L’ONG Search for Common Ground, à travers son projet « Unis dans nos différences ! Promouvoir la coexistence pacifique en Guinée », a organisé le festival national pour la paix à N’Zérékoré dans la journée du lundi, 17 février 2020. La cérémonie a regroupé des jeunes issus des différents clubs de paix de la Guinée et vise à « consolider la résilience des jeunes aux appels par la promotion de la tolérance et de la cohésion sociale », rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

De très nombreux jeunes, venus des différents clubs de paix du pays, ont pris part à ce festival national pour la paix. Bamba Moussa Fanghana, chef de zone Guinée Forestière au compte du projet, est revenu sur les démarches qui ont conduit à ce festival national. « Ce festival est l’aboutissement d’une série de compétitions que nous avons organisée non seulement au niveau local, mais aussi au niveau régional. Parce que nous avons des clubs de paix dans toutes les zones du projet, notamment Matoto et Ratoma pour la Basse Côte ; Labé et Pita pour la Moyenne Guinée ; Kankan et Siguiri, en Haute Guinée ; et en Guinée Forestière, nous avons N’Zérékoré et Beyla.

Donc, le niveau local était d’abord d’organiser des compétitions dans chaque localité du projet qui nous permet de repérer les meilleurs qui ont compéti contre les meilleurs des autres localités de la région. Mais à la suite de la compétition régionale, nous avons jugé nécessaire d’organiser une compétition nationale, au cours de laquelle les meilleurs de chaque région, suivant les thématiques, se sont retrouvés à N’Zérékoré. Et c‘est cette activité que nous avons appelé le festival national pour la paix qui regroupe les heureux gagnants de toutes les régions suivant les différentes rubriques (danse, théâtre, mini film et des débats). »

Pour Martine Haba, membre de club de paix de N’Zérékoré, ce festival vient à point nommé pour créer une émulation entre les participants et c’est la Guinée qui en sortira victorieuse. « Nous sommes là pour le festival organisé par Search for Common Ground. Nous avons commencé par le défilé qui est parti du gouvernorat à la place des martyrs. Et delà, on est venu à la maison des jeunes où les choses sérieuses ont commencé ici à 14 heures sur le débat qui opposait la Basse Guinée, la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière. Il y a eu des heureux gagnants. Et aujourd’hui encore, c’est pour le Théâtre qu’on est là. Et après notre prestation, on peut dire qu’il y a espoir. Et même s’il y a un camp qui perd, moi je peux dire que c’est la Guinée qui a gagné.»

Djiba Camara, coordinateur du club de paix de Beyla, salue cette initiative à un moment où la manipulation a pris de l’ampleur dans nos sociétés. « Je retiens de ce festival-là, la mobilisation de la jeunesse. Tant de femmes et tant de jeunes qui sont toujours manipulés du coté ethnique ou du côté politique. Mais aujourd’hui si cette jeunesse est éduquée et sensibilisée en faveur de la paix et qui sont aujourd’hui au cœur de ce mouvement, ça me va droit au cœur et je peux dire qu’en Guinée désormais, il y aura zéro violence et zéro conflit.»

Au terme du festival, le responsable du projet a fait savoir que cette rencontre a permis à des jeunes venus d’horizons divers de se connaitre, de partager et de parler de cohésion sociale. « La première chose que nous nous attendions est déjà dans notre main. C’était de regrouper tous les jeunes de la Guinée à N’Zérékoré en vue de se connaitre, de se frotter, de s’aimer et de se partager les expériences, et ensemble d’échanger sur les expériences en matière de gestion des clubs de paix dans leurs différentes collectivités respectives.

Et partant de là, ça crée déjà l’innovation pour certains qui sont à leur première expérience de vivre dans un club de paix, à la différence de N’Zérékoré qui a déjà un club de paix et centre de paix qui est opérationnel depuis plus de 2 ans à travers des projets antérieurs. Le second résultat que nous attendions est qu’après ce festival que les jeunes là fassent preuve de créativité dans leurs différentes localités à l’image de ce que nous sommes en train de vivre à N’Zérékoré », a laissé entendre Bamba Moussa Fanghana.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

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