Lola : une manifestation d’élèves fait un mort et un blessé grave

17 février 2020 à 23 11 22 02222

De violents affrontements ont eu lieu ce lundi, 17 février 2020, entre des élèves manifestants et des agents des forces de l’ordre. Ils ont coûté la vie à un élève et fait plusieurs autres blessés, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à N’Zérékoré.

Malgré sa banalisation par les autorités, la grève déclenchée le 09 janvier dernier par le SLECG d’Aboubacar Soumah continue de faire des effets à travers le pays. C’est ce débrayage qui est à l’origine des affrontements ayant fait un mort et plusieurs blessés dont un cas grave ce lundi dans la commune urbaine de Lola. Choqués par l’absence de leurs enseignants en classes, plusieurs sont descendus dans la rue pour exiger la reprise sans délai des cours.

Et selon le coordinateur local du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, de violents affrontements ont opposé les manifestants aux forces de maintien d’ordre. C’est le DPE qui a demandé aux élèves d’aller à l’école pour composer. Quand ils sont venus, les élèves n’ont pas trouvé les enseignants en classes, ils se sont retournés donc en protestant dans la rue. C’est ainsi qu’ils se sont rencontrés avec les services de sécurité. Et c’est dans les échauffourées qui ont éclaté entre les deux camps, certains d’entre eux ont reçu des balles réelles », a expliqué Amara Kadiatou Camara.

Deux personnes ont été touchées par balles, dont Sâa Étienne Ouendouno, élève au collège Tiépoulou de Lola. Le jeune homme a rendu l’âme quelques heures plus tard à l’hôpital régional de N’Zérékoré. Le second blessé par balle reçoit des soins dans le même établissement hospitalier.

A noter que des manifestations d’élèves ont été enregistrées ce même lundi à Conakry, Labé et Télimélé. Dans ces autres villes du pays, les élèves réclament le retour de leurs enseignants en classes. Au même moment, 11 centrales syndicales du pays, dont la puissante USTG, ont publié un préavis de grève ce 17 février 2020.

Elles exigent le dégel des salaires des enseignants grévistes et l’ouverture immédiate de négociations entre le gouvernement et le SLECG. Faute de quoi, ces centrales syndicales menacent d’aller en grève. L’étau se resserre donc autour des autorités guinéennes.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Présidence de la République : 18 inspecteurs d’Etat menacent de démissionner

17 février 2020 à 22 10 48 02482

Recrutés au mois de septembre 2016 sur la base d’un concours, les dix-huit (18) jeunes Inspecteurs Généraux d’Etat à la présidence de la République ont suspendu leurs activités ce lundi, 17 février 2020. Et si rien n’est fait pour améliorer leurs conditions de vie et de travail, ces inspecteurs qui relèvent directement du président de la République comptent aller à la vitesse supérieure.

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Télimélé : des élèves manifestent contre les enseignants grévistes

17 février 2020 à 22 10 24 02242

Des élèves ont manifesté ce lundi, 17 février 2020, dans les rues de la ville de Télimélé. Ils exigent le retour en classes de leurs enseignants, en grève depuis le 09 janvier dernier, à l’appel de leur syndicat, SLECG, pour réclamer l’augmentation de leurs salaires. Les manifestants ont été reçus par le préfet de Télimélé, qui leur a promis de continuer à travailler afin de tenter de trouver solution à la crise qui secoue le secteur éducatif dans la préfecture, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Les manifestants sont partis du stade omnisport de Télimélé pour rallier la préfecture, en passant par les carrefours Nonkohi, Gasoil et Station. Tout au long du parcours, ces élèves qui souhaitent la reprise effective des cours dans la ville, ont scandé des slogans pour exiger le retour des enseignants grévistes dans les salles de classe. « Nous demandons la reprise des cours ! A bas les enseignants grévistes ! On en a assez ! Vive l’école guinéenne ! », scandaient-ils avec insistance.

Au point de chute de la marche, à la préfecture, les élèves ont entonné l’hymne national avant de décliner leur message devant le préfet Amadou Sadio Diallo.

« Ça a fait quasiment deux mois que nous n’étudions pas à Télimélé. Conscients de ce danger, nous avons décidé de venir vous rencontrer, monsieur le préfet, en tant que première autorité, pour la reprise imminente des cours à Télimélé. Le temps perdu ne se rattrape jamais ; mais, quand nous arrivons à reprendre maintenant, nous espérons rattraper le retard. Nous sommes au seuil des examens ; et, les examens sont conditionnés par les études », a indiqué Aguibou Diakité, le porte-parole de ces élèves.

Cette démarche des élèves a été hautement saluée par la première autorité préfectorale de Télimélé. Le préfet Amadou Sadio Diallo a d’ailleurs promis de « multiplier les contacts » pour un dénouement rapide de cette crise qui oblige les élèves à rester à la maison.

« Je suis très content de votre visite et de votre démarche. Je suis conscient, comme tout le monde, de cette crise qui secoue l’éducation guinéenne et particulièrement celle de Télimélé. Je ne veux pas que les crises s’accentuent ici à mon temps, je vous promets de multiplier les contacts pour un dénouement rapide de la crise », a-t-il lancé à la masse d’élèves qui était sous ses yeux.

A noter que cette manifestation des élèves pour la reprise des cours a coïncidé avec celle des enseignants qui protestaient contre le gel de leurs salaires. Ces derniers étaient massés dans la cour de la direction préfectorale de l’éducation (DPE).

De Télimélé, Ousmane Dieng pour Guineematin.com
Tel: 622525250

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Campagne électorale : « sans Cheick Taliby Sylla, pas d’élections ni de RPG à Kindia »

17 février 2020 à 21 09 59 02592

A quelques jours de la tenue des contestées élections législatives du 1er mars, la tension monte à Kindia dans les rangs du RPG Arc-en-ciel. Une délégation venue de Conakry qui y a séjourné hier, dimanche 16 février 2020, tout ignorant les œuvres de Dr Cheick Taliby Sylla, a suscité la colère des chefs de quartiers, des jeunes, et des femmes. Ce lundi, 17 février 2020, ces différentes couches ont réclamé la présence du ministre de l’Energie dans le directoire de campagne du parti au pouvoir. Faute de quoi, ils menacent de bouder les législatives et le RPG Arc-en-ciel dans la cité des agrumes, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La situation se crispe à nouveau dans la ville de Kindia. Car les chefs de quartiers, les chefs animateurs et les femmes ne comptent pas baisser la garde face à ceux qui s’en prennent à Cheick Taliby Sylla, fils du terroir. Pour exprimer leur colère, ils ont pris d’assaut, ce lundi, la salle de délibération de la mairie pour dire à qui veut l’entendre, que « sans Cheick Taliby, il n’y aura pas d’élections ni de RPG Arc-en-ciel à Kindia ». Ce sont 31 des 33 chefs de quartiers qui ont adopté cette position, appuyés par les sages, les femmes et les jeunes.

Le président des chefs de quartiers de la commune urbaine de Kindia, Elhadj Fodé Carreleur Camara, est revenu sur les raisons de cette prise de position. « C’est une décision venant de tous les chefs de quartiers, des groupements des femmes et des jeunes animateurs. Moi, président de l’association des chefs de quartier de Kindia, je demande au professeur Alpha Condé et au Premier ministre de laisser Dr Cheick Taliby Sylla continuer ce qu’il a commencé. Depuis le mois de janvier, il a tout laissé à Conakry pour venir mobiliser les citoyens de Kania. Mais à la dernière minute, une délégation à débarqué hier dimanche ici pour marginaliser Dr Cheick, jusqu’à ce qu’il est parti à Conakry. Nous aussi, nous sommes fermes et clairs. S’il ne vient pas, il n’y aura pas RPG ni élection ici parce que nous allons rester à la maison », a-t-il déclaré.

Même son de cloche chez Salif Soumah, responsable des animateurs culturels. Ce dernier a fustigé également la mission venue de Conakry. « Je parle au nom de la jeunesse de Kindia par rapport à la mission venue de Conakry hier. Cette mission est venue faire du chantage par rapport aux bienfaits du ministre Cheick Taliby Sylla dans le cadre de la rédynamisation et de la mobilisation des citoyens de Kindia pour le RPG Arc-en-ciel. Donc, tout ce qu’il a fait comme efforts, comme bien pour les citoyens de Kindia, était mis à l’eau hier. Il est parti à Conakry fâché. Nous, nous sommes témoins, c’est un monsieur qui soutient toutes les activités socio-économiques et culturelles de Kindia. Donc, s’il est écarté du mouvement du RPG AEC, surtout la campagne, nous exigeons solennellement et vigoureusement son retour à Kindia pour que le RPG puisse gagner à Kindia. Sans lui, ce n’est pas possible », martèle Salif Soumah.

Fodéya Bangoura, conseiller communal, va également solliciter le retour du fils prodige. « Toutes les couches désavouent le départ du ministre. Donc, nous demandons aux responsables qui sont venus de Conakry et les responsables de Kindia de se mobiliser pour chercher Cheik Taliby Sylla à Conakry pour que le RPG revienne à Kindia. Nous avons décidé qu’à Kindia, sans Taliby ici, pas de RPG. Nous restons RPG, mais sans Dr Cheick Taliby, pas de RPG. Nous lançons un appel aux autorités administratives d’aller prier ce monsieur pour qu’il retourne afin que le programme de nouvelle Constitution soit bâti à Kindia comme il le faut.Tant qu’il ne vient pas, pas de RPG à Kindia. Nous manifestons notre dévouement pour Cheick Taliby et dénonçons ses détracteurs qui veulent semer la terreur à Kindia ».

Pour la présidente MUFFA (Mutuelle Financière des Femmes Africaines) et porte-parole des groupements des femmes de Kindia, Fatoumata Gouly Camara, il faut le retour de Cheick Taliby Sylla au sein du directoire de campagne. « Nous, avant même ce processus de campagne, c’est Cheick Taliby qui a mis les moyens à nos dispositions, les pick-up pour faire le rabattage dans les collectivités. Je parle au nom de toutes les femmes de Kindia et je ne fais point les éloges du ministre Cheick Taliby, je dis ce qu’il a fait pour Kindia. Connaissant tous ces bienfaits et si nous voyons une délégation de la campagne à Kindia sans associer Cheick Taliby au processus, nous dirons non! Sans lui, nous ne serons jamais associés à ces élections. Nous voulons son retour. ».

Toutes ces déclarations ont été faites devant le directeur de campagne du RPG Arc-en-ciel à Kindia, Aboubacar Molota Camara, accompagné des candidats à la députation. Dans sa réponse, monsieur Camara a dit en avoir pris bonne note. « Nous avons écouté et compris les différentes préoccupations. Nous vous rassurons de remonter les informations et qu’une suite favorable sera trouvée par les responsable du parti. »

D’où vient encore cette décision des sages, femmes, et responsables des quartiers de Kania? Selon nos informations, dame Aminata Sylla, directrice générale de la Loterie Nationale de Guinée (LONAGUI) serait derrière « l’éviction » de Taliby Sylla. Depuis plusieurs semaines, le ministre de l’Energie qui est coordinateur politique de la Basse Guinée, loin des caméras et des micros, tente de remobiliser les communautés de Kindia en faveur du RPG/AEC avant les prochaines échéances électorales du 1er mars 2020. Mais, quand dame Aminata Sylla a reçu les fonds pour la campagne à Kindia, elle aurait mis en place une équipe qui serait liée à Oyé Guilavogui, ministre de l’Environnement, pour écarter Cheick Taliby Sylla.

Nous y reviendrons !

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Conakry : divorce entre Canal+ et les distributeurs d’images câblées

17 février 2020 à 20 08 02 02022

Depuis l’année dernière, les diffuseurs d’images câblées de Guinée sont à couteaux tirés avec la société Canal+, qui les accusent d’utilisation frauduleuse de ses services. Souvent victimes de descentes musclées des agents des forces de l’ordre qui agissent au nom de cette société pour réquisitionner les matériels et interpeller les mis en cause, les distributeurs d’images câblées de Guinée ont enfin décidé de rendre tous les décodeurs appartenant à Canal +. Cette décision a été annoncée ce lundi, 17 février 2020, à travers une déclaration rendue publique en présence d’un huissier.

Guineematin.com vous propose ci-dessous un extrait de la déclaration du bureau de la Coopérative Nationale des Distributeurs d’Images Câblées de Guinée (CNDICG), lue par le président de la structure, Abdoulaye Bah.

« Au nom du bureau national des distributeurs d’images câblées de Guinée, qui emploie au jour d’aujourd’hui plus de 4500 jeunes à travers le pays, et par ma voix personnelle, nous annonçons à partir de ce jour, lundi 17 février 2020, le dépôt total de tous les matériels de Canal+ Horizon devant un huissier de justice au siège de la dite coopérative.

En effet, nous demandons solennellement à l’autorité compétente, au ministère de l’Information et de la Communication et le Haut Commandement de la Gendarmerie Nationale, direction de la Justice militaire, d’informer la société Canal+ à partir de ce jour, de ne plus nous terroriser dans nos différentes installations ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Université de N’zérékoré : le recteur porte plainte contre un enseignant membre du FNDC

17 février 2020 à 18 06 43 02432

Les difficultés des responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) en Guinée Forestière se multiplient depuis quelques jours. Mamadou Maladho Diaouné, enseignant à l’Université de N’zérékoré, chargé des affaires électorales de l’UFDG et membre de l’antenne régionale du FNDC, a été convoqué ce lundi, 17 février 2020, au commissariat central de N’zérékoré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, Mamadou Maladho Diaouné a été convoqué « pour affaire le concernant » sur une plainte du nouveau recteur de l’Université de N’zérékoré, Oumar Keïta. Même si on ne sait pas les raisons de la convocation  de l’opposant au 3ème mandat, des observateurs avertis pensent qu’elles seraient liées à l’appartenance politique de monsieur Diaouné, et son combat contre le projet de la nouvelle Constitution.

Certaines sources bien introduites laissent entendre même que le départ de Dr Ousmane Wora, l’ex-recteur de ladite institution d’enseignement supérieur, serait dû à son refus de faire muter le politico-enseignant dans une autre université.

Cette convocation intervient au lendemain du « kidnapping » de Robert Kaliva Guilavogui, responsable du PEDN et membre influent du FNDC à Macenta, qui serait détenu à Faranah. L’affaire Fassou Gomou, transfuge du RPG Arc-en-ciel, enlevé récemment à N’zérékoré et conduit à Conakry , est encore dans les mémoires.

À suivre….

De N’zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com

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Importation de médicaments : Dr Mohamed Condé soutient le combat des pharmaciens

17 février 2020 à 18 06 20 02202

Dr Mohamed Condé, coordinateur national adjoint de la Coalition National des Professionnels de Santé

Le Syndicat des Pharmaciens et Officines Privées de Guinée menace d’aller en grève générale et illimitée à partir de cette semaine sur toute l’étendue du territoire national. Dr Mohamed Condé, médecin en service à la Pédiatrie de l’hôpital national Ignace Deen et coordinateur national adjoint de la Coalition National des Professionnels de Santé (CONAPROS), se dit opposé à une grève mais apporte son soutien au combat que mènent les pharmaciens. Dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce lundi, 17 février 2020, Dr Condé a également invité le ministre de la Santé à trouver une solution à cette crise en faisant appliquer les recommandations formulées par le Chef de l’Etat lors de sa rencontre qu’il avait eu avec le syndicat des pharmaciens

Guineematin.com : le syndicat des pharmaciens menace d’aller en grève générale et illimitée à partir de cette semaine sur toute l’étendue du territoire national. Comment la CONAPROS, structure de la société civile, a accueilli cette décision ?

Dr Mohamed Condé : j’avoue que d’entrée de jeu, la lutte que mène le Syndicat des Pharmaciens Privés de Guinée est une lutte noble dans la mesure que vous savez que les médicaments sont très primordiaux dans la santé. C’est un facteur de santé publique. Donc, cette menace d’aller en grève est due au faite qu’ils ont constaté beaucoup de choses qui ne va pas dans l’amélioration de la santé de la population qu’ils entreprennent d’aller en grève. C’est la raison pour laquelle nous, en tant que coalition nationale des professionnels de santé, nous accueillons favorablement ces différentes décisions. Nous dénonçons les tares au niveau du secteur pharmaceutique afin qu’on puisse trouver une solution.

Guineematin.com : des observateurs avertis pensent que des hauts commis de l’Etat, notamment au ministère de la Santé, sont impliqués dans le trafic des feux médicaments. En témoigne la disparition d’un camion qui avait été arraisonné l’année dernière par la brigade Médicrime. Qu’en dite-vous ?

Dr Mohamed Condé : vous savez, il y a beaucoup de non-dits par rapport à ce gros camion qui avait été arraisonné et qui s’est retrouvé en Haute Guinée. C’est vrai, certaines personnes accuseraient des hauts commis de l’Etat, notamment le ministère de la Santé. Mais, il faut dire grosso modo que le secteur pharmaceutique est très miné. Ce n’est pas seulement le cas de ce gros camion, mais il y a beaucoup de médicaments que nous retrouvons sur le marché parallèle, il y a beaucoup de grossistes aujourd’hui. C’est le combat de l’Ordre National des Pharmaciens et Officines privées de Guinée. Et ces grossistes-là, vous allez constater à la tête de chacun d’eux, nous avons un pharmacien responsable. Donc, les pharmaciens se battent pour une chose, c’est vrai, il faut dénoncer ; mais, il faut aussi dénoncer le comportement de certains pharmaciens qui sont responsables de la pléthore de ces pharmacies grossistes dans le pays.

Le visa d’importation est délivré par le ministère de la Santé. Donc, le ministère de la Santé et certains pharmaciens sont responsables de cette situation que nous connaissons aujourd’hui. La solution qu’il faille trouver c’est quoi ? Comme vous le savez, le président de la République, Son Excellence professeur Alpha Condé lors d’une réunion qu’il a tenue avec les syndicalistes, je veux parler de l’ordre des pharmaciens privés, il avait été convenu qu’il n’y ait que trois grossistes en Guinée. Parce que la norme internationale voudrait qu’il y ait un grossiste pour 4 millions de personnes. Donc si on estime qu’en Guinée nous sommes 12 millions d’habitants, il va s’en dire que nous aurons besoin de 3 grossistes en Guinée. Et, ce sont les recommandations faites par monsieur le président de la République au ministère de la Santé avec le syndicat des pharmaciens pour qu’il y ait un nombre très réduit de grossistes en Guinée.

Guineematin.com : ces recommandations du président de la République ont du mal à être exécutées sur le terrain. C’est d’ailleurs une des raisons qui pousserait le syndicat des pharmaciens à aller en grève même si des démarches sont en cours pour trouver une solution à cette crise. Est-ce que vous avez un message particulier à l’endroit du ministre de la Santé, Dr Rémy Lamah ?

Dr Mohamed Condé : l’appel que j’aimerai lancer à son excellence monsieur le ministre de la Santé, c’est de voir les clauses qui ont été déjà éditées à travers les recommandations de son excellence monsieur le président de la République. Parce qu’il avait été demandé, puisque j’avais eu l’opportunité d’assister à certaines réunions du syndicat, de limiter les sociétés grossistes à trois. Et lorsque nous avions organisé une cérémonie de remerciements en faveur du président de la République par rapports aux efforts qu’il a eu à faire au niveau du secteur de la Santé, il a tenu à rappeler à l’ancien ministre de la Santé, Dr Edouard Lamah, qu’il lui a demandé de limiter les sociétés importatrices de médicaments à trois ; mais qu’il a reçu une liste de 7 sociétés et qu’il voulait savoir pourquoi cela, parce que les normes voulaient qu’il y ait trois. Mais, il y a une chose qu’il faut signaler, la plupart des grossistes-là, il se trouve que le Visa qui leur a été donné par le ministère de la Santé, tous ces produits se retrouvent à Madina. Donc le médicament, même s’il est de bonne qualité, s’il ne suit pas le circuit normal, c’est que c’est un faux médicament. Et le médicament n’est bien que dans la main d’un pharmacien, le médicament n’est pas bon dans la main des profanes.

Aujourd’hui, nous assistons à beaucoup d’insuffisances rénales, de personnes qui souffrent de dialyse. Ce n’est pas seulement dû à des maladies héréditaires, mais c’est dû à ces médicaments que ces personnes consomment de façon abusive à des doses élevées qui font que nous avons beaucoup de malades en Guinée, il y a beaucoup de personnes qui meurent. Donc, il faudrait que le ministère de la Santé prenne en considération les recommandations venues de la présidence afin que nous ayons trois ou quatre sociétés grossistes en Guinée. Ce que le syndicat des pharmaciens réclame ce n’est pas de la mer à boire, c’est aussi facile que nous pouvons l’appliquer sur le terrain. Mais pourquoi ce n’est pas fait ? Donc la question, ça veut dire qu’au ministère de la Santé, il y a des gros bonnets qui ne veulent pas qu’il y ait une réduction des sociétés importatrices de médicaments parce que ça devient leur gagne-pain. Donc nous, nous dénonçons cela. Parce que notre objectif, c’est la moralisation du secteur médico-pharmaceutique. Nous, la coalition des professionnels de la santé ne soutenons pas l’idée de la grève pour le moment. Mais, nous soutenons le combat que mènent les pharmaciens. Nous aimerions nous impliquer afin que nous puissions trouver une solution, afin que nous puissions trouver une solution à ce problème qui mine le secteur pharmaceutique.

Guineematin.com : c’est la fin de cet entretien. Est-ce que vous avez un dernier mot ?

Dr Mohamed Condé : mon dernier mot, c’est un appel pressant au niveau ministère de la Santé. Je demande humblement de veiller à ce que le secteur pharmaceutique soit vraiment assaini. Aujourd’hui, n’importe qui peut venir en Guinée, créer une société grossiste, importer des médicaments et intoxiquer la population. Chose qui n’est pas normale. On peut avoir de bons médecins en Guinée, nous avons de bons médecins en Guinée ; mais, si nous n’avons pas de bons produits, il va s’en dire que les patients ne seront pas guéris. Je vous donne un exemple : moi-même en personne, j’avais une sinusite que je devais traiter avec l’amicilline Acide clavulanique, j’en ai pris ici en Guinée. Malheureusement, je n’ai pas eu gain de cause. J’ai fait un voyage sur Dakar, au Sénégal, où j’ai acheté le même produit dans une de leur pharmacie. J’ai eu gain de cause. Cela veut dire que presque la majorité des produits qui viennent en Guinée ne sont pas de bons médicaments, ce sont des faux médicaments. Donc, c’est un appel pressant que nous lançons au ministère de la Santé de veiller à la régularisation de l’importation des médicaments pour que les Guinéens soient fiers de leurs médecins, sinon nous serons toujours rejetés par les populations alors que nous faisons bien notre travail.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18 

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Lutte contre le 3ème mandat : le tribunal de Mafanco libère des proches d’Elhadj Sékhouna

17 février 2020 à 17 05 45 02452

Quatre jeunes gens, proches du Kountigui de la Basse Côte, Elhadj Sékhouna Soumah, ont été libérés ce lundi, 17 février 2020, par le tribunal de première instance de Mafanco. Jugés pour participation délictueuse à un attroupement et incitation à la révolte, Fayayi Bangoura, Ibrahima Bangoura, Ibrahima Sory Bangoura et Fodé Sacko ont été tout simplement libérés après avoir passé 24 jours de détention à la maison centrale de Coronthie, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces quatre jeunes avaient été mis aux arrêts le 24 janvier 2020 au plus fort des protestations contre le 3ème mandat qu’Alpha Condé veut s’octroyer à la tête de la Guinée. Ils ont été renvoyés des fins de poursuites pour délit non constitué.

A l’énoncé du verdict ce lundi, c’était la joie dans leurs rangs. Interrogé dans la foulée, Fayayi Bangoura, a dit qu’il s’attendait à cette décision tout en dénonçant leur détention depuis 3 semaines. « Je crois que le tribunal ne pouvait pas faire autrement parce que le procureur lui-même a dit que le dossier était vide. Il n’y avait pas de preuves. Notre désolation, c’est que des innocents comme nous, on a passé trois semaines à la maison centrale. Nous souhaitons que ces manières soient changées en Guinée. »

Abondant dans le même sens, maître Salifou Béavogui s’est réjoui de la libération de ses clients. Il en a profité pour dénoncer les arrestations arbitraires dont sont victimes les opposants au projet de nouvelle constitution en Guinée. « C’est un sentiment de joie et de réconfort pour avoir défendu des innocents qui ont été arrêtés depuis le 24 janvier 2020 et placés sous mandat de dépôt. Tout cela prouve que dans ce pays, il faut qu’on se batte pour les libertés, la démocratie et l’Etat de droit. Les quatre ont été arbitrairement arrêtés, ils n’ont jamais pris part à une manifestation interdite et n’ont jamais incité à la révolte.

Ils ont été simplement arrêtés à cause de leur proximité avec le Kountigui de la Basse Côte. C’est le 14ème dossier du genre sur toute l’étendue du territoire. On arrête de façon arbitraire et spectaculaire et ce sont des arrestations musclées qui n’obéissent à aucune règle de droit. Les procureurs de la République qui, en dépit de nos plaidoiries, conduisent ces innocents en prison ; et, les juridictions de jugement qui, après les débats contradictoires, n’ont pas d’autres choix que de les libérer. Je demande que cela cesse », a lancé l’avocat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Ansoumanya (Dubréka) : un seul citoyen avec plusieurs cartes d’électeurs

17 février 2020 à 16 04 58 02582

Entamée depuis quelques jours, l’opération de distribution des cartes d’électeurs en prélude aux élections législatives et au référendum constitutionnel du 1er mars 2020, se poursuit non sans peines en Guinée. Malgré toutes les assurances de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), de nombreux citoyens sont surpris de se retrouver avec plusieurs cartes d’électeurs. C’est le cas au quartier Ansoumanya Plateau, dans la préfecture de Dubréka, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses anomalies entourent la distribution des cartes d’électeurs pour les contestées élections législatives couplées au référendum constitutionnel tout aussi décrié. Des cas de citoyens ayant reçu plusieurs cartes d’électeurs sont signalés ce lundi, 17 février 2020, à certains endroits.

C’est le cas au quartier Ansoumanya Plateau où l’on rencontre des cas de doublons et même de personnes décédées qui ont encore leurs cartes en circulation. Selon Bangaly Camara, membre de la commission administrative de la distribution des cartes d’électeurs à Ansoumanya plateau, les cas de doublons sont légions. « Nous avons commencé le travail. Depuis le début, le chef de quartier nous assiste ainsi que les chefs des secteurs. On ne donne pas les cartes à n’importe quelle personne. Si tu es responsable, on prend ton nom, le numéro des cartes prises, ton numéro de téléphone pour qu’on puisse t’appeler au cas où les propriétaires arrivaient à se présenter devant nous et demander leurs cartes. C’est comme ça on procède pour partager les cartes ici. Nous avons enregistré dix (10) cas de doublons. Les cas de doublons, on donne une carte, on garde l’autre pour restituer à la CEPI de Dubréka. Du début jusqu’à date, nous avons enregistré 5 de cas de décès. Pour les cas de décès, puisque les chefs de quartiers et les chefs de secteurs nous assistent, chaque fois de que nous rencontrons un cas de décès, ils nous signalent et on retire la carte de la personne décédée », a expliqué monsieur Camara.

Pour ce qui est du quartier Fofomèrè, relevant également de la préfecture de Dubréka, c’est l’impatience des citoyens qui préoccupe les agents de distribution des cartes d’électeurs. C’est ce qu’a confié à notre reporter le président de la commission de distribution des cartes d’électeurs de ce quartier, Lansana Camara. « Depuis le de cette opération, nous avons distribué 1181 cartes d’électeurs sur plus de 3000 cartes reçues. Le souci qu’on a ici aujourd’hui, c’est qu’il y a des citoyens qui ne sont pas patients. Ils veulent que même s’ils n’ont pas de renseignements fiables, qu’on leur donne les cartes comme ils le veulent pour leurs connaissances. C’est ce qui est impossible. Donc, celui-là qui vient et qui est mandaté avec tous les renseignements possibles, que ça soit une ancienne carte d’électeur, une carte d’identité ou des documents comme le passeport qui attestent que c’est pour l’intéressé la carte qu’il retire, on remet la carte au responsable. Au cas contraire, on lui demande de venir avec le récépissé », a-t-il fait savoir.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225 /666919225

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Retard de la subvention de campagne pour les législatives : Abdoulaye Kourouma dénonce un mépris

17 février 2020 à 16 04 17 02172

Les Guinéens sont appelés aux urnes, le 1er mars 2020, pour renouveler leur parlement et donner leur avis sur le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Alpha Condé. Pour ce double scrutin, trente (30) partis politiques, dont le RPG arc-en-ciel (l’actuel parti au pouvoir en Guinée), sont en lice. La campagne électorale pour les législatives est arrivée officiellement à son terme le 15 février dernier, même si elle se poursuit encore sur le terrain.

Mais les partis engagés dans le processus n’ont jusque-là pas reçu la subvention qui devait leur être accordée à cet effet. Ce qui met en colère certains responsables politiques, dont Abdoulaye Kourouma, le président du RRD ((Rassemblement pour la Renaissance et le Développement). L’opposant qui s’est confié à un journaliste de Guineematin.com, dénonce « un mépris » des autorités à l’égard des partis politiques.

Alors qu’on s’achemine nonchalamment vers les élections législatives, certaines formations politiques en lice pour ce scrutin se tordent encore de douleur. En plus des difficultés qui ont été constatées jusque-là dans ce processus (déchirure de listes électorales et de cartes d’électeurs dans certains endroits de Conakry et de l’intérieur du pays, le report de la date du scrutin), le non-paiement de la subvention de campagne fait couler assez de salives. Et, dans la mosaïque de réactions, certains partis politiques déclarent avoir subi des dommages et menacent même « d’assigner la CENI en justice » pour être rétablis dans leur droit.

« C’est un mépris pour les partis politiques. La plupart des gens en compétition sont des alliés du pouvoir. Donc, c’est pourquoi nous, membres de l’opposition, on n’est pas considérés, nous ne sommes pas rétablis dans nos droits. Mais, c’est déplorable que les règles de jeu ne soient pas respectées… Ce n’est pas sérieux ! », a déploré Abdoulaye Kourouma, qui dit avoir personnellement écrit au Premier ministre et au président de la CENI pour attirer leur attention sur le « retard dérangeant » de cette subvention.

En cette période de vache maigre en Guinée, la souffrance économique des formations politiques est une réalité cuisante. Et, les partis qui prennent part aux élections législatives, comme le RRD, sont obligés de puiser dans leurs maigres fonds pour faire la campagne dans le pays. « Actuellement, on fait la campagne avec nos fonds propres et le budget du parti. Nous avons des donateurs, des amis, des personnes ressources qui nous aident à continuer les activités du parti », a confié Abdoulaye Kourouma.

Autre fait qui provoque la colère du président du RRD, c’est le report de la date des élections législatives, prévues initialement au 16 février. Un report de deux semaines qui a causé des dommages à son parti. « Nous nous avons été victimes de dommages financiers, à partir du moment où nous avons engagé de l’argent pour faire imprimer des t-shirts, des affiches sur la tête du 16 février. Donc, au lieu de 30 jours de campagne, on est revenus (avec le report) à 45 jours de campagne.

On avait des missionnaires qui étaient programmés pour 30 jours, et tout ça, ce sont des dépenses. Nous, on a dit que nous allons porter plainte contre la CENI pour que les dommages causés soient réparés (…) Notre plainte suit son cours et nous sommes dans le processus pour que les dommages causés soient payés », a indiqué l’opposant.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com
Tel : 622 97 27 22

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Arrestation de Robert Kaliva : « nous userons de tous les moyens légaux pour sa libération » (PEDN)

17 février 2020 à 13 01 51 02512

Les réactions continuent de se faire entendre suite à l’arrestation et l’incarcération de Robert Kaliva Guilavogui, alias Junior Kpakataki. L’opposant et membre actif du FNDC à Macenta, a été interpellé le samedi, 15 février 2020, et conduit à Faranah. Le PEDN, parti dont il est membre, condamne « avec la dernière énergie une violation des droits humains ». C’est Mohamed Cissé, le chargé des relations extérieures de la formation politique, qui l’a dit au cours d’un entretien avec un journaliste de Guineematin.com, ce lundi 17 février 2020.

« Le PEDN condamne avec la dernière énergie cet autre kidnapping qui est une violation des droits humains. Et ce n’est pas la première fois que nous enregistrons un tel cas. 72 heures avant lui, notre fédéral de Kouroussa avait également été arrêté, il a fallu beaucoup de communications pour que celui-ci soit libéré avec toutes les intimidations. Mais ils (les dirigeants du pays) seront étonnés parce que cela ne va pas nous freiner dans la lutte pour la restauration de la démocratie en Guinée », a-t-il dit.

Mais, le Parti de l’Espoir pour le Développement National ne se contente pas seulement de dénoncer. La formation politique dirigée par l’ancien Premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté, annonce qu’elle met tout en œuvre pour obtenir sa libération. « Nous userons de tous les moyens légaux pour sa libération. Le président Lansana Kouyaté est en train déjà de faire tout son possible pour que monsieur Robert soit remis en liberté.

On ne peut pas arrêter une personne juste parce que la personne constitue un obstacle à l’atteinte d’un de nos objectifs. Notre président (du PEDN, ndlr) a instruit le bureau exécutif national de prendre le dossier en priorité et de s’en occuper. L’inspection politique est sur le terrain ainsi que la cellule de communication. On a reçu des informations à travers le procureur que monsieur Robert serait détenu à la gendarmerie de Faranah », a laissé entendre le chargé des relations extérieures du PEDN.

Pour cet opposant, tous ces agissements doivent amener les Guinéens à prendre conscience et à se mobiliser davantage pour barrer la route au projet de troisième mandat du président Alpha Condé. « Nous demandons au peuple de Guinée de prendre à nouveau conscience de la situation et de sortir de la fatalité. A la population de l’intérieur, ce n’est pas parce qu’on n’est pas dans la capitale qu’on n’est pas concerné par les risques encourus par le pays. Donc il faut se réveiller et se battre contre le 3ème mandat, parce que c’est une insulte à l’endroit du peuple de Guinée », a dit Mohamed Cissé.

A noter que Robert Kaliva Guilavogui, alias Junior Kpakataki, était le candidat désigné du PEDN aux élections législatives, avant que le parti ne décide avec les autres formations politiques de l’opposition, de se retirer du processus électoral.

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 224623532504

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Manifestation d’élèves à Labé : « aucune école ne fera cours tant que… »

17 février 2020 à 12 12 14 02142

Des élèves, manifestant dans les rues de Labé, le lundi 17 février 2020

Des élèves ont manifesté une nouvelle fois ce lundi, 17 février 2020, à Labé. Ils sont descendus dans la rue pour protester contre les compositions trimestrielles qui devaient démarrer aujourd’hui. Les élèves refusent d’être évalués alors qu’ils n’ont pas bien étudiés depuis le début de l’année scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

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Guinée Forestière : Papa Koly lance les travaux de la route Péla-Yomou

17 février 2020 à 11 11 33 02332

Il n’est un secret pour personne que les routes de la Guinée Forestière sont dans un très mauvais état. C’est pour tenter de diminuer le calvaire des populations qu’une mission gouvernementale a procédé au lancement des travaux de la route Péla-Yomou dans la journée du samedi, 15 février 2020, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma, qui a procédé au lancement des travaux de cette route distante de 22 kilomètres. Outre Papa Koly Kourouma, la délégation était composée de Dr Edouard Niankoye Lamah, ministre conseiller à la Présidence, et de Domani Doré, du mouvement Guinée Audacieuse.

De nombreux citoyens se sont mobilisés pour la circonstance. Ils étaient venus de nombreuses communes rurales relevant de Yomou : Péla, Bêtha, Banié, Diecké, Bignamou et Bowé.

Dans son bref discours, Elhadj Papa Koly Kourouma s’est dit heureux de venir présider le lancement des travaux de cette route qui va soulager les populations des différentes localités traversées. « Je suis là aujourd’hui avec mes frères pour le lancement des travaux de la route Yomou-Pela qui a tant fatigué les populations de Péla et Yomou pour leur transport et celui de leurs biens », a dit le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui a précisé les travaux vont s’achever avant la saison des pluies.

Il reste à savoir s’il en sera ainsi surtout qu’on est en période de campagne électorale.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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Législatives du 1er mars 2020 : Bah Ousmane de l’UPR à l’offensive à l’intérieur du pays

17 février 2020 à 10 10 44 02442

Décidé à appuyer les efforts des candidats uninominaux de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR) pour les élections législatives du 1er mars 2020, Elhadj BAH Ousmane a entamé une tournée à l’intérieur de la Guinée. Après les localités de Souguéta et de Linsan (Kindia), le leader de l’UPR et sa suite ont animé un meeting à Gongoré, dans la préfecture de Pita, dans la journée d’hier dimanche, 16 février 2020, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

La délégation conduite par le président de l’UPR a été accueillie à 12 kilomètres de Gongoré, sur la localité appelée « 82 ». Un long cortège, constitué de véhicules et de motos, s’est formé pour parcourir cette distance avant d’arriver au stade communal de Gongoré aux environs de 16 h 30 dans une ambiance festive.

Dans son Gongoré natal, une des onze (11) collectivités de la préfecture de Pita, Bah Ousmane a été reçu par les sages, les femmes et les jeunes de cette localité, fortement mobilisés. On notait également la présence des maires, des sous-préfets, des secrétaires généraux des ligues islamiques locales de Pita et des cadres de l’UPR de Labé, de Conakry, de Dakar et de la Gambie.

Le maire de la commune rurale de Gongoré, Elhadj Kaly BAH, ému par l’ampleur de la mobilisation, a tenu à rendre un hommage appuyé aux citoyens de sa collectivité pour leur fidélité et leur engagement pour l’UPR. Il formulera le vœu ardent que cette mobilisation soit le point de départ des victoires du parti à l’échelle nationale. « Puisse ce jour être le point de départ pour un succès éclatant du parti aux élections législatives du 1er mars 2020 et être le prélude à la victoire indiscutable et inéluctable de notre leader, le candidat naturel de notre parti à l’élection présidentielle de cette année. Cela va ouvrir une nouvelle ère à la Guinée avec à sa tête une équipe compétente, éclairée et loyale. Ce qui bouterait hors de notre pays la médiocrité et la misère, imposées au peuple de Guinée de 1958 à nos jours, et ce, malgré les potentialités humaines et naturelles du pays », a dit le secrétaire général et maire UPR de Gongoré.

En réponse, et dans un langage franc, Elhadj BAH Ousmane a mis les points sur les « i » et rassuré sa troupe de sa détermination à se porter candidat pour la magistrature suprême cette année. Mais avant, il a appelé les populations de Gongoré, de Pita, et de tout le pays à voter massivement les listes présentées par l’UPR. « C’est votre fils que je suis, qui dirige la liste nationale de l’UPR pour les élections législatives du 1er mars 2020. Si vous voulez que votre fils soit député avec beaucoup d’autres, il faut aller retirer vos cartes d’électeurs, vous rendre aux urnes dans l’ordre et la discipline et vous choisissez le parapluie déployé. De même, au niveau uninominal, à Pita, le parti a porté son choix sur la personne d’Alpha Souleymane DIALLO, qui ambitionne plein de belles choses pour Pita », a-t-il laissé entendre.

S’agissant de l’élection présidentielle à venir, BAH Ousmane ne fait plus l’ombre d’aucun doute de sa volonté à se porter candidat. « Il vous souviendra qu’en 2010, je m’étais porté candidat, j’ai fini par nouer une alliance avec le Pr Alpha CONDE pour deux mandats. Ce qui finit cette année. Je rappelle que depuis 1990, j’ai côtoyé plusieurs figures politiques de notre pays, le doyen BAH Mamadou, Monsieur Siradiou DIALLO, Elhadj Biro DIALLO, Elhadj Aboubacar SOMPARE et le Pr Alpha CONDE. Nous avons appris beaucoup de choses et acquis de grandes expériences auprès d’eux. C’est pourquoi cette année, l’UPR a décidé de présenter un candidat à l’élection présidentielle et je m’engage à me porter candidat à la candidature du parti. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons l’expérience, l’énergie, la détermination et le savoir-faire pour diriger notre pays à des lendemains plus radieux », a martelé le leader de l’UPR.

Cette tournée de quelques jours conduira le président de l’UPR dans certaines collectivités de Pita et dans des préfectures où le parti a présenté des candidats à l’uninominal.

De Pita, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Guinée : les travailleurs d’EDG menacent à nouveau d’aller en grève

17 février 2020 à 10 10 25 02252

Prise de fonction du nouveau directeur général d’EDG, Bangaly Maty, le vendredi 14 février 2020.

La société Electricité de Guinée (EDG) n’en pas fini avec les problèmes qui ont surgi après le départ des Français de Véolia. Quelques semaines après leur première menace de grève que les autorités avaient réussi à calmer, les travailleurs de l’entreprise haussent une nouvelle fois le ton. Ils menacent de se retirer des négociations en cours entre eux et le conseil d’administration d’EDG et de partir en grève.

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Djessira Traoré, députée de Mamou : « les cartes d’électeurs sont comme le Coronavirus »

17 février 2020 à 8 08 33 02332

Dans une émission de la radio Bolivar FM de Mamou, animée le dimanche 16 février 2020, la députée uninominale de cette ville a évoqué les préparatifs des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars 2020. Djessira Traoré a qualifié ces élections d’impossibles, non préparées et jetées sur la figure des Guinéens ». L’élue de l’UFDG a réitéré l’appel de son parti demandant à ses militants de ne pas retirer leurs cartes d’électeurs. Des cartes qu’elle assimile au Coronavirus, épidémie qui fait des milliers de morts en Chine, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

« Nous demandons aux militants de l’UFDG et des partis alliés de s’abstenir de prendre leurs cartes d’électeurs, car ces cartes sont imbibées du virus Corona. Le Coronavirus tue aujourd’hui en Chine, et les élections (les législatives et le référendum du 1er mars 2020) tuent aussi en Guinée. Je demande donc aux Guinéens de s’en méfier et de s’abstenir d’aller à ces élections. Nous portons un regard plein de regret et d’inquiétude sur la situation politique de notre pays et nous demandons aux Guinéens de rester unis et solidaires pour barrer la route à ce projet suicidaire », a-t-elle lancé.

Djessira Traoré a adressé également un message à l’endroit du président Alpha Condé. « Je conseille au président Professeur Alpha Condé de sauver son honneur, c’est un professeur de droit. Je demande au Professeur de ne pas blaguer avec ces élections. A 85 ans et plus, il ne doit pas écouter les gens qui le conduisent vers les dérives. Nous lui demandons d’aller se reposer tranquillement dans le bonheur et dans l’honneur. Les élections forcées ne riment à rien, il n’a qu’à prendre un autre décret pour ramener ces élections à une date ultérieure. Quand tu recules sur une situation inacceptable, c’est un courage », a dit la députée de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Contre un 3ème mandatd’Alpha Condé en Guinée : l’Europe ressuscite les nostalgiques

17 février 2020 à 7 07 22 02222

Alpha Condé et Emmanuel Macron

La nouvelle crise politique guinéenne apporte de l’eau au moulin à certains nostalgiques. Surtout depuis que le parlement européen s’est intéressé à cette crise. La réaction du parlement qui réunit le plus grand nombre d’Etats du vieux continent est diversement appréciée en Guinée. Si l’opposition et une bonne partie de la société civile applaudissent, les partisans du régime crient au scandale et à l’ingérence. D’autres voient ce que Sékou Touré qualifiait de néocolonialisme.

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