Fourniture du courant électrique : voici un important communiqué d’EDG

6 décembre 2019 à 19 07 44 124412

En raison de la baisse du niveau des eaux dans les barrages hydroélectriques et de l’indisponibilité de certains groupes des centrales thermiques, EDG procèdera à une gestion optimale de la production électrique durant cette période pour satisfaire au mieux la demande.

Pour la journée du 07 décembre 2019, ne seront pas fournis en électricité comme suit :
 De 8 heures à 18h : plusieurs quartiers des communes de Matoto, Ratoma, Dixinn et Matam.
 De 18 heures à 00 heure : Moussoudougou, Coléah corniche, Mafanco sud, Madina dispensaire, Boussoura port, Touguiwondy, Matam, corniche, Bonfi Port, Concasseur, Hamdallaye, Ratoma Konimodou, Simambossia, Lambagny soloprimo, Kobayah école, Simbayah 2 Africof, Matoto sud, Sangoyah Cité, Kissosso sud, Enta Fassa, Enta nord, Kagbélen, Sanoyah, Km36, Kansonya, la ville de Coyah.
 De 00 heure à 08 heures : Commandayah, Hafia, Minière, Belle-vue, Dixinn Bora, Dixinn Port, Simbayah 1 et 2, Cosa, Bantounka, Nongo, Kaporo, Matoto, Sangoyah, Kissosso, Hafia, Kénien, Koloma 1, Koloma soloprimo, Bomboli, la ville de Mamou.

Ce programme susceptible de flexibilité, tiendra compte de la disponibilité des équipements.

EDG regrette les désagréments causés à sa clientèle par cette situation indépendante de sa volonté et elle sait compter sur la bonne compréhension de tous.

Electricité de Guinée, une entreprise au service des Guinéens.

Conakry, le 07 décembre 2019

Le Département Communication

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Incendie chez Sidya Touré : un groupe électrogène de 30KVA et des objets partis en fumée

6 décembre 2019 à 19 07 28 122812

Comme annoncé précédemment, un incendie s’est produit ce vendredi, 06 décembre 2019, au domicile du président de l’UFR, Sidya Touré, dans le quartier Minière. Il n’a pas fait de morts ni de blessés ; mais, on déplore quelques dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Selon les informations recueillies sur place, c’est aux environs de 11 heures que l’incendie s’est déclaré au niveau du groupe électrogène de 30KVA qui se trouve derrière la case qui se trouve à quelques mètres du bâtiment principale. Un bâtiment qui n’a pas été touché par le feu.

Naby Bangoura, cuisinier de la résidence de Sidya Touré

« Je travaillais dans ma cuisine avec un frère qui fait l’entretien de la maison. C’est ce dernier qui a vu la fumée derrière notre case, là où se trouve le groupe électrogène. Il s’est mis à crier au feu, au feu. Et, nous sommes sortis voir le feu qui était énorme. On a pris les extincteurs pour éteindre le feu, mais c’était impossible. C’est ainsi qu’on a ouvert les portails de la cour pour appeler au secours. Et, les voisins sont venus avec de l’eau et du sable », a expliqué Naby Bangoura, le cuisinier de la résidence de Sidya Touré.

Cet incendie n’a fait aucun mort et aucun blessé ; mais, des dégâts matériels ont été enregistrés. En plus du toit de la case (qui a été sérieusement atteint) et du groupe électrogène complètement calciné, plusieurs objets appartenant aux hommes de la sécurité du leader de l’UFR ont été consumés par les flammes.

Fodé Baldé, responsable de la communication digitale de l’UFR

« Cette case sert de lieu de prière, de repose et parfois même de restauration pour certaines personnes qui venaient rendre visite au président de l’UFR. Donc, des nattes de prières, des habits, des téléphones ont été calcinés par les flammes », a déploré Fodé Baldé, le responsable de la communication digitale de l’union des forces républicaines.

Pour le moment, on ignore les causes réelles de cet incendie. Mais, Fodé Baldé estime déjà que ce sont les délestages et l’arrivée brutale du courant avec une forte pression qui pourrait expliquer ce fait.

« La police scientifique est déjà venue faire le constat ; et, nous sommes à l’écoute de ce qui en sortira de là. Mais, pour l’heure, nous estimons que tout ce qui peut expliquer cela (l’incendie), c’est le délestage et l’arrivée souvent brutale du courant avec une forte pression », a dit le responsable de communication digitale de l’UFR.

A noter que le leader de l’union des forces républicaines était absent de son domicile lors de l’incendie.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Boké : plusieurs écoles fermées au profit d’une « manifestation politique »

6 décembre 2019 à 18 06 18 121812

Il n’y a pas eu cours ce vendredi, 06 décembre 2019, dans la plupart des écoles secondaires de la commune urbaine de Boké. Les établissements scolaires sont restés fermés au profit d’une manifestation qui n’a finalement pas eu lieu, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place.

Du lycée-collège Filira au groupe scolaire Elites, en passant par le lycée Yomboya, le constat était le même ce vendredi matin : les classes fermées, pas d’enseignants et très peu d’élèves présents. Selon un élève rencontré dans la ville, il leur a été demandé de ne pas aller à l’école aujourd’hui. Mais, d’aller plutôt accueillir le président Alpha Condé qui devrait aller à Boké.

« Hier, on était en classe, lorsqu’un membre de la direction est venu nous informer que le président de la République sera à Boké ce vendredi. Il nous a dit d’aller massivement l’accueillir. Il nous a dit aussi que nous devons aller si nous voulons avoir le Bac. Selon lui, si on a échoué l’année passée, c’est parce que Boké n’a pas soutenu le Professeur Alpha Condé », explique cet élève.

Cet autre élève n’était pas au courant de la nouvelle. Il a été surpris donc quand il est arrivé à l’école ce matin. « Quand je suis arrivé à l’école ce matin, je n’ai trouvé aucun professeur sur place. Il y avait juste quelques élèves. On est restés un peu et puis on est rentrés aussi », a-t-il expliqué.

Dans les écoles, il est difficile d’avoir des explications sur cette situation. Un seul responsable d’école a été accepté de nous parler sous anonymat. Mais lui aussi dit ne rien savoir de précis là-dessus. « Il n’y a pas eu cours chez nous ce vendredi. Hier, j’ai reçu l’ordre de mon responsable hiérarchique de libérer les enfants aujourd’hui et les encourager à participer à une manifestation. Je ne sais pas de quelle manifestation il s’agissait et je n’ai pas posé de questions », soutient-il.

Selon nos informations, le président de la République n’était pas attendu ce vendredi à Boké. C’est plutôt une manifestation des partisans du projet de nouvelle Constitution qui était prévue dans la ville. Mais, celle-ci n’a finalement pas eu lieu pour des raisons que nous ignorons.

De Boké, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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Sanoh galvanise la troupe : « ne pas aller jusqu’au bout, serait trahir… »

6 décembre 2019 à 18 06 07 120712

Comme annoncé précédemment, une marche funèbre a été organisée ce vendredi, 06 décembre 2019, pour accompagner à leur dernière demeure, huit (8) jeunes gens tués en marge des manifestations organisées contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. Abdourahmane Sanoh, coordinateur national du FNDC, accompagné de ses collègues, a présenté ses condoléances aux familles éplorées.

Ensuite, il a lancé un appel aux Guinéens qui doivent plus que jamais continuer le combat pour honorer la mémoire des martyrs tombés sur le champ d’honneur, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Décryptage !

« Je voudrai au nom du FNDC, le comité de pilotage, la coordination et l’ensemble des antennes, avec les adhérents et le peuple de Guinée, exprimer encore une fois notre profonde tristesse et nos condoléances aux familles éplorées pour non seulement l’évènement qu’on est en train de vivre aujourd’hui, qui est la conséquence de l’assassinat à travers des armes traitres, des fils de ce pays dont le seul délit est de s’engager pour que la Guinée soit autrement et meilleure pour chacun d’entre nous.

Nous avons environ, sur toute l’étendue du territoire, quelques 25 personnes qui sont tombées, pour l’écrasante majorité, sous ordre des autorités actuelles. Et nous voudrions rassurer surtout qu’aucun de ces assassinats ne restera impuni. Il faut que cela soit très clair pour aussi bien les commanditaires que les éléments des forces de défense qui parfois, n’ont pas eu l’humanisme et ont eu le cynisme de tirer à bout portant sur des citoyens guinéens dont ils ont la responsabilité de protéger.

On ne va pas continuer ces propos, parce que c’est un jour noir pour notre peuple, un jour de tristesse. Mais, je voudrais dire ici et pour l’ensemble du peuple de Guinée, de toutes les antennes du FNDC, que ne pas aller jusqu’au bout de la victoire finale, serait trahir la mémoire de tous ceux qui sont tombés, de tous ceux qui ont été blessés. Nous devons aller jusqu’à la victoire finale. Ça doit être clair dans l’esprit de tout le monde.

Il faut que ce rêve dangereux, satanique, soit transformé en cauchemar pour ceux qui sont en train de le faire. On n’est plus loin de la victoire, et la peur est déjà dans leur camp. Continuons à nous battre, maintenons la dignité pour que notre pays change à jamais et positivement ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Obsèques des opposants au 3ème mandat : Cellou Dalein rouge de colère contre les autorités

6 décembre 2019 à 17 05 34 123412

Les huit (8) jeunes tués lors des manifestations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le 3ème mandat ont été enterrés ce vendredi 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Une foule importante de partisans du mouvement et de parents des victimes a accompagné les défunts à leur dernière demeure. Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a saisi l’occasion pour dénoncer la banalisation de la vie humaine par les dirigeants actuels de notre pays, a constat sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est dans une atmosphère de tristesse que l’enterrement de ces jeunes gens, victimes du 3ème mandat pour Alpha Condé, a eu lieu. Visage sombre, lunettes noires, Cellou Dalein Diallo a dénoncé avec véhémence l’attitude des autorités guinéennes, notamment des forces de l’ordre, qu’il accuse de tirer à bout portant sur de jeunes manifestants sortis pour exercer un droit consacré par la loi suprême. « Je suis triste d’aller inhumer ce groupe de 8 jeunes, âgé pratiquement pour la plupart de moins de 20 ans. Ils ont été abattus par les forces de l’ordre dont les agents ont la charge d’assurer la sécurité de tous les citoyens. Nous sommes maintenant à 128 inhumations ici, tous des jeunes, à la fleur de l’âge, qui étaient en train d’exercer un droit constitutionnel, celui de marcher dans les rues et dans les places publiques. Ils n’ont jamais eu droit à la justice, ils ne l’auront pas sous le règne d’Alpha Condé hélas. Depuis Zakariou en 2011 jusqu’à Abdourahimi, ils ont été arrachés à l’affection de leurs proches, alors qu’ils n’ont rien fait. Je suis triste pour mon pays de voir ces assassinats récurrents de jeunes gens à la fleur de l’âge, qui n’ont rien fait, mais personnes d’entre vous, ni même vous les journalistes, ni les organisateurs, ni les riverains, personne ne sera interrogé dans quelles circonstances ils ont été tués », a déploré le chef de file de l’opposition.

En outre, Cellou Dalein a fustigé l’attitude des autorités qui avaient accepté que la prière sur ces victimes se fasse à la grande mosquée Fayçal avant de se raviser. « Ce que je déplore, c’est que Alpha Condé a estimé que les victimes n’avaient pas le droit d’être priés à la grande mosquée, qu’on n’avait pas droit de procéder à la levée des corps à Ignace Deen. Il fallait que par leurs propres moyens, ils venaient les jeter dans la commune là, pour dire que ce n’est pas des citoyens qui ont le droit d’être priés à la grande mosquée de Fayçal. C’est triste. Malgré tout ce que le FNDC a fait pour faire fléchir la position des autorités pour qu’elles acceptent qu’on prie les corps à la grande mosquée, ils n’ont pas voulu. C’est la plus grande mosquée, c’est la mosquée centrale, c’est même la mosquée centrale. Vous voyez beaucoup de gens n’ont pas pu prier ici parce qu’ils ne peuvent pas contenir dans la mosquée de Bambéto. Même ce droit leur a été refusé », a-t-il fustigé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Labé : le préfet gifle un citoyen pour « violation de domicile »

6 décembre 2019 à 17 05 28 122812
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, a administré une paire de gifle à un citoyen ayant conduit un voleur présumé à son domicile. L’acte s’est passé à l’aube de ce vendredi, 06 décembre 2019. L’autorité préfectorale invoque une violation de domicile pour justifier son acte, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tôt ce vendredi, des habitants du quartier Mosquée dans la commune urbaine de Labé, ont mis main sur un homme, accusé d’avoir tenté de défoncer les portes d’un magasin de vente de pièces détachées. Ils ont mis de l’essence sur lui et s’apprêtaient à le brûler vif, lorsque Thierno Nouhou Diallo, un habitant de la localité, est intervenu pour le sauver la vie. Il a retiré le présumé voleur des mains des citoyens qui voulaient le lyncher pour l’emmener au domicile du préfet de Labé, situé non loin de l’endroit où la tentative de vol aurait eu lieu.

Nouhou Diallo, jeune giflé par le préfet de Labé

« Quand nous sommes arrivés au domicile du préfet, ce dernier est sorti me crier dessus, en disant que son domicile n’est pas un lieu de détention. C’est ainsi que le préfet, furieux, m’a administré trois gifles avant d’appeler les services de sécurité qui sont venus embarquer le présumé voleur. Je ne vais pas laisser passer cette affaire à moins que le préfet me présente des excuses », soutient Thierno Nouhou Diallo, étonné et choqué par la réaction du préfet.

Joint au téléphone, Elhadj Safioulaye Bah a confirmé son acte. Il parle d’une violation de domicile. « C’est exact, je l’ai giflé. Ils ont arrêté quelqu’un aux environs de 5 heures du matin pour l’emmener chez moi. Les gens se sont attroupés devant mon domicile pour demander à ce que leur soit livré le présumé voleur. Je leur ai dit non, la légitime défense c’est avant qu’il n’arrive dans les mains de l’autorité. Quel que soit son statut, l’autorité est obligée de le protéger. J’ai appelé la gendarmerie qui est venue le récupérer. Mais, c’est une violation de domicile parce que ce n’est pas chez moi qu’on doit emmener les voleurs. Quiconque emmène quelqu’un chez moi, dans ma cour, je le gifle. C’est un domicile privé », a dit le préfet de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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18ème sommet de l’OMVS : le président Alpha Condé à Bamako

6 décembre 2019 à 17 05 18 121812
image d’archive

Le président de la République, Pr Alpha Condé est arrivé cet après-midi à Bamako, la capitale malienne. Le chef de l’Etat guinéen prendra part à la 18ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, prévu demain, samedi 07 décembre 2019.

Selon des informations recueillies sur place, c’est dans les environs de 17 heures que l’avion transportant le président Alpha Condé est arrivé à l’aéroport international Modibo Keita de Bamako.

Au cours de cette rencontre, les Chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS dresseront le bilan des activités réalisées au cours de ces dernières années avant de se pencher sur les prochaines échéances. Déjà, toutes les dispositions sont prises par les autorités maliennes pour donner un éclat particulier à cet événement.

Hormis le chef de l’Etat guinéen, le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita aura à ses côtés ses homologues sénégalais, Macky Sall et mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani.

A suivre !

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18ème session du conseil des Ministres de l’OMVS : voici le discours du Ministre Cheick Taliby Sylla

6 décembre 2019 à 16 04 38 123812

La capitale de la République sœur du Mali abrite depuis hier, Jeudi 05 Décembre 2019, la Session du conseil des Ministres de la 18ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Guineematin.com vous propose, ci-dessous l’intégralité du discours du Dr Cheick Taliby Sylla, Ministre guinéen de l’Énergie et président du conseil des Ministres de ladite organisation sous régionale :

Messieurs les Ministres et chers frères ;

Monsieur le Haut-Commissaire de l’OMVS ;

Monsieur le Haut-Commissaire Adjoint de l’OMVS ;

Excellences Messieurs les Ambassadeurs ;

Monsieur le Secrétaire Général de l’OMVS

Messieurs les Présidents des Conseils d’Administration de la SOGED, de la SOGEM, de la SOGENAV, de la SOGEOH et de la SEMAF ;

Messieurs les Directeurs Généraux de la SOGED, de la SOGEM, de la SOGENAV, de la SOGEOH et de la SEMAF ;

Mesdames et Messieurs les Experts ;

Honorables invités ;

Mesdames, Messieurs ;

C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de m’adresser à vous ce matin, ici à Bamako, à l’ouverture de la session budgétaire couplée avec la session préparatoire de la XVIIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de notre Organisation.

Permettez-moi, à cette occasion, d’adresser un vibrant hommage à Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, son Gouvernement et au peuple malien frère pour la qualité et la chaleur de l’accueil qu’ils ont bien voulu réserver à chacune des délégations de nos trois pays.

Je rends un hommage mérité à son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, à Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée et à son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie pour leurs visions, orientations et directives clairvoyantes qui nous ont permis d’enregistrer les brillants résultats depuis la conférence de Conakry.

A vous enfin, Messieurs les Ministres et chers collègues, je voudrais exprimer mes remerciements, pour l’engagement et le don de soi qui vous ont toujours animé pendant les deux années écoulées, pour la cause de notre organisation.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous voilà réunis aujourd’hui pour examiner les dossiers à soumettre aux plus Hautes Autorités de notre Organisation, sous forme de bilan des deux années écoulées.

En effet, lors de la XVIIème Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue en 2017 à Conakry, le Président en exercice, nous avait fixé des objectifs à atteindre à travers un certain nombre de chantiers prioritaires à réaliser.

Notre instance, le Conseil des Ministres, a suivi régulièrement les structures de l’OMVS dans la conduite de ces chantiers prioritaires.

Comme il l’a rappelé tantôt, dans son allocution, Monsieur le Haut-Commissaire a axé son intervention sur les grandes orientations à savoir la gouvernance du système, l’augmentation de l’offre d’énergie à moindre cout pour nos populations, l’électrification rurale des villages affectés par la construction des barrages et le projet de navigation sur le fleuve Sénégal.

Durant ces deux années et à l’occasion de nos sessions, un point nous a été fait de leur exécution. Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée d’en faire un résumé à l’attention de nos Chefs d’Etat.

Ainsi, il est essentiel de nous saisir dès à présent des nombreuses questions de gouvernance qui assaillent notre organisation et ses démembrements, à l’image de certaines sociétés du système OMVS, qui peinent à lancer réellement leurs activités, malgré les ressources humaines, financières et les moyens logistiques mis à leurs dispositions ou bien qui ne remplissent pas leurs obligations contractuelles. Sans vouloir tomber dans l’exhaustivité, il est opportun de mettre en évidence de nombreuses failles qui affectent non seulement l’image de l’OMVS mais également ses capacités d’action au point d’en ébranler les fondements et la philosophie d’intégration.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En ce qui concerne la réforme institutionnelle de l’OMVS, nous savons que la procédure de choix d’un consultant pour la prestation a été enclenchée dès le lendemain de la Conférence de Conakry.

Les résultats de ces études et principalement ses recommandations constituent une partie des dossiers qui seront exposés à nos Chefs d’Etat pour adoption au cours du présent Sommet.

A cet effet, j’espère qu’ils nous instruirons d’accélérer la mise en œuvre de ces recommandations et d’ouvrir la voie de la modernisation des structures de notre organisation et d’amélioration de leurs outils de gestion. Ceci passe obligatoirement par notre capacité à les doter de ressources humaines de qualité.

Au titre de la seconde orientation, à savoir l’accroissement de l’offre d’énergie hydroélectrique, les efforts ont été concentrés sur la conduite des projets d’aménagement des barrages hydroélectriques de Koukoutamba et de Gourbassi, tous les deux réalisés selon le mode de financement EPC avec apport de Fonds.

Le projet de barrage de Koukoutamba est au stade de recherche de financement alors que pour celui de Gourbassi nous venons de conclure les négociations du contrat des travaux.

La présente session de notre instance préparatoire de la Conférence doit faire un plaidoyer auprès de nos Chefs d’Etat pour qu’une attention particulière soit portée au traitement des dossiers de ces ouvrages dans nos Etats respectifs, notamment en ce qui concerne les requêtes de financement qui doivent être signées par les Ministres des Finances de nos Etats.

Par ailleurs, un accent particulier sera mis sur la recherche de financement des volets non financés de barrage de Koukoutamba, à savoir le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) et la maîtrise d’œuvre des travaux.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Concernant les projets d’électrification rurale des villages impactés par nos barrages, il est heureux de constater que l’essentiel des travaux a été réalisé à la date d’aujourd’hui.

Nous engageons les structures de l’OMVS et surtout la SOGEM à mettre en place très rapidement les fonds pour le démarrage des travaux d’électrification rurale dans les trois pays dès janvier 2020 et à finaliser le processus d’ouverture de son capital social à la Guinée/

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En ce qui concerne le volet navigabilité du fleuve Sénégal, nous notons avec une grande satisfaction les avancées réalisées à la fin de l’année qui s’achève. En effet, nous saluons la signature du contrat commercial le 11 octobre 2019 entre le Haut-commissaire et la Société indienne AFCONS.

Cette étape est très importante et annonce le lancement effectif de la mobilisation du financement. Nous devons, à cet effet, indiquer avec précision à nos Chefs d’Etat, les prochaines étapes qui restent à franchir, afin qu’ils donnent les instructions nécessaires à la réalisation de ce projet majeur de notre Organisation.

Pour ce faire, nous devons examiner et valider la feuille de route élaborée par nos Experts et qui va permettre la mise en œuvre diligente de ce projet en tenant compte des avancées réalisées à la date d’aujourd’hui.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

En plus des chantiers prioritaires, nous sommes heureux de constater que le Haut-commissariat de l’OMVS ait inscrit sur son agenda d’autres activités non moins importantes.

Ainsi, dans le cadre du PGIRE 2 nous sommes heureux de constater que les résultats sur le terrain sont à présent visibles pour la plupart des composantes, notamment dans les domaines des aménagements hydroagricoles, de santé avec plus de 3,8 millions de moustiquaires Imprégnées à Longue Durée d’Action (MILDA) distribuées dans les quatre Etats et dans les composantes de Planification et de Gestion des ouvrages hydrauliques. Nous avons également noté les progrès enregistrés sur la conduite des projets de navigation par l’acquisition de matériels de balisage et de bathymétrie et divers équipements de surveillance de la navigation et la réhabilitation des infrastructures d’Approvisionnement en Eau Potable.

Nous avons également noté toutes les démarches menées par l’OMVS pour la conduite du Plan d’Action Régional pour l’Amélioration des Cultures Irriguées (PARACI), mais il ne peut y avoir de cultures irriguées sans aménagements agricoles.

L’intérêt de nos partenaires au développement comme la BID, la Banque Mondiale, l’AFD, la BADEA, les Pays-Bas, la Coopération Italienne… augure des lendemains meilleurs pour la réalisation de cet important projet.

Nous saluons également la mise en place effective du Comité de Bassin. Cette activité s’inscrit en droite ligne avec l’esprit d’intégration et de coopération que prône depuis toujours les plus hautes autorités de l’OMVS. Nous espérons que cet organe consultatif jouera pleinement son rôle dès janvier 2020.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous notons avec satisfaction la validation de l’étude institutionnelle concernant la création de l’Observatoire Régional du Massif du Fouta-Djallon. Nous restons convaincus que la mise en place très rapide d’un tel organe de veille contribuera à maitriser le danger de la dégradation de cet écosystème fragile où se trouvent les têtes de sources du fleuve Sénégal.

Dans un autre registre, en procédant à la relecture des textes de base qui régissent son fonctionnement, le Haut-commissariat de l’OMVS a appliqué les dispositions d’une des Résolutions de la 68ème Session du Conseil des Ministres. Nous l’en félicitons.

Nous examinerons avec une attention particulière les propositions du Consultant qui ont déjà été approuvées par une commission régionale et je vous inviterai, messieurs les Ministres à procéder à la validation de ces documents qui seront mis en vigueur courant janvier 2020.

Messieurs les Ministres

Mesdames, Messieurs

Nous avons noté avec satisfaction la mission conduite par le Haut-Commissaire sur les berges de la Falémé à Kédougou et à Keniéba pour constater les effets de l’orpaillage clandestin sur le fleuve.

Nous encourageons la mise en œuvre de toutes les recommandations issues de cette première mission.

De la même manière, nous saluons et encourageons l’esprit de diversification des sources d’énergie par le développement des parcs solaires qui, nous sommes surs, atténueront les effets nocifs du changement climatique.

Nous soumettrons à la Conférence des Chefs d’Etats pour adoption, une Résolution spécifique concernant l’utilisation du mode de financement Partenariat Public Privé, pour les projets productifs et marchands de notre Organisation.

Messieurs les Ministres ;

Mesdames, Messieurs ;

Avant de finir mon allocution, je voudrais féliciter mon frère le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement de la République du Sénégal pour le lancement réussi du processus préparatoire du 9ème Forum Mondial de l’Eau qui sera organisé en terre OMVS du Sénégal en 2021. A ce titre, je voudrais inviter toutes les structures de notre Organisation à s’impliquer totalement dans ce processus afin que ce forum soit un grand succès.

Enfin, je voudrais adresser mes salutations et mes remerciements à tous nos Partenaires au développement dont l’appui constant nous a permis d’engranger tous ces résultats.

En souhaitant pleins succès à nos travaux, je déclare ouverte la Session budgétaire du Conseil des Ministres ainsi que celle préparatoire de la XVIIIème Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS.

VIVE L’OMVS

JE VOUS REMERCIE

Transmis par la cellule de communication du Département

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Incendie chez Sidya Touré : des dégâts matériels enregistrés

6 décembre 2019 à 16 04 18 121812

Un incendie s’est produit ce vendredi, 06 décembre 2019, au domicile du président de l’UFR, Sidya Touré, dans le quartier Minière. Il n’a pas fait de morts ni de blessés, mais on déplore quelques dégâts matériels, a constaté un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu sur place.

Le feu s’est déclaré au niveau d’un groupe électrogène de 30 Kva qui était allumé dans la cour. Il s’est rapidement propagé pour toucher la case où Sidya Touré reçoit souvent ses visiteurs. Un membre de la garde rapprochée de l’ancien Premier ministre guinéen, qui était sur les lieux, a d’abord tenté d’éteindre le feu à l’aide d’un extincteur, mais en vain.

C’est ainsi qu’il a appelé au secours. Les voisins ont accouru pour apporter de l’eau. Ce qui a permis d’éteindre le feu et éviter qu’il ne touche la maison. Mais déjà, le groupe électrogène et tous les objets de la garde de Sidya Touré, qui étaient dans la case, avaient été complètement calcinés.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keita est au domicile de Sidya Touré pour Guineematin.com

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Funérailles des 8 victimes : un véhicule incendié à Bambéto

6 décembre 2019 à 15 03 09 120912

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, c’est ce vendredi, 06 décembre 2019, que nos huit (8) compatriotes, tués lors des récentes manifestations contre le régime Alpha Condé ont été enterrés au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma.

Mais, avant, un véhicule personnel qui semble appartenir à un agent des forces de sécurité, de passage à Bambéto a été incendié, rapporte un collaborateur de Guineematin.com qui était sur place.

Selon nos informations, c’est après des jets de pierres que le conducteur- dont la tenue aurait irrité les jeunes endeuillés- aurait abandonné son véhicule pour se sauver. La voiture Nissan Almera sera finalement incendié par des jeunes qui accusent les forces de l’ordre d’avoir tué plus de cent de leurs camarades, lors des différentes manifestations contre le régime Alpha Condé.

La volonté du président Alpha Condé de changer la constitution guinéenne par une nouvelle qui lui permettrait de faire un troisième mandat mobilise des défenseurs de la Loi suprême depuis plusieurs mois. Et, le 14 octobre dernier, les manifestations ont commencé à Conakry et à l’intérieur du pays. Malgré les arrestations et les tueries (23 morts à ce jour), les défenseurs de la Constitution continuent les mobilisations à chacun des appels du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution).

A suivre !

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Funérailles des 8 jeunes tués à Conakry : notre direct (vidéo)

6 décembre 2019 à 12 12 55 125512

Les manifestations contre la volonté du président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ont déjà entraîné plusieurs morts en République de Guinée. Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui enterre huit jeunes ce vendredi, 06 décembre 2019, annonce déjà vingt-trois (23) victimes.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, la couverture en direct des funérailles :




Ibrahima Sory Diallo et Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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Affaire QNET : 17 présumés escrocs jugés à Conakry

6 décembre 2019 à 12 12 37 123712

Le procès de 17 personnes, poursuivies pour escroquerie dans le cadre de l’affaire QNET, s’est ouvert le jeudi, 05 décembre 2019, devant le tribunal de première instance de Dixinn. Les prévenus ont tous plaidé non coupables, se disant eux-mêmes victimes d’escroquerie, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Ces jeunes ont été interpellés à Fria dans le cadre de la vaste opération d’arrestations de citoyens guinéens et d’étrangers liés à la société de vente en ligne QNET, effectuée il y a un peu plus d’un mois dans plusieurs villes de Guinée. Après leur arrestation, certains par la gendarmerie et d’autres par de simples citoyens, ils ont été conduits à Conakry, précisément à la gendarmerie de Kobaya. Ils ont été entendus et placés sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry, le 1er novembre dernier.

En comparaissant devant le juge Alphonse Charles Wright, ces présumés escrocs ont tous rejeté les faits d’escroquerie mis à leur charge. Comme ils l’ont fait au cours de l’enquête préliminaire, les prévenus ont expliqué qu’ils se sont rendus à Fria après avoir été contactés par des membres de QNET, qui leur ont promis de l’emploi. Ils se disent eux-mêmes victimes d’escroquerie de la part de cette société de vente en ligne, qui leur aurait extorqué des sommes d’argent.

Après avoir écouté les explications des prévenus, le procureur, dans ses réquisitions, a estimé qu’ils ne sont pas coupables des faits qui leur sont reprochés. « Monsieur le président (du tribunal, ndlr), l’article 403 du code pénal a bien défini l’escroquerie. Mais pour qu’il y ait escroquerie, il faut qu’il y ait l’usage d’un faux nom, d’une fausse qualité et ou de manœuvres frauduleuses pour obtenir des biens au préjudice d’autrui. Monsieur le président, nous avons suivi les débats, aucun de ces prévenus n’a fait l’usage ni d’un faux nom, ni d’une fausse qualité.

Dans ce dossier, il n’y a pas eu aussi de manœuvres frauduleuses, et personne n’a pris de l’argent avec quelqu’un. Au contraire, la plus part d’entre eux ont donné de l’argent, certains 8 millions de francs guinéens, d’autres 7 millions 500 mille francs guinéens, 5 millions ou 4 millions. Ils ont déclaré ici qu’ils étaient, eux, allés à Fria dans l’espoir de trouver un emploi. Maintenant, ils n’ont ni emploi, ni argent », a déclaré Boubacar 1 Bah, demandant au tribunal de relaxer purement et simplement les 17 prévenus pour délit non constitué.

Des réquisitions saluées par les avocats de la défense, dont maître Mory Sanda Doré. Ce dernier a estimé que c’est parce que l’Etat guinéen ne joue pas bien son rôle que ces prévenus se sont retrouvés dans cette situation. « Monsieur le président, le ministère public a dit presque tout. Mais, je vais tout simplement dire que si vous voyez ces 17 jeunes devant votre tribunal pour ce genre de faits, c’est l’irresponsabilité de l’Etat, qui n’a pas pris les mesures qu’il faut pour l’emploi des jeunes dans notre pays.

Vous avez suivi leurs explications, presque tout le tout monde est allé se faire arrêter à Fria parce qu’il veut de l’emploi. Nous avons beaucoup de jeunes diplômés mais qui n’ont pas d’emploi. Voilà ce qui les a poussés à aller de tous les horizons à Fria. Et, ce n’était rien d’autre que pour avoir de l’emploi. Monsieur le président, nous plaidons non coupables et vous demandons de bien vouloir ordonner la libération de nos clients », a plaidé maître Me Doré.

Finalement, le tribunal a mis l’affaire en délibéré pour décision être rendue le 12 décembre 2019. En attendant, les 17 prévenus restent en détention à la maison centrale de Conakry.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tél : 00224 622919225 / 666919225

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Coopération militaire : visite du commandant des éléments français du Sénégal

6 décembre 2019 à 12 12 20 122012

Dans le cadre da sa tournée de prise de contact avec les armées partenaires de la sous-région, le général Bruno Baratz, commandant des éléments français du Sénégal a fait le déplacement de Conakry pour rencontrer les autorités du ministère de la Défense nationale.

Au cours de l’audience, le général Baratz a indiqué être en Guinée pour renforcer la coopération militaire entre la Guinée et la France dans divers domaines, notamment dans le soutien apporté à la montée en puissance du Groupement des Forces spéciales auxquelles il a d’ailleurs rendu visite.

En réponse, au nom du ministre d’Etat Dr. Mohamed Diané, le général Sidy Yaya Camara, Directeur de cabinet du département a remercié le général Baratz de sa visite et a rassuré de la disponibilité de la Guinée à œuvrer à la dynamisation des liens de coopération fructueuse entre les deux armées. Le général Camara a profité de l’occasion pour présenter les condoléances attristées de l’armée guinéenne suite au récent accident d’hélicoptères survenu au Mali ayant entraîné la mort de 13 soldats français de l’opération Barkane.

A noter qu’avant de quitter la Guinée, le général Bruno Baratz a également eu une séance de travail avec l’Etat-major général des Armées au cours de laquelle les principaux axes de coopération militaire entre la France et la Guinée ont été abordés.

Transmis par le service de l’Information et des Relations Publiques des Armée

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Hôpital Sino-guinéen de Kipé : Sidya Touré prévient les « assassins »

6 décembre 2019 à 12 12 04 120412

Comme annoncé précédemment sur Guineematin.com, les funérailles des huit victimes de la répression contre le 3ème mandat vont se dérouler ce vendredi, 6 décembre 2019, à Conakry. Les parents des victimes et certains membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) sont déjà présents à la morgue de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé. Interrogé par notre reporter, le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, a dit son indignation face au drame provoqué par ces tueries.

Aux côtés des parents des huit victimes, on aperçoit des acteurs politiques membres du FNDC, venus rendre un dernier hommage aux jeunes tués par balles en marge des manifestations du FNDC contre le 3ème mandat pour Alpha Condé.

Pour Sidya Touré, les responsables de ces crimes sont entrain de prendre une lourde responsabilité. « Nous sommes attristés face à la mort de tous ces jeunes gens. Et, je crois que ceux qui se rendent responsables de cela prennent réellement de lourdes responsabilités dans l’histoire de ce pays. Nous sommes là encore une fois pour assister à cette levée de corps macabre qui concerne des jeunes guinéens dont certains, tués dans leurs concessions. Nous pensons que justice doit être rendue à tous ces gens là ».

Parlant de l’impact que pourrait avoir la reprise du dialogue politique inter-guinéen, le président de l’UFR se montre sceptique et dénonce. « Il n’y a pas eu de dialogue hier, il y a eu une rencontre informelle, qui est en réalité une opération d’enfumage. En réalité, vous savez qu’hier toute la journée, ni à Matoto, ni à Matam, ni à Kaloum, aucune CAERLE n’a fonctionné. Pendant ce temps, dans d’autres régions de la Guinée, nous savons que les opérations continuent même la nuit. Donc, cette rencontre informelle qui a été opérée hier à la demande des gens de la communauté internationale, je crois que c’était juste pour la forme. Mais la réalité sur le terrain est que les CAERLES ne fonctionnent pas dans les fiefs de l’Opposition, notamment dans la capitale. La réalité est que les machines sont en panne, les groupes électrogènes sont en panne, les opérateurs de saisie, toute la journée hier, ont débrayé parce qu’ils n’ont pas été payé. Des fois, vous avez un opérateur sur deux ; vous n’avez pas de récépissés dans pratiquement toute la Basse Guinée. Non, soyons sérieux ».

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Hôpital Sino-guinéen de Kipé : les familles ont identifié les corps des victimes du 3ème mandat

6 décembre 2019 à 11 11 48 124812

L’enterrement des huit (8) victimes de la répression contre le 3ème mandat pour Alpha Condé est programmé ce vendredi, 6 décembre 2019, au cimetière de Bambéto, dans la commune de Ratoma. Les familles des victimes sont déjà arrivées à la morgue de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé où l’émotion est vive, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le combat engagé par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) contre le projet de 3ème mandat pour Alpha Condé a coûté la vie à une vingtaine de personnes depuis le 14 octobre dernier. Huit (8) jeunes, tués le 04 et le 14 novembre en rapport avec ce combat, vont rejoindre leur dernière demeure ce vendredi.

Les parents des victimes de la répression sont arrivés à la morgue de l’hôpital de l’amitié Sino-guinéenne de Kipé. Tour à tour, les proches des victimes ont été appelés par le médecin chef des services urgences pour identifier les corps. Très émues, certaines mères des victimes étaient en pleurs.

Il faut noter que certains responsables du FNDC sont présents sur les lieux : Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Dr Faya Millimouno, Billo Bah, Sidya Touré, entre-autres.

Il est prévu une procession funèbre qui va partir de l’hôpital pour la mosquée avant l’enterrement des défunts au cimetière de Bambéto.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Appel à candidature : le FIDA recherche des experts en gestion financière

6 décembre 2019 à 11 11 00 120012

Call for interest – Financial Management Consultant Roster – Dakar Hub (Vacancy Announcement Number -1855) 08/11/2019 -31/03/2020)

Contexte organisationnel

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) recherche des experts en gestion financière pour participer à des missions à court terme. Les candidats qualifiés seront sélectionnés soit comme « consultants en gestion financière » qui exécuteront les évaluations plus techniques soit comme « consultants d’appui à la mise en œuvre financière » qui se concentreront principalement sur les activités de suivi. Les experts retenus peuvent être recrutés sur une base forfaitaire de 11 mois maximum, la durée de mission étant généralement de 5 à 14 jours.

Le FIDA est une institution financière internationale sous tutelle des Nations Unies spécialisée dans l’élimination de la pauvreté et de la faim en milieu rural, qui investit dans les populations rurales en finançant les programmes et les projets qui accroissent la productivité agricole au niveau local, national et international selon des politiques contribuant à la transformation soutenable et durable du monde rural.

Le Département des opérations financières (FOD) est responsable des opérations de trésorerie, de la gestion financière des actifs, de la comptabilité et du contrôle financier ainsi que de la gestion des risques financiers du FIDA. FOD veille à ce que les ressources financières internes et externes soient utilisées de manière efficiente, économique et efficace pour atteindre les objectifs dans le long terme et tenir ses engagements en matière de développements.

La Division de la gestion financière (FMD), au sein de FOD, supervise les opérations financées par le FIDA, notamment l’audit, la gestion de la trésorerie des projets, la conformité sur le plan fiduciaire et le reportage financier. Dans le monde, il existe actuellement environ 270 projets d’investissements en cours de mise en œuvre, financés par le FIDA, notamment des dons et prêts dans le cadre du mécanisme de prêts et de viabilité de la dette dans plus de 100 pays. FMD est responsable de l’évaluation de la capacité de gestion financière et des risques fiduciaires des projets au moment de la conception et durant la mise en œuvre à travers l’examen des rapports d’audit et aussi à travers le suivi, l’assistance et la supervision fiduciaire.

Principaux résultats attendus / principales activités fonctionnelles

Conformément à l’approche du FIDA en matière de conception et de supervision de projets/programmes, le consultant en gestion financière se servira du questionnaire d’évaluation pour recueillir des informations pertinentes sur les points forts et les points faibles des systèmes de planification financière, des systèmes de contrôles internes et des systèmes de reportage sur la gestion des fonds du projet. Il s’agira notamment de surveiller le respect des obligations fiduciaires requises par le FIDA, d’évaluer l’adéquation des systèmes et d’évaluer l’état d’avancement dans l’exécution financière des projets. Sur la base de ses conclusions, le consultant formulera les recommandations appropriées.

Le consultant peut parfois être appelé à exécuter des activités d’appui à la mise en œuvre, notamment le renforcement des capacités. D’autres missions pourraient impliquer le suivi de tâches spécifiques et l’établissement de la situation de mise en œuvre des recommandations antérieures aux niveaux national, régional et/ou local.

Lien pour postuler

https://job.ifad.org/ –> Vacant posts -> 1855 Call for interest – Financial Management Consultant Roster – Dakar Hub

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Naufrage au large de la Mauritanie : 62 migrants morts en mer (OIM)

6 décembre 2019 à 10 10 33 123312
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Le bilan du naufrage survenu le mercredi dernier, 04 décembre 2019, au large de la Mauritanie s’est alourdi. Alors qu’on dénombrait 57 morts hier matin, cinq autres corps ont été retrouvés dans la journée. Ce qui ramène désormais le bilan à 62 morts (dont des femmes et des enfants).

Selon les informations, ce bateau (apparemment c’est une simple pirogue) de migrants est parti de la Gambie le 27 novembre dernier. Il avait à son bord environ 150 personnes dont des femmes et des enfants. « Il s’agissait pour l’essentiel d’immigrants irréguliers qui tentaient de rejoindre l’Espagne en provenance de la Gambie » a précisé le ministère mauritanien de l’Intérieur.

De sources concordantes, les migrants partaient vers les îles Canaries. Mais, l’embarcation de fortune a commencé à prendre de l’eau à environ 25 km au nord de la ville de Nouadhibou, près de la frontière avec le Sahara occidental. « Ils (les migrants) n’avaient plus d’essence, ils ont voulu se rapprocher de la Mauritanie et ont heurté un rocher », a relaté Florence Kim, la porte-parole de l’OIM à Dakar.

Les migrants ont alors quitté l’embarcation à la nage. 83 naufragés (dont dix mineurs, selon l’OIM) sont parvenus à rejoindre le rivage. Mais, 62 autres (dont au moins huit femmes et un enfant) y ont trouvé la mort. « Les victimes ont été enterrées près de Nouadhibou dans la nuit, sans être identifiées », a ajouté Florence Kim, tout en précisant que ce drame est le pire naufrage enregistré cette année sur la route des migrations longeant la côte Atlantique.

Pour de nombreux observateurs, cette situation rappelle, s’il est besoin, la tragédie que cause l’immigration clandestine qui décime la jeunesse africaine et interpelle de plus les dirigeants du contient.

A noter que certains rescapés (fatigués, affamés, le moral à zéro…) ont été hospitalisés en urgence à l’hôpital de Nouadhibou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Un prévenu accuse des policiers au tribunal : « ils ont retiré mon téléphone plus mon argent »

6 décembre 2019 à 10 10 24 122412

Quatre jeunes arrêtés lors de la marche du FNDC du 14 novembre 2019, et qui avait été dispersée par les forces de l’ordre, ont comparu ce jeudi, 05 décembre, devant le tribunal de première instance de Mafanco. Poursuivis pour destruction de biens publics et violence par voie de fait, tous les prévenus ont nié les faits mis à leur charge.

Thierno Yakhouba Sylla, élève ; Abdoulaye Diallo, tailleur ; Mamadou Aliou Bah, portefaix ; et Mamadou Alpha Keïta, également portefaix, ont assuré qu’ils ont été arrêtés en dehors du périmètre de la manifestation, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Devant le juge Mohamed Lamine Camara, Thierno Yakhouba Sylla a expliqué les circonstances dans lesquelles il a été interpellé. « Le jeudi, 14 novembre 2019, je quittais l’Inspection Régionale de l’Education où je devais récupérer mon diplôme d’admission au Brevet d’Etudes du Premier Cycle. J’ai emprunté un taxi qui m’a laissé au niveau du marché de Dabondy parce que la circulation était paralysée. Quand je suis descendu du taxi, j’ai décidé de marcher pour rentrer chez moi le plus vite possible. Mais quand je suis arrivé au rond-point de l’aéroport, j’ai été interpellé par un policier. J’ai cherché à savoir ce que j’ai fait, mais il m’a dit de me taire et de monter dans leur pick-up. Ils ont retiré mon téléphone plus mon argent. Je n’ai rien brûlé », a narré le prévenu.

Après les débats, le procureur a présenté ses réquisitions. Alsény Bah a d’abord requalifié les faits de destruction de biens publics et violence par voie de fait en participation délictueuse à un attroupement. Ensuite, il a indiqué que les prévenus ont été arrêtés à l’aéroport de Conakry-Gbessia. « Vous allez constater que c’est après la dispersion de la manifestation que le bus a été incendié. Un autre groupe a pris de force l’itinéraire non autorisé de la marche. Ils ont été arrêtés à l’aéroport non loin du lieu où le bus a été incendié. Monsieur le président, je vous demande de les retenir dans les liens de la prévention en les condamnant à 6 mois d’emprisonnement et une amende de 500 mille francs guinéens chacun. Comme ce sont les délinquants primaires, vous allez leur accorder le sursis pour les six mois », a-t-il requis.

De son côté, la défense, par la voix de maître Salifou Béavogui, a plaidé pour la libération pure et simple des prévenus. « Monsieur le président, monsieur le procureur vient de vous demander de requalifier les faits, la défense n’est pas d’accord. Il n’y a pas de destruction de biens publics, ni attroupement. Conformément à l’article 544 du Code Pénal, je vous demande de renvoyer tous mes clients ici présents des faits de la poursuite pour délit non constitué. Et, je vous prie de faire application de l’article 533 du Code de Procédure Pénale en statuant sur siège pour pendre la décision », a plaidé Me Salifou Béavogui.

Mais, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au mardi, 10 décembre 2019, pour rendre la décision du tribunal. Ce renvoi a entraîné des pleurs chez les prévenus qui ont dû retourner à la maison centrale, où ils sont détenus depuis le 15 novembre 2019.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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Nécrologie : la mère du journaliste Abdallah Baldé n’est plus !

6 décembre 2019 à 10 10 18 121812

Abdallah Baldé, journaliste parlementaire et directeur de publication de Guineematin.com, a le regret d’informer ses parents, amis et collaborateurs, du décès de sa chère mère, Thierno Kadiatou N’Diaye Barry.

Elle est décédée dans la soirée du jeudi, 05 décembre 2019, à Conakry, des suites de maladie. La défunte avait 76 ans. La cérémonie de présentation des condoléances d’usage est prévue ce vendredi, 06 décembre, au quartier Concasseur.

La levée du corps aura lieu demain, samedi 07 décembre, à l’hôpital sino-guinéen de Kipé, à 10 heures. Elle sera suivie de l’enterrement prévu le lendemain, dimanche, dans la sous-préfecture de Koumbia, préfecture de Gaoual, à 14 heures.

Paix à l’âme de la défunte ! Amine !

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Kindia : un seul kit d’enrôlement pour plus de 6 secteurs au quartier ThiernoDjibia

6 décembre 2019 à 8 08 02 120212

Depuis le lancement des opérations de révision des listes électorales le 21 novembre 2019, les incidents ne cessent de se multiplier à travers la Guinée et même à l’étranger. La ville de Kindia n’est pas épargnée par les nombreux couacs qui émaillent le processus. Le quartier ThiernoDjibia a connu une sainte pagaille hier, jeudi 5 décembre 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Une interruption du processus d’enrôlement des électeurs a été enregistrée ce jeudi à la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes électorales (CAERLE) numéro 1 de ThiernoDjibia, l’un des quartiers les plus peuplés de Kindia.

Fodéba Fadiga, chauffeur de profession, est sur la file d’attente depuis deux jours. Mais, ce jeudi matin, il accuse l’opérateur de procéder par favoritisme. « Je suis là depuis 2 jours. Ce matin aussi, j’ai fait plus d’une heure pour m’enrôler, mais je vois que c’est par connaissance qu’ils sont en train d’enrôler les gens. D’abord, c’est une fille que je connais bien qui est venue nous trouver ici. Elle s’est vite enrôlée devant nous. La deuxième aussi est venue pour faire la même chose. J’ai dit non, ça ne se passera pas comme ça. On a fait la pagaille et l’agent recenseur s’est énervé. Il a éteint la machine pour partir vers une destination inconnue, laissant la foule souffrir ici », a-t-il expliqué.

L’opérateur concerné, répondant au nom de Sékouba Kéita, a été appelé par ses chefs pour des explications. Il est revenu sur ce qui s’est passé en se disant débordé par le travail. « Ce n’est pas la première fois. Vous savez, ThiernoDjibia c’est un grand quartier qui a plus de six secteurs et ils n’ont envoyé qu’un seul kit. Donc, le seul kit ne peut pas couvrir tout le quartier. Les gens quittent Mangoya, Contournante, pour venir ici. Donc pratiquement, ce n’est pas facile de travailler et les gens peuvent déposer des dossiers, plus de 300 à 400. On me dit de les traiter alors que je suis seul. Je peux travailler jusqu’à 18 h et quelques. Quand je suis épuisé, je suis obligé de fermer et quitter ».

En outre, Sékouba Kéita accuse les citoyens de faire preuve d’impatience. « Certains sont impatients. Il y en a qui ont déposé les dossiers ça fait deux jours, trois jours, quatre jours même. Ils viennent énerver, en disant qu’ils veulent coute que coute le récépissé et rentrer chez eux, tant disque qu’’il y a d’autres qui attendaient aussi. Donc, avec ce nombre pléthorique, il n’est pas facile de recenser tout le monde avec une seule machine ».

Pour faire face à ce désagrément, Sékouba Kéita dit avoir joint ses supérieurs hiérarchiques. « J’ai remonté l’information, ils ont dit qu’ils vont augmenter la CAERLE. Donc ici pratiquement, il faut plus de quatre CAERLE pour couvrir tous les secteurs. Cette impatience est due au manque de matériels parce qu’ils n’ont envoyé qu’un seul kit. Si c’est la rapidité, toute la population est témoin que je suis rapide, car je traite vite les dossiers. Donc, avec ce monde, il va falloir d’autres CAERLE ici. S’il y a plus de CARELE ici, la pagaille là va s’arrêter », soutient-il.

Elhadj Djibril Diallo, le chef du quartier, dénonce le mauvais travail fait par la CENI. « S’il y a des incidents ici, ils sont causés par ceux qui ont déplacé la CAERLE de secteur en secteur. Les choses ne marchent pas comme nous le voulons. D’abord au début, tous les quartiers ont commencé, et nous, on a débuté après 4 jours. Le travail ne s’effectue pas normalement. Chaque jour, on commence un peu tard pour terminer très vite, accompagné par des pauses. Donc, il n’y a presque pas le travail ici avec le peuplement du quartier. Ils veulent déplacer la seule CAERLE. Pourtant dans les autres secteurs, les CAERLE sont immobiles. Alors, pourquoi le changement chez nous ? Pourquoi la CAERLE n’est pas stable ici ? Qu’est-ce qu’ ’ils veulent ? Toutes les élections organisées ici à ThiernoDjibia, il n’y avait nullement de la pagaille. Cette fois-ci, c’est monsieur Sogbè Mady Diané de la CECI qui veut semer la pagaille en déplaçant la CAERLE », accuse le chef de quartier.

De Kindia, Mohamed M’bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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