plus comme étant le président de la République de Guinée. « Alpha Condé n’est plus digne de la fonction présidentielle. Il s’est en effet rendu coupable de parjure. Mais, il l’avait déjà envisagé. Depuis que le président de la Cour Constitutionnel, feu Kéléfa Sall, a exprimé ses réserves par rapport au 3ème mandat, monsieur Alpha Condé a décidé de ne pas mettre en place la Haute Cour de Justice. Parce que si celle-là était là aujourd’hui, elle l’aurait poursuivie pour haute trahison parce que le président de la République, dans nos textes, bénéficiant du privilège de juridiction, ne peut être entendu et poursuivi que par la Haute Cour de Justice.

Celle-là n’existe malheureusement pas. C’est une trahison déjà de ne l’avoir pas mise en place alors qu’elle est prévue par la constitution de la République. Monsieur Alpha Condé a juré comme vous le savez devant le peuple de Guinée et devant la communauté internationale de respecter et de faire respecter cette constitution. Il a fini son serment en disant qu’en cas de parjure que je connaisse la rigueur de la loi. Eh bien, la Haute Cour de Justice l’aurait poursuivie pour parjure et haute trahison. Mais n’étant pas, le peuple de Guinée va s’en charger. Nous allons demander et exiger son départ parce qu’il ne mérite plus la fonction présidentielle, parce qu’il a trahi son serment, il a violé de manière récurrente la constitution de la République. Il n’a pas été à la hauteur et aujourd’hui il veut changer la Constitution pour s’octroyer une présidence à vie. Le peuple de Guinée : civiles et militaires, nous devons tous nous mobiliser pour sauver la Guinée d’une dictature qui risque de s’éterniser », a-t-il dit.

Interpellé par un journaliste sur le retrait de l’OIF du processus électoral guinéen, Cellou Dalein Diallo a fait savoir que cette institution internationale vient donner raison à l’opposition qui a dénoncé le fichier électoral. « Vous savez qu’on a crié sur tous les toits que le fichier électoral ne reflète pas l’état du corps électoral. On a écrit, on a parlé, on s’est adressé aux institutions internationales. Et aujourd’hui, l’OIF vient de prouver qu’on a raison. Parce que ce fichier qui avait été audité, l’audit avait révélé d’importantes irrégularités, on avait demandé que ces irrégularités soient corrigées. Monsieur Kébé (président de la CENI) obéissant aux injonctions d’Alpha Condé a refusé. L’OIF a estimé qu’il n’était pas crédible pour elle de poursuivre son assistance technique à la CENI parce que les recommandations qui ont été formulées n’ont pas été respectées et que fichier qui est là est loin de refléter le corps électoral ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Procès de Sheikh Affan : les débats de fond s’ouvrent demain mardi à Mafanco

24 février 2020 à 18 06 34 02342

Le procès de Cheick Ahmed Fofana, plus connu le nom de Sheikh Affan sur les réseaux sociaux, s’est poursuivi ce lundi, 24 février 2020, au tribunal de première instance de Mafanco. Il est poursuivi pour menaces de mort, diffamation, injures et diffusion de données portant atteinte à la dignité humaine par notre confrère Mohamed Mara, journaliste à la radio Espace FM. Les débats de fond n’ont pas pu se tenir dans cette affaire à cause des exceptions soulevées par la défense. Après avoir statué sur ces exceptions, le tribunal a renvoyé l’affaire à demain, mardi 25 février 2020, pour l’ouverture des débats, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Sheikh Affan a été appelé à la barre où il a décliné son identité. Puis, ses avocats ont commencé par soulever une question préjudicielle en ce qui concerne la citation qui vise leur client puisqu’il y en avait deux. « Monsieur le président, avant de commencer les débats, nous voulons savoir laquelle des citations qui vise notre client doit être abordée, puisque nous sommes avec deux citations directes contre la même personne », a fait savoir Me Lancinè Sylla.

Sur cette première exception, les avocats de la défense n’obtiendront pas gain de cause. Mais, cela n’a pas découragé Me Lancinè Sylla qui a soulevé une autre exception, portant cette fois-ci sur le délai de comparution du prévenu. Une demande qui a soulevé de longs échanges entre le ministère public, la partie civile, et la défense.

Finalement, le juge Amadou Kindy Baldé va statuer en rejetant cette seconde exception avant de renvoyer l’affaire à demain mardi, 25 février 2020, pour l’ouverture des débats.

Ce second revers n’a pas été du goût de maître Lanciné Sylla, avocat de Sheikh Affan. « Lorsqu’une personne est citée à comparaître devant un tribunal correctionnel, les dispositions des articles 658 et 659 du Code de Procédure Pénale prévoient clairement que l’intéressé bénéficie d’un délai de comparution. Ce délai est de huit jours lorsque la partie citée réside dans le ressort du tribunal, comme c’est le cas dans la présente affaire. Nous avons été étonnés de voir que le tribunal renvoie cette affaire pas pour la huitaine, pas pour la quinzaine, alors que tout le monde sait que traditionnellement, les renvois devant nos juridictions correctionnelles, et même criminelles, sont d’une semaine à deux semaines.

Mais contre toute attente, le renvoi a été fait pour demain, comme si le tribunal était obligé de suivre la marche que lui dicte la partie civile. C’est une situation qui nous inquiète parce que le tribunal ne doit pas être là pour satisfaire les desiderata de la partie civile. Le tribunal doit être là pour appliquer la loi dans toute sa rigueur. Le fait de renvoyer l’affaire pour demain, cela n’est pas conforme aux usages, aux pratiques de nos juridictions. C’est très déplorable que cela arrive », a-t-il laissé entendre.

Par contre, c’était la satisfaction dans le camp de Mohamed Mara, notamment de son avocat maître Pépé Antoine Lama. « Les velléités dilatoires de la défense de bien vouloir éterniser cette procédure ont tendance à s’éteindre. Vous avez suivi tout au long du débat, la défense est partie d’exception en exception, d’incident en incident. Malheureusement, nous avons eu la chance de tomber sur un tribunal composé par un magistrat talentueux, très aguerri, qui ne se laisse pas surprendre. La défense, dans un premier temps, a voulu entretenir la confusion en faisant allusion à deux citations qui selon elle n’avait pas le droit d’avoir lieu.

Heureusement sur siège, le tribunal a mis les choses au point en retenant que c’est la citation servie le 18 pour l’audience du 23 décembre qui avait saisi le tribunal. Cette question était évacuée, cette même défense, qui avait déjà bénéficié d’un renvoi, est revenue encore, dans sa manœuvre toujours de perpétuer cette procédure, solliciter un autre renvoi sur le fondement à tort de l’article 659 du Code de Procédure Pénale. Nous sommes opposés, mais enfin de compte, c’est la décision du tribunal qui est au-dessus de tous », a indiqué l’avocat.

Pour finir, maître Pépé Antoine Lama a dit que ce dossier va faire trembler. « Nous serons là prêts à aborder ce dossier parce que c’est un dossier solide comme du béton. C’est un dossier qui va faire trembler, un dossier qui va mettre fin à des communications à tendance communautaristes, un dossier qui va sanctionner des comportements violents parce qu’il faut le dire, les faits reprochés à Sheikh Affan sont suffisamment graves. Ils sont de nature à menacer la paix publique. »

Il faut rappeler que Cheick Ahmed Fofana, chantre de l’ethnocentrisme et du régionalisme sur les réseaux sociaux, avait été condamné en 2013 pour escroquerie avant d’être gracié en 2015.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Retrait d’Innovatrics du processus électoral guinéen ? La CENI évasive sur la question

24 février 2020 à 17 05 57 02572

Depuis quelques heures, une information faisant du retrait de l’opérateur de saisie INNOVATRICS du processus électoral guinéen circule sur les réseaux sociaux. Info ou intox ? Il est difficile pour l’heure de le vérifier. Joint au téléphone par un journaliste de Guineematin.com, le directeur du département Communication, Information et Sensibilisation à la CENI, n’a confirmé ni infirmé cette information. Bocar Samoura s’est contenté de dire que l’institution électorale n’a pas été saisie d’un retrait de son partenaire INNOVATRICS.

« Je ne peux rien vous dire sur la question. La commission électorale a un contrat avec INNOVATRICS et jusqu’à présent le contrat en vigueur. Donc même s’il y a eu un départ, pour le moment nous, nous n’avons pas été saisis officiellement », a-t-il répondu au bout du fil.

Une réponse pas rassurante aux yeux d’un autre commissaire de la CENI, qui s’est exprimé sous anonymat. Pour lui, les propos du responsable de la communication de la commission électorale laissent transparaitre des non-dits. « On n’a pas été saisie officiellement d’une question par un partenaire ne veut pas dire que le contrat n’est pas rompu avec lui. Sinon, étant le premier responsable de la communication de la CENI, il aurait vite démenti l’information pour rassurer, comme ils ont l’habitude de le faire », a-t-il dit.

En tout cas, si ce départ se confirme, ça sera un autre coup dur pour la CENI et le gouvernement guinéen, qui font face déjà au départ de l’OIF. L’Organisation Internationale de la Francophonie annoncé ce lundi, 24 février 2020, son retrait du processus électoral guinéen. Elle justifie cette décision par les divergences autour du fichier électoral, qui ont amené les principaux partis d’opposition à se retirer du processus électoral et à décider d’empêcher la tenue élections législatives couplées avec le référendum le 1er mars prochain.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Guinée : le FNDC demande le départ du président Alpha Condé

24 février 2020 à 17 05 10 02102

Les leaders du Front National pour la Défense de la Constitution

Après 5 mois environ de lutte contre le projet de changement constitutionnel du président ALpha Condé sans succès, le FNDC décide de ne plus reconnaître l’actuel chef de l’Etat guinéen comme dirigeant légitime et légal du pays. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, 24 février 2020, le Front National pour le Défense de la Constitution a réclamé le départ du président de la République du pouvoir et demandé aux Guinéens de se mobiliser à partir du 27 février prochain « pour déjouer le coup d’Etat constitutionnel en cours ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de la déclaration du Front National pour la Défense de la Constitution.

DÉCLARATION N°069

La Guinée entame une semaine cruciale de son Histoire. Monsieur Alpha Condé est en passe de perpétrer son coup d’Etat constitutionnel en dépit de la désapprobation du peuple de Guinée et des multiples interventions des autorités morales et religieuses, des leaders d’opinion et de la communauté internationale.

Ayant noté que tous les sacrifices consentis par le Peuple de Guinée (assassinats, emprisonnement, kidnapping) ainsi que toutes les démarches engagées pour convaincre Monsieur Alpha Condé d’abandonner son projet de troisième mandat, ont toutes échoué ;

  • Considérant le Coup d’Etat civil en cours depuis le 19 décembre 2019 et qui est maquillé sous le label de ‘’référendum’’ ;
  • Considérant le parjure dont M. Alpha CONDE s’est rendu coupable en violant son serment de respecter et de faire respecter la Constitution ;
  • Considérant le refus de M. Alpha Condé de mettre en place la Haute Cour de justice qui aurait pu le juger pour haute trahison ;

Le FNDC, porteur des aspirations démocratiques du Peuple de Guinée, décide de ne plus reconnaître M. Alpha CONDE comme Président de la République de Guinée et demande son départ immédiat et sans conditions du pouvoir. 

Par conséquent, le FNDC :

  • Appelle toutes les guinéennes et tous les guinéens à sortir massivement à partir de ce jeudi 27 février pour empêcher par tous les moyens légaux le putsch constitutionnel de M. Alpha CONDE;
  • Invite tous les citoyens à user de la légitime défense pour résister, conformément à l’article 21, alinéa 4 de la Constitution, aux milices que M. Alpha Condé tente de constituer pour perpétrer son coup d’Etat constitutionnel ;
  • Appelle tous les citoyens guinéens civils et militaires à se mobiliser pour déjouer le coup d’Etat constitutionnel en cours ;
  • Exhorte ses antennes dans les préfectures, les sous-préfectures, les communes, les quartiers et districts ainsi que toutes ses organisations membres et leurs démembrements sur l’ensemble du territoire à redoubler d’engagement pour éviter le recul démocratique;
  • Met en garde les représentants des institutions de la République et les administrateurs territoriaux quant aux conséquences de leur collaboration directe ou indirecte avec ceux qui ont trahi la Constitution, la République et la souveraineté nationale ;
  • Appelle l’Armée nationale à demeurer républicaine et à cesser de protéger un seul Guinéen, M. Alpha Condé contre tout le Peuple de Guinée.

Par ailleurs, le FNDC :

  • Invite la CEDEAO et l’UA au respect de leurs propres principes sur la gouvernance démocratique, notamment en ce qui concerne les coups d’Etat, car qu’il soit militaire ou civil, un Coup d’Etat équivaut à un Coup d’Etat ;
  • Félicite et remercie les députés européens pour leur courageuse prise de position et demande à la Commission de l’UE de prendre des sanctions concrètes contre le régime dictatorial et sanguinaire de M. Alpha Condé ;
  • Appelle la CEDEAO, l’UA et le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des sanctions collectives et individuelles contre les promoteurs du coup d’Etat constitutionnel ainsi que les auteurs et commanditaires des répressions sanglantes et crimes contre l’humanité en Guinée;

La lutte de longue haleine entreprise par le Peuple souverain de Guinée épris de paix et de justice, ne s’arrêtera pas au 1er mars et continuera jusqu’au départ de M. Alpha Condé.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

    Conakry, le 24 février 2020

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Retrait de l’OIF du processus électoral : « ça réconforte l’opposition » (Saïkou Yaya)

24 février 2020 à 16 04 50 02502

Honorable Saikou Yaya Barry, secrétaire administratif de l’UFR

Les réactions continuent de se faire entendre suite à la décision l’OIF de se retirer du processus électoral guinéen. L’Organisation Internationale de la Francophonie a annoncé cette décision à travers un communiqué rendu public ce lundi, 24 février 2020. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, l’honorable Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR, a salué une sortie qui réconforte l’opposition guinéenne, dans son élan d’empêcher la tenue des élections du 1er mars.

« Je crois que l’OIF s’est crédibilisée de plus parce que vous savez qu’elle a joué un rôle pendant les élections de 2010. Je crois qu’elle se rend compte de plus en plus que ce qui se passe en Guinée est très grave pour la démocratie et ils (les responsables de l’OIF) ne veulent pas souiller leur honneur en cautionnant ce que Alpha Condé veut pour ce pays. Donc, cette sortie de l’OIF va dans le même sens que ce que l’opposition plurielle a toujours dénoncé, elle réconforte à plus d’un titre la position qu’a prise l’opposition plurielle de ne pas accompagner Alpha Condé dans son projet de coup d’Etat constitutionnel », a-t-il dit.

Mais même s’il se félicite de ce retrait, l’opposant est convaincu que ne va nullement faire fléchir le président Alpha Condé. Il estime qu’il faut une plus grande mobilisation du peuple de Guinée pour empêcher le chef de l’Etat guinéen de réussir son projet de troisième mandat. « Alpha Condé est dans sa logique, il utilise les gens et les institutions comme dans un ascenseur. Quand il monte à un niveau, ils y en a qui descendent. Aujourd’hui, il n’a plus besoin de l’OIF.

A partir du moment où il s’est engagé à aller aux élections, il n’a plus besoin de personne. Donc, c’est à la population de s’opposer et d’empêcher que cela ne soit et par tous les moyens légaux. Tout le monde lui a dit qu’il en train de partir dans le mauvais sens. L’Union européenne qui nous accompagne souvent dans nos élections, la CEDEAO, les Etats-Unis… tout le monde lui a dit que ce n’est pas bon, mais il s’entête. Alpha Condé veut s’éterniser au pouvoir et il faut qu’on se lève contre ça », a lancé le député Saïkou Yaya Barry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel 622919225 / 666919225

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Campagne à Tougnifily : le RPG-AEC rassemble les populations autour du sport

24 février 2020 à 15 03 37 02372

A Tougnifily, la candidate du RPG Arc-en-ciel au scrutin uninominal de Boffa a été accueillie dans une ambiance grandiose par les habitants de Tougnifily, l’une des plus importantes circonscriptions électorales de Boffa. Les femmes, hommes et sages étaient massivement mobilisés pour souhaiter la bienvenue à leur fille, Zeinab Camara en campagne dans la préfecture depuis plusieurs semaines.

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Décès d’un employé du Consortium SMB-Winning : communiqué de la Direction Générale

24 février 2020 à 15 03 32 02322

image d’archive

La Direction Générale du Consortium SMB-Winning est très heureuse d’apprendre par les services compétents de la santé de la République Guinée notamment les services de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, ANSS, que le test realisé sur le corps d’un de ses employés de nationalité Indonésienne, décédé le samedi dernier à Kamsar des suites d’un arrêt cardiaque, est revelé négatif de CCVID-19.

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Attaque d’une école privée à Foula Madina : 3 élèves interpellés et remis à la police

24 février 2020 à 15 03 25 02252

Le Groupe scolaire Hadja Habibata Tounkara, situé au quartier Foula Madina, dans la commune de Ratoma, a été la cible d’une attaque ce lundi, 24 février 2020, par des élèves venus d’une école publique de la place. Après des dizaines de minutes de jet de cailloux entre les deux camps, la police est intervenue en tirant du gaz lacrymogène pour ramener le calme. Au moins trois (3) élèves ont été mis aux arrêts dans la foulée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon les explications reçues sur place, des élèves qui seraient venus du lycée Sonfonia sont auteurs de cette attaque. C’est ce qu’a confié à notre reporter le directeur général du Groupe Scolaire Hadja Habibata Tounkara, Thierno Ousmane Diallo. « Nous étions en plein cours. Certainement, c’est un groupe du lycée Sonfonia, puisqu’ils étaient en tenue, ils sont venus nous attaquer. Ils nous ont lapidés, ils ont lancé des projectiles sur les toits de l’école. Ça a créé la panique. Ensuite, les élèves sont sortis, ils ont répliqué. »

Devant la violence des accrochages, le directeur général de l’école a fait appel aux forces de l’ordre. « J’ai appelé la police de Sonfonia. Dans le brouhaha, nous avons pu attraper 3 élèves. La police est venue, elle s’est activée et nous a trouvés sur le terrain. On a pu maîtriser la situation. Ensuite, nous avons remis les trois élèves arrêtés à la disposition de la police qui est partie avec eux. A l’heure où je vous parle, nous sommes en train de faire le rapport que nous allons déposer à l’autorité de tutelle, à savoir la Direction Communale de l’Education de Ratoma. Ces élèves étaient venus pour nous empêcher de tenir normalement les cours », a expliqué Thierno Ousmane Diallo

Pour sa part, Alpha Ibrahima Diallo, élève en classe de 10ème année, a dit sa colère contre leurs agresseurs, mais aussi contre la police qui aspergé du gaz lacrymogène sur tout le monde. « Je me demande, quand eux ils sont en grève, pourquoi ils viennent ici pour nous perturber ? S’ils n’étudient pas, ce n’est pas notre faute à nous nous quand même. S’ils n’étudient pas, c’est la faute à l’Etat. On n’a rien à faire dedans. Quand ils sont venus, on les a repoussés jusqu’à la station. Mais, ce que je n’ai compris aussi, pourquoi les policiers viennent jeter du gaz lacrymogène sur nous ? »

Selon nos informations, aucun cas de blessé n’a été enregistré sur place.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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Le FODEL se matérialise à Siguiri : plus de 80 milliards remis aux communautés (Répartition)

24 février 2020 à 15 03 24 02242

Après celles des Boké et de Bofa, c’est au tour des communautés de la zone minière de Siguiri de connaître la matérialisation du Fonds de Développement Local (FODEL). Ce samedi 22 février 2020, un chèque de 80 milliards 393 millions 752 917 francs guinéens a été officiellement remis par le chef de l’Etat, Alpha Condé, aux communautés en présence du Ministre des Mines et de la Géologie.

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Mission sur le site du Président du Conseil d’Administration de la SMD, Directeur des Affaires juridiques, corporatives et règlementaires Nordgold

24 février 2020 à 15 03 10 02102

Dans le cadre de la visite annuelle du Président Directeur Général du Groupe Nordgold, une importante délégation venue du siège de Moscou, a séjourné sur le site de la SMD-Lefa les 22, 23 et 24 Janvier 2020.

En marge des travaux planifiés par la mission de Nordgold, une série de visites des chantiers et ouvrages communautaires réalisés sur fonds propres par la SMD, a été effectuée par le PCA, le DGA et autres Managers de la SMD.

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Retrait de l’OIF du processus électoral : le RPG Arc-en-ciel dénonce une mesure « incohérente »

24 février 2020 à 14 02 55 02552

Souleymane Keïta, conseiller chargé de missions du président Alpha Condé, coordinateur de la cellule de communication du RPG Arc-en-ciel

Depuis l’annonce du retrait de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) du processus électoral en cours en Guinée, les réactions se multiplient chez les acteurs sociopolitiques. Si l’annonce est saluée par les opposants, c’est tout le contraire dans le camp du parti au pouvoir, le RPG Arc-en-ciel. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com ce lundi 24 février 2020, Souleymane Keïta, coordinateur de la cellule de communication du parti au pouvoir, parle d’une décision « incohérente » qui ne peut pas entraver le déroulement du processus électoral.

Le conseiller chargé de missions du président de la République se dit surpris par la démarche de la Francophonie. « C’est avec un peu de surprise que j’ai appris la nouvelle. L’institution chargée d’organiser les élections en Guinée a souverainement fait appel à l’expertise de la francophonie pour l’aider à faire le suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’audit du fichier électoral… Vous avez vu que le retrait des commissaires de l’opposition de la CENI n’a pas empêché la francophonie de continuer à travailler avec l’institution. Avec les commissaires, désormais majoritairement de la mouvance, l’OIF a continué à travailler. Donc, je ne comprends pas que c’est à moins d’une semaine des élections, après avoir participé à toutes les étapes du processus, que l’on trouve les moyens de se retirer », a réagi Souleymane Keïta.

En tout état de cause, le responsable de la communication du RPG Arc-en-ciel soutient que le dernier mot revient à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). « De toutes les façons nous, nous pensons que jusqu’à preuve du contraire, en Guinée, c’est la CENI qui organise les élections. C’est à elle seule qu’incombe la responsabilité de la conduite efficace et efficiente du processus électoral. Le reste, moi j’attends de comprendre toutes les raisons profondes qui ont prévalu à la prise de cette décision. Sinon, selon ce que j’ai lu dans la déclaration de l’OIF, ça me semble plutôt incohérent et maladroit d’autant plus qu’on ne peut pas participer à un processus pendant un an et dire en moins d’une semaine qu’on n’est plus partant. C’est vraiment une démarche incohérente », lance-t-il.

Souleymane Keïta botte en touche l’argument de l’OIF, selon lequel sa décision est motivée par le manque d’inclusivité des élections du 1er mars. Pour lui, cette décision est plutôt politique. « Il y a un autre aspect qui a retenu mon attention. L’OIF dit attendre de voir que l’élection requiert l’inclusivité nécessaire pour reprendre son travail technique. Mais, l’inclusivité est une question de choix politique. Les partis politiques ont décidé librement de ne pas participer aux élections depuis longtemps. On a écouté le président de l’UFR, Sidya Touré, dire qu’en Guinée, la seule élection que nous voulons, c’est l’élection présidentielle. Comme pour dire que les autorités actuelles n’ont pas la possibilité d’exercer leurs prérogatives. Donc, c’est déjà une volonté qu’il a exprimée avant le début du processus électoral de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’élections en Guinée, sauf la présidentielle… »

Parlant des incidences de cette position de l’OIF sur le processus électoral en cours, Souleymane Kéita pense qu’il n’en sera rien. « De toutes les façons, le président de la République, qui est le garant des institutions, a l’obligation de continuer d’assumer son rôle régalien. Pour les élections, il appartient à la CENI de les organiser. Un partenaire peut nous assister comme il peut se retirer. Mais, toujours est-il que la responsabilité d’organiser les élections incombe à la CENI. Donc, il n’y aura pas de conséquences », soutient le conseiller chargé de mission à la présidence de la République.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Incendie d’une bananeraie à Kindia : les victimes entre colère et interrogation

24 février 2020 à 14 02 21 02212

Une plantation de Bananes incendiée à Kindia

Un champ de banane a été consumé par un incendie à Bandjéya, du district de Kondéya, dans la commune rurale de Samayah, relevant de la préfecture de Kindia. L’incendie, dont l’origine est inconnue, a eu lieu le jeudi 20 février 2020. Indignés, les propriétaires des lieux n’écartent pas la piste criminelle, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les incendies dans des plantations appartenant à des particuliers se multiplient en Basse Guinée de façon inquiétante sans que des enquêtes sérieuses soient menées pour en élucider les causes. Après Dubréka et Forécariah, c’est une bananeraie de plus de 500 pieds qui a été consumée le jeudi dernier à Samayah, dans Kindia.

Mariam Diallo, la propriétaire du champ, n’en croyait pas ses yeux lorsqu’elle est arrivée sur les lieux, d’autant plus que le drame a eu lieu à une prériode de la récolte. Encore sous le choc, Mariam ne cache pas sa déception devant cet acte qu’elle qualifie de criminel. « 12 mois de travail, 12 mois de d’investissements, 12 mois de patience, 12 mois de planification et 12 mois remplis d’espoir de meilleurs résultats se réduisent en cendre par un feu, déclenché par un inconnu, dans notre plantation de banane à Kondéya. Étant entrepreneur, on se dit qu’à l’échec, on tente de se relever pour avancer et ce qui nous est arrivé nous laisse sans mot, sans voix, ni résultat et non plus une envie de continuer. Au regard de ces jeunes avides d’entrepreneuriat et de réussite, arrêtés entrain d’observer le fruit de leurs efforts sur la plantation aller en fumée, on ne saurait combien ça fait mal.Car notre complexe de réussir est parti en cendre dans cet environnement égoïste entre compatriote et fils du pays. »

Devant ce qu’elle vient de subir, Mariam Diallo se pose énormément de questions. « On se demande à présent que faire face à un phénomène qui continue à faire des victimes dans un pays où nous détenons un fort potentiel de réussite dans l’agriculture. Qu’en est-il des précautions à prendre? Quelles sont les responsabilités à situer en cas d’incendie dans une localité ? Les assureurs peuvent ils s’impliquer dans ce cas de figures ? Avec toutes ces questions, on prie le bon Dieu que ce phénomène n’arrive plus jamais à une autre personne et nous fasse fructifier le fruit de nos efforts. En un mot, nous sommes juste profondément déçus de cet acte cruel et criminel », a lancé la propriétaire de la bananeraie.

Alimou Barry, un jeune passionné de la terre, a tout laissé en ville pour venir s’occuper de ce champ de bananes et d’ananas, financé à hauteur de 45 millions de francs guinéens. « Je ne sais pas exactement comment le feu a brûlé notre champ, parce que je suis venu le matin contrôler le champ d’ananas et celui de bananes incendié, mais il n’y avait pas de problèmes. C’est pendant la journée que j’ai reçu un appel venant d’un chauffeur qui m’annonce que les bananes sont en train de brûler. Je n’ai su dire mot, car c’est très pénible pour moi. Parce que j’ai fourni assez d’efforts pour ça. J’ai quitté en ville, venir m’installer à Kondéya, uniquement à cause de ces bananes qui sont incendiées à un mois de la récolte. C’est une perte énorme pour des jeunes débutants comme ma patronne et moi », a-t-il fait savoir.

Poursuivant, Alimou Barry dit pourtant n’avoir jamais eu de problèmes avec les riverains de la plantation. « C’est cruel ce qui s’est passé ici, car je n’ai pas eu d’antécédents avec quelqu’un d’ici. Je suis ami à tout le monde. Une fois à Kondéya, quand tu demandes Petit Barry, tu vas penser que je suis né ici. Mariam et moi, nous estimons être d’accord avec tout le monde. Pour preuve, quand il y a eu l’incendie, le chef de district, le sage du village, les conservateurs de la nature et les gendarmes de la localité, sont tous passés pour déclencher une enquête », indique-t-il.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Retrait de l’OIF du processus électoral guinéen : « c’est un camouflet pour Alpha Condé »

24 février 2020 à 13 01 59 02592

Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé

Comme annoncé précédemment, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé son retrait du processus électoral en Guinée ce lundi, 24 février 2020. Une décision qui intervient à moins d’une semaine de la date prévue pour les élections législatives et le référendum constitutionnel du 1er mars prochain. Joint au téléphone par un reporter de Guineematin.com, le député de Labé, Mamadou Cellou Baldé, a indiqué que cette décision constitue un « camouflet » pour le président Alpha Condé et son équipe dans leur entêtement à aller à ces consultations tant décriées.

« Par cette décision, l’OIF vient de désavouer Alpha Condé dans son plan machiavélique pour la mascarade électorale, et par la même occasion, l’organisation vient de déshabiller maître Salifou Kébé (président de la Commission Électorale Nationale Indépendante, ndlr) », a dit d’entrée notre interlocuteur.

Pour l’honorable Cellou Baldé, cette position exprimée par l’OIF vient conforter l’opposition qui a régulièrement dénoncé la manière dont le processus électoral est mené. « Tout le monde le sait, nous avons dit depuis la retraite de Kindia, que la CENI n’était pas dans les dispositions de doter la Guinée d’un fichier électoral biométrique qui reflète réellement le corps électoral. Aujourd’hui, l’OIF s’est rendue compte qu’effectivement, comme l’ont crié l’opposition et le FNDC sur tous les toits, qu’Alpha Condé conduit la Guinée directement vers le chaos.

La CENI est devenue une institution inféodée à un homme. Ce n’est plus un organe indépendant qui est censé conduire le pays vers une élection crédible et transparente. Si dans environs 12 millions de guinéens, 8 millions sont des électeurs, je crois que ce ratio est exagéré. Et de l’autre côté, vous avez vu les progressions exponentielles du côté de Kankan, de Siguiri et de Kouroussa. Aujourd’hui, c’est un fichier d’une seule région que le RPG et maître Kébé veulent utiliser pour appeler la nation à voter », fustige ce responsable de l’UFDG.

Pour lui, la décision de la Francophonie est un désaveu pour Alpha Condé et la CENI. « Je crois que c’est un camouflet pour monsieur Alpha Condé et la CENI. Pour l’opinion nationale et internationale, c’est une victoire. Le monde entier se rend compte aujourd’hui que le fichier électoral guinéen n’est qu’un fichier pour monsieur Alpha Condé, un fichier d’une seule région avec lequel il veut faire voter un référendum constitutionnel et une élection législative », a dit le député uninominal de Labé.

Cellou Baldé espère que ce retrait de l’OIF servira de déclic à la crise politique que connaît actuellement la Guinée. « Jusqu’à présent, les conditions d’une élection transparente et crédible avec l’élément fondamental, qui est le fichier électoral, ne sont pas réunies. Donc, cette décision va changer la donne. L’opinion nationale et internationale comprendra que le cri de cœur des populations guinéennes est fondé parce que l’OIF est l’institution qui est techniquement la mieux habilitée par rapport au processus électoral qui vient de désavouer monsieur Alpha Condé et de déshabiller maître Salifou Kébé », a-t-il martelé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Fodé Oussou répond à Alpha Condé : « cette fois-ci, beaucoup seront frappés »

24 février 2020 à 13 01 41 02412

Comme annoncé précédemment, une délégation de l’UFDG, conduite par Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, a animé un meeting hier, dimanche 23 février 2020, à Labé. Cette mission de la principale formation politique d’opposition du pays est allée sensibiliser les habitants de cette ville à se mobiliser pour empêcher la tenue des élections législatives et le référendum constitutionnel du 1er mars prochain. Les opposants ont invité leurs partisans à se préparer à mener la bataille appelée par le président Alpha Condé, qui a demadé à ses militants de frapper tous ceux qui tenteraient d’empêcher le vote, rapporte un correspondant de Guineematin.com sur place.

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Guinée : la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré prêche la paix et la quiétude sociale

24 février 2020 à 12 12 44 02442

Les initiatives pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale se multiplient en Guinée à un moment où la tension monte entre partisans et adversaires de la nouvelle constitution. Pour jouer sa participation et inciter à l’entente entre Guinéens, la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré (FIAST) a organisé hier, dimanche 23 février 2020, à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma, une conférence débat ayant pour thème « les actions pour la paix et la quiétude sociale en Guinée ». La cérémonie a regroupé plusieurs personnalités et de nombreux citoyens de Kipé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette conférence a été animée par Dr Ousmane Bangoura, fonctionnaire à la retraite. Dans son exposé, le conférencier a d’abord fait un tour d’horizon sur les acteurs de la paix, c’est-à-dire ceux qui contribuent à la paix ; avant d’évoquer les causes des conflits dans le pays, les différents conflits que la Guinée a connus et quelques actions indispensables pour que la paix règne en Guinée.

Pour qu’il y ait la paix dans notre pays, Dr Ousmane Bangoura pense qu’il y a des préalables, notamment rebâtir l’Etat pour qu’il joue son véritable rôle et rebâtir la nation en luttant contre l’ethnocentrisme. « Pour qu’il y ait la paix dans notre pays, il faut rebâtir notre Etat, il faut lui donner les moyens pour assurer ses services au bénéfice des citoyens et qu’il soit un État légitime. Et si l’Etat n’est pas légitime, il ne peut pas assurer ses fonctions. Parmi ses fonctions, il y a la sécurité, la paix, les infrastructures sociales de base. Donc, reconstruire l’Etat est un élément important. Il faut aussi rebâtir notre nation. Il faut créer la solidarité entre les groupes, entre les individus qui existent dans notre pays. Il faut lutter énergiquement contre l’ethnocentrisme.

Et pour lutter contre l’ethnocentrisme et rebâtir notre Etat, il faut reconstruire notre démocratie, assurer une nouvelle démocratie qui inclut le peuple, une démocratie qui ne soit pas une démocratie des élites, qui ne soit une démocratie qui favorise l’ethnocentrisme… Si vous voyez aujourd’hui, la plupart des conflits que nous avons pendant les 15 ou 20 dernières années, ce sont des conflits liés à la démocratisation. Malheureusement, ce que je constate, c’est qu’on parle beaucoup, mais on ne fait pas en sorte que cette démocratie soit plus pacifique et qu’elle soit plus productive aux citoyens. »

Pour que la paix et la quiétude sociale soient une réalité dans notre pays, le conférencier s’est adressé à la jeunesse et aux dirigeants. « Ce que je demande à la jeunesse, informez-vous, formez-vous. Ensuite, essayer d’écouter vos parents. Ne vous laisser pas manipuler. La jeunesse, c’est la force vive du pays, c’est la force vive de l’avenir. Aux dirigeants de cesser de nourrir l’ethnocentrisme, de cesser manipuler la jeunesse, de faire en sorte qu’il y ait l’unité dans ce pays, de faire en sorte que le peuple se mobilise dans l’unité pour le développement », a conseillé Dr Ousmane Bangoura.

Présente à cette cérémonie, Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum et fille d’Ahmed Sékou Touré, a salué cette initiative qui intervient à moment où la Guinée traverse une crise sociopolitique inquiétante. « La Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré est à saluer et à féliciter. Elle s’inscrit en droite ligne des problématiques de notre pays et surtout de ce que feu président Ahmed Sékou Touré voulait et souhaitait pour ce peuple. Nous sommes très fiers aujourd’hui de voir que des jeunes se réveillent. Ça veut dire que les jeunes guinéens ont pris conscience du danger qui nous guette. Le plus grand danger qui nous guette aujourd’hui, c’est les conflits et des conflits très prononcés. Aujourd’hui, nous devons avoir la capacité de nous remettre en cause, qu’il y ait un sursaut national et qu’on accepte le dialogue. Rien ne peut faire sans le dialogue », a-t-elle laissé entendre.

Pour sa part, Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba, président de la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré, 3ème imam à la mosquée centrale de Kipé, a fait savoir que cette activité vise à réconcilier l’Etat et le peuple. « Nous ns organisé cette conférence-là, maintenant, c’est pour réconcilier l’Etat et le peuple puisque nous avons constaté qu’il y a un manque de confiance entre l’Etat et le peuple. S’il y a malentendu entre l’Etat et le peuple, c’est grave. Nous avons choisi ce thème parce qu’on a constaté que les tentions ne font que monter entre le peuple et l’Etat.

Entre les citoyens, il n’y a pas de problèmes, mais certaines élites politiciennes radicales sont en train de s’interposer entre les citoyens et les opposer. Moi, je pense que nous les citoyens des différentes ethnies à la base, nous n’avons pas de problèmes entre nous. Mais, les politiciens radicaux ne cessent de nous manipuler. C’est pourquoi, on a besoin de la paix et la quiétude sociale, comment les citoyens vont vivre entre eux, sans haine et sans problèmes ».

Pour finir, Elhadj Fodé Mandiaye Magassouba invite la jeunesse de Guinée à refuser de tomber dans la manipulation des politiciens. « Je lance un appel à la jeunesse de ne pas accepter les manipulations ni par le pouvoir, ni par l’opposition. Chacun d’eux ne se bat que pour ses propres intérêts. Les jeunes n’ont qu’à créer leurs propres entreprises et abandonner l’argent venant des politiciens des tous les bords », conseille-t-il.

La cérémonie a pris fin par une remise de satisfécits au conférencier et au président de la Fondation Internationale Ahmed Sékou Touré

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 / 666919225

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