Rencontre avec la CEDEAO, lutte du FNDC, affaire FCFA… Cellou Dalein à Guineematin

18 février 2020 à 20 08 56 02562

La communauté internationale a les yeux rivés sur la Guinée ces dernières semaines, au moment où l’on s’achemine vers les contestées élections législatives du 1er mars 2020, couplées au référendum constitutionnel. Après la résolution de l’Union Européenne qui accable notre pays, c’est la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui envoie une mission en Guinée pour échanger avec les acteurs sociopolitiques.

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Recours de l’opposition contre le référendum : la Cour Constitutionnelle se déclare incompétente

18 février 2020 à 20 08 46 02462

La Cour Constitutionnelle de Guinée s’est prononcée sur le recours en annulation introduite récemment par des députés de l’opposition au sujet des « actes préparatoires au référendum pris par le président de la République et recours par voie d’exception contre l’avis N0 002/2019/CC du 19 décembre 2019 de la Cour constitutionnelle ».

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Dinguiraye : le siège de la préfecture attaqué par des manifestants pro FNDC

18 février 2020 à 20 08 29 02292

Lieutenant-Colonel Mamadou Lamarana Diallo, préfet de Dinguiraye

La ville de Dinguiraye a vécu une journée assez tendue ce mardi, 18 février 2020. A l’origine, une décision du préfet interdisant un meeting de sensibilisation organisé par le FNDC. Ce bras de fer a conduit à l’attaque des locaux de la préfecture par des manifestants qui exigent le départ de l’autorité préfectorale, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

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Kidnapping d’opposants : le FNDC accuse le ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané

18 février 2020 à 19 07 28 02282

Des responsables du FNDC en conférence à la Maison de la Presse de Conakry, le 18 février 2020

Comme annoncé précédemment, le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) a animé une conférence de presse ce mardi, 18 février 2020, pour dénoncer le comportement des autorités face aux opposants à la nouvelle constitution. Profitant de cette tribune, Ibrahima Diallo, chargé des opérations du FNDC, a dénoncé les cas de tortures infligés à des citoyens, notamment au camp militaire de Soronkoni, situé à Kankan, sous la tutelle du ministère de la Défense Nationale.

Les cas de kidnapping et de tortures se multiplient contre les opposants au 3ème mandat. Une situation que dénonce le FNDC, décidé malgré tout à continuer le combat pour la défense de la constitution.

Selon Ibrahima Diallo, responsable des opérations au FNDC, ce tristement camp Soronkoni est entrain d’infliger des tortures à des guinéens en toute illégalité. « Les citoyens sont kidnappé nuitamment. Ils sont déportés au camp de Soronkoni via les véhicules militaires. Un camp qui est devenu aujourd’hui comme un camp de concentration de par les pratiques de torture dont sont victimes les personnes déportées dans ce camp. Le camp de Soronkoni aujourd’hui est assimilable à un camp nazi. Quand nous étions à la maison centrale à l’époque, ils avaient arrêtés des militaires y compris le nommé Hassimiou qui avait été déporté au camp de Soronkoni à Kankan. Et quand il est arrivé à la maison centrale, il ne pouvait pas marcher, il avait perdu l’usage de ses deux pieds », a-t-il expliqué.

Préoccupé par cette situation, le coordinateur des opérations du FNDC demande le concours des populations de Kankan pour fermer le camp. « Je voudrais rappeler que ce camp se trouve à 25 Km de Kankan. Kankan est une ville sainte de par la pratique de la religion musulmane par les habitants de cette ville. Des habitants qui ne sont pas violents, c’est des personnes modérées, c’est des gens qui respectent les droits de l’homme dans l’âme. Je voudrais interpeller le chérif de Kankan, les sages de Kankan, les imams, les religieux, les habitants et ressortissants de Kankan de se lever pour demander la fermeture pure et simple du camp de concentration de Soronkoni. En le faisant, ils auraient rendu un service à ses habitants et à toute la Guinée », a laissé entendre Ibrahima Diallo

En outre, Ibrahima Diallo se dit inquiet de la disparition d’une cinquantaine de personnes avant de pointer un doigt accusateur sur le ministre de la Défense Nationale. « Aujourd’hui, il y a une cinquantaine de personnes disparues. Nous avons reçu 5 familles hier qui nous disent que cela fait 5 à 6 jours qu’on ne voit pas notre enfant ou bien la femme dis je ne vois pas mon mari, cela fait 5 jours. Aujourd’hui, nous vous exprimons ces inquiétudes là. Et nous pensons que la seule voix qui reste aux citoyens, c’est de résister face a l’oppression. Le ministre de la défense nationale, Dr Diané, est le seul responsable de la déportation et de la séquestration des citoyens dans le camp de concentration de Soronkoni. C’est un camp qui relève du ministère de la Défense. »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel 224623532504

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Kaloum : mis aux arrêts suite à une manif du FNDC, Salifou Khalissa libéré

18 février 2020 à 18 06 48 02482

Salifou Khalissa au milieu de ses deux avocats, entouré de ses proches au TPI de Kaloum, le 18 février 2020

Un citoyen du nom de Salifou Khalissa, mis aux arrêts il y a six jours suite à une manifestation du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a été libéré ce mardi 18 février 2020, par le tribunal correctionnel de Kaloum. Poursuivi pour attroupement illégal et trouble à l’ordre public, le jeune homme avait été interpellé au quartier Manquepas de Kaloum, suite à une manifestation de femmes à Kaloum contre le 3ème mandat pour Alpha Condé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Salifou Khalissa a été arrêté le mercredi 12 février 2020 au quartier Manquepas dans la commune de Kaloum et placé sous mandat le même jour. C’était à l’occasion d’une manifestation de femmes dans cette commune de Conakry contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

Selon nos informations, c’est à cette occasion que Salifou Khalissa a vu les forces de l’ordre s’en prendre à une manifestante, voulant l’embarquer de force à cause du slogan « Amoulanfé », qui signifie que « ça ne marchera pas ». En tentant de s’interposer, le jeune homme a été finalement embarqué en lieu et place de la fille et déposé à la maison Centrale. Après son audition de ce mardi, le tribunal a estimé que les faits pour lesquels il est poursuivi ne sont pas constitués. Par conséquent, il a été relaxé purement et simplement pour « délit non constitué ».

A la fin du procès, les deux avocats de la défense, maître Thierno Souleymane Barry et maître Salifou Béavogui, n’ont pas caché leur satisfaction. « Le verdict rendu par le tribunal de première instance de Kaloum nous satisfait. Le droit a été dit. Cependant, nous déplorons toujours les deux poids deux mesures entre les deux camps », a indiqué maître Thierno Souleymane Barry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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Incendie à Sangoyah : témoignages pathétiques de quelques victimes

18 février 2020 à 18 06 12 02122

Comme annoncé précédemment, un incendie s’est produit dans la nuit du lundi à ce mardi, 18 février 2020, à Sangoyah Pharmacie, dans la commune de Matoto. Il n’y a pas eu de morts ni de blessés, mais les dégâts matériels sont énormes. Plusieurs containers remplis de marchandises et des gargotes ont été consumés avec tout leur contenu. Un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place a recueilli les réactions de certaines victimes.

Fatoumata Binta Bah, vendeuse de riz, est l’une des premières victimes de cet incendie. Nous l’avons trouvée devant les débris de sa gargote, en larmes. « Quand j’ai ouvert la porte, j’ai vu les flammes à l’intérieur de ma gargote. J’ai appelé au secours, mais c’était trop tard. Les gens ont dit qu’ils ne peuvent pas intervenir parce que c’est le courant électrique qui a provoqué l’incendie. J’ai réussi à sauver mes deux enfants qui dormaient à l’intérieur, mais j’ai perdu des congélateurs, des habits et un montant de 1 500 000 francs plus l’argent que nous avons encaissé dans la journée et qu’on n’avait pas encore compté », a-t-elle expliqué.

Fatoumata Binta Diallo, une autre victime, exprime sa désolation face aux pertes qu’elle a subies. « J’avais commencé à dormir quand le feu s’est déclaré. Ce sont les voisins qui m’ont réveillé. J’ai perdu deux congélateurs remplis, les marmites et beaucoup d’autres choses. Je suis mère de quatre enfants vivants, aujourd’hui, c’est toute mon économie qui est partie en fumée. C’est pourquoi, je sollicite une aide auprès de l’Etat et des personnes de bonne volonté », lance cette dame.

Boubacar Diallo, conducteur taxi moto, a enregistré aussi des pertes dans cet incendie, qui a touché la place de sœur. « Je suis venu ranger les affaires de ma grande sœur qui hypertendue. C’est quelque temps après être rentré chez moi qu’on m’a appelé pour m’informer que les places ont pris feu. Je viens d’acheter un moteur électrique à 2.500.000 GNF, il a été complètement calciné. Dans ces places, il n’y avait que des pièces détachées, des huiles de moteur, il n’y avait pas d’essence ici. Mais, nous avons tout perdu dans cet incendie parce que c’est ici que je gardais tout mon avoir avec ma grande sœur », soutient-t-il.

A rappeler que cet incendie, qui serait dû à un court-circuit, est survenu quelques heures seulement après celui enregistré dans l’après-midi du lundi, 17 février 2020, à l’usine de matelas situé au marché de Matoto. Manian Condé, une fillette de 5 ans, a péri dans cet autre incendie et de nombreuses boutiques ont été consumées avec tout leur contenu.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Manifs anti-3ème mandat : « quiconque s’entêterait à refuser un blessé, le FNDC le lui fera regretter »

18 février 2020 à 17 05 55 02552

Des responsables du FNDC en conférence à la Maison de la Presse de Conakry, le 18 février 2020

Le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dénonce depuis quelques semaines le refus des structures sanitaires de recevoir des victimes de la répression policière pendant les manifestations contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. A l’occasion d’une conférence de presse animée ce mardi, 18 février 2020, à Conakry, les responsables de cette structure ont mis en garde les directeurs des hôpitaux publics qui refouleraient des blessés ou des morts, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention au cours de cette conférence de presse, Sékou Koundouno, responsable en charge des stratégies du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), a pointé un doigt accusateur sur les chefs de services des structures sanitaires publiques avant de mettre en garde la Directrice de l’hôpital Donka et celui d’Ignace Deen.

« Mon message s’adresse particulièrement aux responsables des deux grand hôpitaux publics : Dr Mohamed Awada et madame Fatou Sikhé Camara. S’ils sont à la solde de M. Alpha Condé, que les futurs blessés et morts du FNDC, qu’on ne puisse pas les recevoir dans ces hôpitaux. Ils verront le FNDC de vive voix. Nous leur demanderons si ces hôpitaux-là sont une propriété privée du gouvernement actuel. Dans les jours qui suivent, tous cas que nous constaterons, de cas de blessés et de mort non reçu, la main sur le coran, le FNDC les traduira devant les juridictions Internationales. C’est une mise en garde systématique », a laissé entendre Sékou Koundouno.

En outre, Sékou Koundouno dit ne pas souhaiter qu’il y ait mort d’homme mais rassure que des mesures seront prises contre ceux qui vont recevoir des victimes. « Je lance un appel, au nom de la coordination nationale du FNDC, à tous les citoyens à toutes les commune qui auront des blessés et des morts, on ne le souhaite pas, qu’ils les conduisent dans les hôpitaux publics et cliniques. Ils seront reçus. Quiconque s’entêterait à refuser un blessé, le FNDC le lui fera regretter pour le reste de sa vie », a-t-il martelé.

Très remonté, Sékou Koundouno s’est dit déçu de la manière dont la Croix-Rouge traite les victimes de la répression policière et demande son départ du territoire Guinéen. « Nous demandons aux responsables de la Croix-Rouge basés à Genève de fermer le bureau de Guinée. Parce qu’elle a dérouté sa mission originelle… »

Salimatou Diallo pour Guineematin.com

Tel. 224623532504

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Kankan : la Cour d’Appel libère 6 membres du FNDC-Dabola

18 février 2020 à 17 05 06 02062

C’est une nouvelle victoire que vient d’enregistrer le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) dans son combat contre la nouvelle constitution. Six de ses membres, relevant de l’antenne préfectorale de Dabola, condamnés en première instance à Faranah, ont été libérés ce mardi, 18 février 2020, par la Cour d’Appel de Kankan. Ils étaient jugés pour participation délictueuse à un attroupement illégal, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la libération hier, lundi 17 février 2020, de 4 proches du Kountigui de la Basse Côte par le tribunal de Mafanco (Conakry), c’est au tour de la Cour d’Appel Kankan de libérer 6 membres de l’antenne préfectorale du FNDC-Dabola. Ils avaient été arrêtés et mis sous mandat de dépôt le 16 janvier 2020 pour participation délictueuse à un attroupement illégal. Il s’agit d’Alpha Ibrahima Diallo, Hamidou Barry, Alpha Ibrahima Keïta, Ousmane Diallo, Mamadou Samba Boiro et Mohamed Kalas Keïta.

Au cours de leur procès au tribunal de première instance de Faranah, les six membres du FNDC-Dabola avaient écopé d’une peine de six mois de prison chacun et condamné au payement d’un montant de 200 mille francs guinéens chacun.

Ayant interjeté appel de cette décision, les six compagnons d’infortune ont été rejugés et libérés ce mardi par la Cour d’Appel de Kankan.

Dans la phase des réquisitions, le substitut du procureur général a requis la relaxe des prévenus. Dans ses plaidoiries, l’avocat de la défense va s’engouffrer dans cette brèche ouverte par le ministère public pour réclamer la libération de ses clients « pour délit non constitué ».

C’est sans surprise que dans la délibération la Cour d’Appel de Kankan va infirmer la décision du tribunal de première instance de Faranah, en renvoyant les six opposants au 3ème mandat pour délit non constitué.

Ce qui a suscité la joie de leur avocat, maître Soufiane Kouyaté. « Je suis vraiment satisfais à 100% parce que le droit a été dit. C’est l’objectif pour lequel on a relevé appel. Le 1er juge n’a pas bien fait son travail, parce qu’il n’a pas montré des preuves qui prouvent que mes clients sont coupables. C’est pourquoi le parquet a demandé qu’on les renvoie pour des fins de poursuite. »

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Campagne des législatives : le PDG-RDA exige le paiement de la subvention des partis politiques

18 février 2020 à 16 04 47 02472

Oyé Béavogui, secrétaire général par intérim du PDG-RDA

A moins de deux semaines de la tenue des élections législatives prévues pour le 1er mars 2020, les partis politiques engagés dans la course n’ont toujours pas reçu la subvention prévue pour la campagne électorale. Une situation que dénonce le secrétaire général par intérim du PDG RDA, Oyé Béavogui, rencontré par un reporter de Guineematin.com, le lundi 17 février 2020.

Ce responsable du parti de Sékou Touré, premier président de la République de Guinée, rappelle que cette subvention est pourtant un droit pour toutes les formations politiques en lice. « C’est un droit qui revient aux partis politiques. Ils nous ont demandé de payer la caution qu’on a déjà payée. Et dans le Code électoral, il est dit qu’une partie du quota revient aux partis politiques pour satisfaire leurs besoins en termes de campagne électoral. Certes, la CENI a des difficultés puisqu’elle dit que jusque-là, le gouvernement refuse de lui donner les fonds nécessaires pour ce programme, mais à notre tour, nous demandons à la CENI de nous payer.

Le gouvernement doit faire preuve de responsabilité pour que la CENI soit subventionnée et que les différents partis politiques qui sont candidats pour ces élections puissent avoir leur quote-part afin de mener normalement leur campagne (…) Nous exigeons que le gouvernement subventionne la CENI. Ce n’est pas de l’aumône qu’on demande à la CENI ou au gouvernement, c’est un droit qui revient de facto aux partis politiques candidats aux élections », a déclaré Oyé Béavogui.

En attendant de recevoir cette subvention, le PDG RDA a puisé dans ses caisses pour mener sa campagne sur le terrain. Et la formation politique dit avoir opté pour une campagne de proximité. « Nous adaptons toujours nos stratégies en fonction des réalités du partis et en fonction des réalités du peuple. Nous avons vu aujourd’hui que la meilleure façon de faire la campagne, c’est d’aller vers les citoyens pour faire une campagne de proximité, le porte-à-porte pour expliquer fondamentalement c’est quoi le PDG RDA et quel est son programme par rapport à ces élections.

Nous le faisons de façon très éclatée et nous avons des équipes sur le terrain qui touchent les ménages. Concrètement, nous estimons que c’est seulement par ça que le peuple va comprendre et qu’il pourra encore nous épouser. Sinon, c’est bien beau de prendre des motos et faire des gros bruits dans la ville, mais au fond, ça ne rapporte rien », soutient-il, tout en souhaitant l’organisation de débats télévisés entre les différents candidats.

Cette campagne se tient dans un contexte de tensions, lié au référendum constitutionnel couplé avec les législatives mais aussi à la non-participation des principaux partis d’opposition du pays à ces élections. Ces partis promettent d’ailleurs d’empêcher la tenue de ces élections. Une menace que le secrétaire général par intérim du PDG-RDA ne prend pas au sérieux. « Nous encourageons tout le peuple de Guinée à aller retirer leurs cartes d’électeurs. Ceux qui disent que le 1er mars les élections n’auront pas lieu, je crois qu’ils se trompent.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour dire à l’opposition, parce que je ne parle pas du FNDC. Ils ont dit qu’ils n’iront pas aux élections, c’est de leur droit et nous respectons cela. Mais dire qu’il n’y aura pas d’élections parce qu’ils ne sont pas allés, c’est de l’incivisme caractérisé. Le PDG-RDA sera là pour s’interposer, et nous demandons au peuple de Guinée de rester très vigilant et de se mobiliser pour le 1er mars. Ceux qui veulent voter iront voter et ceux qui ne veulent pas, qu’ils restent dans leurs salons pour regarder à la télé le déroulement du processus », a lancé Oyé Béavogui.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Boké : un accident de la circulation fait 3 morts et 6 blessés à Dabis

18 février 2020 à 15 03 37 02372

Image d’archive

Un accident de la circulation s’est produit dans la soirée du lundi, 17 février 2020, à Dabis centre, une sous-préfecture relevant de la préfecture de Boké. Le drame a coûté la vie à trois (3) personnes et fait six (6) blessés, dont deux (2) graves, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Joint au téléphone par notre reporter, le sous-préfet de Dabis, Alassane Kourouma, est revenu sur les circonstances dans lesquelles le drame s’est produit. « L’accident s’est produit à 20 heures, à Dabis centre. C’est un camion en provenance du secteur Kissomaya qui s’est renversé au niveau d’un pont. Le chauffeur s’est garé au niveau d’une descente, il est descendu pour aller voir si le véhicule peut traverser la rivière. Entretemps, les apprentis étaient déjà descendus, ils ont mis une cale sous le camion, mais il s’est trouvé que la cale est petite.

Lorsque le chauffeur est revenu, ils sont montés dans le véhicule. Aussitôt, le camion a bougé. Le chauffeur a tout fait, mais il n’a pas pu le maîtriser. Finalement, le véhicule est allé se renverser au niveau du pont : la cabine s’est retrouvée dans l’eau et le reste sur le pont », a expliqué Alassane Kourouma.

En ce qui concerne le bilan de l’accident, le sous-préfet parle de 3 morts et de 6 blessés. « Il y a eu 3 passagers qui sont morts : deux hommes et une fille de 10 ans. Il y a eu aussi 6 blessés, dont 2 graves et 4 autres qui ont des lésions. Le syndicat des transports a envoyé un véhicule dans la même nuit, vers 2 heures du matin, on a envoyé les 3 corps et les blessés à l’hôpital régional de Boké », a précise monsieur Kourouma.

Selon le sous-préfet, juste après cet accident, le chauffeur a été mis aux arrêts et conduit dans les locaux de la gendarmerie de Dabis.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225/666919225

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Suspension des missions de la Banque mondiale en Guinée : le ministre Ismaël Dioubaté relativise

18 février 2020 à 15 03 08 02082

Ismaël Dioubaté, ministre du Budget

Après le Fonds Monétaire International (FMI), il y a quelques jours, c’est au tour de la Banque mondiale de suspendre ses missions en Guinée sur la période allant du 24 février au 08 mars 2020. Une décision que le ministre guinéen du Budget a tenté de relativiser au cours d’un entretien avec nos confrères de la BBC.

De l’avis de plusieurs observateurs, les décisions de ces deux grandes institutions financières mondiales (FMI et Banque mondiale) n’est qu’une suite logique du climat sociopolitique très délétère actuellement en Guinée. Un climat qui est caractérisé par la montée des tensions suite à la décision du président Alpha Condé de changer l’actuelle Constitution pour se donner la possibilité de briguer un troisième mandat. Mais le gouvernement guinéen, lui, temporise.

S’exprimant sur la question, ce mardi 18 février 2020, chez nos confrères de la radio BBC Afrique, le ministre guinéen du Budget Ismaël Dioubaté, trouve que cette décision des institutions de Bretton Woods est plutôt normale et qu’elle n’a rien à voir avec la crise sociopolitique qui sévit dans le pays. « Il s’agit de mesures conservatoires qui sont habituellement prises lorsqu’il y a des élections dans les pays où il y a des cas épidémiques. Récemment, on a vu le cas qu’on avait, Ebola. Aujourd’hui, c’est Coronavirus en Chine. En 2015 aussi, lorsqu’on faisait les élections présidentielles en Guinée et en Côte d’Ivoire, les missions étaient suspendues », a-t-il expliqué.

Pour lui, la suspension des missions de la Banque mondiale en Guinée ne constitue nullement une pression à l’endroit des autorités guinéennes. « Ça n’a aucune pression d’autant plus que le Fonds monétaire et la Banque mondiale évaluent le cadre macroéconomique d’un pays pour voir réellement est-ce que tous les indicateurs macroéconomiques sont au vert, est-ce que les réformes se poursuivent. Donc, pour le moment, c’est pour vous dire que le programme se porte bien avec ces institutions », a rassuré Ismaël Dioubaté.

A rappeler qu’en Guinée, la Banque Mondiale finance plusieurs projets estimés à des millions de dollars, notamment dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation…

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com
Tél : 622 68 00 41

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Labé : plus d’une tonne de viande de brousse saisie par le service des Eaux et Forêts

18 février 2020 à 14 02 31 02312

Les services des eaux et forêts de Labé ont mis la main sur un camion transportant une importante quantité de viande de brousse. C’est suite à une longue enquête que cette saisie de près d’une tonne et demi de viande de brousse a été effectuée. Trois personnes, de nationalité guinéenne, ont été interpellées et devraient subir les rigueurs de la loi, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, cette quantité de viande de brousse provient de la préfecture de Mali et devait être revendu en Guinée Forestière. Des braconniers qui écument la frontière de la Guinée et du Sénégal sont les présumés auteurs de ce « crime » faunique.

Interrogé par notre reporter, Diao Diallo, directeur préfectoral de l’environnement de Labé, a expliqué ce qu’il sait du dossier. « La saisie de cette quantité de viande de brousse a été le fruit d’une longue enquête, par ce qu’on avait été alerté de cette charge depuis quelques jours. Et les informations nous faisaient croire que le camion qui transporte cette viande de brousse suit des chemins dans la brousse et non la route principale. Directement, nous avons mis nos différentes équipes de la brigade préfectorale et régionale en branle pour barrer la route à cette cargaison. Une fois à Labé, le camion a été intercepté par nos agents et conduit à la concession forestière de Labé. »

Selon le directeur préfectoral de l’environnement de Labé, la quantité saisie tourne autour d’une tonne et demi de viande de brousse, dont des animaux protégés. « C’est une importante quantité de viande de brousse provenant d’animaux partiellement protégés qui a été saisie. Au total, 53 sacs remplis de viande d’animaux ont été saisis. Une quantité estimée à une tonne et demi après le pesage », a-t-il fait savoir.

Parlant des présumés auteurs de ces faits, Diao Diallo a révélé qu’il y a eu déjà 3 arrestations. « Les deux présumés auteurs et le chauffeur du camion, tous des guinéens, ont été mis à la disposition des autorités pour la suite des enquêtes. Le procureur a été saisi du dossier, le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a été aussi informé qui d’ailleurs a dépêché une mission pour toucher du doigt les réalités du terrain. Les trois présumés auteurs ont été entendus sur procès verbal, ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, car selon eux, cette viande de brousse était destinée pour la région forestière.

C’est pourquoi actuellement ils se trouvent à la maison centrale de Labé en attendant leur jugement. Mais par ailleurs, il faut préciser que les catégories d’animaux abattus, ce sont des Céphalophes, des phacochères, les petits ruminants. Tous ces animaux sont partiellement protégés. Ils ont été tués et séchés à Mali pour la région forestière. Nous userons de tous les moyens légaux pour les juger et les condamner à la hauteur de leur forfaiture. »

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vague d’incendies à Conakry : une maison d’habitation calcinée à Ratoma

18 février 2020 à 13 01 55 02552

Un feu d’origine inconnue s’est déclaré hier lundi, 17 février 2020, aux environs de 19 h, dans un domicile privé au secteur Permanence, du quartier Ratoma centre. Il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, ni de blessés, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.
Les incendies se multiplient en Guinée à un rythme effrayant. Une maison d’habitation a pris feu dans la nuit d’hier lundi à Ratoma Centre. La mobilisation des citoyens a permis de circonscrire l’incendie même si d’énormes pertes matérielles ont eu lieu sur place.

Selon la victime, Seydouba Bangoura, enseignant de profession, les pertes sont énormes. « C’est hier lundi, 17 février 2020, aux environs de 19 heures, j’étais à l’agence avec un collègue. Il s’est embarqué. Ensuite, j’étais avec deux autres amis, je leur ai dit que je venais manger à la maison. C’est en venant pour manger que j’ai croisé la femme de mon homonyme qui criait : au feu, au feu. Et c’est là que j’ai constaté que c’est la maison qui avait pris feu. On a alerté le voisinage.

Ainsi, les voisins, la famille, tout le monde est venu, mais le feu avait déjà fini d’occuper tout l’intérieur de la maison. Avec l’aide de tout le monde on a pu éteindre le feu, mais rien n’est sorti. Tout a été brûlé dedans. Même les documents administratifs, le passeport de ma femme, tout a été calciné. J’avais environ 10 millions de francs guinéens dedans. Ça aussi, c’est parti. Heureusement qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine », a fait savoir monsieur Bangoura.

Parlant des causes du drame, l’enseignant dit ne pas en avoir une idée précise. « On ne sait pas encore la cause réelle de l’incendie. Il paraît que le courant venu à 18 mais il n’a fait que 5 minutes. L’ampleur de ce que j’ai vu ici, ça veut dire que la maison est restée longtemps ici en train de brûler parce ça avait fait plus d’une heure, en train de brûler. Les dégâts que j’ai vus ici ne peuvent pas se faire en 20 minutes ou en 30 minutes. Ça avait commencé assez longtemps, avant que les gens ne sachent que c’était en train de brûler. »

Face à la multiplication des incendies à Conakry, Seydouba Bangoura demande au gouvernement de chercher à y mettre fin. « Aujourd’hui, nous sommes entrain de vivre des situations difficiles parce qu’au moment où j’informais un ami de cet incendie-là, lui aussi m’a dit que ça brûlait à Yimbaya et qu’il y avait un autre incendie qui s’est produit au marché de Matoto. Donc, c’est devenu très récurrent à Conakry. Je pense qu’il faut interpeler l’Etat sur cette situation pour qu’on trouve une solution. Sinon, c’est devenu très grave. »

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com
Tel: 622919225 / 666919225

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CHAN 2020 : la Guinée logée dans la poule D avec la Zambie

18 février 2020 à 13 01 09 02092

Le tirage au sort de la sixième (6ème) édition du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) de football, a eu lieu hier, lundi 17 février 2020. C’est le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), Ahmad Ahmad, qui a présidé la cérémonie qui s’est tenue à Yaoundé, la capitale du Cameroun. Le Syli National de Guinée se retrouve dans la poule D, en compagnie de la Zambie notamment, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le CHAN, une compétition de football réservée aux joueurs évoluant dans les clubs des championnats africains, se jouera entre le 4 et le 25 avril au Cameroun. Au total, seize (16) pays, dont la Guinée, vont prendre part à ce tournoi qui est à sa 6ème édition.

La Guinée, qui est à sa 3ème participation, est logée dans la poule D et aura comme adversaires la Zambie, la Tanzanie et la Namibie. Éliminée dès le premier tour de la compétition en 2018 au Maroc, le Syli de Guinée dirigé par Kanfory Lappé Bangoura, devra sortir le grand jeu pour se tirer d’affaires et rééditer la performance de 2016. Année à laquelle la Guinée avait laissé une forte impression en terminant 4ème de la compétition qui s’était jouée au Rwanda.

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité de ce tirage :

Groupe A : Cameroun, Mali, Burkina Faso, Zimbabwe

Groupe B : Libye, RDC, Congo, Niger

Groupe C : Maroc, Rwanda, Ouganda, Togo

Groupe D : Zambie, Guinée, Namibie, Tanzanie

Mohamed DORE pour Guineematin.com

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Crise politique en Guinée : voici la résolution ferme du Réseau Libéral Africain contre le régime d’Alpha Condé

18 février 2020 à 12 12 50 02502

La crise socio-politique guinéenne continue de susciter des réactions en Afrique et à l’international. Après la récente résolution du parlement européen contre le pouvoir de Conakry, c’est au tour du Réseau Libéral Africain (RLA) d’apporter son soutien à ceux qui luttent contre le projet de nouvelle Constitution en Guinée, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat. A l’issue de sa 16ème Assemblée générale tenue du 13 au 15 février 2020, à Ouagadougou, au Burkina Faso, ce réseau comprenant 47 partis politiques venant de 33 pays africains, a exprimé sa préoccupation face « aux risques et menaces que comporte ce changement de Constitution sur la démocratie, la paix et la stabilité du pays et de la sous-région ».

Le RLA demande à la CEDEAO, à l’Union africaine, à l’Union européenne et aux Nations Unies à user de leur influence pour amener le chef de l’Etat guinéen « à renoncer à son projet illégal et conflictogène de troisième mandat, à organiser des élections libres, transparentes et inclusives sur la base d’un Fichier électoral consensuel reflétant fidèlement la réalité du corps électoral… ».

Guineematin.com vous propose ci-dessous la résolution du Réseau Libéral Africain

Résolution du Réseau Libéral Africain du 15 Février 2020 sur la crise socio-politique en République de Guinée

Le Réseau Libéral Africain,

-Vu sa résolution antérieure sur la République de Guinée du 30 décembre 2019, -Vu la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948,

-Vu le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966,

-Vu la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée le 27 juin 1981 et entrée en vigueur le 21 octobre 1986,

-Vu la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée le 30 janvier 2007,

  • Vu le Protocole de la CEDEAO A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance additionnel au protocole relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité de 2001,

-Vu la Constitution de la République de Guinée, approuvée par le Conseil national de transition le 19 avril 2010 et adoptée le 7 mai 2010,

-Vu le Manifeste libéral panafricain adopté en 2012, -Vu le Manifeste Libéral adopté à Andorre en 2017,

Considérant les récents développements de la crise politique en Guinée née de la volonté du Président de la République, Alpha Condé, de changer de Constitution à l’effet de s’octroyer un troisième mandat ;

Considérant que cette initiative du Président guinéen est source de violences et constitue une menace pour la démocratie, la paix et la stabilité ;

Rappelant son attachement à la limitation des mandats présidentiels, tel qu’indiqué dans le Manifeste libéral panafricain adopté lors de son Assemblée Générale à Abidjan en 2012 ;

Convaincu que la limitation constitutionnelle des mandats présidentiels favorise l’alternance démocratique et évite la détention du pouvoir suprême par une seule personne pendant une période prolongée ;

Désapprouvant toute tentative de remise en cause d’une telle disposition dès lors qu’elle est adoptée par un État ;

Condamnant l’obstination du Président guinéen à changer la Constitution de son pays à huit mois de la fin de son second et dernier mandat dans le seul but de pouvoir briguer, à 83 ans, un troisième mandat ;

Le RLA soutient et encourage le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) – coalition des partis politiques de l’Opposition, des syndicats et des organisations de la société civile- qui se bat avec courage et détermination contre ce projet de changement de Constitution malgré la répression impitoyable dont ses partisans font l’objet.

Le Réseau Libéral Africain est fortement préoccupé par l’usage récurrent des armes létales en Guinée lors des manifestations politiques ou syndicales. Ces pratiques, encouragées par l’impunité dont jouissent les agents des forces de défense et de sécurité, ont déjà occasionné la mort par balles de 134 manifestants dont une trentaine lors des manifestations contre le changement de Constitution.

Le Réseau Libéral Africain condamne ces violations des droits humains et des libertés fondamentales qui sont contraires à la Constitution et aux lois guinéennes, mais également aux engagements internationaux de la République de Guinée.

En raison des risques et menaces que comporte ce changement de Constitution sur la démocratie, la paix et la stabilité du pays et de la sous-région, soucieux d’éviter à la Guinée un autre épisode de violences électorales, et conformément aux principes sur la réforme politique et les droits civiques du Manifeste libéral pour l’Afrique, le Réseau Libéral Africain demande à la CEDEAO, à l’Union africaine, à l’Union européenne et aux Nations Unies à user de leur influence pour amener Monsieur Alpha Condé à :

  1. arrêter de massacrer ses compatriotes ;
  1. respecter la Constitution de son pays en renonçant à son projet illégal et conflictogène de troisième mandat ;
  2. parachever les élections locales conformément au Code électoral et à l’Arrêt de la Cour suprême rendu le 26 Décembre 2019 ;
  3. organiser des élections libres, transparentes et inclusives sur la base d’un Fichier électoral consensuel reflétant fidèlement la réalité du corps électoral ;
  4. ouvrir un dialogue de bonne foi avec l’Opposition, conformément à la demande du Conseil inter-religieux, pour aplanir les divergences et organiser des élections libres, transparentes et inclusives aussi bien pour les législatives que la présidentielle de 2020 ;
  5. diligenter des enquêtes sérieuses pour identifier et déférer devant les tribunaux les auteurs des crimes lors des manifestations contre le troisième mandat.

Ouagadougou, le 15 Février 2020

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Campagne des législatives : Bah Ousmane de l’UPR triomphalement accueilli à Pita

18 février 2020 à 12 12 01 02012

Le leader de l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR), Elhadj BAH Ousmane, poursuit son séjour à l’intérieur du pays pour appuyer les candidats uninominaux du parti pour les élections législatives du 1er mars prochain. La journée d’hier lundi, 17 février 2020, était chargée pour la délégation avec une cérémonie de lecture du saint Coran à Gongoré, une visite à Mâci et un accueil triomphal à Pita, rapporte Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

Elhadj BAH Ousmane et sa suite ont entamé leur programme de ce lundi par la participation à une séance d’invocations et de lecture du Coran pour la paix et la victoire de l’UPR à Gongoré, son village d’origine, relavent de la préfecture de Pita. La cérémonie a mobilisé les notables et sages de la localité.

Ensuite, le président de l’UPR s’est rendu successivement à Palaga et à Mâci centre, deux localités de la commune rurale de Mâci où la délégation a fait l’objet d’un accueil chaleureux. A Mâci centre, le 1er vice-maire, Ousmane BARRY, a rappelé l’engagement du président de l’UPR pour la préservation de la paix et l’unité nationale en Guinée. « Ce lundi, 17 février 2020, est un jour mémorable pour la commune de Mâci. Il vous souviendra que notre président, au second tour de la présidentielle en 2010, était venu nous dire de soutenir le Pr Alpha CONDE.

Cela lui avait valu toute sorte d’animosité de la part de certains de nos compatriotes. Mais, l’histoire lui a donné raison. Il est resté républicain, il a sauvé l’unité nationale. Et après les deux mandats, nous sommes en droit de demander, maintenant, où en sommes-nous ? On va toujours continuer ou bien, il était prévu qu’on nous retourne l’ascenseur ? C’est la réponse à ces questions que nous attendons de notre leader. En attendant, nous lui assurons notre fidélité et notre détermination à œuvrer pour le rayonnement de notre parti, notre bien commun », a dit Ousmane BARRY, secrétaire général de la section de l’UPR à Mâci.

Dans sa réponse, Elhadj BAH Ousmane a rappelé ce qui s’est passé en 2010 avant de réitérer sa candidature pour la présidentielle de 2020. « S’il y a une chose qui nous appartient et qui est plus chère pour nous tous, c’est bien la Guinée. En 2010, nous avons décidé librement et objectivement de sceller une alliance avec le Pr Alpha CONDE et son parti pour sauver l’unité de notre pays, pour renforcer le tissu social et pour consolider la paix qui semblait menacée. Aujourd’hui, je veux dire en 2020, après ses deux mandats, n’avons-nous pas le droit de dire à notre partenaire que nous aspirons et nous voulons diriger le pays ?

Je pense qu’il n’y a aucun doute possible à ce niveau. Nous sommes candidats en 2020 pour la magistrature suprême. Nous pensons réunir les conditions nécessaires pour diriger convenablement notre pays dans la paix, l’unité et le progrès social pour tous, si nous sommes investis de la confiance de la majorité de nos compatriotes. C’est pourquoi je vous appelle tous à vous mettre au travail dès maintenant. Vous devez rassurer les Guinéens, refuser la violence, cultiver l’amour du prochain et surtout aller partout pour attirer vers l’UPR le maximum de nos concitoyens. »

Après l’étape de Mâci, la délégation de l’UPR a mis le cap sur Pita. C’est à Bomboly, une localité située à 9 km du centre ville de Pita, que la colonie de motards et plusieurs dizaines de véhicules ont accueilli Elhadj Bah Ousmane et sa suite au son de la musique, des chants et danses. A la maison des jeunes de Pita, qui n’a pas pu contenir la foule, plusieurs intervenants ont pris la parole pour galvaniser la foule avant l’intervention très suivie du président de l’UPR.

Comme partout ailleurs, BAH Ousmane, tout souriant et apparemment satisfait de la mobilisation, a appelé les populations de Pita à voter massivement pour les listes uninominales et nationale de l’UPR aux législatives du 1er mars prochain. « Pour défendre vos droits et sauvegarder vos intérêts, l’UPR a besoin de nombreux députés. Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts et on peut vous aider. Pour cela, voter massivement pour l’UPR, en choisissant le parapluie déployé. A Pita, Dalaba, Labé, Lélouma, Koubia, Télimélé, Mali, Dixinn et Ratoma, nous avons présenté des candidats à l’uninominal. Je vous demande, comme vous voulez que nous soyons très nombreux à l’Assemblée nationale et en votre nom, de voter tous pour l’UPR dans l’ordre et la discipline. »

A noter que ce mardi, 18 février 2020, le président de l’UPR est attendu à Labé et dans d’autres localités de Pita pour rencontrer ses militants et remobiliser la troupe en faveur du parti.

De Pita, Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Kankan : le décès d’une fille excisée suscite une controverse

18 février 2020 à 11 11 41 02412

Le débat fait rage dans la commune urbaine de Kankan suite au décès d’une fillette de 4 ans, le vendredi 14 février 2020. Des observateurs affirment qu’elle serait décédée suite à une excision qu’elle aurait subie. Mais, sa mère et l’exciseuse nient les faits et parlent d’une brûlure qui aurait coûté la vie à FBT, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont passés au quartier Missira, dans la commune urbaine de Kankan. Selon les explications en off, données par FS, la mère de la victime, sa fille FBT aurait été victime de brûlure alors qu’elle grillait des noix d’acajous avec ses frères le vendredi dernier. Elle aurait trébuché avant de tomber sur un pot chaud. Ce qui l’aurait brûlé au niveau des parties intimes. Le même jour, la famille aurait profité pour l’exciser. Elle est décédée pendant la nuit.

La femme qui a pratiqué l’excision a expliqué à notre reporter ce qu’elle sait de cette situation. « Nous savons que l’excision est interdite. Mais, la fille était gravement blessée, elle avait des brûlures au niveau de ses parties intimes. Donc, on l’a excisée. Mais, ce n’est pas à cause de ça qu’elle est morte, elle a succombé à ses blessures. On ne l’a pas fait pour défier les autorités, mais c’est que la gamine souffrait beaucoup. »

Pourtant, cette version de la mère de la victime et de l’exciseuse n’est pas partagée par certaines sources qui soutiennent même que FBT n’a jamais été victime de brûlure. Selon les mêmes sources, une autre fillette victime d’excision, mais qui ne présente aucun problème, se trouverait dans la même concession.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Plainte contre Maladho Diaouné : le rectorat de l’Université de N’Zérékoré dément toute implication

18 février 2020 à 11 11 21 02212

Comme annoncé précédemment, Mamadou Maladho Diaouné, enseignant à l’Université de N’Zérékoré et responsable local de l’UFDG, a été convoqué au commissariat central de la ville. Mais contrairement aux premières informations, on apprend que ce n’est pas le recteur de l’Université où il enseigne qui a porté plainte contre lui. Interrogé par le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré, un responsable du rectorat a démenti toute implication dans cette affaire.

« Le recteur a été saisi d’une plainte du commissariat central contre un de ses professeurs, en la personne de M. Mamadou Maladho Diaouné. Comme l’intéressé n’était pas présent, le recteur a gardé la plainte jusqu’à son arrivée. Quand il est venu, on lui a remis la plainte et le recteur a voulu le faire accompagner par un enseignant mais il n’a pas accepté », a expliqué notre source.

Une version confirmée par l’enseignant concerné. « Ce n’est pas le rectorat qui m’a fait convoquer, c’est le commissariat qui a déposé une plainte au rectorat contre moi », a dit le chargé des affaires électorales de l’UFDG et membre actif de l’antenne locale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

Mamadou Maladho Diaouné qui était attendu hier, lundi 17 février 2020, à 10 heures, au commissariat central de N’Zérékoré, n’a pas répondu à cette convocation. Cela, en raison du fait que la convocation ne mentionne pas les raisons de la plainte. Son avocat, maître Salifou Béavogui, exige la reprise de la plainte avec mention des infractions reprochées à son client.

Ci-dessous la convocation adressée à l’enseignant.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo LAMAH pour Guineematin.com
Tél : +224620166816/666890877

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Conakry : un incendie fait plusieurs dégâts matériels à Sangoyah

18 février 2020 à 10 10 14 02142

La Guinée fait face à des incendies à répétition ces derniers temps. Un autre incendie a ravagé des boutiques et des containers au quartier Sangoyah Pharmacie, dans la commune de Matoto dans la nuit de lundi à mardi, 18 février 2020. Les citoyens venus au secours et les sapeurs-pompiers ont pu maîtriser le feu, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Plusieurs containers et gargotes ont été calcinés par cet incendie qui s’est produit aux environs de minuit. Sur place, on parle de sommes d’argent perdues ainsi que de nombreux biens matériels partis en fumée : des réfrigérateurs, des pièces détachées, des habits, un kiosque d’Orange money, etc.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’incendie s’est déclaré aux environs de minuit, soit quelques minutes après le retour du courant électrique. Grâce à la mobilisation des populations, appuyées par les sapeurs-pompiers, les flammes ont pu être maîtrisées.

Ce mardi 18 février 2020, un cordon de sécurité composé d’éléments de la police surveille les lieux et empêche tout accès.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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