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Un jeune, poursuivi pour viol sur mineure, a comparu ce mardi, 03 décembre 2019, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Aboubacar Siddy Diallo est accusé d’avoir abusé de A. Y. B, qui avait 17 ans au moment des faits. Le procureur a requis 10 de réclusion criminelle contre l’accusé, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Le viol en question se serait produit le 25 avril 2017, au quartier Carrière, aux environs de 22 heures. Selon l’accusation, A.Y. B, couturière de profession, a quitté l’atelier où elle travaille pour rentrer à la maison. En cours de route, elle a rencontré le nommé Aboubacar Siddy Diallo, qui l’aurait violée. Arrêté le même jour et placé sous mandat de dépôt, l’accusé est passé à la barre pour s’expliquer.

Il a reconnu avoir des rapports sexuelles avec la plaignante, mais assure que cette dernière était bien consentante. Pour lui, il ne s’agit nullement d’un viol. « J’ai effectivement eu des rapports sexuels avec elle (la plaignante, ndlr), mais elle était consentante. C’est sous le hangar ou on prépare le thé qu’on est passé à l’acte. Mais, je ne l’ai pas forcée, elle était consentante », a-t-il laissé entendre.

Après les explications de l’accusé, le greffe a fait lecture de l’ordonnance de renvoi. Ordonnance dans laquelle la plaignante, absente à cette audience, a déclaré qu’elle a été violée sous la menace d’un couteau et que son téléphone a été retiré par son violeur. Selon elle, ce sont ces cris qui ont alerté l’entourage et des gens sont venus arrêter son violeur pour le mettre à la disposition des services de sécurité. Elle précise qu’elle n’était pas vierge au moment du viol et que son violeur n’était pas son petit ami.

Prenant la parole pour ses réquisitions, le procureur Boubacar I Bah a souligné que la victime était mineure au moment des faits. « Donc elle ne peut pas consentir. Ensuite, Aboubacar Siddy Diallo a retiré son téléphone par la force. Et ce sont les cris de détresse qu’elle a poussés qui ont alerté l’entourage. Tout cela prouve qu’elle a été violée sous la menace et la contrainte », soutient le représentant du ministère public. C’est pourquoi, il a demandé au tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la culpabilité de viol en le condamnant à 10 ans de réclusion criminelle.

De son cote, maître Michel Labila Sonomou, l’avocat de la défense, a plaidé coupable en sollicitant que le tribunal accorde de larges circonstances atténuantes à son client. Car, dit-il, « C’est sa première fois de faire ça ».

Après avoir écouté toutes les parties, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 17 décembre 2019.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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