Les violences qui ont émaillé le double scrutin contesté du 22 mars 2020 ont coûté cher à la sous-préfecture de Boulliwel, dans la préfecture de Mamou. Les locaux de la sous-préfecture et de la mairie de cette localité avaient été saccagés et pillés par des manifestants en colère. Une situation que déplore aujourd’hui Alpha Abdoulaye Barry, le maire de cette commune rurale, obligé de travailler sous les arbres. Il s’est confié au correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Alpha Abdoulaye Barry, maire de cette commune rurale

« Nous travaillons aujourd’hui dans des conditions très pénibles puisque notre mairie a été saccagée, tout comme les locaux de la sous-préfecture et un autre magasin qu’on avait ici. Les ordinateurs et tous les autres biens qui étaient dans ces endroits ont été emportés et le reste incendié. Aujourd’hui, nous avons nos bureaux sous les arbres. C’est là qu’on étale des nattes pour travailler. Quand il pleut, chacun se sauve », explique l’autorité communale.

Jusque-là, les auteurs de ces actes de vandalisme n’ont pas été identifiés. Le maire pointe du doigt les mauvais politiciens sans pour autant les nommer. « Nous mettons ça à la charge des personnes qui ne savent pas c’est quoi la démocratie. La démocratie, ce pas la casse ni la destruction. Ce n’est pas le moment de détruire les acquis mobilisés par-ci par-là depuis des années. Les vrais politiciens se retrouvent et discutent pour trouver solution à leurs divergences », a dit Alpha Abdoulaye Barry, promettant de mener des enquêtes pour identifier les auteurs de ces actes. « Comme il y a des matériels emportés, c’est possible qu’on retrouve quelques indices ».

Mais pour le moment, ce qui préoccupe le plus cet élu local, c’est comment trouver des locaux où travailler. « Nous demandons au gouvernement, aux ressortissants de Boulliwel et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide pour reconstruire nos locaux. Chaque fois que je pense aux pertes subies, j’ai du mal à dormir. La sous-préfecture a beaucoup perdu. Même une chaise, ni un papier, rien n’a été sauvé, tout est parti en fumée. Une fois de plus, nous lançons un appel pour sauver notre sous-préfecture », a-t-il exhorté.

A rappeler que le maire de la commune rurale de Boulliwel, issu de l’UFDG, le principal d’opposition du pays, avait lui-même été interpellé suite aux violences enregistrées les 21 et 22 mars 2020 dans cette localité. Il avait été détenu pendant un moment à Mamou avant d’être remis en liberté.

De Boulliwel, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél.: 625698919/657343939

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