Kankan : Alpha Condé se rétracte et tente de rectifier ses propos tenus à Faranah

21 février 2020 à 23 11 19 02192

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé poursuit sa tournée entamée hier, jeudi 20 février 2020, en Haute Guinée. Après Faranah, Kissidougou, Kérouané et Mandiana, le chef de l’Etat guinéen est arrivé à Kankan dans l’après-midi de ce vendredi, 21 février. Il a animé un meeting à la place des martyrs de la ville, au cours duquel il a tenté de rectifier les propos qu’il a tenus la veille à Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Le jour du vote, quiconque tentera de brûler une urne, frappez-le ! » C’est la déclaration qui a le plus retenu les attentions dans le discours que le président Alpha Condé a prononcé le jeudi, 20 février 2020, devant une foule de ses partisans à Faranah. Ces propos du chef de l’Etat guinéen ont suscité une vague d’indignation dans les médias et sur les réseaux sociaux. Les réactions qui ont suivi cette sortie ont amené le président de la République à se rétracter. Au cours d’un autre meeting qu’il a animé ce vendredi à Kankan, Alpha Condé a tenté de se justifier en accusant les médias d’avoir déformé ses propos.

« Les gens aiment trop mentir, je vais rétablir une vérité. J’ai dit à Kissidougou, n’insultez personne, ne frappez personne. Mais, si quelqu’un vient pour dire qu’il va casser l’urne, alors, il faut vous occuper de lui ; et, c’est clair. Comme ils aiment mentir, ils ont dit, le président dit qu’il faut frapper les gens, non ! Celui qui veut voter a le droit de voter, celui qui ne veut pas voter a le droit de ne pas le faire. Mais, personne n’a le droit d’empêcher quelqu’un de voter, c’est se moquer du peuple. On dit que quand tu danses avec l’aveugle, de temps en temps, il faut le piétiner pour qu’il sache qu’il n’est pas seul. Voilà ce que j’ai dit », a dit Alpha Condé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Lire

Alpha Condé incite « à frapper » ceux qui veulent empêcher le vote : ce qu’en dit Ibrahima Diallo du FNDC

21 février 2020 à 22 10 34 02342

Malgré les multiples contestations et les nombreux morts, le président Alpha Condé tient vaille que vaille à doter notre pays d’une nouvelle constitution. En tournée à l’intérieur du pays pour battre campagne pour le référendum et les législatives contestées du 1er mars, le locataire du palais Sékhoutouréyah demande à ses partisans de « frapper » tous ceux qui veulent empêcher le vote. Une déclaration qui crée la controverse que beaucoup de compatriotes condamnent, notamment le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 21 février 2020, Ibrahima Diallo, coordinateur des opérations du FNDC, y voit une déclaration irresponsable.

Lire

Guinée : « les agressions sexuelles représentent plus de 35% de nos consultations » (Pr Hassan Bah)

21 février 2020 à 22 10 31 02312

Pr Hassan Bah, médecin légiste

Ces dernières années, la Guinée connait un très grand nombre de cas de viols, notamment sur les mineures. Les chiffres fournis par les spécialistes font froid dans le dos. De très nombreux cas sont aujourd’hui jugés dans les tribunaux criminels du pays avec quelques fois de lourdes peines infligées aux violeurs. Dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com ce vendredi, 21 février 2020, Professeur Hassane Bah, médecin légiste, chef du service de médecine légale du CHU Ignace Deen, est revenu sur ce phénomène. Selon lui, sur une consultation moyenne de 25 malades par jour, au moins 8 à 10 sont des filles violées.

Guineematin.com: professeur, est-ce qu’on peut connaître le bilan des cas de viols que vous avez enregistrés dans votre service courant l’année 2019 ?

Professeur Hassane Bah : ce que je peux vous dire, nous avons une moyenne de consultations journalières de 25 à 30 malades en victimologie, des personnes qui ont été frappées où violées, et qui ont décidé de porter plainte. Donc, sur une consultation moyenne de 25 malades, nous avons au moins 8 à 10 personnes violées par jour. Donc, nous avons en moyenne 8 à 10 filles qui sont violées par jour. Donc, vous pouvez vous même faire le calcul. Il y a quelques années, les agressions sexuelles représentaient 20% de nos consultations. Aujourd’hui, les agressions sexuelles, y compris le viol, représentent plus de 35% de nos consultations.

Guineematin.com: quelle est la tranche d’âge de ces victimes ?

Professeur Hassane Bah : la plupart de ces filles sont malheureusement aujourd’hui des filles pré-pubères, qui ont un âge inférieur à 12 ans. Nous avons, dans 30% de ces viols, les filles ont un âge compris entre 8 à 12 ans.

Guineematin.com: de façon exceptionnelle, est-ce que vous recevez dans vos locaux des personnes très âgées qui sont victimes de viols ?

Professeur Hassane Bah : oui, mais c’est très rare. Les personnes âgées victimes de violences sexuelles sont très rares. Malheureusement aujourd’hui, ce sont les filles mineures qui sont beaucoup plus victimes de violences sexuelles.

Guineematin.com: quels sont les risques et les séquelles qu’une fille violée encoure et quelles pistes de solutions peut-on mettre en place pour la soulager ?

Professeur Hassane Bah : comme je vous ai dit, la plupart des filles violées sont des filles qui ont un âge inférieur à 12 ans. Donc, c’est des filles pré-pubères. Les conséquences sont d’abord anatomiques parce que ces filles présentent des déchirures vaginales et quelques fois même des perforations. Donc, sur le plan anatomique, il y a des lésions que ces filles là gardent. Mais, le plus important aussi ce sont les conséquences psychologiques. Parce qu’imaginez une jeune fille de 8 à 10 ans, violée par une personne âgée, cela représente quelques chose de très important sur le plan psychologique. Donc, le fait que cette fille soit agressée par une personne qu’elle ne connait pas peut avoir des répercussions psychologiques. Récemment, on a eu une jeune fille adolescente de 12 ans qui s’est suicidée par pendaison. C’est très rare de voir le suicide d’un enfant de 12 ans. Mais la raison est que l’enfant était violée de façon récurrente par son père. Donc, c’est pour vous dire que ces enfants nécessitent, en plus des soins médicaux, une prise en charge psychologique. Pour ce qui est des séquelles, elles peuvent être des lésions anatomiques. Elles peuvent être la déchirure vaginale, la perforation du vagin avec des fissures recto-vaginales. Ça, c’est des lésions anatomiques qu’on rencontre souvent et ces lésions nécessitent des réparations chirurgicales. Maintenant, ces lésions anatomiques peuvent avoir des conséquences sur la santé de la reproduction. Donc, ces filles auront, généralement, à la longue des problèmes liés à l’accouchement. Parce qu’il y a déjà des cicatrices et il y a des lésions qui peuvent compromettre et qui constituent un risque pour un accouchement normal.

Guineematin.com: lorsqu’une fille est violée par une personne atteinte du VIH/SIDA, est-ce qu’elle a la chance d’être sauvée ?

Professeur Hassane Bah : oui, parce que de plus en plus maintenant, comme on a compris qu’il y a un risque de transmission de VIH à la suite d’un viol non protégé, on met les filles qui présentent ce risque là, notamment les filles victimes de viols collectifs, un traitement préventif contre le VIH/SIDA. Donc, elles sont soumises à un traitement à base antirétrovirale selon un programme qui est disponible au niveau du Comité Nationale de Lutte contre le VIH/SIDA.

Guineematin.com: quelle est la période qu’il faut observer pour qu’une défloration vaginale soit qualifiée d’ancienne ?

Professeur Hassane Bah : la défloration, pour qu’elle soit ancienne, à partir du 8ème jour, ça devient déjà ancienne. Parce que ça cicatrise vite. Nous, on défini ça par rapport à la nature de la cicatrice. Si plus vite elle est cicatrisée, plus on considère qu’elle est ancienne.

Guineematin.com: généralement, dans les procès liés aux crimes de viols, les rapports médicaux légaux que vous délivrez sont le plus souvent remis en causes par certains avocats. Qu’en dites-vous?

Professeur Hassane Bah : mais c’est normal, il est dans son rôle. Un avocat dont le contenu du rapport ne favorise pas son client, il va contester. Il est dans son rôle. C’est tout à fait normal. Mais, ce qu’il faut dire, vous pouvez ne pas être d’accord, et il appartient au juge de commanditer une contre-expertise. Si on n’est pas d’accord sur un rapport délivré par le médecin légiste, on peut ordonner une contre expertise. La loi le dit ainsi. Sinon, c’est tout à fait normal. Mais le problème de l’interprétation de ce rapport est un réel problème. C’est un handicap. Parce que si tu ne comprends pas le rapport, ça devient du Chinois. Mais ce qu’il y a, nous, on est en train de former et les magistrats et les officiers de la police judiciaire sur l’interprétation de ce rapport.

Guineematin.com: avez-vous un dernier mot ?

Professeur Hassane Bah : je pense que c’est important aujourd’hui de comprendre que le phénomène de violences sexuelles dans notre pays est un réel problème de santé publique. Donc, nous devons tous nous impliquer, chacun dans son domaine, pour réduire de façon drastique la recrudescence de ces violences sexuelles. Parce que c’est un fléau et on se pose la question pourquoi ? Et là, j’interpelle les magistrats pour qu’ils rendent de bonnes décisions de justice. Il y a des dispositions dans le code pénal guinéen qui disent que le viol est considéré comme un crime. Donc, un auteur de violence sexuelle qualifiée de crime doit être condamné à la hauteur de sa forfaiture.

Interview réalisée par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 620 589 527/ 654 416 922

Lire

Chine : la dure vie des étudiants africains à Wuhan, épicentre du Coronavirus

21 février 2020 à 22 10 14 02142

Nous nous souvenons du jeudi, 23 janvier 2020, à Wuhan, lorsque la ville a été mise en quarantaine par les autorités chinoises à cause du Coronavirus. Je me souviens très bien lorsque notre professeur a envoyé le message dans le groupe Wechat des étudiants internationaux qu’à partir de 10 heures, les bus, les métros et les taxis seront mis aux arrêts, l’aéroport sera fermé, les grands marchés sont fermés et les supermarchés sont fermés.

Lire

Assainissement de la ville de Conakry : les acteurs concernés en conclave à Matoto

21 février 2020 à 22 10 00 02002

Comment réussir à rendre propre la ville ? La question est au centre d’une concertation qui s’ouverte ce vendredi, 21 février 2020, dans la commune de Matoto. Organisée par la fédération nationale des gestionnaires des déchets, elle réunit les organisations socioprofessionnelles impliquées dans l’assainissement de cette commune. Il est question d’échanger autour de la problématique de salubrité publique à Matoto, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Lire

Ligue 1 : l’Académie SOAR surprend l’AS Kaloum

21 février 2020 à 22 10 00 02002

L’Académie SOAR, ex Club Olympique de Coyah, a surpris l’Association Sportive du Kaloum (ASK) ce vendredi, 21 février 2020, en marge de la 12ème journée de la Ligue 1 de football. Cette rencontre, disputée au stade Général Lansana Conté de Nongo, s’est soldée sur le score de 1 à 0 en faveur de SOAR.

Lire

Terre Des Hommes lance un important projet à Conakry : « protection des enfants et jeunes migrant(e)…»

21 février 2020 à 17 05 23 02232

Ces dernières années l’immigration clandestine et ses effets négatifs polarisent les attentions des décideurs et des partenaires au développement, décidés à faire face au phénomène. C’est dans cette dynamique que l’ONG Terre Des Hommes (TDH) a procédé ce vendredi, 21 février 2020, au lancement du projet « Amélioration de la protection des enfants et jeunes migrant(e)s sur les routes migratoires ».

Lire

Souleymane Barry, tué par balle à Wanindara : sa famille annonce une plainte contre la BAC 13

21 février 2020 à 17 05 10 02102

Comme annoncé précédemment, Souleymane Barry, élève en classe de 8ème année et originaire de la sous-préfecture de Mitty, préfecture de Dalaba, a été tué par balle dans la soirée d’hier, jeudi 20 février 2020. Les parents du collégien accusent des agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) numéro 13 d’être responsable de sa mort et annoncent qu’ils vont porter plainte, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché à Wanindra dans la matinée de ce vendredi.

La mort de Souleymane Barry vient allonger la liste déjà longue de guinéens tués par balles en marge des manifestations politiques. Sa famille est très attristée par cette perte brutale. Selon, monsieur Mamadou Barry, oncle du défunt, le garçon a reçu la balle dans son quartier alors qu’il se rendait à la mosquée.

Mamadou Barry, oncle de feu Souleymane Barry

« Souleymane Barry a reçu la balle alors qu’il partait à la mosquée. Lorsqu’il a été atteint, nous l’avons envoyé à Ignace Deen. On nous a dit d’aller à l’hôpital Donka pour chercher du sang, car il en avait beaucoup perdu. Arrivé là-bas, j’ai donné mon sang. Nous sommes encore retournés à l’hôpital. Hadja Halimatou Diallo (épouse du Chef de file de l’opposition) nous a beaucoup assistés. Ensuite, les médecins l’ont fait entrer au bloc opératoire. Mais, après l’opération, à 00 heure, Souleymane Barry ne s’est jamais réveillé. Nous accusons la BAC 13 d’en être responsable, c’est eux qui ont tué notre garçon, alors qu’il partait à la mosquée pour lire le coran. Nous sommes très tristes. Tu mets un enfant au monde et quelqu’un se donne l’audace de venir le tuer comme un singe. Nous souhaitons que ce régime-là s’en aille maintenant, nous a avons marre de ce régime ».

monsieur Boubacar Barry, père du défunt

Pour sa part, monsieur Boubacar Barry, père du défunt, n’en revient toujours pas. Parti présenter les condoléances à Dalaba suite au décès d’un de ses jeunes frères, c’est au retour de ce voyage qu’il a été mis au courant de la mort par balle de son fils cadet. « J’ai été accueilli, dès mon retour de Dalaba hier, par cette triste nouvelle. Je suis triste et sans mot par rapport à la mort par balle de mon enfant. Je pardonne à mon fils ; mais, je ne pardonnerai jamais à celui qui lui a ôté la vie. Les agents qui ont tué mon fils sont bien connus, c’est la BAC 13. Je vais porter plainte à la justice contre eux, même si je n’ai pas espoir que justice sera rendue. Je le dis parce qu’avant mon fils, plusieurs autres jeunes gens ont été tués ainsi, et jusque-là, aucun coupable n’a été présenté aux guinéens. Mon fils était un bon garçon, un enfant sérieux, qui ne m’a jamais fait pleurer. Je l’aimais plus que tous mes enfants, car il était le seul, en plus de l’école française, à être régulier dans l’apprentissage du coran », a-t-il fait savoir, les larmes aux yeux.

Madame Fatoumata Binta Barry, mère du défunt Souleymane Barry

Inconsolable, Madame Fatoumata Binta Barry, mère du défunt Souleymane Barry, est revenue sur les derniers mots qu’elle a eus avec son fils. « Quand je sortais, j’ai dit à mon fils d’aller lire le Coran. Et en bon fils, c’est ce qu’il a fait. Il partait à la mosquée pour lire le Coran et c’est en cours de route qu’il a été tué. Mon fils n’est jamais sorti dans les rues pour manifester. Et, des hommes sans cœur sont venus ôter la vie à mon enfant à côté de notre maison. Ils ont tué mon fils alors qu’il n’a rien fait. Et en cours de route, quand on allait à l’hôpital, ses bourreaux nous ont suivis pour nous attaquer encore. Je ne pardonnerai jamais à ceux qui ont tiré sur mon fils, je ne leur pardonnerai jamais », insisté la maman,très émue.

Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma

Enfin, monsieur Issa Soumah, maire de la commune de Ratoma, en compagnie de certains de ses adjoints, s’est rendu dans la famille mortuaire pour présenter ses condoléances. Il a encore dénoncé ces tueries d’adolescents dans sa commune. « C’est un sentiment de stupeur et de tristesse pour moi. Récemment, j’ai dénoncé le fait qu’on tue des enfants chez moi. Aujourd’hui, celui qui est mort n’avait que 13 ans. J’ai demandé aux autorités de prendre des dispositions pour empêcher qu’on tue des enfants chez-moi. On ne tue pas des enfants à Kaloum, on ne fait pas ça à Matam, ni à Matoto ou à Dixinn, c’est seulement ici qu’on tue les gens. Qu’on arrête de tuer les gens dans ma commune. Nous allons prendre des dispositions en rapport avec l’ensemble des conseillers de la commune pour voir ce qu’il y a lieu de faire pour faire arrêter ces tueries », a-t-il promis.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Boké-Environnement : le Consortium SMB-Winning s’engage à lutter contre les crimes sur la Faune et Flore

21 février 2020 à 17 05 09 02092

La Direction générale du Consortium SMB-Winning, en collaboration avec l’ONG Wara/ Guinée application de la Loi faunique (GALF) , a lancé vendredi, 21 février 2020, dans le district de Kaboyé, sous-préfecture de Tanènè dans la préfecture de Boké, une session de formation axée sur le thème central, «Les crimes sur la faune et la flore en Guinée.» Cette initiative vise à lutter contre le trafic de faune (chimpanzés et autres espèces protégées) sur le site de la SMB.

Lire

Mahawa Dioumessy, jugée pour diffamation : « elle a piraté mon compte pour envoyer des messages… »

21 février 2020 à 15 03 33 02332

Une relation, récemment nouée entre Louncény Camara, inspecteur des Finances, et madame Mahawa Dioumessy, a tourné au vinaigre d’autant qu’ils sont aujourd’hui à la barre du tribunal de première instance de Dixinn. La dame, qui se serait servie de la boite mail et du compte Facebook de Louncény Camara, est jugée depuis le jeudi, 20 février 2020, pour diffamation. Des faits qu’elle a rejetés en bloc, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Appelé à la barre, Louncény Camara a expliqué que c’est au mois d’août 2019 qu’il s’est connu avec madame Mahawa Dioumessy avant qu’elle n’ait accès au mot de passe de son ordinateur et de ses autres comptes. « Je la fréquentais tout le temps, notamment les weekend. On se rencontrait souvent, on discutait de la vie professionnelle et de la vie courante. J’ai eu confiance en elle. Un jour, j’avais un document que je devais envoyer au Fond Monétaire International (FMI), j’ai sollicité son aide. J’ai laissé mon ordinateur avec elle et je lui ai remis le compte de mon ordinateur. Et, elle a piraté mon compte. Elle s’est substituée à moi pour envoyer des messages et des vidéos par Messenger à ma femme, à mes amis et à mes collaborateurs. C’est ce compte qu’elle a pris pour se substituer à moi et envoyer des messages et des vidéos irresponsables », a laissé entendre monsieur Camara.

Pour ce qui est du premier malentendu entre les deux, Louncény Camara évoque un projet de voyage que madame Mahawa Dioumessy avait pour son enfant. « Nos relations ont commencé à se détériorer lorsqu’elle m’a dit que son enfant est malade et qu’elle voulait l’envoyer en Norvège. J’ai dit d’accord et pour cela je pourrais l’assister à hauteur de 500 dollars américains. Elle n’était pas contente parce qu’elle voulait plus que ça. Elle m’a raccroché et on a coupé toute relation pendant un bon moment. Mais, dix jours après, nos conversations ont repris. Elle m’a dit que ses enfants ont voyagé, mais que je pouvais toujours lui envoyer les 500 dollars. Je lui ai répondu que je n’avais plus ce montant avec moi », a expliqué l’inspecteur des Finances.

La prévenue dans ce dossier, madame Mahawa Dioumessy, a nié avoir utilisé le mot de passe de Louncény Camara. « Je n’ai pas utilisé son compte. On avait de très bonnes relations. C’est une seule fois qu’il m’a laissé avec son ordinateur portable pour l’aider. Comme il était sorti, je l’ai appelé pour qu’il m’envoi le mot de passe de son ordinateur. Il l’a envoyé par SMS, mais je n’avais pas pu l’ouvrir. C’est à son retour qu’il a récupéré sa machine et il a pu l’ouvrir. Donc, je n’ai jamais piraté son compte pour le diffamer », a rétorqué la prévenue.

Le tribunal a finalement renvoyé le dossier au 5 mars 2020 pour la suite des débats.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire

Alpha Condé attendu à Kankan : écoles et boutiques fermées, la ville paralysée

21 février 2020 à 14 02 56 02562

Le président de la République poursuit sa tournée en Haute Guinée. Après Faranah, Kissidougou et Kérouané hier, Alpha Condé visite Mandiana et Kankan ce vendredi, 21 février 2020. Et pour la circonstance, toutes les activités sont paralysées dans la capitale de la Haute Guinée, qui vibre au rythme de la venue du chef de l’Etat, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ecoles et commerces fermés, administration, banques et circulation paralysées, c’est le constat qui prévaut ce vendredi, 21 février 2020, dans la ville de Kankan. Une situation liée à l’arrivée annoncée du président Alpha Condé dans la capitale de la Haute Guinée. Le chef de l’Etat est attendu cet après-midi à Kankan, un bastion du parti au pouvoir, à moins de 10 jours du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 1er mars 2020.

Des élections que l’opposition politique et les acteurs de la société civile membres du FNDC promettent d’empêcher. Alpha Condé cherche à mobiliser ses partisans afin qu’ils se rendent massivement aux urnes. Il devrait peut-être en profiter pour régler les problèmes internes qui assaillent le RPG Arc-en-ciel à Kankan. Les responsables locaux du parti au pouvoir se disputent farouchement le contrôle du directoire de campagne mis en place en place en prélude aux élections du 1er mars prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Législatives du 1er mars : Bah Ousmane à la conquête de l’électorat de Pita et Télimélé

21 février 2020 à 13 01 37 02372

Depuis le weekend dernier, une forte délégation de l’UPR (union pour le progrès et le renouveau) est en tournée dans la Guinée profonde. Cette délégation conduite par Elhadj Bah Ousmane, le président dudit parti, est allée à la rencontre des populations à la base, pour notamment les exhorter à voter UPR lors du scrutin législatif du 1er mars prochain. Et, c’est dans cette opération de séduction, qui s’inscrit dans le cadre de la campagne électorale au compte des élections législatives en Guinée, que la délégation de l’UPR a conféré hier, jeudi 20 février 2020, avec les populations de certaines communes rurales des préfectures de Pita et Télimélé, rapporte l’envoyé spécial de Guineematin.com en moyenne Guinée.

La tournée de ce jeudi par les communes rurales de Timbi-Touny, Doghol Touma, Ley Miro et Sangaréya. Partout, Bah Ousmane et sa suite ont été chaleureusement accueillis par les populations. Le leader de l’UPR a mis cette occasion à profit pour livrer aux militants et aux responsables de son parti, des messages de paix et d’unité nationale. Bah Ousmane a aussi appelé les populations des localités visitées au renforcement du tissu social en Guinée ; et, à voter pour la liste de l’UPR le premier mars prochain.

Avec le sentiment d’avoir été compris par les populations de Wansan et Djaga (commune de Timbi Touny), Doghol Touma centre (dans la commune du même nom), Dompandje, Tiguinfo, Ley Miro centre, Ley Djohé, Kouyé (commune de Ley Miro), Afia Sanka et Sangaréya (centre dans la commune du même nom), la délégation de l’UPR a mis le cap sur Télimélé.

Dans cette préfecture qui relève de la région administrative de Kindia, Bah Ousmane et sa suite ont été reçus dans les communes rurales de Sogolon, de Kollet et de Sinta. Ils se sont notamment rendus à Tourkoun, à Garata, à Sougué Lamba et à Hamdallaye. Tout comme à Pita, Bah Ousmane a invité les populations de Télimélé à préserver la paix et la cohésion sociale dans leurs localités.

Parlant des élections législatives, le leader de l’UPR a exhorté les militants et sympathisants de son parti à mener « une campagne responsable, civilisée, dénuée de toute provocation et violence ». Et, le 1er mars, Bah Ousmane a invité ces populations à « aller voter sans faire d’histoire » dans leurs localités.

« Nous avons une liste nationale de 76 candidats et neuf listes à l’uninominal dont Labé, Pita et Télimélé. A Labé c’est Mamadou Saliou Diallo le candidat titulaire. A Pita, c’est Alpha Souleymane Diallo ; et, à Télimélé, c’est Elhadj Alpha Oumar Bantaya Bah. A Dalaba, Lélouma, Koubia, Dixinn et Ratoma, nous avons également des candidats à l’uninominal. La seule chose que nous vous demandons, c’est de prendre vos cartes d’électeurs et aller voter le 1er mars, sans histoire. Je vous demande tous, de choisir les listes de l’UPR.

Vous verrez ma photo et le parapluie déployé sur le bulletin de la liste nationale. La photo de notre candidat et le parapluie déployé sur le bulletin pour les uninominaux. En plus, ce que nous pouvons vous dire, c’est notre détermination à travailler pour l’unité et la cohésion sociale dans notre pays. Nous nous associerons à vous pour trouver des solutions aux nombreux problèmes de développement rencontrés par les populations…», a expliqué Bah Ousmane.

Dans la commune urbaine de Télimélé où la délégation de l’UPR a également bénéficié d’un accueil chaleureux, les populations se sont réjouies de savoir que l’UPR présentera un candidat lors de la prochaine élection présidentielle en Guinée. Par la voix de Elhadj Mamadou Oury Diallo, le président du district de Sodjo et membre du bureau fédéral del’UPR à Télimélé, les populations de la commune urbaine de Télimélé se sont engagées à soutenir Bah Ousmane « jusqu’à la victoire finale » dans le combat politique en Guinée.

« Ce que je peux dire à la délégation, c’est que nous sommes réellement contents. Nous nous engageons à soutenir notre Président jusqu’à la victoire finale, jusqu’à son installation à Sékoutouréya. Nous demandons à tout Télimélé de voter UPR lors de ces élections législatives du 1er mars. Puisque notre candidat à l’uninominal, Alpha Oumar Bantaya Bah, n’est pas à présenter. Il a travaillé partout pour le bien être des populations de Téléimélé. Que ce soit dans nos districts à Sodjo, à Fanta, ou ici (au centre-urbain) et même dans les autres sous-préfectures de Télimélé, Alpha Oumar Bantaya Bah, a fait ses preuves. Des écoles aux forages, en passant par l’ouverture de routes ou le reprofilage… il a initié des projets et il a directement contribué à leur réalisation », a indiqué Elhadj Mamadou Oury Diallo.

Devant les citoyens de la commune urbaine de Télimélé, Alpha Oumar Bantaya Bah (le candidat à l’uninominal de l’UPR à Télimélé) a magnifié « les qualités républicaines » de Bah Ousmane.

« Vous savez que les partis sont nombreux en Guinée. Mais ceux qui ont œuvré pour le bien être des Guinéens sont rares. De même que les leaders politiques. Dans ce lot notre Président a réussi à s’illustrer très positivement à travers des actes concrets allant dans le sens de l’ancrage démocratique, du renforcement de l’Etat de droit et surtout de par sa volonté de consolider l’unité nationale dans notre pays. Notre Président, Elhadj Ousmane BAH, est un homme qui fait aujourd’hui l’unanimité pour ses qualités d’homme d’Etat ; et, c’est pour cette raison, que nous sommes encore et toujours avec lui. Dieu merci, petit-à-petit, l’horizon se dégage, les gens comprennent et le parti reprend ses dimensions et sa force d’avant », a déclaré Elhadj Bantaya BAH.

A noter que ce vendredi, cette tournée de prise de contact avec les populations de la Guinée profonde se poursuivra entre autres : à Saré Kaly, Santou et Koba (toutes situées dans la préfecture de Télimélé).

De Télimélé, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

Lire

Mamou : plusieurs enseignants reçoivent leur prime d’incitation

21 février 2020 à 13 01 28 02282

Entamée depuis quelques jours, l’opération de payement des primes d’incitation des enseignants se poursuit à travers le pays. C’est dans ce cadre qu’une délégation du Ministère de l’Education Nationale séjourne à Mamou pour procéder au lancement des opérations de payement de la prime d’incitation aux enseignants de la ville carrefour.

Lire

Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : réunion d’urgence des antennes FNDC de la diaspora à Bruxelles

21 février 2020 à 12 12 46 02462

#Communiqué : réunion d’urgence des Coordinations FNDC de la diaspora

Chers (ères) compatriotes, membres des différentes Coordinations-pays du FNDC,

Notre pays traverse une crise sans précédent, provoquée par l’actuel président, Alpha Condé, en fin de mandat, qui a décidé de changer la Constitution pour se maintenir au pouvoir à vie. Une initiative qui viole le principe de l’alternance, les règles de la démocratie et les dispositions des articles 27 et 154 de la Constitution en vigueur.

Les Guinéens, regroupés dans le cadre du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), ont décidé de résister à cette manœuvre criminelle conformément à l’article 21 de notre Constitution de consensus national de transition qui permit à Alpha Condé d’être candidat à l’élection présidentielle de 2010.

Le régime a choisi la répression policière et la violence militaire pour imposer sa volonté au peuple. A l’heure où nous rédigeons ce communiqué, beaucoup de membres du FNDC blessés par balles ou par armes blanches se trouvent dans des centres hospitaliers ou à des endroits improvisés pour des soins médicaux. Des jeunes sont kidnappés et déportés vers un camp de détention à Kankan à cause de leur appartenance ethnique ou au mouvement national FNDC.

Vu cet état de fait infligé à notre peuple et la nécessité d’empêcher ce Référendum anticonstitutionnel, nous différents membres des Coordinations FNDC à l’extérieur de la Guinée dont, entre autres, la Belgique, France, Allemagne, Italie, UK, Autriche, Espagne, Pays-Bas, Angola, Maroc, Sénégal, Gabon, Guinée-Bissau etc. décidons de nous réunir en urgence ce dimanche 23 février 2020 à 13 h à Bruxelles, capitale de la Belgique.

Nous demandons à tous les Guinéens de serrer les rangs et de s’armer d’un esprit de sacrifice, de solidarité et de patriotisme pour que le peuple sorte vainqueur de cet ultime combat national de libération et de l’avènement d’un véritable Etat de droit en Guinée.

Toutes les questions ou suggestions pratiques relatives à cette rencontre d’urgence devront être soumises au Comité d’organisation qui est la Coordination du FNDC du pays d’accueil, la Belgique :

Tél +32493981020

Tél +32466047602

Tél +32484872121

Recevez, chers compatriotes, nos très fraternelles salutations !

Bruxelles, le 20 février 2020

Lire

Cellou Dalein s’interroge : « jusqu’où ira Alpha Condé ? »

21 février 2020 à 12 12 14 02142

L’opposant Cellou Dalein Diallo n’a pas tardé à réagir suite à l’annonce de la mort de Souleymane Barry à Wanindara. Le jeune élève a reçu une balle dans la soirée du jeudi, 20 février 2020, nouvelle journée des manifestations appelées par le FNDC contre un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Sur sa page Facebook, le chef de file de l’opposition guinéenne a dénoncé cet autre meurtre, se demandant jusqu’où ira le chef de l’Etat guinéen dans sa volonté de s’accrocher au pouvoir.

« Repose en paix Souleymane Barry. Tu avais 17 ans et la vie devant toi. Mais les policiers de la BAC-13 en ont décidé autrement hier à 18h15 quand ils t’ont abattu par balles. La volonté d’Alpha Condé de s’accrocher au pouvoir coûte cher à la Guinée. Jusqu’où ira-t-il ? Mes condoléances à ta famille et au peuple de Guinée », a écrit le président de l’UFDG.

A rappeler que près de 40 personnes ont été tuées en Guinée depuis le début des manifestations lancées par le Front National pour la Défense de la Constitution. Des mouvements de protestation qui visent à empêcher l’adoption du projet de nouvelle Constitution du président Alpha Condé, qui lui permettrait de briguer un troisième mandat.

Le référendum qui devrait permettre d’adopter cette nouvelle Constitution est prévu le 1er mars prochain en même temps que les élections législatives. En tournée en Haute Guinée, le président Alpha Condé a appelé, jeudi 20 février 2020, ses partisans à se mobiliser massivement pour aller voter. Il leur a demandé également de « frapper » quiconque tentera de saboter le vote.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628 12 43 62

Lire

Attaque du groupe Dabo Médias : voici la réaction de Taliby Dabo

21 février 2020 à 11 11 42 02422

Au lendemain de l’attaque du groupe Dabo Médias dans la ville de Kankan, Taliby Dabo, le PDG du groupe, a porté des accusations contre Hadja Djakagbè Kaba, candidate du RPG Arc-en-ciel à la députation uninominale de Kankan. Pour l’opérateur économique, en plus des menaces que celle-ci aurait préférées, un de ses frères a pris part à l’attaque. Monsieur Dabo l’a dit dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’attaque perpétrée contre le groupe Dabo Médias, dans la soirée du mercredi, 19 février 2020, a entraîné des dégâts matériels : des vitres brisées, des portes défoncées et plusieurs autres biens endommagés.

Interrogé par notre reporter, Taliby Dabo a apporté des éclaircissements sur ce qui s’est passé le jour de l’attaque. Selon lui, au moment de l’attaque, il prononçait un discours dans la sous-préfecture de Batè Nafadji, transmis en direct sur les ondes de sa radio. « C’est vers 20 heures. J’étais toujours à Nafadji. Pendant que j’avais la parole qui était retransmise à la radio, j’ai vu des journalistes qui faisaient des démarches et j’ai tout de suite compris qu’il y a un problème. Quand j’ai fini, on m’a dit que la radio a été attaquée. Vous avez vu que c’était une attaque violente. Il y a eu un journaliste qui a été blessé », a-t-il expliqué.

Pour Taliby Dabo, il n’y a pas de doute que la candidate uninominale du RPG Arc-en-ciel aux élections législatives du 1er mars à Kankan est derrière cette attaque. Il accuse Hadja Djakagbè Kaba d’avoir proféré des menaces contre son groupe de médias peu avant l’attaque. « Je ne sais pas comment la députée va s’en sortir. D’abord, il y a un de ses frères qui a pris part à l’attaque, qui a même porté main sur Bangalyba. Ça, c’est un. Deuxième chose, avant l’attaque, une de mes tantes a été appelée par la députée, elle lui a dit attention, il ne faudrait pas faire l’émission aujourd’hui. Sinon, ça va mal tourner. Moi, je n’étais pas là, mais c’est la tante qui le dit. En plus, d’autres personnes ont appelé ma tante et quelques minutes après, il y a eu cette attaque. »

Le patron du groupe Dabo Médias annonce une plainte la candidate à la députation uninominale de Kankan, au compte du parti au pouvoir, dont il est lui-même membre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Manifs du FNDC : un élève tué par balle à Wanindara

21 février 2020 à 11 11 10 02102

Parmi les 10 blessés recensés par le FNDC à l’occasion des manifestations contre un troisième mandat du jeudi, 20 février 2020, un a rendu l’âme. Souleymane Barry, 13 ans, élève en classe de 8ème année, a reçu une balle dans le dos à Wanindara, un quartier chaud de la commune de Ratoma. Il a succombé à sa blessure tard la nuit, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Un témoin qui s’est exprimé sous anonymat, accuse des agents des BAC (Brigade Anti-Criminalité) N°11et 13 d’avoir tiré sur le jeune homme. « Pendant toute la journée, c’est la police et la gendarmerie qui étaient là pour assurer le maintien d’ordre. Vers 19 heures, ces agents sont partis et les BAC 11 et 13 sont venues prendre le relais. Ce sont ces agents qui ont tiré sur la victime qui était vers la mosquée. Il a reçu la balle dans le dos, elle a traversé pour ressortir vers l’abdomen. Il a été conduit à l’hôpital où il a rendu l’âme », a expliqué ce témoin.

A noter que le défunt Souleymane Barry est originaire de Mitty, dans la préfecture de Dalaba. Son corps se trouve à la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Un reporter de Guineematin.com s’est rendu dans sa famille pour en savoir sur ce meurtre.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Kankan : les accusés dans l’attaque du groupe Dabo Médias brisent le silence

21 février 2020 à 10 10 09 02092

Les langues commencent à se délier dans l’affaire de l’attaque du groupe Dabo Médias dans la préfecture de Kankan dans la nuit du mercredi dernier. Accusé d’être responsable des dégradations causées sur le site, Ibrahima Kalil Chérif, secrétaire général de la section Banankoroda du RPG, directeur régional de l’office guinéen de publicité (OGP) et Laminedjan Kaba, militant du RPG et porte parole de la jeunesse de Kankan, ont donné leur version des faits dans la journée d’hier jeudi, 20 février 2020, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Abordé dans les locaux du gouvernorat de Kankan, où se tenait une réunion à huis clos entre les membres du RPG et le ministre de l’Administration du Territoire et de l’Administration du Territoire, Ibrahima Kalil Chérif a reconnu s’être rendu dans les locaux du groupe Dabo Médias. Mais, il a précisé que c’était uniquement dans le but de rappeler à l’ordre Taliby Dabo, PDG du groupe, par rapport à la tenue des campagnes du RPG à Kankan « Tous ceux qui empêchent Taliby Dabo de dormir sont toujours victimes d’allégations.

Moi, je suis tranquille dans la tête. Ils ont dit que nous étions avec des jeunes et des syndicats. Imaginez, si nous nous décidons de casser, est ce qu’après notre passage la radio et la télé peuvent émettre ? Ça veut dire que ce n’est pas vrai. En tant que jeunes du parti, nous étions partis livrer un message à Taliby Dabo pare ce que nous avons remarqué des comportements à son égard qui ne font pas honneur au parti en cette période électorale. Mais malheureusement, on l’a porté absent. Ceux qui étaient là-bas ont pensé qu’on est venu les agresser. Au contraire, c’est nous qui avions été agressés. Mais, on n’a pas répliqué », a-t-il dit.

Pour Laminedjan Kaba, un autre accusé dans l’attaque contre nos confrères, affirme que leur intention était d’interrompre l’émission en cours à la radio le mercredi, contrairement à Ibrahima Kalil Chérif qui a laissé entendre que l’objectif de leur visite était de rappeler Taliby Dabo à l’ordre « On voulait rentrer pour lui demander d’arrêter l’émission qu’il faisait. Mais, quand nous sommes arrivés à la salle d’attente avant de rentrer au studio, c’est Youssouf Diakité qui m’a poussé et je suis tombé. Ensuite, il a pris une barre pour me taper avec. Le jeune qui s’est interposé a reçu le coup au niveau de la main. C’est cette barre là qui a brisé les vitres. Puis, il a pris une chaise pour me taper avec. Nous n’avions pas éteint le moteur, on voulait juste interrompre l’émission », a-t-il expliqué.

Ces jeunes reprochent à Taliby Dabo de créer un autre directoire de campagne du RPG à Kankan, à part le directoire mis en place par le parrain politique de la ville, Dr Mohamed Diané. Selon eux, Taliby Dabo et ses partisans mèneraient des contres campagnes dans les sous-préfectures. C’est ce qui fait que son cortège a été bloqué par les syndicalistes le mercredi 19 février dans la sous préfecture de Karifamoriyah.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Lire

Conakry : un cadre du ministère des Finances jugé pour escroquerie

21 février 2020 à 9 09 52 02522

Makan Keïta, fonctionnaire en service au ministère de l’Economie et des Finances, a comparu hier, jeudi 20 février 2020, au tribunal de première instance de Mafanco. Cet économiste de formation est poursuivi pour escroquerie dans une affaire portant sur des voyages en Australie.

Lire

Mamadouba Camara sur le meurtre de son frère : « je l’ai poignardé au niveau du cou »

21 février 2020 à 9 09 11 02112

Le procès de Mamadouba Camara s’est ouvert mardi, 18 février 2020, devant le tribunal criminel de Dixinn. Ce jeune homme est jugé pour le meurtre de son frère de lait, Alya Sylla. L’accusé a plaidé coupable et le procureur a requis la prison à perpétuité contre lui, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui a suivi cette audience.

Selon les informations, le meurtre pour lequel Mamadouba Camara est poursuivi a eu lieu le 1er juillet 2019, au domicile de M’Mahawa Camara à Sonfonia. Aussitôt après sa commission des faits, ce jeune est allé volontairement se constituer prisonnier au commissariat de Sonfonia, d’où il a été déposé à la maison centrale Conakry.

A la barre, Mamadouba Camara n’a pas tenté de noyer le poisson. Pour lui, les faits sont clairs. Et, à la première question du tribunal de savoir s’il est l’auteur du meurtre qui lui est reproché, Mamadouba Camara a plaidé coupable. « Oui, c’est moi qui ai tué mon frère ; mais, je n’ai pas fait exprès », a-t-il déclaré.

Revenant sur les circonstances dans lesquels il a commis ce meurtre, Mamadouba Camara a dit qu’il était en colère contre sa victime. « Ce jour-là, mon frère Alya Sylla est venu se jeter sur ma mère. Il l’a terrassée au salon, il détenait un couteau avec lequel il menaçait la maman. Celle-ci criait au secours. C’est ainsi que je suis venu les séparer, tout en essayant de retirer le couteau des mains de mon frère…

C’est en ce moment que j’ai pris le couteau, je l’ai poignardé au niveau du cou au niveau du cou et je l’ai porté au dos pour l’emmener à l’hôpital de Sonfonia. Les médecins m’ont dit qu’ils ne peuvent rien faire, il est mort. Je suis directement allé au commissariat de Sonfonia me déclarer prisonnier », a expliqué Mamadouba Camara, tout en précisant qu’il avait pris le soin d’introduire le couteau dans sa chambre, « à travers la fenêtre », avant d’envoyer son frère à l’hôpital.

Visiblement très éprouvé par ce meurtre qu’il dit regretter chaque jour, Mamadouba Camara a dit que c’est par maladresse qu’il a poignardé son frère. « C’est sous l’effet de la colère que je l’ai fait. Mais, je ne savais pas que cela allait lui coûter la vie », a-t-il déclaré.

Appelée à la barre, M’Mahawa Camara (la mère biologique Mamadouba Camara (l’accusé) et Alya Sylla (la victime) a corroboré la version de son fils qui est en conflit avec la loi. Cependant, a indiqué que le défunt, Alya Sylla, ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.

« Alya Sylla ne disposait pas toutes ses facultés mentales. Chaque fois je l’envoi à l’hôpital, à la psychiatrie ; mais, il prend la fuite pour revenir à la maison. Ce jour où le meurtre a lieu, il (Alya Sylla) s’est jeté sur moi, au salon. Il avait le couteau dans sa poche. Il m’a fait tomber et Mamadouba est venu nous séparer. C’est en ce moment qu’Alya a reçu un coup de poignard au cou », a expliqué M’Mahawa Camara, visiblement très angoissée.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le procureur, Daouda Diomande, a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité pour les faits de meurtre qui lui sont reprochés. « Je demande au tribunal de condamner Mamadouba Camara à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans » a requis le procureur Daouda Diomandé.

Une réquisition jugée très sévère par le conseil de l’accusé. Dans sa plaidoirie, Me Abou Camara a demandé au tribunal d’accorder de « larges circonstances atténuantes » à son client.

« C’est une demande de trop. Si l’un est déjà mort et l’autre est condamné à perpétuité, à quoi aurait servi les enfants de cette femme ? La perpétuité et les 30 ans de sûreté n’ont pas leur place. Je demande au tribunal de juger, tout en accordant de larges circonstances atténuantes à l’accusé ici présent » a plaidé Me Mohamed Abou Camara.

Finalement, le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 2 mars prochain.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Lire