Lutte contre un 3ème mandat en Guinée : communiqué du FNDC-Strasbourg

4 décembre 2019 à 21 09 49 124912
Mamadou Touré, Coordinateur du FNDC Strasbourg

A quelques mois de la fin de son dernier mandat, le président Alpha Condé veut changer la constitution actuelle par une autre qui lui permettrait de se maintenir à la tête de la Guinée. Déterminés à protéger leur jeune démocratie, les Guinéens s’organisent pour défendre la Loi suprême de leur pays.

Lancé au mois d’avril dernier, le Front national pour la défense de la Constitution étant ses tentacules à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Des hommes et des femmes se constituent en antennes pour organiser les manifestations dans leurs zones de résidence. C’est le cas des Guinéens de Strasboug qui ont récemment créé leur antenne pour mieux coordonner la lutte contre le troisième mandat sur place.

Ci-dessous, Guineematin.com vous propose leur premier communiqué :

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Révision des listes électorales : Sidya Touré fait des révélations et menace

4 décembre 2019 à 21 09 37 123712
Sidya Touré, président de l’UFR

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est très en colère contre les nombreux dysfonctionnements constatés dans les opérations de révision des listes électorales en cours dans notre pays. Sidya Touré accuse le pouvoir de Conakry de vouloir ainsi préparer un 3ème mandat pour Alpha Condé. L’opposant l’a dit dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com ce mercredi, 4 décembre 2019. Le patron de l’UFR a mis l’occasion à profit pour parler des soupçons de corruption qui pèsent actuellement sur le maire de Matam, Seydouba Sakho, membre du bureau politique de son parti.

Décryptage !

Guineematin.com : les opérations d’enrôlement et de révision des listes électorales se poursuivent sur le terrain depuis quelques jours. Quelle lecture faites-vous de ce processus émaillé de couacs ?

Sidya Touré : écoutez, je dois vous dire que je suis extrêmement choqué par la manière dont ces choses se déroulent. Ce n’est pas digne de nous, de voir ce que nous voyons aujourd’hui sur le terrain. Alpha Condé a lancé une opération d’enrôlement parce qu’il ne voyait plus de possibilités par le référendum pour faire passer son idée de troisième mandat. Donc, tout ce qui se déroule aujourd’hui comme nous le voyons n’a pas d’autre objectif que de se créer une assemblée qui serait suffisamment majoritaire pour modifier cette fameuse constitution puisqu’il n’a pas d’autre objectif dans la vie aujourd’hui que de demeurer au pouvoir. Alors à quoi assistons-nous ?

Depuis un certain temps vous le voyez, ça passe un peu partout dans les réseaux sociaux, des enfants dès fois des moins de 10 ans qui sont recensés partout à travers la Guinée. C’est un vrai drame d’apprendre à ces gens-là de tricher, des petits, parce qu’ils savent très bien que ce n’est pas eux, mais on leur inculque ça déjà. Dans un pays, sur le plan purement citoyen, c’est quelque chose d’inacceptable. Mais vous avez aussi dans les fiefs de l’opposition des machines qui ne fonctionnent pas, des opérateurs au lieu d’être deux c’est simplement une seule personne qui est là ou dès fois vous avez un ou deux opérateurs mais qui n’ont pas la compétence pour faire marcher la machine en question ou bien dans les zones comme Matoto aujourd’hui ou Boké dans toute sa zone où n’avez pas de récépissés. Je peux multiplier ça par des tapes touches qui font un franc au recensement en dehors de la zone spécifique de la Haute Guinée qu’Alpha a ciblée au quel vous avez des kits supplémentaires. On en a envoyé 34 à Kankan, il n’y a même pas trois jours ; à Mandiana, 24 ou 25. C’est ainsi de suite ce à quoi nous assistons. Ce n’est pas une révision de listes électorales, c’est une opération qu’Alpha a entreprise avec ces gens qui se fait hors de toute légalité. La révision du fichier électoral, c’est écrit dans le Code Electoral qui est une loi de la République. Dire que la révision a lieu chaque année du 01 octobre au 31 décembre soit 92 jours ; vous décrétez que vous allez faire une révision exceptionnelle à l’intérieur d’une révision légale qui est prescrite par la loi. Une décision du président de la CENI ne veut pas aller contre la loi et vous n’en donnez que 25 jours pour le faire dans les circonstances que nous connaissons.

Donc, nous avons aujourd’hui en cours une opération dramatique pour notre pays. Quelque chose qui va nous amener à nous affronter forcément parce qu’on est en train de changer même au sein de notre pays, si vous voulez la répartition géographique de nos populations. On ne sait pas dans quel objectif autre que de créer des troubles.

Guineematin.com : vous dénoncez le processus d’enrôlement des électeurs, alors qu’on sait que vous y participez sur le terrain. Vous y avez envoyé vos représentants pour prendre part au processus. Aujourd’hui, qu’est-ce que vous comptez faire pour mettre fin à ces disfonctionnements ?

Sidya Touré : nous avons déployé nos agents au départ. Mais vous savez, ils ne sont pas de bonne foi. Mais nous savions dès le départ que ce n’était pas quelque chose de sérieux parce que nous avions jamais eu des informations correctes sur ces machines, nous n’avons jamais été d’accord sur les 25 jours ainsi de suite. Mais, nous avions demandé aux citoyens d’aller se recenser parce que c’est un devoir pour eux de figurer sur le fichier électoral. Mais, je parle des citoyens qui ont 18 ans. Donc, nous ne pouvons pas dire que vous ne vous recensez pas. Nous nous apercevons que plus le temps passe, que nous sommes devant une opération complètement organisé et dont l’objectif est de saborder le fichier électoral guinéen et nous sortir un fichier qui n’est même pas celui de la CENI. Donc, nous savons à quoi nous en tenir. Nous allons publier un communiqué et après cela nous allons prendre des décisions. Parce que je vous dis que cette élection n’a pas d’autre objectif que de donner un 3ème mandat à monsieur Alpha Condé.

Si monsieur Alpha Condé doit quitter le pouvoir, en juin on doit organiser les élections présidentielles. Parce que n’oubliez pas, le 1er tour des élections présidentielles de 2010 a eu lieu le 27 juin. Si nous respections notre constitution, l’élection présidentielle doit se tenir en juin 2020. Si Alpha doit partir, à quoi lui servirait une Assemblée où il doit avoir 87 députés sur 114 ? Parce que si un nouveau Chef d’Etat doit être installé, c’est ça qui doit être le cas en 2020, ce dernier aura besoin d’une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner. Donc, on n’aura pas besoin de cette Assemblée-là. Donc, si on s’entête là-dessus et qu’on fait tout ce qu’on fait aujourd’hui, ça veut dire qu’Alpha Condé n’a pas envie de partir et que comme il n’y a pas de référendum, nous sommes en train d’assister à quelque chose qui se met en place pour lui permettre de changer la constitution et de rester. Donc, nous ne l’accepterons pas et au moment venu, nous allons donner des mots d’ordre nécessaires pour ça. Et, nous nous retrouverons mêmes avec le FNDC pour débattre de quelque chose qui va dans le sens du 3ème mandat d’Alpha Condé.

Guineematin.com : on sait quand-même que les élections législatives pointent à l’horizon, une date a déjà été donnée. La jeunesse constitue une masse importante de la population guinéenne, comment vous préparez les jeunes à ces élections notamment dans la députation dans les préfectures ?

Sidya Touré : c’est en cours, on verra bien si nous devons aller à ces élections-là, nous donnerons des informations adéquates. Pour le moment, nous faisons en sorte qu’effectivement nous ayons et des femmes et des jeunes qui nous représentent dans ces différentes élections.

Guineematin.com : avec tout ce que vous avez eu à dénoncer, est-ce qu’avec tout cela vous irez à ces élections ?

Sidya Touré : de cette manière-là, nous allons demander que tout ceci soit remis à plat. Nous avons un comité de suivi demain avec tout le monde, y compris l’Union Européenne, les Etats Unies et autres. Nous allons demander qu’on remette à plat ce fichier électoral, sinon à quoi voulez-vous que ça vous serve ? Au moment où je vous parle, on m’a cité au moins cinq zones y compris Coyah et autre où les opérateurs de saisie sont en grève parce qu’ils n’ont pas été payés.

Guineematin.com : par rapport toujours à ces opérations d’enrôlement, on sait que les ambassadeurs de la Guinée dans certains pays de la sous-région ont demandé l’arrêt des opérations. Ils justifient leur décision pour des raisons administratives. Comment vous avez accueilli cela ?

Sidya Touré : c’est toujours la même volonté, partout où on pense qu’il y a des électeurs potentiellement de l’opposition, tous les barrages ont été érigés de telle sorte que cela ne se passe pas. Et quand on a vu que cela ne suffisait pas, dans le cas du Sénégal on a carrément suspendu. Ce que j’ai oublié de vous signaler, c’est par exemple ce qui se passe dans les communes comme Kankan et Kaloum où vous avez des CAERLE qui sont pratiquement étendues dans la clandestinité. On nous a pris 8 CAERLE à Kaloum, je crois un au camp Makambo où on n’a pas accès et d’autres ailleurs. Et pendant ce temps, les CAERLE qui sont installées légalement ont des problèmes pour fonctionner.

Donc, tout ceci résulte toujours cette de même volonté non pas d’avoir un processus électoral avec un recensement concernant des citoyens de 18 ans, mais de procéder dans les fiefs contrôlés par le parti au pouvoir à un recensement des populations parce que ce n’est plus les plus de 18 ans, c’est tout le monde ; et ensuite de faire en sorte que des blocages soient institués dans les zones qui sont favorables aux partis de l’opposition ; aujourd’hui nous n’avons même pas 20% de recensés dans nos zones. Donc, voilà ce à quoi nous allons aboutir.

Guineematin.com : on va parler de ce problème qu’il y a actuellement à la marie de Matam. Le maire de cette commune, la seule qui est dirigé par un cadre de l’UFR, est accusé de corruption, de gestion opaque par ses collègues conseillers. Comment réagissez-vous ?

Sidya Touré : j’ai entendu tout ce bruit-là hier, ce n’est pas venu de quelqu’un de chez nous. Malheureusement, c’est un conseiller je crois de l’UFDG qui a raconté tout ça. Bon, je crois qu’il ne faut rien exagéré. J’ai demandé au vice-président du parti de convoquer tout ce monde hier soir, il doit me faire le compte-rendu aujourd’hui, mais je n’en fait pas un problème ; ce n’est pas parce que quelqu’un dit qu’il y a un problème qu’il y en a un. Si c’est le cas, on le saura ; et si c’est le cas, on prendra des décisions.

Guineematin.com : comment vous vous préparez aux prochaines manifestations que le FNDC va organiser ?

Sidya Touré : nous allons avoir un comité de pilotage du FNDC d’ici le week-end. A partir de là, nous vous tiendrons au-courant de la décision qui aura été prise.

Interview réalisée par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Santé communautaire en Guinée : don d’équipements et de matériels au ministère de la Santé

4 décembre 2019 à 21 09 20 122012

Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle politique de santé communautaire en Guinée, Catholic Relief Services (avec l’appui technique et financier du Fonds Mondial) a procédé ce mercredi, 04 décembre 2019, à la remise officielle d’un don de matériels et d’équipements au ministère guinéen de la Santé. Estimé en numéraire à 479 mille dollars, ce don est destiné aux relais communautaires (RECO) et agents de santé des préfectures de Kindia et Télimélé.

La cérémonie de remise a eu lieu à la Pharmacie Centrale de Guinée, en présence du Secrétaire Général du ministère de la Santé et des partenaires techniques et financiers de la Guinée dans le secteur de la santé, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était à cette cérémonie.

Composés d’un véhicule PRADO, de 75 motos, de 1 038 bottes, de 963 mégaphones, de 3 114 t-shirts, de 4 152 registres de 200 pages, de 1 038 sacs à dos, de 963 culottes pèse-bébés… ce don de matériels et d’équipements s’inscrit dans le cadre de la subvention accordée à la Guinée par le Fonds Mondial sur la période 2018-2020. Ces moyens et outils de travail vise à faciliter le travail des relais communautaires et agents de santé des préfectures de Kindia et Télimélé, dans le but de « rapprocher la santé des communautés » et faciliter le « retour des communautés vers les structures de santé ». Car, l’objectif de la santé communautaire est d’améliorer les indicateurs de santé, réduire la mortalité maternelle, augmenter la couverture vaccinale…

En procédant à la remise officielle de ces équipements à la direction nationale de la santé communautaire et de la médecine traditionnelle (à travers le ministère de la santé), Jean Marie Bihizi, le représentant résidant de Catholic Relief Services (CRS) en Guinée, a déclaré que ce geste s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du plan stratégique de la santé communautaire 2018-2022.

Jean Marie Bihizi, représentant résidant de Catholic Relief Services (CRS) en Guinée

« Malgré les avancées obtenues dans la mise en œuvre des différentes observations, force est de reconnaitre que des gaps importants existent encore en matière d’accès des communautés aux services de santé de base, surtout en milieu rural. Afin de combler ce gap, un plan stratégique de la santé communautaire 2018-2022 a été élaboré, sous le financement du fonds mondial… Donc, c’est dans le cadre de l’opérationnalisation de ce plan stratégique que le fonds mondial, à travers Catholic Relief Services (CRS), a financé, à hauteur de trois millions de dollars (3 000 000 USD) la mise en œuvre du modèle de santé communautaire dans les 18 communes rurales des préfectures de Kindia et Télimélé… Les matériels et équipements qui font l’objet de la présente cérémonie de remise sont composés d’un véhicule PRADO, 4 ordinateurs et divers matériels informatiques, 75 motos, des imperméables (manteaux, bottes), des t-shirts, des sacs à dos, des mégaphones, des pèse-bébés, etc. Le coût de ces équipements est estimé à 479 mille dollars. Et, ces équipements vont permettre aux relais communautaires et agents de santé de mieux servir les communautés. Parce que chaque agent communautaire doit couvrir un maximum de 100 ménages », a expliqué Jean Marie Bihizi, tout en émettant le souhait de voir ces équipements utilisés à bon escient pour le bénéfice exclusif des populations.

Prenant la parole, le secrétaire général du ministère de la santé a d’abord remercié le Fonds Mondial « pour son appui financier dans le cadre du renforcement système de santé de la Guinée ». Dr Sékou Condé a ensuite rappelé les actions entreprises par le gouvernement guinéen dans la marche vers l’atteinte des objectifs de développement durable, tout en interpellant les bénéficiaires des présents équipements sur le fait que ces matériels n’auront de sens que si les indicateurs de performance s’améliorent dans les préfectures cibles.

Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministère de la santé

« La liste des acquis et des actions en la matière est longue. Mais, l’un des éléments les plus importants à signaler est l’engagement dans le cadre de la couverture sanitaire universelle… S’inscrivant dans cette logique, le ministère de la santé, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a élaboré une stratégie nationale de santé communautaire. Mais, une santé communautaire n’a de sens que si les éléments importants sont pris en compte… Et, ce matin, en procédant à la remise de ces équipements, le Fonds Mondial, à travers l’opérateur CRS, contribue de façon significative à la mise en œuvre de la stratégie de la santé communautaire dans les préfectures de Kindia et Télimélé. Ceci étant, une politique n’a de sens que si on développe les ressources humaines et qu’on veille à l’utilisation rationnelle des moyens mises à disposition. C’est pourquoi, je voudrais inviter les structures bénéficiaires, la direction nationale de la santé communautaire, les DPS (directeurs préfectoraux de la santé), les relais communautaires et agents de santé, à faire bon usage des moyens qui seront mis à leur disposition. Et, il est important de préciser qu’il s’agit des moyens pour atteindre des objectifs. Donc, la mise à disposition de ces moyens n’aura de sens que si les indicateurs de performance s’améliorent. A cet égard, le ministère de la santé sera très attentif à l’utilisation des moyens, pour qu’une fois encore, comme ce fut le cas de la stratégie de santé primaire lancée en 1987, que la Guinée prouve que nous sommes sur la voie pour atteindre l’objectif de la couverture sanitaire universelle. Naturellement, cela demande l’engagement du gouvernement », a indiqué Dr Sékou Condé.

A noter que depuis 2014, le Fonds Mondial appuie la Guinée dans la lutte contre la SIDA, la Tuberculose et la Paludisme. Et, conformément à la décision prise en 2016 par son conseil d’administration relative à l’allocution de fonds pour la période 2018-2020, la somme de 106 787 656 dollars a été allouée à la Guinée pour lutter contre ces trois maladies et renforcer le système de santé du pays. Ainsi, c’est pour la mise en œuvre de ces subventions que le Fonds Mondial a signé des conventions avec des récipiendaires dont Catholic Relief Services qui, en 2019, en plus de la subvention Paludisme, a obtenu la gestion d’un fonds catalytique de trois millions de dollars dans le cadre de la subvention 2018-2020, pour la mise en œuvre des activités du projet pilote dans les districts sanitaires de Kindia et Télimélé. Et, CRS vient de marquer le démarrage des activités dans lesdits districts sanitaires par la remise officielle d’équipements et matériels au ministère guinéen de la santé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Développement Rural : deux projets en faveur des jeunes et des femmes lancés à Conakry

4 décembre 2019 à 20 08 51 125112

Le gouvernement guinéen, en partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID), a lancé ce mercredi, 04 décembre 2019, deux importants projets en faveur des populations des zones rurales, particulièrement les jeunes et les femmes. Il s’agit du Projet de Développement des Chaines de Valeurs Agricoles (PDCVA-G) et du Projet de Développement Rural Intégré Gaoual-Koundara-Mali (PDRI-GKM). Ils visent à apporter une solution aux problèmes d’emploi et aider les femmes à être plus autonomes, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La cérémonie de lancement officiel de ces projets a connu la présence de 120 invités, composés d’acteurs ruraux, mais aussi de trois ministres dont les départements sont directement concernés. Il s’agit de Hadja Mama Kanny Diallo du Plan et du Développement Economique ; Boubacar Barry du Commerce et de Mariama Camara de l’Agriculture.

Mourade Mitiba, chargé des programmes de la BID

Selon Mourade Mitiba, chargé des programmes de la BID, les deux projets dont il a la charge de mettre en œuvre, ont été cofinancés par son institution et l’Etat guinéen à hauteur de 40 millions d’euros pour le premier et 23 millions d’euros pour le second. La durée d’exécution est de 5 ans. « Le projet de développement des chaines de valeurs des produits agricoles intervient en vue d’atténuer les contraintes dans le travail de l’agriculture en Guinée. L’objectif est d’appuyer le gouvernement de la Guinée à mettre en place une agriculture efficace et durable et améliorer les conditions de vie dans les zones rurales », a-t-il indiqué.

Il ajoute que « les principaux résultats de ce projet seront le renforcement des chaines de valeurs afin d’accroitre les revenus ruraux, d’améliorer la sécurité alimentaire et de permettre la transition des systèmes de culture de subsistance vers un système de culture durable orienté vers le marché », a fait savoir Mourade Mitiba.

Hadja Mama Kany Diallo, ministre du Plan et du Développement Economique

De son côté, la ministre guinéenne du Plan et du Développement Economique, Mama Kany Diallo, a indiqué que les deux projets contribueront à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020. Cela, « à travers la promotion d’une agriculture durable et productive en garantissant la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le cadre de la diversification de l’économie et l’inclusion des groupes vulnérables, en particulier les jeunes, par la création d’emplois.

Le premier projet relatif aux chaines de valeurs concerne les bananes, le café, la pomme de terre, le manioc, l’igname, la patate douce, le fonio et sera mis en œuvre sur l’ensemble du territoire national. A terme, il devra permettre l’amélioration des revenus des ménages de la zone du projet, la réduction des pertes post-récoltes de 40 à 15%, l’accroissement sensible des rendements à l’hectare des différentes cultures et l’augmentation de la production agricole dans son ensemble », a-t-elle annoncé.

S’agissant du second projet, qui concerne la zone Gaoual-Koundara-Mali, il mettra l’accent sur l’intensification des filières : riz, maïs, arachide, oignon, et autres cultures maraichères, ajoute la ministre du Plan et du Développement Economique. « A travers ses différentes composantes, ce projet permettra l’inclusion économique des femmes en renforçant leur autonomisation. Ce projet soutiendra également les jeunes par la création et à leur profit de nouvelles opportunités d’emplois. Au total, ce sont 20 mille producteurs qui devraient bénéficier directement de ce projet, dont 40% de femmes et 30% de jeunes », a révélé Mama Kanny Diallo.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Protection civile : l’UE appuie la réforme et encourage l’Etat guinée à y investir

4 décembre 2019 à 20 08 48 124812
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Le séminaire d’élaboration des référentiels d’organisation fonctionnelle de la protection civile a pris fin ce mercredi, 4 décembre 2019, à Conakry. Ce séminaire, dont les travaux ont été lancés au mois de mai dernier, s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité en Guinée. C’est le Centre de Perfectionnement Administratif du ministère de la Fonction Publique qui a servi de cadre à la fin des travaux, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreuses personnalités ont pris part à cette rencontre : des cadres du ministère de la sécurité et de la protection civile, des représentants de l’Union Européenne et des responsables des services régionaux de la protection civile.

Raymond Lataste, chargé du programme, section gouvernance de l’Union Européenne

Dans son intervention, Raymond Lataste, chargé de Programmes à la section gouvernance de l’Union Européenne en Guinée, est revenu sur les actions déjà réalisées sur le terrain grâce à l’appui de son institution. « L’Union Européenne appui la protection civile depuis 2016, à travers le Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité. On est à sa troisième phase. Donc, nous avons réalisé beaucoup de formations et fourni beaucoup de matériels d’équipements. Nous avons entamé la construction de 3 casernes d’unités de protection civile, à Mamou, à Boké et à N’Zérékoré. Et nous avons également financé la construction de la caserne de Nongo. Maintenant, notre appui se focalise plutôt sur la formation et également des équipements. Désormais, la protection civile dispose de ressources humaines qui sont formées, équipées et qui peuvent être en mesure d’intervenir lors des incendies et de secourir des victimes d’accidents routiers et particuliers. Nous demandons aux autorités guinéennes, plus particulièrement à celles de la protection civile, d’être à la hauteur des missions qui sont les leurs », a laissé entendre monsieur Lataste.

Mohamed Lamine Goubi Sow, conseiller du ministre de la sécurité et la protection civile

Pour sa part, Mohamed Lamine Goubi Sow, représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a salué les efforts des partenaires de notre pays dans le cadre des reformes engagées dans le secteur. « Dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, initiée par le gouvernement et appuyé par les partenaires au développement et des pays amis de la Guinée, la composante de la protection civile du 3ème Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de la Sécurité (PARSS3), le ministère de la sécurité et de la protection civile a engagé des activités depuis environ huit mois. Ces travaux d’une grande importance, revêtent un intérêt tout particulier : le bon fonctionnement de la protection civile guinéenne. Ils ont porté sur l’élaboration des textes juridiques indispensables pour la bonne gouvernance de notre institution, à savoir le texte d’organisation de l’Etat major et des forces de protection civile. Ces nombreux mois d’intenses travaux ont abouti à la rédaction des actes suivants : décret portant attributions de la direction générale de la protection civile ; 4 arrêtés portant respectivement sur les attributions et l’organisation de la direction technique et de l’administration et la logistique ; la direction technique de la préparation opérationnelle, la direction technique des unités d’intervention et de la direction technique de conduite opérationnelle ; les référentiels opérationnels des Services d’Incendie et de Secours, les référentiels emploi des Unités de Protection Civile », a-t-il énuméré.

Lieutenant-Colonel Gwenaël Barbot, conseiller du directeur général de la protection civile

De son côté, le Lieutenant colonel Gwémaël Barbot, conseiller du directeur général de la protection civile, a expliqué ce qui sera fait dans les prochaines années en rapport avec les reformes en cours. « Il a été proposé des différents formats, avec des objectifs cibles qui seront à atteindre d’ici à 2020 prioritairement ; notamment un projet pilote sur Conakry pour monter des centres d’intervention et de secours à hauteur de 65 personnels sur Conakry, et une Unité de Protection Civile à hauteur de 100 personnels. Ça, c’est la perspective de la fin d’année 2020. Sur la phase qui va s’établir sur 2020-2023, la priorité est de monter les Unités de Protection Civile et les Services d’Incendie et Secours sur des formats à 65 personnels sur les Services d’Incendies de Secours et les parties Unités de Protection Civile. Tout nécessite évidemment la mise en place de différents budgets : un budget de fonctionnement, un budget d’investissement pour lesquels un certain nombre de recommandations a été fait ainsi que la mise en place, dans le cadre des prochains travaux, d’un cursus professionnel et d’un schéma directeur de formation », a fait savoir l’officier de police.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 91 92 25 / 666 91 92 25

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Un avocat violenté par des policiers à Conakry : « ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter »

4 décembre 2019 à 20 08 42 124212
Maître Thierno Souleymane Baldé

L’avocat et activiste des droits de l’homme, maître Thierno Souleymane Baldé, a passé un sale temps dans la journée de ce mercredi, 04 décembre 2019. Il a été interpellé par des policiers qui l’accusent de mauvais stationnement sur la voie publique. Et, selon l’intéressé qui s’est confié à un reporter de Guineematin.com, les agents l’ont violenté gravement pendant un long moment avant de le relâcher.

« Je suis venu me garer au niveau de la station qui se trouve après le carrefour de Belle-vue en allant vers Kénien. Je me suis garé là-bas pour aller saluer quelqu’un. A mon retour, j’ai trouvé qu’ils (les agents) sont venus garer leur véhicule devant ma voiture. Quand je suis arrivé, je suis monté dans ma voiture et je l’ai allumée pour quitter. Mais, ils étaient devant moi, donc je ne pouvais pas quitter. Les gens ont dit laissez-le partir mais un des policiers a répondu en disant : non celui-ci, il va voir.

Ils ont pris ma voiture, alors que j’étais à l’intérieur, pour l’embarquer sur leur grue. Et pendant le trajet, un agent est venu pour tenter d’enlever la clé de la voiture qui était dans le démarreur. J’ai dit non tu ne vas pas l’enlever. Il a commencé alors à me frapper. Ils m’ont frappé comme un bandit de grand chemin, ils ont utilisé un taser pour m’électrocuter jusqu’à Coléah, tout en proférant des injures à mon encontre », a-t-il expliqué.

Il ajoute que les policiers l’ont conduit jusqu’au parking qui se trouve en face du ministère de la sécurité et de la protection civile. « Quand on est arrivés là-bas, ils m’ont fait descendre et ils ont garé ma voiture dans le parking. J’ai informé un de mes frères qui est venu me trouver là. Je lui ai dit de ne rien leur donner, mais malgré tout il leur a donné une importante somme d’argent », soutient l’avocat.

Me Thierno Souleymane indique qu’il ne va pas croiser les bras face à cette situation. Même s’il ne croit pas trop en la justice, il compte tout de même la saisir. « J’ai décidé de laisser ma voiture au parking où les agents l’ont garée. Demain, je vais prendre un huissier pour aller faire un constat, parce que je suis sûr que la voiture a eu des problèmes en bas.

Je vais aller donc avec un huissier qui va constater les faits. Je vais aller voir aussi voir un médecin légiste pour me faire examiner et ensuite aller déposer ma plainte au niveau du parquet de Mafanco. Je sais que je ne pourrai jamais avoir justice ici parce que ce n’est pas la première fois, mais je vais quand même déposer ma plainte », a-t-il annoncé.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Cyril Ramaphosa chez Alpha Condé : voici le communiqué conjoint

4 décembre 2019 à 20 08 36 123612

A l’invitation de son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République de l’Afrique du Sud, à la tête d’une importante délégation gouvernementale, a effectué du 03 au 04 décembre 2019, une visite d’Etat en République de Guinée.

Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité, d’amitié et de coopération fraternelle qui ont toujours existé entre la République d’Afrique du Sud et la République de Guinée.

Durant le séjour, les deux Présidents ont eu un large échange de vue sur les relations bilatérales, ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont rappelé les relations historiques d’amitié existant entre les deux pays, nouées pendant la lutte de libération du peuple sud-africain contre l’apartheid. Ils ont relevé et souligné la contribution multiforme apportée par le peuple de Guinée au peuple sud-africain, grâce à l’engagement et au courage du feu Président Ahmed Sékou TOURE, père de l’indépendance de la République de Guinée.

Son Excellence Professeur Alpha CONDE a rendu un vibrant hommage à Feu Nelson Mandela, pionnier de la lutte pour l’émancipation de l’Afrique du sud.

Son Excellence, le Président Cyril Ramaphosa a remercié le peuple de Guinée pour sa contribution et les sacrifices consentis pour la libération de l’Afrique du sud du joug de l’apartheid.

Les deux Présidents ont réaffirmé leur volonté de renforcer et d’approfondir les relations bilatérales par la tenue régulière des sessions des grandes commissions mixtes de coopération dont la troisième est prévue courant 2020 à Conakry.

A cet effet, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères de procéder à une évaluation de l’état de la mise en œuvre des accords existants entre les deux pays et de programmer la tenue de la 3ème session dans les meilleurs délais.

Ils ont également instruit les Ministres, de procéder ultérieurement à la signature d’autres accords dans différents domaines et de promouvoir les échanges d’experts entre les deux pays.

Au plan africain, les deux Présidents ont réitéré leur engagement en faveur du continent et se sont félicités à cette occasion des positions concertées des Chefs d’Etat de l’Union Africaine, visant à s’exprimer d’une seule voix sur l’ensemble des problèmes régionaux et internationaux.

Abordant les questions de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation face à la montée de l’extrémisme et du terrorisme en Afrique notamment dans la région du sahel et dans certains pays du continent. Ils ont également déploré la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres.

Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble à la recherche d’une paix durable et d’un développement économique sur le continent dans le contexte et la mise en œuvre de l’agenda 2063 et de la zone de libre-échange continentale africaine (AFCFTA).

Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à une meilleure coordination de leurs actions, sous l’égide de l’Union Africaine pour lutter contre ces fléaux et créer ainsi les conditions favorables à la paix et à la sécurité régionale et internationale et au développement économique des pays africains.

Face à l’acuité de la problématique environnementale, les deux (2) Chefs d’Etat ont exprimé leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de Paris (COP21) et ont réaffirmé leur engagement à privilégier la promotion des énergies renouvelables dont son Excellence Professeur Alpha CONDE est le champion au niveau du continent africain.

Sur le plan international, le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, a saisi l’opportunité de la rencontre pour féliciter l’Afrique du Sud pour son élection comme membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2019-2020 et futur Président de l’Union Africaine en 2020. Ils ont réitéré leur appel pour la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies.

Au terme de sa visite officielle en Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, au nom de sa délégation, a remercié son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil, l’hospitalité chaleureuse et fraternelle dont lui-même et sa délégation ont été l’objet durant leur séjour.

Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du Sud, a adressé une invitation à son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, à effectuer une visite d’amitié et de travail en Afrique du Sud.

Cette invitation a été acceptée avec plaisir, et la date sera fixée ultérieurement de commun accord par voie diplomatique.

Fait à Conakry, le 04 décembre 2019

Pour le Gouvernement de la République de Guinée, S.E. Madame Diéné KEITA, Ministre de la Coopération et de l’Intégration Africaine

Pour le Gouvernement de la de la République d’Afrique du Sud, H.E Dr Naledi. Pandor, Ministre des relations Internationales et de la Coopération

Le Bureau de Presse de la Présidence

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Enrôlement des électeurs guinéens au Sénégal : des jets de pierres à l’ambassade de Guinée

4 décembre 2019 à 20 08 27 122712

L’ambassade de Guinée au Sénégal a enregistré quelques jets de pierres ce mercredi, 04 décembre 2019, à Dakar. Des jeunes guinéens, très en colère contre l’arrêt des opérations d’enrôlement pour l’établissement des listes électorales, ont lancé des pierres sur le bâtiment. Et, selon des témoins à Dakar joint au téléphone par Guineematin.com, ces pierres ont brisé quelques vitres sur les lieux.

« J’étais ce matin à l’ambassade où j’ai trouvé des jeunes. Il était exactement 9 heures. Mais, personne ne pouvait se faire recenser. Hier, on avait commencé le recensement dans des quartiers comme Pikine et Thiaroye. Mais, des ordres sont venus de l’ambassadrice pour nous dire d’arrêter. Elle a dit qu’il y a une lettre qu’on devait remettre au ministère sénégalais des Affaires étrangères et cela n’a pas été fait. En conséquence, ils ont arrêté les opérations de recensement. Ceux qui étaient à Thiaroye avaient recensé jusqu’à 19 personnes et ceux de Pikine avaient eu une vingtaine. Cependant, au niveau de l’ambassade, personne ne s’est fait recenser, alors que l’ambassade couvre plus de six quartiers », a expliqué Néné Gallé Camara, une guinéenne vivant dans la capitale sénégalaise.

Selon les informations, les opérations d’enrôlement devaient commencer le 25 novembre dernier au Sénégal. Mais, les cadres de l’ambassade guinéenne ont toujours trouvé des arguments pour repousser cette date. Ce qui a finalement irrité certains dans la matinée de ce mercredi.

« Nous avons perdu six jours, parce qu’ils trouvent toujours des arguments pour que les gens ne se fassent pas recenser. Ils disent souvent qu’il y a quelque chose qui manque aux machines. Ils disent aussi que ceux qui n’ont pas les cartes consulaires ou les passeports ne seront pas recensés. Ils ont toujours des arguments pour repousser le recensement. Alors, aujourd’hui, les gens en ont eu assez. La tension est montée et les jeunes ont fini par jeter des cailloux sur les lieux. Ils ont bisé quelques vitres. Et, c’est en ce moment qu’ils (les cadres de l’ambassade) ont appelé la police sénégalaise. Mais, il n’y a eu aucune arrestation jusqu’à mon départ (dans l’après-midi). On a dit à tout le monde de rentrer dans l’ambassade, parce que là-bas, nous sommes sur notre territoire. On savait que c’est dehors que les policiers pouvaient nous arrêter parce que nous serions sur le territoire sénégalais. Certains sages sont montés voir l’ambassadrice pour qu’elle nous dise ce qu’on doit faire. Il n’y a rien eu », a confié Madame Néné Gallé Camara.

Aux dernières nouvelles, on apprend que l’ambassadrice de Guinée au Sénégal était allée (dans l’après-midi) au ministère sénégalais des Affaires étrangères pour finaliser les dossiers. « Après, ils (les cadres de l’ambassade) nous feront signe pour le recensement. Mais, comme ils ont dit que ce recensement se fera seulement avec les cartes consulaires et les passeports, les sages ont demandé de revoir cela. Parce qu’il y a certaines personnes qui sont détentrices de leurs cartes d’identités. L’ambassadrice a aussi dit qu’elle fera en sorte que les six jours de retard soient rattrapés », indiqué Madame Néné Gallé Camara.

A rappeler que depuis le lancement (le 21 novembre dernier) des opérations de recensement des électeurs en Guinée, l’opposition agite le chiffon rouge et dénonce de « nombreuses irrégularités » sur le déroulement de ces opérations. Certains opposants qualifient ce recensement de « calamité », alors que d’autres accusent clairement la CENI (commission électorale nationale indépendante) de manœuvrer pour empêcher les guinéens (se trouvant dans les zones jugées favorables à l’opposition) de s’enrôler.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Coyah : les responsables des CAERLE issus de l’UFDG, libérés

4 décembre 2019 à 18 06 52 125212
Honorable Aliou Condé, Secrétaire Général de l’UFDG

Les 7 présidents de CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales), interpellés ce mardi 04 décembre 2019 dans la sous-préfecture de Manéyah, ont été remis en liberté. Ces membres de l’UFDG ont été relâchés sur ordre du préfet de Coyah, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est l’honorable Aliou Condé, Secrétaire Général de l’UFDG, qui a confirmé la nouvelle. L’opposant explique qu’après leur arrestation par la police, les 7 présidents de CAERLE issus du principal parti d’opposition du pays, ont été conduits au commissariat de Coyah. De là, ils ont été emmenés chez le préfet. Et ce dernier a ordonné leur libération et leur réintégration dans leurs fonctions.

Même s’il dit n’avoir eu encore d’amples informations sur les raisons de l’interpellation de ces sept personnes, le député estime qu’il s’agit tout simplement d’une tentative d’intimidation pour les dissuader à faire correctement leur travail.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Labé : une fille de 9 ans violée par son oncle à Dionfo

4 décembre 2019 à 18 06 49 124912

La nouvelle a choqué de nombreux habitants du district de Madina, relevant de la sous-préfecture de Dionfo, dans la préfecture de Labé. Une jeune fille de 9 ans, élève en classe de 3ème année, a été violée ce mercredi, 04 décembre 2019, dans cette localité. Elle accuse son oncle maternel d’être l’auteur de l’acte, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon les explications de la victime, elle rentrait de l’école lorsqu’elle a trouvé le jeune Bachir Diallo, qui se trouve être son oncle maternel, en train de l’attendre dans un endroit isolé. Le jeune homme lui aurait demandé de le suivre pour qu’ils aillent regarder une vidéo dans son téléphone portable. « C’est ainsi que, loin des regards, Bachir Diallo a abusé sexuellement de sa nièce qui est rentrée chez elle en pleurant », explique un informateur se trouvant dans la localité, joint au téléphone.

Il ajoute que lorsque la fille a expliqué à ses parents ce qui lui est arrivé, « tout le village s’est levé comme un seul homme pour rechercher le présumé violeur. Le jeune en question, est un aventurier. Il est revenu depuis un certain temps au village, il s’est installé ici et n’exerce aucune activité. Il jouit de toutes ses facultés mentales. Lorsqu’il a été arrêté, pour le sauver de la justice populaire, il a été déposé chez le sous-préfet. Il est en train d’être interrogé pour voir si on va le transférer à Labé », a indiqué notre source, soulignant que la fille violée a été admise dans un centre de santé pour des soins.

Selon la directrice préfectorale de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance de Labé, 31 cas de viols ont été enregistrés par son service depuis le mois de janvier dans la préfecture. Pour ce dernier cas, Fatoumata Diakité, en séjour à Conakry, dit attendre le rapport médical pour le répertorier.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Coopération : Conakry abrite l’Italie Guinée Business Festival

4 décembre 2019 à 18 06 43 124312

La Guinée et l’Italie diversifient leurs relations dans de nombreux domaines, allant de l’enseignement technique à la formation du personnel pénitentiaire en passant par la construction d’infrastructures socio-éducatives. C’est dans le souci d’insuffler une nouvelle dynamique à cette coopération que l’ambassadeur d’Italie en Guinée a procédé ce mercredi, 4 décembre 2019, au lancement de l’activité Italie-Guinée Business Festival. C’est un réceptif hôtelier de Conakry qui a servi de cadre à cette cérémonie qui vise à présenter les investisseurs privés de ce pays qui comptent installer leurs entreprises en Guinée, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est un festival de trois jours qui s’est ouvert ce mercredi à Conakry. En plus de la représentation diplomatique italienne en Guinée, on notait la présence du ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, et des représentants du ministre d’Etat en charge de la Justice, du ministre de l’Enseignement Technique et de la Primature.

Livio Spadavecchia

L’ambassadeur d’Italie en Guinée, Livio Spadavecchia, modérateur de la rencontre, a présenté les chefs d’entreprises italiens présents à Conakry dans le cadre de la signature d’accords avec le gouvernement Guinéen. « L’Italie a amené ces entreprises pour montrer notre capacité dans plusieurs secteurs. La semaine passée, quelques entreprises de pêche avaient signé un accord avec le Ministre de la pêche. Ces entreprises veulent l’émancipation de la pêche en Guinée. Aujourd’hui, il y a une vingtaine de compagnies qui sont prêtes à investir, à réaliser des œuvres, ouvrir des usines, construire des écoles pour le pays. Nous comptons chercher un partenariat concret avec les patrons des entreprises guinéennes. C’est une manière d’accompagner les efforts du gouvernement dans son programme de développement national. Nos entreprises viendront pour faire les affaires avec la Guinée. Je tiens à signaler que ce n’est pas la première fois que l’Italie accompagne le gouvernement Guinéen. Dans les années 1980-90 elle, était toujours auprès de la Guinée en l’aidant à réaliser le port de Kamsar, la construction de la route de Kankan, le barrage de Garafiri, le jardin du 2 octobre comme une forme de développement urbain », a expliqué l’ambassadeur.

Mouctar Diallo

Pour sa part, le Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Mouctar Diallo, a dit sa satisfaction par rapport à cet événement d’autant plus que son département est intéressé par la construction d’infrastructures par les Italiens. « Nous sommes vraiment intéressés de cette collaboration dans les actes de partenariat public-privé dans le but de la création d’emploi jeunes. La signature de cette convention est très importante dans le cadre de la construction des infrastructures et surtout la construction du palais de la culture pour les jeunes. Je remercie vraiment le peuple italien à travers son ambassadeur ici présent pour cet engagement dans le but d’accompagner le gouvernement dans sa politique de développement. Il est aussi crucial de dire qu’à travers cette collaboration, la Guinée bénéficiera des financements pour réaliser des infrastructures dans divers domaines. Nous tenons à remercier Monsieur l’ambassadeur pour cette volonté et son engagement qu’il a eu à faire pour l’arrivée de ces chefs d’entreprises italiens dans notre pays », a dit Mouctar Diallo.

Lors de cette rencontre beaucoup de sujets ont été évoqués par les chefs d’entreprises italiens, notamment la construction d’un palais de la culture, la formation du personnel pénitentiaire, le financement des projets de développement en collaboration avec le Ministre du plan et aussi la construction des écoles technique dans toutes les huit (8) régions administratives de la Guinée.

Saa Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Forum économique Guinée -Tunisie : plusieurs projets annoncés pour 2020

4 décembre 2019 à 18 06 24 122412

La Guinée et la Tunisie tentent de raffermir leurs relations de coopération économique. C’est dans ce cadre qu’un forum économique entre les deux pays s’est ouvert officiellement ce mercredi, 04 décembre 2019, à Conakry. Prévue pour trois jours, la rencontre réunit des investisseurs guinéens et tunisiens. Les travaux portent sur des questions relatives à l’agriculture, l’éducation, les mines, la santé entre autres, a appris Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Gabriel Curtis, ministre des Investissements et des Partenaires Publics Privés

A l’ouverture de ce forum, le ministre des Investissements et des Partenaires Publics Privés, Gabriel Curtis, s’est réjoui de la présence de plusieurs hommes d’affaires tunisiens en Guinée. « C’est toujours un plaisir pour moi d’accueillir une délégation tunisienne en République de Guinée, parce que les relations économiques entre les deux pays ont connu une avancée notoire depuis le mois de mars 2017, particulièrement grâce à l’implication de TABC (Tunisia-Africa Business Council, ndlr) pour l’ouverture d’une ligne aérienne entre Tunis et Conakry. Ceci a permis de faire fructifier les échanges entre nous et d’avoir plusieurs rencontres entre les secteurs privés guinéen et tunisien. Je me réjouis aujourd’hui qu’on reçoive encore une délégation d’hommes d’affaires tunisiens venue pour non seulement explorer mais aussi concrétiser cette relation qui se raffermit », a déclaré Gabriel Curtis.

S’adressant aux investisseurs, le ministre a laissé entendre que la Guinée est un pays ouvert, qui cherche à multiplier et à diversifier ses partenariats, particulièrement avec les pays avec lesquels elle a une longue relation de coopération. « Avec la Tunisie, nos relations remontent depuis l’indépendance. Nous avons un climat d’affaires très favorable. L’agence de promotion des investissements privés(APIP) va vous permettre de mieux appréhender, de mieux connaitre les opportunités qu’offre le pays. Elles sont diverses. Nous avons l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, les mines, les TIC, la santé, l’éducation, la formation… Ce sont les secteurs dans lesquels la collaboration avec la Tunisie pourrait être fructueuse », a-t-il souligné.

Bassem Loukil, président de Tunisia-Africa Business Council (TABC)

De son côté, Bassem Loukil, président de Tunisia-Africa Business Council (TABC), a salué les bonnes relations de coopération entre la Tunisie et la Guinée. Une coopération qui porte selon lui, sur divers secteurs, dont l’industrie, l’agroalimentaire, les matériaux de construction, le matériel plastic, la formation professionnel, le conseil, l’enseignement supérieur, la santé…

Sur le plan de la santé, il a rappelé l’ouverture, en septembre dernier, d’un centre Tuniso-guinéen pour l’orthopédie en Guinée. « Aujourd’hui, nous allons inaugurer un deuxième centre pour l’ophtalmologie et dans trois mois à peu près il y aura un troisième centre Tuniso-guinéen pour la cardiologie. Cela veut dire que les relations sont en train de prendre un nouveau tournant. Il y a des investissements concrets, il y a des intérêts. Et Tunisie Air a décidé de rajouter une 3ème rotation à partir du 1er mars 2020 pour qu’il y ait 3 vols directs Tunis-Conakry par semaine », a souligné Bassem Loukil.

En termes de perspectives, il a annoncé l’ouverture d’une ligne maritime directe entre la Guinée et la Tunisie l’an prochain. Cela en vue de faciliter les échanges entre les deux pays. « Nous espérons opérer une ligne maritime directe en milieu d’année 2020. Ce qui va certainement aider à développer ces échanges. Parce que sans une ligne maritime directe, le handicap existe toujours. Le deuxième objectif serait d’avoir une des banques tunisiennes ou une des filiales pour financer ces échanges et faciliter justement le transfert et faciliter le financement que ça soit des investissements tunisiens en Guinée ou les échanges commerciaux entre les deux pays… ».

A noter qu’en 2018, le volume des échanges entre la Guinée et la Tunisie était de l’ordre de 160 millions de dinars, soit à peu près 50 millions de dollars. Cette année, il pourrait passer le cap des 70 millions de dollars.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527

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Conakry : les travaux du forum sur l’urbanisation durable en Guinée lancés

4 décembre 2019 à 18 06 00 120012

Le Forum Urbain National de l’Habitat de Guinée (FUNAGUI) s’est ouvert de mercredi, 04 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Pendant trois jours, les participants vont se pencher sur « la problématique du schéma national d’aménagement du territoire de la Guinée en vue d’une planification urbaine qui tienne compte des défis d’infrastructures, des services sociaux de base, de l’assainissement urbain, du changement climatique ».

Une initiative du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire en collaboration avec ONU-HABITAT qui regroupe tous les acteurs impliqués dans le secteur dans notre pays, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le forum est placé sous le thème « Gouvernance des institutions, urbanisation durable et opportunités de croissance économique soutenable à l’horizon 2040 ». Il s’ouvre au lendemain des foras régionaux tenus à travers le territoire national dans le cadre du projet ville durable financé par la délégation de l’Union Européenne en Guinée.

Claude Ngomsi, chef du bureau régional et représentant de l’ONU-HABITAT en Guinée

Dans son intervention, Claude Ngomsi, chef du bureau régional et représentant de l’ONU-HABITAT en Guinée, est revenu sur l’intérêt que revêt l’organisation d’un tel forum. « Ce forum s’inscrit à la veille du dixième forum mondial qui se tiendra à Abou Dhabi du 08 au 13 février 2020. Les conclusions des foras nationaux sont souvent partagées à ce forum dont le thème est Villes d’opportunités : établir un lien entre la culture et l’innovation. Nous invitons le gouvernement de la République de Guinée et tous les partenaires de la société civile, du secteur privé et des universités à s’inscrire et à venir au forum urbain mondial pour partager leurs expériences et identifier les meilleures pratiques à adopter ».

Boubacar Barry, ministre du Commerce

Le ministre du Commerce, Boubacar Barry, a présidé l’ouverture des travaux de ce forum. Au nom du Premier ministre et du ministre de la Ville, monsieur Barry a rappelé le contexte dans lequel se tient cette activité. « Cette rencontre se tient dans un contexte marqué par l’augmentation sans cesse de la population urbaine, la juxtaposition des quartiers huppés et des habitats précaires, l’occupation anarchique des espaces, la réalisation des constructions illégales jusqu’à dans les domaines publics maritimes et ce, malgré les multiples efforts fournis çà et là par les acteurs du secteur de la planification urbaine et de l’habitat. Pour corriger cette situation, notre pays la République de Guinée se dotait, il y a environ deux décennies, de plusieurs instruments juridiques et de planification urbaine destinés à guider et orienter son processus d’urbanisation et d’habitation. C’est le cas du schéma national d’aménagement du territoire élaboré en 1991 mais qui a souffert pour son application », a expliqué le ministre du Commerce.

En outre, Boubacar a rappelé les efforts fournis récemment par les autorités dans le secteur. « C’est pourquoi, à l’avènement de la troisième République… pour une gestion saine et efficace du secteur de l’urbanisme et de l’habitat, le gouvernement a initié entre autre actions : un programme ambitieux appelé Grand Conakry 2040. Cette vision de monsieur le président de la République a pour but d’encadrer le projet Guinée émergente. Dans cette optique, le gouvernement a mis en place un projet dénommé Programme de Développement et d’Assainissement Urbain en Guinée dont la mise en œuvre est assurée par le Programme des Nations Unies pour les Etablissements Humains (ONU-HABITAT) sur financement de l’Union Européenne. L’un des résultats clés attendus est l’organisation du présent forum national », a-t-il laissé entendre.

Professeur Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Guinée (OMS) et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies
Pr. Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’OMS et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies

Pour sa part, Professeur Joseph Alfred Kizerbo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé en Guinée (OMS) et coordonnateur par intérim du Système des Nations Unies a dit tout l’intérêt que son institution accorde à la thématique du développement urbain. « Cette concertation sur l’urbanisation durable en Guinée vient à point nommé pour revisiter les orientations prises par le gouvernement et toutes les institutions en matière de politique, stratégie, de développement sectoriel et intersectoriel, de règlementation, d’organisation et de programmation des investissements. Il s’agit de documenter les recommandations émanant du niveau régional et périphérique à même de renforcer la gouvernance urbaine, locale et nationale et avec pour finalité la maitrise de l’occupation des sols et le bien-être des populations », a-t-il laissé entendre.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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UBA Guinée lance la version whatsapp de LEO, le banquier virtuel

4 décembre 2019 à 17 05 18 121812

Après avoir révolutionné le secteur bancaire Guinéen avec le lancement de LEO sur Facebook, UBA Guinée lance sa solution de chat Banking sur l’application Whatsapp. Elle offre les mêmes services que sa version sur Facebook Messenger à savoir :

  • Ouvrir de nouveaux comptes,
  • Vérifier les soldes
  • Acheter des crédits de communication
  • Envoyer de l’argent
  • Et plein de nombreuses transactions bancaires

LEO sur whatsapp est disponible à travers le numéro +224 669 919 999 que les utilisateurs devront enregistrer dans leur liste de contacts, pour pouvoir communiquer avec lui de façon instantanée et bénéficier de son support 24h/24.

Pour rappel, la Banque UBA a depuis deux ans, mis à la disposition de sa clientèle, la version Facebook de LEO disponible via le lien https://m.me/ubachatbanking. Ce lancement lui a valu le prix de la meilleure banque numérique de l’Afrique (Euromoney Awards).

Fidèle à sa politique de digitaliser le service bancaire en Afrique, United Bank For Africa continuera d’offrir de nouvelles solutions bancaires pour la satisfaction de sa clientèle.

A propos de United Bank For Africa

United Bank for Africa est l’une des principales banques africaines avec des opérations dans 20 pays africains et une présence dans les centres financiers mondiaux : New York, Londres et Paris. La vision du Groupe UBA est celle d’être l’institution incontestée de services financiers en Afrique, un modèle pour les entreprises africaines en créant une valeur supérieure pour toutes ses parties prenantes, en respectant les normes professionnelles et éthiques les plus élevées et en construisant une institution pérenne.

Africa’s Global Bank

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Conakry : des employés de maison à l’école de la connaissance de leurs droits et devoirs

4 décembre 2019 à 17 05 13 121312

Le Syndicat National des Employés de Maisons (SYNEM-Guinée) continue son combat pour permettre à ses membres de réclamer leurs droits tout en s’acquittant de leurs devoirs. C’est dans cette dynamique que la structure a organisé un atelier de développement des compétences sur la syndicalisation et la négociation des droits travailleuses et travailleurs domestiques de la commune de Kaloum. La cérémonie a eu lieu ce mercredi, 04 décembre 2019, au palais du peuple de Conakry, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette cérémonie, initiée par le SYNEM en faveur de ses membres de la commune de Kaloum, a connu la présence de plusieurs invités, dont madame Aminata Touré, maire de la commune.

madame Doukouré Asmaou Bah, secrétaire générale du SYNEM

Dans son intervention, madame Doukouré Asmaou Bah, secrétaire générale du SYNEM, est revenu sur les raisons de l’organisation de cet atelier. « Comme vous le savez, c’est bon de réclamer son droit, mais il faudrait aussi faire son devoir. Donc, la formation et le renforcement des capacités des travailleuses et travailleurs est très important. C’est ce qui fait que nous allons faire un atelier aujourd’hui pour discuter avec les travailleurs de cette commune et après, nous allons continuer dans les autres communes, comme Dixinn, Matam, Ratoma et Matoto. Vous savez qu’il y a des travailleuses et travailleurs domestiques qui travaillent derrière les portes, c’est-à-dire que ce qu’ils sont entrain de faire n’est pas connu en public. Mais quelques fois, ils sont violés, violentés et ils n’osent pas en parler… Nous allons leur dire de briser le silence, surtout que cette année 2019, c’est le centenaire de l’Organisation International du Travail ».

Par ailleurs, madame Doukouré Asmaou Bah a fait savoir que ce n’est pas seulement la couche féminine qui est victime de harcèlement. « Dans le milieu du travail, ce n’est pas que les femmes seulement. Même les hommes sont harcelés et violentés. C’est une question d’actualité. C’est pour cela que nous passerons dans toutes les communes de Conakry, pour expliquer aux travailleurs domestiques qui sont au four et au moulin, qui travaillent dans l’ombre, qu’il y a des conventions qui les protègent et leur apprendre la nécessité de la formation ».

Mme Doukouré Asmaou Bah et Mme Aminata Touré

Pour sa part, madame Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a remercié l’initiatrice de cette activité avant de dire son engagement à l’accompagner dans sa démarche. « Nous sommes très honorée et très heureuse d’être à côté de Madame Doukouré, qui fait un travail fabuleux depuis quelques années. Et comme vous constatez, nous avons déjà pris l’engagement de les accompagner à la mairie… C’est tout à fait normal que nous avons exigé aussi, quand on ouvre un hôtel à Kaloum par exemple, les 40% ou 50% des travailleuses ou travailleurs domestiques viennent de notre commune. Alors pour ça, nous ne pouvons pas exiger de prendre des personnes non qualifiées. C’est la raison pour laquelle nous contribuerons à la qualification de ces personnes et à leur formation », a dit madame le maire.

Madame Salimatou Condé

De son côté, Madame Salimatou Condé, une des bénéficiaires de cet atelier de formation, a dit sa fierté de prendre part à cet atelier de renforcement des capacités. « On suit cette formation pour augmenter notre savoir et agrandir notre bagage intellectuel, parce que dans le travail, on ne connait pas tout. A chaque fois, on a besoin de se former pour être performante. Donc, c’est la raison pour laquelle on est motivé. Il y a aussi beaucoup de difficultés que nous rencontrons dans notre métier, comme vous le savez, le salaire minimum en Guinée, c’est 440 000 francs guinéens. Même cette somme, beaucoup de personnes y compris des employés de maisons, ne gagnent pas ça. Donc, ça c’est un problème. En plus de ça, les employées de maisons ne sont pas considérés dans les maisons, elles sont confondues aux esclaves, elles travaillent sans repos. Mais, avec cette formation, nous pouvons éviter ce travail sans repos ; et, ça nous permet de réclamer nos droits et d’accomplir nos devoirs », a laissé entendre Salimatou Condé

Amadou Mouctar Baldé pour Guinéematin.com

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Avec le Jackpot Orange, faites plaisir à vos proches pendant ces fêtes de fin d’année

4 décembre 2019 à 16 04 39 123912

Une générosité doublée cette année avec 2000 gagnants chaque semaine !

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    Attention : En cas de gain, Orange ne demande aucune contre partie aux gagnants.
    Pour tout cas suspects contactez le service client au 6277 ou rendez-vous sur la page Facebook Orange Guinée
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Kadiatou Bah contre Aboubacar Soumah : le procès de nouveau renvoyé

4 décembre 2019 à 16 04 33 123312

Le procès opposant les responsables des deux versions du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) a été une nouvelle fois reporté. Les débats de fond devaient commencer ce mercredi, 04 décembre 2019, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Mais, l’audience a été ajournée en raison de l’absence des prévenus et leurs avocats, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Dans ce dossier, c’est Kadiatou Bah, secrétaire générale de l’une des versions du SLECG, qui poursuit Aboubacar Soumah, secrétaire général de l’autre version rivale du SLECG, et Mohamed Bangoura, responsable de la communication de la structure. Elle accuse les deux responsables syndicaux des enseignants de diffamation et injures. Après avoir été reportés plusieurs fois par le passé, les débats de fond devaient démarrer ce mercredi. Mais ni les prévenus, ni leur avocat de s’est présenté au tribunal. Ce qui a amené le juge, Aboubacar Maféring Camara, à renvoyer l’audience au 18 décembre 2019.

Me Saa Maurice Tolno , avocat de Kadiatou Bah

Une décision surprenante pour maître Sâa Maurice Tolno, avocat du camp Kadiatou Bah. « Le report de ce procès est pour nous une surprise parce qu’il s’explique par l’absence d’Aboubacar Soumah et son avocat, maître Salifou Béavogui. L’assistant de Me Béa nous a laissé entendre qu’ils ont oublié la date de ce procès qui était prévu pour aujourd’hui, mercredi 04 décembre 2019, au tribunal de première instance de Dixinn.

Mais, je lui ai dit qu’il ne faut pas tromper les gens. Parce que le renvoi était fixé contradictoirement à la dernière audience à la barre et que c’est Me Béa lui-même qui avait choisi la date d’aujourd’hui. Donc s’il ne vient pas, je ne sais pas c’est pour quel motif. Mais une chose reste claire, c’est que le motif de son absence n’est pas valable », a dit l’avocat de la partie civile.

Poursuivi dans ce dossier, le camp Aboubacar Soumah a également porté plainte contre celui de Kadiatou Bah pour diffamation et injures. Les deux dossiers sont pendants devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

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Coyah : arrestation de plusieurs responsables de CAERLE issus de l’UFDG

4 décembre 2019 à 16 04 00 120012

Au moins cinq présidents de CAERLE (Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales), issus de l’UFDG, ont été arrêtés ce mercredi, 04 décembre 2019, dans la sous-préfecture de Manéyah, relevant de la préfecture de Coyah. C’est l’honorable Aliou Condé, un des vice-présidents du principal parti d’opposition du pays, qui a confié l’information à la rédaction de Guineematin.com, à travers un de ses journalistes.

Selon lui, ces opposants ont été mis aux arrêts parce qu’ils ont refusé de boycotter l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales en cours. « Comme ils font le travail conformément aux instructions de la CENI, les autorités administratives locales ont demandé à ce qu’on les change et qu’on les remplace par d’autres personnes. Et comme ils ont refusé cette modification, ce sont des pick-up de la gendarmerie qui sont allés aujourd’hui pour les ramasser », a-t-il annoncé.

Les personnes interpellées sont : « Mohamed Camara de la CAERLE 2137 de Bentourayah Village ; Thierno Aliou Diallo de la CAERLE 2145 de Fassia Centre ; Aboubacar Sabari Conté de la CAERLE 2164 du secteur CBA ; Amadou Kendouma Sow de la CAERLE 2150 du Km36 et Mamadou Djan Diallo de Kassonyah. Ce dernier n’a pas eu le temps de nous communiquer le numéro de sa CAERLE. Les gendarmes ont retiré son téléphone au moment où il voulait le communiquer », a précisé le député Aliou Condé.

Il ajoute qu’il n’est pas exclu que deux autres présidents de CAERLE issus de l’UFDG soient arrêtés. « Il y a deux autres CAERLE de cette sous-préfecture qui sont dirigées par des membres de l’UFDG. Les gendarmes ont commencé les arrestations au Km36 et ils remontent vers Coyah. Au fur et à mesure qu’ils passent dans une CAERLE qui est présidée par l’UFDG, ils arrêtent le président. Donc, ce n’est pas étonnant qu’on apprenne que les deux aussi sont arrêtés », souligne ce vice-président de l’UFDG.

L’opposant dénonce « un processus électoral inédit, qui ne dit pas son nom en termes de pagaille. On veut que l’UFDG s’efface pour qu’ils puissent tripatouiller les enregistrements au niveau du fichier électoral. Ce sont des CAERLE qui travaillaient très bien, qui ont fait des grands scores. Donc, ils ne sont pas du tout contents du résultat obtenu au niveau de ces CAERLE et ils veulent emmener d’autres pour essayer de saboter et freiner l’enregistrement. Donc, nous sommes dans un processus vraiment exceptionnel comme le disait la CENI ».

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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Tête-à-tête ministre Diané-Nosiviwe Mapisa : la lutte anti terrorisme et la coopération militaire au menu

4 décembre 2019 à 15 03 52 125212
Dr Mohamed Diané et Nosiviwe Mapisa

En marge de la visite officielle du président sud-africain, Cyril Ramaphosa en Guinée, les ministres de la Défense guinéen sud-africain ont eu ce mercredi 4 décembre à Conakry des discussions fructueuses portant sur les possibilités de raffermissement de la coopération sécuritaire et militaire entre la Guinée et l’Afrique du Sud.

La menace terroriste étant un phénomène qui est devenu une préoccupation sécuritaire mondiale, a été aussi l’un des axes de ces échanges entre le ministre d’Etat chargé des Affaires Présidentielles, ministre de la Défense Nationale, Dr Mohamed Diané et son homologue d’Afrique du Sud, Mme. Nosiviwe Mapisa-Nqakula.

« Au cours de cet entretien, nous avons échangé autour des questions en lien avec la sécurité dans nos pays respectifs et surtout sur le continent. Nous avons aussi évoqué les possibilités de renforcement des relations entre la Guinée et l’Afrique du Sud dans le domaine de la sécurité et de la défense. Surtout dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui est devenu aujourd’hui une menace à la sécurité mondiale. La Guinée intervient au Mali sous la bannière de la MINUSMA dans le cadre du maintien de la paix. Et l’Afrique du Sud ayant une certaine expertise avérée dans le cadre de la formation des agents pour les opérations de maintien de la paix, nous avons discuté de tous ces aspects… », a en substance déclaré à la presse le ministre de la Défense Nationale Dr Mohamed Diané au sortir de la rencontre.

Quant à son homologue sud-africaine, Mme. Nosiviwe Mapisa-Nqakula, elle a mis l’accent sur le renforcement des échanges d’informations entre son pays et la Guinée dans le cadre de la mutualisation des efforts contre le terrorisme.

Faut-il souligner que cette rencontre entre les ministres de la Défense des deux pays a permis la mise en place d’un cadre de concertation afin d’élaborer un projet d’accord de partenariat entre l’Afrique du Sud et la Guinée dans le domaine militaire.

Par ailleurs, il est important de rappeler que beaucoup de combattants sud-africains ont vécu en Guinée pendant la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Transmis par le service de communication du ministère de la Défense nationale

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Débarcadère de Nongo Taady : immersion dans l’univers des vendeurs de bois

4 décembre 2019 à 14 02 17 121712

Dans certains débarcadères de Conakry, pêcheurs et vendeurs de bois se côtoient en longueur de journée à la recherche du quotidien. Au débarcadère de Nongo Taady, à la lisière des quartiers Nongo et Lambanyi, dans la commune de Ratoma, de nombreux vendeurs de bois se tournent le pouce et attendent un hypothétique client. Mais, de Dubréka où les bois sont coupés, à Nongo Taady, point de vente, c’est à un véritable parcours du combattant que l’on assiste pour ceux qui exercent cette activité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le débarcadère de Nongo Taady, qui regroupe beaucoup de pêcheurs, est aussi occupé par des vendeurs de bois. Ces compatriotes, se battent sous les intempéries pour se tirer d’affaires dans une conjoncture particulièrement compliquée.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com, hier lundi 02 décembre 2019, Lamine Bangoura, premier responsable des vendeurs de bois de ce débarcadère, est revenu sur le trajet à parcourir de Dubréka à Nongo Taady, les difficultés rencontrées et l’écoulement des produits sur le marché.

Lamine Bangoura, débarcadère de Nongoh Tâadi

Selon Lamine Bangoura, tout débute à Dubréka où les bois sont coupés par certains de leurs agents. « Pour les bois, nous faisons un financement et nos travailleurs partent en brousse pour couper les bois. Après la coupe de ces bois, il y a d’autres qui envoient les bois au point de ralliement pour que les pirogues puissent les charger ».

Mais, ce n’est pas facile avec les piroguiers fixent des pris exorbitants pour la traversée, ajoute monsieur Sylla. « Certaines piroguiers nous demandent des sommes colossales qui vont même au delà de notre marchandise. Ils font tout ça à cause des risques qu’ils vont rencontrer dans la mer, à savoir les risques de naufrage, les énormes vagues qui parfois nous obligent de changer de cap. Pour transporter les bois jusqu’au débarcadère ici, ils demandent parfois 500 mille FG, 600 mille voire 700 mille FG par voyage aux coupeurs des bois. Cela s’explique par le fait que certaines pirogues n’ont pas de machines. Donc, les piroguiers manœuvrent manuellement jusqu’au débarcadère », a-t-il expliqué.

Les montants payés pour le transport rejailli sur les prix de vente et font que le bénéfice n’est que moindre pour les vendeurs, a laissé entendre Lamine Bangoura. « C’est comme ça qu’on va à notre tour fixer le prix aux acheteurs tels que les maçons, qui sont déjà nos clients principaux dans ce métier parce que c’est avec ces bois qu’ils construisent des étages pour les échafaudages et autres. Et la plupart du temps, l’intérêt ne nous est pas favorable. Parce qu’une fois au débarcadère, on est obligé de faire descendre les bois et ça demande beaucoup de gens qui vont demander un petit quelque chose à leur tour aussi ».

Les agents des Eaux et Forêts ont également leur part du gâteau dans cette activité. « Concernant nos relations avec les agents des Eaux et Forêts, à la fin de chaque mois, ils passent ici nous voir pour récupérer de l’argent avec nous. Certains viennent prendre 10.000 FG avec chacun d’entre nous », a révélé le responsable des vendeurs de bois dudit débarcadère.

Le prix de vente du bois varie selon la taille du produit et permet aux vendeurs de réaliser quelques bénéfices. « Pour la revente, il y a des gens à qui on revend à 3000 francs guinéens, 3500 francs guinéens et 4000 francs guinéens par bois. Donc, on a 500 francs guinéens comme intérêt sur chaque bois vendu. Parfois, on revend jusqu’à 300, 400, voire 1000 bois par jour. Quelques fois aussi, on peut rester 2 à 3 jours sans rien revendre par manque de clientèle », a révélé Lamine Bangoura.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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