Manifestation à Siguiri : « le 1er mars, il n’y aura d’élections ici »

24 février 2020 à 12 12 22 02222

Un mouvement de colère a eu lieu ce lundi, 24 février 2020, dans la sous-préfecture de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. Des habitants du quartier Hamdallaye sont descendus dans la rue pour manifester contre la poussière qui les fatigue, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé dans la préfecture. Ils ont érigé des barricades sur plusieurs ruelles menant au centre de la commune rurale, exigeant au moins l’arrosage des routes pour diminuer la poussière.

« Cela fait trois ans que nous vivons ici dans la poussière, nos enfants et nos femmes sont souvent enrhumés à cause de cette poussière que nous respirons au quotidien. Nous avons déposé des requêtes auprès des autorités pour qu’elles nous aident à trouver solution à cette situation mais sans suite. C’est pourquoi aujourd’hui, nous avons barricadé les routes », a déclaré Mohamed Condé, l’un des manifestants.

Cette manifestation, à l’origine sociale, a finalement pris des allures politiques. Les manifestants assurent que si leur revendication n’est pas satisfaite, ils vont empêcher la tenue des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars prochain. « Au lieu que les autorités ne viennent négocier, elles veulent nous intimider pour lever les barricades. Mais nous sommes déterminés, et nous disons que le 1er mars, il n’y aura d’élections ici à Hamdalaye. S’ils pensent qu’ils peuvent déposer des urnes ici, nous allons leur montrer nos vrais faces », a prévenu Mohamed Condé.

Au moment où nous mettons cet article en ligne, les manifestants campent toujours sur leur position.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Retrait de l’OIF du processus électoral guinéen : ce qu’en dit Abdourahmane Sano

24 février 2020 à 11 11 52 02522

Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC

Comme annoncé précédemment, l’Organisation Internationale de la Francophonie a annoncé ce lundi, 24 février 2020, son retrait du processus électoral guinéen. L’OIF justifie ce retrait par les divergences qui entourent le fichier électoral et qui ont amené les principaux partis d’opposition du pays à se retirer du processus d’organisation des élections législatives du 1er mars prochain. Interrogé par un journaliste de Guineematin.com, Abdourahmane Sano, le coordinateur du Front National pour la Défense de la Constitution, a salué cette décision.

« La Francophonie ne fait que constater la mascarade qui est en cours en Guinée. C’est bien dommage que ça soit en ce moment précis parce qu’elle savait mieux que n’importe quelle institution, la situation qui prévalait dans le pays. Mais, mieux vaut tard que jamais. Sa décision vient de prouver une fois de plus qu’il ne s’agit pas en Guinée d’une élection, mais juste pour monsieur Alpha Condé d’une formalité pouvant lui permettre de faire aboutir son coup d’Etat », a réagi l’activiste de la société civile.

L’opposant au projet de nouvelle Constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat sait toutefois que le combat n’est pas encore gagné. Car, le chef de l’Etat guinéen est bien décidé à organiser le double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) contesté du 1er mars 2020. C’est pourquoi, il appelle une fois encore les Guinéens à se lever pour empêcher le président Alpha Condé à atteindre son objectif de s’octroyer un troisième mandat.

« C’était la dernière institution qui accompagnait jusque-là, la Guinée dans ce processus. Les Guinéens doivent se lever maintenant comme un seul homme pour faire face au coup d’Etat de monsieur Alpha Condé. On est arrivés à une situation où personne ne doit rester en marge, personne ne doit penser que c’est un autre qui doit faire le combat à sa place. Maintenant qu’il est unanimement établi, connu de tous que le peuple ne veut pas de ce coup d’Etat, monsieur Alpha Condé doit être mis hors d’état de nuire », a dit Abdourahmane Sano.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com
Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Siguiri : 15 cases et 5 millions de francs guinéens consumés dans un incendie

24 février 2020 à 11 11 26 02262

Un incendie s’est produit hier, dimanche 23 février 2020, dans la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). Au total, quinze (15) cases et cinq (5) millions de francs guinéens ont été consumés par le feu, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’incendie s’est déclaré aux environs de 12 heures à Alagniné-Boufê, un secteur du district d’Alagniné, relevant de la sous-préfecture de Doko. Il n’y a pas eu de pertes en vie humaine, mais d’importantes pertes matérielles ont été enregistrées. Selon Djanko Dansoko, un habitant de la localité, le feu est parti d’un tas d’ordures brûlées pour toucher les cases.

« C’est aux environs de 12 heures que le feu a touché la première case avant de se propager pour atteindre les autres. L’incendie a été provoqué par un feu allumé au niveau d’un tas d’ordures. Les gens ont mis le feu pour brûler les ordures et le vent a transporté le feu sur les cases. C’est ainsi que quinze (15) cases et cinq (5) millions de francs guinéens sont partis en fumée », a expliqué notre interlocuteur.

Il faut signaler qu’après ce drame, vingt cinq (25) personnes sont sans abris et passent la nuit à la belle étoile.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Urgent : l’OIF se retire du processus électoral guinéen

24 février 2020 à 10 10 41 02412

C’est un coup dur pour le président Alpha Condé et son camp. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) décide de suspendre sa participation au processus électoral guinéen, dont il était l’un des principaux partenaires. L’annonce a été faite ce lundi, 24 février 2020, à travers un communiqué publié sur le site de l’organisation internationale. L’OIF justifie ce retrait par les divergences qui entourent le fichier électoral.

Guineematin.com vous propose ci-dessous le communiqué de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

Du 10 novembre 2019 au 7 février 2020, sur demande de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la Secrétaire générale de la Francophonie, Mme Louise Mushikiwabo a déployé, à Conakry, une mission d’assistance de l’OIF sur l’étape de révision exceptionnelle des listes électorales.

Cet appui de l’OIF, dirigé par son envoyé spécial, M. Thieman Coulibaly, ancien ministre malien des Affaires étrangères, de la Défense, et de l’Intérieur, a porté exclusivement sur les aspects opérationnels et informatiques, sous forme de conseils, de formation et d’appui à la réalisation des activités visant la bonne tenue des élections. Le mandat de la mission technique de l’OIF ne consistait nullement en une quelconque validation ou invalidation du fichier électoral guinéen.

Cette mission avait également pour objectif d’évaluer la mise en œuvre des recommandations de l’audit international du fichier électoral réalisé conjointement en 2018 par l’OIF, les Nations unies et l’Union européenne, à la demande des partenaires guinéens.

Il est important de rappeler que cet audit international de 2018 avait révélé que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques, qui, bien que n’étant pas repassés en 2019 devant les Commissions administratives d’établissement et de révision des listes électorales (CAERLE) pour confirmer leur inscription, continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle. Les insuffisances constatées sur ces effectifs incluent notamment un certain nombre de cas d’électeurs décédés, non déclarés ainsi que des doublons. Au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification, bien que la loi prévoie 6 types de pièces pour justifier l’identité et l’âge de l’électeur.

Sur le constat de ces insuffisances qui persistent, et qui ont été particulièrement signalées à la Commission électorale lors de la récente remise du rapport de mission, il sera difficile pour l’OIF de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée, tant qu’un consensus sur le nombre d’électeurs ne sera pas négocié par toutes les parties prenantes nationales.

La Secrétaire générale de la Francophonie tient à rassurer les partenaires guinéens quant à la disponibilité de l’OIF à soutenir toute initiative qui permettrait, par la voie du consensus, de favoriser le renforcement de la démocratie et la consolidation de la paix et de la cohésion sociale en Guinée. Par ailleurs, elle condamne fermement tous les actes ayant déjà causé des morts et implore les autorités guinéennes, comme elle a eu à le faire à plusieurs reprises, d’agir rapidement pour éviter toute perte additionnelle de vies humaines et enrayer tout risque d’escalade vers la violence.

L’OIF compte 88 États et gouvernements : 54 membres, 7 membres associés et 27 observateurs.

Contacts Presse : [email protected]

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Mamou : Alpha Condé tire à boulets rouges sur Cellou Dalein et Sidya Touré

24 février 2020 à 9 09 49 02492

Comme annoncé précédemment, le président Alpha Condé a été accueilli hier dimanche, 23 février 2020, dans la préfecture de Mamou. C’est la maison des jeunes de Mamou qui a servi de cadre à la réception où le chef de l’Etat a vanté la sagesse et l’hospitalité qui caractérisent le Fouta Djallon. Il ne s’est pas empêché de s’en prendre aux anciens Premiers ministres et opposants, Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après avoir fait le tour de la Savane Guinéenne, Alpha Condé a mis le cap sur le Fouta, notamment dans la préfecture de Mamou. Dans son discours, le président de la République a laissé entendre que le Fouta est une région de paix et de tolérance, et que Mamou est une ville cosmopolite où l’entente est de mise. « Le Fouta est un pays de paix, un pays de respect des chefs et un pays où on vous dit toujours Tooly qui veut dire soyez la bienvenue. Nous ne nous tromperons jamais du Fouta-Djallon. Je ne confonds pas le Fouta aux politiciens qui droguent les enfants du Fouta. Moi, j’ai confiance au Fouta-Djallon, comme la Haute Guinée, la Basse Guinée et la Guinée Forestière. Quel que soit le mensonge, la vérité finira par triompher. En 2010, nous étions 24 candidats.

Vous avez prié que Dieu donne le pouvoir à celui qui peut faire du bien pour la Guinée. J’ai été opposant pendant 42 ans, j’ai combattu le premier régime et j’ai été condamné par contumace ; et le 2ème régime m’a condamné pendant 2 ans et demi. Mais, la vie d’un homme dépend de Dieu. C’est Dieu qui donne le pouvoir. Le Fouta est une région de paix et de tranquillité. Mamou est le symbole de la Guinée. C’est un carrefour où toutes les ethnies qui se retrouvent et vivent en paix. Mais, comme disait Elhadj Biro, certains ont mis un masque sur mon visage. Mais, quelque soit la force du mensonge, la vérité finira toujours par triompher. C’est pourquoi je suis patient. Moi je n’ai peur que Dieu. Je n’ai peur de personne, ni en Guinée ni dehors », a lancé Alpha Condé.

Comme il sait bien le faire, Alpha Condé a une fois de plus tiré à boulets rouges sur ses opposants, notamment Cellou Dalein et Sidya Touré qu’il accuse d’être responsable de la situation économique désastreuse de la Guinée avant 2010. « Quand j’étais devenu Président, j’ai trouvé la Guinée dans un trou. Je ne dirai pas c’est Conté qui est responsable de ça. Il disait qu’il est militaire, qu’il s’occupe de l’armée et des frontières. Il disait aux Premiers ministres et aux ministres, vous les technocrates, faites ce qui est bien pour le pays. Si nous sommes dans un trou qui est responsable ? Ce sont les Premiers ministres et les ministres.

Fodé Bangoura a été un secrétaire général puissant à la présidence, il n’a jamais vendu un bien de l’État. Kassory Fofana a été un puissant ministre des Finances, il n’a jamais vendu un bien de l’État. Cellou Dalein a vendu un bâtiment appartenant à un ministre de la défense. Dans aucun pays du monde on ne voit ça, un responsable qui vend le bien de l’État. Quelle est la deuxième personne ? C’est Sidya Touré. Il a pris le lieu de l’orchestre pour faire sa maison. Voilà des gens qui veulent nous donner des leçons. Pourquoi Air Guinée a disparu? Pourquoi le chemin de fer a disparu ? Pourquoi les compagnies ont disparu? Pourquoi on n’a pas d’eau ? Pourquoi on n’a pas de courant ? Pourquoi on n’a pas de routes ? Il faut leur poser la question », a dit le chef de l’Etat guinéen.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

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Meeting de l’UFDG à Labé : « mobilisez-vous pour empêcher les élections »

24 février 2020 à 9 09 22 02222

Des responsables de l’UFDG en meeting à Labé

Une délégation de l’UFDG est en tournée depuis quelques jours au Fouta. Après Dalaba et Pita, la mission a animé un meeting hier, dimanche 23 février 2020, à Labé. L’objectif est de sensibiliser les militants du parti à se mobiliser pour empêcher les élections du 1er mars prochain, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui était sur place.

Au moment où le président Alpha Condé est en tournée à l’intérieur du pays pour battre campagne en faveur des élections législatives et du référendum constitutionnel du 1er mars 2020, ses opposants travaillent aussi à empêcher la tenue de ces élections. C’est dans ce cadre qu’une délégation du principal d’opposition du pays, conduite par son vice-président Dr Fodé Oussou Fofana, a animé un meeting au siège de la formation politique à Labé. A tour de rôle, les membres de la délégation, dont le député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, ont invité leurs partisans à se mobiliser pour empêcher le vote à Labé.

« L’heure est grave ! Et ce n’est plus une question de parti politique qui doit primer. Nous avons ces choix : faire tous les sacrifices légaux, résister légalement pour que le présent et le futur de la Guinée soient meilleurs ou croiser les bras et périr tous dans un régime dictatorial. C’est ce qui prévaut actuellement en Guinée. Toute la communauté internationale et les leaders d’opinion ont parlé à Alpha Condé, il a fait la sourde oreille et a opté pour la violence en demandant à Faranah tout récemment que certains frappent d’autres. La frappologie est venue en Guinée. Nous savons qu’à l’heure où nous parlons, il y a des émissaires d’Alpha Condé parmi nous.

Ils n’ont qu’à envoyer leurs dictaphones pour mieux rapporter, nous n’avons peur de rien. Levons nous tous pour faire chuter ce pouvoir avant le 1er mars, sinon la Guinée sera un royaume après cette date. Mais on n’acceptera pas cela. Personne n’a le pouvoir d’installer ici un bureau de vote. Mobilisez-vous tous, secteur par secteur, district par district, quartier par quartier, sous-préfecture par sous-préfecture, commune par commune, préfecture par préfecture, pour empêcher ces élections à Labé. Si nous allons mourir, nous allons mourir mais il n’y aura pas de vote. Une Assemblée nationale ne sera pas installée en Guinée sauf peut-être à Kankan ou à Siguiri », a-t-il laissé entendre.

Cette délégation du principal parti d’opposition du pays va animer un autre meeting demain, mardi 25 février 2020, à Mamou. Ce meeting intervient deux jours après celui animé dimanche par le président Alpha Condé dans la ville carrefour.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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