Boké manque d’électricité : des jeunes manifestent dans la ville minière

2 décembre 2019 à 22 10 25 122512

Depuis 20h30 de ce lundi, 02 décembre 2019, la ville minière de Boké est paralysée. Il n’y a ni entrée, ni sortie de motos, encore moins de véhicules. Les jeunes du secteur 400 bâtiments, à la rentrée de la ville, ont bloqué la route. Les véhicules en provenance ou en partance de Conakry sont obligés de rembourser chemin, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Boké.

Armés de pierres et de bâtons, les jeunes en colère réclament le courant électrique, disparu dans les foyers du secteur il y a plus d’une semaine. Depuis plusieurs jours, le transformateur de ce secteur a été déclaré hors service et les citoyens sont donc privés du courant électrique. Cette nuit, la patience a semblé atteindre ses limites puisque les citoyens sont descendus dans la rue.

Actuellement, la route est complètement barricadée, les boutiques et magasins situés aux alentours ont brusquement fermés ; et, les quelques concessions qui utilisaient les groupes électrogènes ont préféré les éteindre pour rester dans le noir comme tout le monde afin d’éviter d’éventuels jets de pierres.

Pour le moment (22 heures), aucun agent des forces de l’ordre n’est arrivé sur les lieux où les jeunes sont passés maîtres. Malgré des investissements importants et la présence de 14 sociétés minières dans la zone décrétée poumon économiques de la Guinée, le problème de courant électrique se pose encore à Boké comme la priorité des priorités.

A rappeler que des émeutes contre les délestages du courant électriques avaient entraîné la mort par balles d’au moins trois personnes en 2017 à Boké. Le gouvernement avait annoncé l’ouverture des enquêtes dont les résultats sont toujours attendus. Egalement, les promesses de rétablir une fourniture normale d’électricité n’ont pas été suivies d’effet.

A suivre !

De Boké N’Diaré Diallo pour Guineematin.com
Tél. : 628 98 49 38

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Enrôlement des électeurs en Guinée : Faya Millimono dénonce « une calamité »

2 décembre 2019 à 21 09 55 125512

Lancées le 21 novembre dernier sur toute l’étendue du territoire national, les opérations d’enrôlement des électeurs se poursuivent en Guinée. Mais, l’opposition relève déjà des irrégularités dans ces opérations qui visent à établir le corps électoral pour les élections législatives prochaines, prévues pour le 16 février 2020 par un décret du chef de l’Etat, suite à une proposition de la CENI (commission électorale nationale indépendante).

Et, dans un entretien accordé à un reporter de Guineematin.com ce lundi, 02 Décembre 2019, Dr Faya Millimono, le leader du Bloc Libéral (BL), a qualifié ces opérations de calamité, surtout dans les zones jugées favorables à l’opposition.

« Cette révision est une calamité. Parce qu’à l’intérieur du pays, surtout dans les fiefs dits de l’opposition, il y a encore des endroits où la révision n’a même pas commencé. Il y a des endroits où les enrôlements ont commencé pour que les machines tombent tout de suite en panne. Il y a aussi des endroits où on ne sait même pas si les machines fonctionnent, parce que les gens qui sont chargés de les opérer ne savent pas les utiliser. Egalement, il y a des cas, dans une bonne partie du pays, où on dit qu’on a plus de récépissés… Voilà la situation dans laquelle on est en train de faire cette révision qui n’en est vraiment pas une », a dénoncé Dr Faya Millimono.

Face à cette situation qui n’est pas de nature à conduire à des élections crédibles et apaisées, le leader du Bloc Libéral a indiqué que l’opposition a déjà écrit à la CENI et aux partenaires de la Guinée dans le processus électoral.

« Nous (BL) avons participé, jeudi dernier, à une réunion de l’opposition. Parce que devant une telle calamité, les actions d’un seul parti politique seraient une goutte d’eau dans la mer. L’unité tant souhaitée de l’opposition a commencé à se construire. Parce que le jeudi dernier, toutes les plateformes de l’opposition se sont retrouvées pour examiner la question. Il y a eu un mémo retraçant toutes les irrégularités, tous les manquements qu’on est en train de constater sur le terrain. Et, une lettre a été écrite et signée par les coordinateurs des trois plateformes (la CPR, l’opposition républicaine, la CODE). Et, cette lettre a été envoyée au président de la CENI, ainsi qu’aux partenaires qui accompagnent notre pays dans le processus électoral. Et, si rien n’est fait, l’opposition prendra les dispositions, parce qu’on n’acceptera pas que ces élections soient banalisées, fraudées, tout simplement parce que ça risque de menacer la paix dans notre pays », a indiqué Dr Faya Millimono.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Révision du fichier électoral : Dr Ibrahima Sako appelle les électeurs à se mobiliser

2 décembre 2019 à 20 08 26 122612

Le président du parti Changement Progrès Unité pour la Guinée (CPUG), Dr Ibrahima Sako, a accompli ce lundi, 02 décembre 2019, l’acte citoyen qui consiste à se faire enrôler sur la liste électorale. Il est passé devant la CAERLE de Dixinn Oasis, où il habite, pour se faire enregistrer. Le responsable politique en a profité pour inviter tous les Guinéens en âge de voter de se mobiliser pour se faire enrôler afin de pouvoir choisir leur candidat lors des prochaines élections. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

« C’est important pour moi de rappeler à mes concitoyens guinéens que c’est leur droit de venir se faire recenser auprès des agents de la CENI parce que c’est très important cet enrôlement. Pourquoi ? Parce que ça y va du processus démocratique dans notre pays. Ça y va aussi de l’intérêt que les pays limitrophes peuvent avoir sur la Guinée. Alors, si ce processus se passe très bien, je pense que cela sera bon pour la Guinée et pour la sous-région et pour pratiquement le monde entier.

Donc je demande non seulement aux militants du CPUG mais aussi à tous les Guinéens en âge de voter d’aller se faire enrôler. Parce que ça permettra, lors des élections présidentielles, que le fichier électoral soit fiable de façon à ce qu’il n’y ait pas de contestations après les élections présidentielles. Parce que quand on va à des élections avec un fichier qui n’est pas bon, ça peut aboutir à des violences postélectorales assez graves et entraver la marche de notre jeune démocratie », a-t-il lancé.

Par ailleurs, le président du CPUG a exhorté ses compatriotes à faire en sorte que ceux qui ont géré le pays par le passé ne reviennent plus aux affaires. « Je voudrais dire aussi à tous et à toutes qu’il est très important que nous réfléchissions par rapport aux élections qui arrivent. Parce que des personnes qui ont détruit le tissu social dans notre pays ne doivent plus avoir le droit de se présenter à ces élections. Des personnes qui ont ruiné notre économie pendant 10, 20, 40 ans, doivent comprendre qu’il faut absolument passer la main à une jeune génération de politiciens compétente, consciente et qui veut vraiment le changement dans notre pays.

Et à ce titre-là, je peux d’ores et déjà remercier le président Alpha Condé qui, lors de l’un de ses discours, a dit qu’il veut absolument le changement de génération de politiciens dans notre pays. Sans cela, je pense que la misère sociale que nous vivons aujourd’hui se perpétuera. Pour pouvoir arrêter cette misère sociale-là, il faudrait absolument mettre en touche toutes ces femmes, tous ces hommes qui, par la corruption généralisée, se sont enrichis illicitement et qui veulent revenir aux affaires… Parce que comme disait l’autre : les mêmes causes produisent les mêmes effets », a dit Dr Ibrahima Sako.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel. 661 74 99 64

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Conakry : un conseiller du Cabinet Royal Saoudien à la radio Bonheur FM

2 décembre 2019 à 20 08 08 120812

La direction générale de la radio Bonheur FM a reçu, dans l’après-midi de ce lundi, 2 décembre 2019, son Éminence Cheikh Saad Bin Nasser Al-Shathri, conseiller au cabinet Royal de l’Arabie saoudite en visite à Conakry. La démarche visait à féliciter la radio pour son rôle dans la préservation de la paix, la tolérance et de la quiétude sociale en Guinée, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de la radio.

Cette délégation saoudienne, dirigée par son Éminence Cheikh Saad Bin Nasser Al-Shathri séjourne en Guinée dans le cadre de la cinquième conférence islamique nationale organisée par le secrétariat général des Affaires religieuses. La délégation saoudienne s’est entretenue avec les cadres et responsables de la radio Bonheur, en présence du secrétaire général des Affaires religieuses, Elhadj Aly Jamal Bangoura.

Elhadj Aly Jamal Bangoura, secrétaire général des Affaires religieuses

Au sortir de cette rencontre, c’est monsieur Bangoura qui a parlé au nom de la délégation. Selon lui, leur présence à la radio Bonheur « est une visite de courtoisie dans le cadre de la 5ème conférence islamique de Guinée. Et, puisque la radio Bonheur FM contribue dans la sensibilisation des musulmans sur le fait que l’islam est une religion du juste milieu et qui appelle à la paix, à la tolérance. Alors, nous sommes venus rendre visite à cette grande station qui contribue à la paix et à la cause de l’islam. Donc, c’est un sentiment de satisfaction qui nous anime après cette visite », a dit le secrétaire général aux affaires religieuses.

Elhadj Mamadou Oury Diallo, Cheikh Oury Dawa, chroniqueur et conseiller à Bonheur Fm

Très content de cette visite dans leurs locaux Elhadj Mamadou Oury Diallo (appelé Cheikh Oury Dawa), chroniqueur et conseiller à Bonheur Fm, a, au nom de la direction générale de la radio, remercié la délégation saoudienne et le secrétaire général des Affaires religieuses pour le déplacement. « La présence du Cheick à la radio Bonheur s’explique par le fait qu’il y a de bonnes relations entre les dirigeants de cette radio et une commission basée en Arabie saoudite et qui est dirigée par le Prince Bandardoun Salmane (le fils de Salmane). Donc, celui-ci dirige une commission qui s’occupe de l’Afrique. Le directeur général de la radio Bonheur entretient de bonnes relations avec ces gens-là. On a jugé nécessaire de suggérer que le Cheick fasse une visite à la radio », a-t-il fait savoir.

À noter que le Cheick Saad Bin Nasser Al-Shathri animera une grande conférence islamique au Palais du peuple demain mardi, 03 décembre 2019.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Le Président sud-africain, Cyril Ramaphosa, attendu à Conakry : Communiqué

2 décembre 2019 à 19 07 41 124112

Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la République de Guinée et la République sœur de l’Afrique du Sud, Son Excellence Monsieur Cyril Ramaphosa, Président sud-africain, effectuera à partir du mardi 03 décembre, une visite de Travail de 48 heures à Conakry.

Sont conviées à prendre part au cérémonial d’accueil prévu à partir de 21h00mn à l’Aéroport International de Conakry-Gbéssia, les personnalités ci-après :

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
• Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
• Monsieur le Président de la Cour Suprême ;
• Monsieur le Président de la Cour des Comptes ;
• Madame la Présidente de la Haute Autorité de la Communication ;
• Madame la Présidente du Conseil Economique et Social ;
• Monsieur le Médiateur de la République ;
• Monsieur le Grand Chancelier des Ordres Nationaux de Guinée ;
• Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante ;
• Monsieur le Président de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains ;
• Monsieur le Chef de File de l’Opposition ;
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
• Mesdames et Messieurs les Ministres Conseillers membres du Cabinet Présidentiel ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Général des Armées ;
• Monsieur le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale ;
• Messieurs les Chefs des Etats-majors des Armées de Terre, de l’Air et de la Marine ;
• Monsieur le Chef d’Etat-major Particulier de la Présidence ;
• Messieurs les Directeurs Généraux de la Police Nationale, de la Douane et des Conservateurs de la Nature ;
• Monsieur le Gouverneur de la ville de Conakry.

Conakry, le 02 décembre 2019

Mamady Sinkoun Kaba
Ambassadeur, Directeur du Protocole d’Etat

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Enrôlement des électeurs : le mouvement Dady Camara sensibilise les citoyens

2 décembre 2019 à 19 07 23 122312
Entretien avec Mme Aïcha Bangoura, vendeuse

Les opérations de recensement sur les listes électorales ont été lancées en Guinée depuis une dizaine de jours. Mis à part les couacs enregistrés ça et là, de nombreux citoyens sont encore réticents à aller vers les Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE). C’est pour inverser cette tendance que le mouvement Dady Camara a été lancé à Conakry. La première séance de sensibilisation a eu lieu ce lundi, 2 décembre 2019, au marché de Matoto, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Suite à la réticence observée chez certains citoyens par rapport au recensement, le mouvement Dady Camara a été créé par un jeune leader pour sensibiliser les citoyens.

Mousto Condé Adama

La première séance de sensibilisation eu lieu au carrefour de Matoto, dans la commune du même nom. Interrogé par notre reporter, Mousto Condé Adam, coordinateur général du mouvement, est revenu en détails sur les raisons de cette initiative. « Le mouvement Dady Camara a recruté 250 personnes qui pourront sensibiliser les citoyens de la capitale. Aujourd’hui, certains citoyens pensent que le recensement est politique, non. Notre objectif est de leur faire comprendre que le recensement n’est pas lié à la politique. Chaque citoyen a le droit de se recenser. C’est pour cette raison que nous leur demandons de défendre leur citoyenneté. Certes, on peut ne pas voter, mais c’est très important pour un citoyen qui se dit Guinéen. Pour reconnaître un citoyen sur son propre territoire, il doit accepter de se recenser et ce qui lui permettra d’obtenir sa carte d’électeur. Au sein du mouvement, nous avons 120 jeunes qui sont présents aujourd’hui et nous comptons commencer la sensibilisation avec ceux-ci. Par ailleurs, je demande à tous les citoyens qui ne se sont pas encore recensés de le faire dès maintenant, car le délai donné par la CENI c’est le 16 décembre 2019 », a expliqué le coordinateur.

Aminata Kéita

Pour sa part, Aminata Kéita, membre du mouvement, a invité les citoyens à se faire recenser pour leur propre intérêt. « Nous demandons aux citoyens de se faire recenser. Une fois recenser, cela pourra leur permettre d’avoir une carte d’électeur ; et avec cette carte, ils peuvent facilement obtenir une carte d’identité nationale pour les voyages. Je souhaiterais que mes concitoyens comprennent ce message que nous lançons auprès d’eux, ils doivent vraiment accepter de se faire recenser. Et sans carte nationale d’identité, tu as peur de franchir les frontières », a-t-elle laissé entendre.

Abdoulaye Sylla

De son côté, Abdoulaye Sylla a fait savoir que de nombreux lieux publics et privés sont concernés par cette campagne de sensibilisation. « Je me suis engagé dans ce mouvement pour sensibiliser les citoyens qui refusent de se recenser. Personne ne m’a poussé à adhérer au mouvement, c’est seulement ma volonté de servir ma nation. C’est pourquoi, je lance un appel aux citoyens qui n’ont pas encore fait leur recensement d’aller auprès des autorités afin qu’ils soient recensés. Ils ne doivent pas écouter ce que les gens disent. Le recensement est apolitique. C’est pourquoi nous passerons dans les marchés, les maisons et surtout dans les quartiers afin de les sensibiliser ».

Les personnes sensibilisées n’ont pas caché leur satisfaction. C’est le cas de la vendeuse Aicha Bangoura. « Je suis commerçante, je n’ai pas refusé de me faire recenser. C’est le temps qui ne me permet pas. Toute la semaine je suis dans les marchés pour vendre mes marchandises. Et les dimanches, je m’occupe des travaux de la maison. C’est dans le commerce que j’assure les besoins de ma famille. Mais à travers cette sensibilisation, j’irai me faire recenser aujourd’hui », a dit la jeune dame.

Foko Millimouno pour Guineematin.com

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Financé par le Japon, le projet d’amélioration du port de pêche artisanale de Kamsar inauguré

2 décembre 2019 à 19 07 00 120012

Communiqué : Vendredi 29 novembre, Son Excellence Monsieur Matsubara Hideo, Ambassadeur du Japon en Guinée, Mme Keita Sonah CAMARA, la Cheffe de Cabinet du Ministère des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime et Monsieur Fodé Bérété Camara, Président du Comité de développement du débarcadère de Kamsar et les autorités locales de Kamsar et Boké ont procédé à l’inauguration du Projet d’amélioration du Port de pêche artisanale de Kamsar.

Ce projet, d’un montant de cent quatre-vingt-dix mille cinq cent vingt-quatre dollars (190 524$), soit environ un milliard sept-cent millions de Francs Guinéens (1 700 000 000 FG), répondait à une demande des travailleurs et des gestionnaires du port de Kamsar et à la Politique nationale de développement du secteur de la pêche du Gouvernement Guinéen.

Le port de Kamsar connait depuis une activité importante, qui en fait un point de ravitaillement en poisson pour sa zone immédiate, mais aussi jusqu’à Conakry et dans toute la Basse Guinée. Cependant, le port manque encore d’installations pour le tri, le traitement et la vente des poissons, ainsi que de l’approvisionnement et l’évacuation des eaux, et de latrines en nombre suffisant. En conséquence, les activités se font à même le sol, ou sous des hangars de fortune, trop petits ou dangereux et dépourvus de conditions d’hygiène minimales.

Le projet a donc permis la construction d’une halle de manutention, de prétraitement et de vente, ainsi que la réalisation de caniveaux, de latrines et d’une nouvelle adduction d’eau.

Cette intervention facilitera les conditions de travail des presque 1 500 mareyeuses et permettra d’améliorer la qualité des produits commercialisés. Un meilleur environnement du port améliorera la qualité du poisson, sa valeur à la vente et donc, le niveau de vie des 8 000 personnes travaillant quotidiennement en relation avec le port de Kamsar.

Ce projet s’inscrit dans la politique d’appui globale du Japon en Guinée, notamment d’amélioration de la sécurité alimentaire, et d’appui traditionnel du Japon au secteur de la Pêche guinéenne.

Communiqué transmis par l’ambassade du Japon en Guinée

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Apprendre à lire le Coran en 3 mois : le coordinateur du CIFOD explique le processus

2 décembre 2019 à 18 06 18 121812

Depuis quelques années, le Centre Islamique de Formation et de Documentation (CIFOD) met en œuvre un programme de formation intitulé « Apprendre à lire le Coran en trois mois ». Un programme qui cible principalement les adultes intellectuels n’ayant pas eu la chance d’apprendre à lire correctement le livre saint des musulmans à bas âge.

Pour en parler, la rédaction de Guineematin.com a reçu Nassirou Diallo, le coordinateur de la structure. Notre entretien a porté entre autres, sur le déroulement de ce programme.

Décryptage !

Guineematin.com : parlez-nous de votre programme intitulé « Apprendre à lire le Coran en trois mois ? »

Nassirou Diallo : c’est une opportunité qui, je peux dire sans risque de me tromper, est une première en Guinée et qui est à la portée des musulmans. Les cours sont dispensés en français. Ce qui veut dire que toutes les communautés peuvent participer à cet apprentissage. Jusque-là, il y avait des centres d’apprentissage du Coran, mais le plus souvent c’est en langues nationales, donc à la portée d’une seule communauté. Donc c’est ce besoin qu’on est venu combler.

Guinneematin.com : quand vous dites que les cours sont dispensés en français, est-ce que c’est le Coran lui-même que vous enseignez en français ou bien c’est juste la communication qui se fait en français et la lecture du Coran en arabe.

Nassirou Diallo : c’est juste la communication que nous faisons en français pour permettre à nos auditeurs de bien comprendre nos cours.

Guineematin.com : en quoi ce programme est important pour les musulmans ?

Nassirou Diallo : d’abord, il faut noter qu’aucun acte d’adoration ne peut avoir de la valeur pour un musulman sans le noble Coran. Lorsque nous prenons les 5 piliers de l’islam par exemple, le premier c’est l’attestation de l’unicité de Dieu et la prophétie de Mohamed (PSL). Une fois que le nouveau converti atteste que Dieu est un et que Mohamed est son envoyé, la première des choses qu’il doit faire c’est de chercher à connaitre Dieu dont il a attesté l’existence. Et il n’y a pas une meilleure manière de connaitre Dieu qu’à travers ce que lui-même il nous enseigne sur lui. C’est le Coran qui est sa parole. Donc connaitre Dieu et son Prophète, ça passe par le Coran. Le Coran c’est la parole de Dieu qui a été révélée par le prophète Mohamed et dont on a l’assurance qu’elle n’a subi aucune altération.

C’est sa forme originale que nous détenons avec nous jusque-là. Quant au Prophète Mohamed (PSL), lorsqu’on demanda à son épouse quel était le comportement du Prophète, elle répondit que c’est le Coran. Donc, connaitre Dieu et le Prophète c’est le Coran. Ensuite, quand nous prenons la Salat (la prière), qui est le 2ème pilier de l’islam, la prière ne peut se faire sans le Coran. Chaque unité de prière c’est la Fatiha plus un extrait du Coran. Là, il faut noter que beaucoup de musulmans se limitent à mémoriser un certain nombre de sourates juste pour la prière sans pouvoir déchiffrer les versets. Ce deuxième pilier de l’islam est profondément lié à la lecture du Coran.

Quand nous prenons la Zakat, elle est instituée par Dieu dans le Coran. Plusieurs versets du Coran commencent par dire : accomplissez la prière et acquittez-vous de la zakat. Et c’est le Coran qui précise quels sont les bénéficiaires de la zakat. Ce pilier aussi est très bien lié au Coran. Quand nous prenons le mois de Ramadan qui est le 4ème pilier de l’islam, vous constatez vous-mêmes l’atmosphère qui prévaut pendant le mois de Ramadan. C’est un mois où le Coran est encore de plus à l’honneur. Les adorations, c’est d’abord la prière, et la prière c’est le Coran. Les invocations, c’est aussi le Coran. Quand nous prenons les dix derniers jours du mois de Ramadan, on cherche partout des jeunes qui mémorisent le Coran pour faire la lecture dans les mosquées. Donc ce grand pilier de l’islam aussi est lié au Coran.

Quand vous prenez le pèlerinage qui est le 5ème pilier de l’islam, il est conformément lié au Coran aussi. Quand on va à la Mecque, la meilleure manière de se rapprocher de Dieu à travers les invocations c’est le Coran. Une fois de plus, aucun acte d’adoration ne trouve vraiment toute sa valeur pour le musulman sans le Coran. Donc on peut dire valablement que le Coran c’est le pilier des piliers de l’islam. Le Coran c’est le texto, c’est le SMS qu’Allah, le créateur de l’univers, a adressé à chacun de nous en tant que musulmans. Il mérite qu’on lui accorde de l’attention et qu’on cherche à bien comprendre son contenu plus que tout autre message.

Et en termes de récompense, le musulman qui lit le Coran, il a dix récompenses par lettre alphabétique. Ça c’est le Prophète qui nous l’a dit. Chaque lettre alphabétique au cours de la lecture du Coran a dix récompenses. Que dire alors de quelqu’un qui lit entièrement la sourate Fatiha, ou une page du Coran ou le Coran entier. Donc c’est des récompenses énormes pour le croyant. Et on en a besoin pour cette vie et pour le jour dernier. Il faut noter aussi que le Coran sera l’intercesseur du musulman le jour du jugement dernier. Le Coran intercédera en faveur de ses compagnons du bas-monde. Le Coran viendra s’adresser à Dieu pour lui dire que celui-ci était mon compagnon fidèle dans le bas monde, il me lisait régulièrement. Je te supplie de l’épargner, de le sauver du châtiment et de l’accepter dans ton paradis.

Il faut noter ensuite que c’est un ascenseur spirituel. Ceux qui seront admis pour le Paradis dans l’au-delà, il leur sera dit : lisez et psalmodiez le Coran comme vous le faisiez dans le bas-monde et montez dans les degrés du Paradis. C’est comme un grand immeuble à étages qu’on monte par ascenseur. Chacun aura à lire ce qu’il retient du Coran et il se limitera à la limite du dernier verset qu’il connait. Ça sera sa demeure. Ça aussi c’est le Prophète Mohamed(PSL) qui nous l’enseigne. Voilà donc ce que nous pouvons dire de façon brève sur l’importance de l’apprentissage de la lecture du Coran pour le musulman.

Guineematin.com : le Coran est assez vaste. Comment est-ce qu’on peut apprendre à le lire en seulement trois mois ?

Nassirou Diallo : le Coran est révélé dans la langue arabe, il faut connaitre donc les basiques de la langue arabe pour bien le lire. Comme toute autre langue, il faut connaitre l’alphabet ainsi que les voyelles, les éléments grammaticaux de base pour pouvoir déchiffrer toute écriture dans cette langue. Au bout de trois mois, nous apprenons aux disciples à connaître les 28 lettres de l’alphabet arabe, puis à connaître les voyelles qui permettent de faciliter la lecture des consonnes. Ensuite, nous leur donnons ce qu’on appelle les liaisons entre les lettres alphabétiques, forme séparée, pour constituer un mot.

A l’occasion de cette liaison, certaines lettres peuvent changer de forme. On avertit les disciples sur tous ces changements qui peuvent arriver à cause de ces liaisons-là. Ensuite nous leur apprenons le doublement des consonnes, le doublement des voyelles, ou les voyelles longues qui permettent de tirer dans la lecture. Nous leur apprenons l’article défini aussi. Donc nous les avertissons sur ces éléments très basiques. Et au bout de trois mois, vous serez étonné de constater que l’intéressé arrive à déchiffrer les versets du Coran. Parce que ce n’est rien d’autre que l’enchaînement des lettres alphabétiques accompagnées des voyelles longues et des voyelles double. Avec ça seulement, l’intéressé a l’initiation qu’il faut pour pouvoir ouvrir le Coran au hasard et déchiffrer les versets du Coran.

Guineematin.com : quel est le public cible de ce programme ?

Nassirou Diallo : le public cible de ce programme, ce sont les intellectuels adultes. Parce qu’on a vu que c’est dans ce domaine qui avaient un grand trou jusque-là. Ces intellectuels qui ont consacré l’essentiel de leur vie à l’apprentissage académique sont là dans le besoin de saisir une seconde chance pour pouvoir apprendre à lire le Coran. C’est ce vide qu’on a identifié et qu’on cherche à solutionner. On peut parler de quelques différentes catégories qui sont concernées par l’apprentissage de la lecture du Coran, notamment les nouveaux convertis à l’islam qui ne connaissent rien dans le Coran. Ils sont en besoin de pouvoir apprendre à lire le Coran.

Ensuite, il y a des gens de culture musulmane qui lisent le Coran mais qui ne savent pas prononcer correctement toutes les lettres et ne savent pas respecter tous les principes de la lecture. Ils utilisent l’accent « Warss » mais en omettant le « Tadjwid ». Je précise que l’accent « Warss » est bien authentique tout comme l’accent « Hafss ». Mais il faut l’utiliser avec le « Tadjwid », qui est une science qui s’occupe spécialement de l’étude
de la lecture correcte du Coran en redonnant à chaque lettre son
droit d’être prononcé correctement, en respectant toutes les règles
qu’il faut pour une bonne lecture.

Donc, il faut prendre le « Tadjwid » comme une nouvelle technologie que l’intéressé doit intégrer dans son système. Parce que c’est ça la lecture correcte du Coran à l’unanimité de tous les savants musulmans. Il y a aussi la catégorie de ceux qui ont une certaine base. Mais ils n’ont pas continué et ils veulent s’améliorer. Eux aussi, ils peuvent venir vers nous, on va identifier le niveau où ils sont et voire lequel des niveaux va leur convenir mieux pour leur amélioration.

Guineematin.com : la formation est payante. Parlez-nous des coûts.

Nassirou Diallo : à ce niveau, nous sollicitons auprès de ceux qui sont intéressés à notre programme, de participer financièrement à la hauteur de 35 mille francs guinéens comme frais d’inscription et 75 mille francs guinéens la mensualité pour le niveau débutant. Ça, c’est pour nous permettre d’être autonomes. Parce qu’il faut noter que nous ne sommes pas subventionnés par l’Etat ou par les organismes internationaux. Nous évoluons avec nos propres moyens. Donc, si nous avons cette assistance de la part de nos disciples, ça va nous permettre d’être autonomes, pour faire face aux différentes dépenses que nous devons faire.

Guineematin.com : vous avez clôturé récemment la 8ème édition de ce programme et vous comptez lancer la 9ème édition en janvier prochain, quels les centres dans les cours les cours vont se dérouler ?

Nassirou Diallo : cette 9ème édition sera lancée les 4 et le 5 janvier 2020. Le programme c’est le samedi ou dimanche. Ceux qui sont disponibles les samedis de 15 heures à 18 heures, on les inscrit dans un centre prévu à cet effet. Ceux qui sont disponibles les dimanches, on les inscrits dans un centre de dimanche matin 10 heures à 13 heures. Ceux qui sont disponibles les dimanches soirs de 15 heures à 18 heures, on les inscrit dans un de nos centres prévu aussi pour cette tranche. Les cours de 15h-18h se déroulent au groupe scolaire Victor Hugo de Matoto et à Billy Université de l’aéroport. Les cours de dimanche 10h-13h, on les fait à la Source de la Minière, le groupe scolaire Hadja Fanta Fofana de Sankoumbaya de Kissosso, le
groupe scolaire Abdoul Mazid Diaby de Yembéya Kiroti.

Ensuite, les cours de dimanche 15h-18h se tiennent à l’Université Mahatma Gandhi de Lambanyi, Koumandjan Keïta de Coléah, le groupe scolaire Bella Ecole de Kipé, le groupe scolaire la Tourterelle, qui est ouvert nouvellement à Lansanayah barrage, le groupe scolaire Solokouré de la Cimenterie, la California School qui est à la T6 et le groupe scolaire Badroudine Al-Islami de Bambéto.

Ces centres-là, sont ouverts les dimanches de 15 heures à 18 heures. Nous démarrons le programme les 4 et 5 janvier prochains.

Pour ceux qui veulent nous contacter, ils peuvent appeler les numéros suivants : 620 50 89 99 ; 657 98 56 59.

Entretien réalisé par Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620 589 527/654 416 922

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Promotion du secteur privé guinéen : industriels, députés et cadres de l’Etat en conclave

2 décembre 2019 à 18 06 03 120312

Comme annoncé dans nos précédentes publications, l’examen du projet de loi de finances initiale 2020 se poursuit dans les commissions de l’Assemblée nationale. Et à la différence des années passées, la Guinée, engagée dans des accords commerciaux et de libre-échange avec les pays de la sous-région et du continent africain, est face à une nouvelle situation. Celle de préparer son économie à la compétitivité.

Au micro de Guineematin.com, le député Bakary Diakité, l’un des participants aux travaux en inter-commissions qui ont réuni des parlementaires, des patrons des régies financières de l’Etat et de représentants du secteur privé guinéen, se félicite des avancées déjà enregistrées sur le terrain.

Bakary Diakité

« C’est une première en Guinée de voir ensemble le gouvernement et le secteur privé se mettre ensemble. Avec les nouvelles mesures, il y a eu beaucoup d’avancées. Nous avons écouté le secteur privé qui a des attentes légitimes à combler. Dans sa communication, elle a soulevé un aspect important. Celui lié au protectionnisme. Dans un passé récent, nous avons vu ce qui s’est passé ailleurs.

Cela nous impose l’esprit de contribuer au renforcement de notre tissu industriel par une politique vigoureuse. Les industriels ont émis un souci : celui lié aux facteurs internes et externes. De notre côté, ou plutôt du côté du gouvernement, notamment la douane et les impôts, nous avons demandé d’élargir l’assiette fiscale en diminuant le taux et la pression fiscale sur les contribuables… ».

Le parlementaire rappelle que l’entrée en vigueur du tarif extérieur commun (TEC) qui était prévue cette année, a été reportée pour trois ans. Mais précise-t-il, « ce report ne signifie pas l’abandon. Donc, c’est juste le temps pour les Etats de se préparer et de mettre en place les instruments nécessaire à son application qui reste ».

Eric Benjamin Cole, directeur général adjoint de TOPAZ

De son côté, Eric Benjamin Cole, directeur général adjoint de TOPAZ, membre du patronat (CPEG) et représentant des industriels à cette inter-commissions budgétaire du mardi 26 novembre 2019, s’est réjoui de cette volonté de l’Etat d’associer l’ensemble des acteurs économiques pour débattre et solutionner des questions de développement.

« Nous nous réjouissons de cette rencontre structurée par le gouvernement à travers un dialogue entre le secteur privé, la société civile et les décideurs, pour parler des grandes préoccupations de chaque frange de la population. Aujourd’hui, le principal souci de l’Assemblée nationale et du gouvernement, ce sont les charges récurrentes qui pèsent sur le secteur industriel avec l’entrée en vigueur du TEC au niveau de la CEDEAO et à l’orée de la ZLCAF (la zone de libre change continentale).

Il se trouve aujourd’hui que nos Etats sont en compétition. Et nous avons dit qu’il fallait améliorer la compétitivité des entreprises locales pour leur permettre d’être à l’international. Puisque ce qui est certain, dans quelques mois, les produits des pays de la CEDEAO et de l’Afrique pourront rentrer en Guinée en suspension des droits de douane et créer la concurrence au niveau local », a alerté cet industriel.

Pour empêcher la Guinée d’être un simple marché de consommateurs, les industriels ont formulé des propositions. « Pour sauver les emplois et préserver cette industrie manufacturière naissante en Guinée, nous avons souhaité la réduction des coûts de facteurs qui pèsent sur les entreprises et notamment les droits de douane sur les matières premières. Mieux, la plupart des pays font du protectionnisme. Vous voyez le Nigeria qui ferme ses frontières au Bénin. C’est un problème. Nous saluons la proposition des députés qui ont demandé aux cadres de faire des simulations pour voir le niveau de réduction des taxes sur les matières premières ».

Parlant au nom de l’Association Professionnelle des Banques en Guinée (APB), Guy Laurent Fondjo, directeur général d’Afriland first Bank en Guinée, a salué cette initiative du gouvernement et du parlement. « Cette rencontre a été un cadre de concertation entre le gouvernement, le secteur privé et le parlement pour partager véritablement des préoccupations liées au projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2020. Cela a permis de discuter des modalités d’applicabilité de cette loi. Cela va aboutir à des modifications qui vont tenir compte des réalités sur le terrain et de tenir compte de la politique de développement global du pays », a-t-il estimé.

Pour ce professionnel des banques en Guinée, les préoccupations de son secteur sont liées au coût d’accès des clients aux services bancaires. « Notre préoccupation est liée au coût d’accès des clients et des partenaires aux services financiers. Puisque si la fiscalité est très élevée, cela se répercute sur le client. L’idée pour nous est de faire un plaidoyer auprès de l’Assemblée nationale afin qu’on réduise les conditions financières et de taxation pour permettre aux banques de pouvoir proposer à leur clientèle des taux beaucoup plus alléchants ».

En définitive, les responsables des régies financières de l’Etat, notamment la douane et les impôts vont, à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances initiale 2020, déposer sur la table des députés, des propositions de taxation conformes à la volonté exprimée par le Gouvernement dans le cadre du financement du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) 2016-2020, et en adéquation avec les engagements souscrits par la Guinée sur les plans sous régional et africain.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

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Télimélé-Kindia : le tronçon Kasséry-Souapiti pas rassurant

2 décembre 2019 à 18 06 01 120112

Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Souapiti, sur le fleuve Konkouré, a été lancé en 2015 par le président Alpha Condé. Après la fin des travaux, Souapiti est censé donner le courant électrique à la Guinée et même à certains pays voisins, notamment avec l’interconnexion au poste de Linsan, à Kindia.

L’exécution du projet par les chinois de CWE se poursuit sur le terrain avec l’ouverture des routes. Si la route Kindia-Télimélé est barrée depuis plusieurs mois, le tronçon Kasséry-Souapiti (en passant par la sous-préfecture de Kollet) a été récemment ouvert aux usagers, rapporte un reporter de Guineematin.com qui rentre de Télimélé.

D’une capacité de 450 MW, le barrage de Souapiti devrait fournir suffisamment de courant électrique à la Guinée. Mais, l’exécution du projet n’a pas fait que des heureux, notamment dans certaines parties de Télimélé et Kindia. Selon nos informations, le déplacement des villages impactés par ce projet touche plus de 15 milles personnes dans les préfectures de Dubréka, Télimélé, Kindia et Pita. Et, depuis plusieurs mois, la route Télimélé-Kindia est barrée suite à la montée des eaux du fleuve Konkouré.

Toutefois, une bonne nouvelle est venue redonner le sourire aux populations locales. La nouvelle route Kasséry-Souapiti en passant par la sous-préfecture de Kollet a été à récemment ouverte aux usagers.

Seulement, malgré l’ouverture de cette route, le constat révèle que plusieurs ouvrages de franchissement restent inachevés avec tous les risques que cela comporte. C’est plus d’une vingtaine de ponts qui ne sont toujours pas achevés. Cette voie est pourtant empruntée par de nombreux citoyens qui se rendent à Télimélé, Pita, Hérico (Lélouma), Kakoni (Gaoual).

A part le non achèvement des ponts, les usagers se plaignent de l’étroitesse de la route qui ne permet pas à deux véhicules de circuler normalement. En outre, plusieurs machines en charge des travaux sont en panne le long de la route. Ce qui constitue un risque certain.

A quand la fin des travaux ? Cette nouvelle route sera-t-elle bitumée ou tout au moins élargie et mieux traitée ? Les mois à venir nous édifieront.

De retour de Télimélé, Amadou Lama Diallo pour Guineematin.com

Tél : 621 68 61 48

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Vol de 3000 euros : une femme de ménage risque de la prison ferme

2 décembre 2019 à 17 05 40 124012

Poursuivie pour le vol de la somme de 3000 euros au préjudice de son employeur, la femme de ménage Kadiatou Camara a répondu aux questions du tribunal de Dixinn le jeudi dernier, 28 novembre 2019. Malgré la négation des faits par la prévenue, le procureur a requis une peine de prison ferme contre elle et la restitution du montant présumé avoir été volé, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dame Kadiatou Camara est jugée pour vol au préjudice de Saad Nasser Fouaz Misbah. Devant la juge Aissatou Khalissa, la prévenue a nié en bloc tous les faits mis à sa charge. « Je ne reconnais pas les faits. Ça fait deux ans que je travaille avec cette famille, mais je n’ai jamais volé. Même à mon retour du marché, je rends toujours la monnaie. Un jour, la femme de mon patron m’a appelé pour dire qu’il y a eu vol dans la chambre de son fils. Je lui ai dit que ce n’est pas moi, puisque j’ai fait des années avec eux sans voler une seule fois. Dès que je suis arrivée à la maison, j’ai constaté un regroupement dans le salon. J’ai été la dernière personne à être appelée pour que je sois entendue dans cette affaire de vol. Entretemps, ils ont fait venir un marabout à la maison. Le marabout m’a interrogée et je lui ai dit que ce n’est pas moi qui ai volé l’argent. Il a répliqué, en disant que c’est moi la voleuse. Il m’a dit qu’il s’appelle Terre-à-terre et que si je ne dis pas la vérité, il va me faire du mal. Il a soufflé quelque chose dans ma main et j’ai eu du vertige. Je ne comprenais rien du tout et c’est dans ça que je me suis retrouvée à la maison centrale après avoir repris connaissance. J’ai demandé à une femme à la maison centrale et elle m’a répondu que je suis en prison comme ça. C’est dans ça j’ai vu ma jumelle à la maison centrale pour me dire que c’est ma patronne qui a porté plainte contre moi », a déclaré Kadiatou Camara.

Des propos balayés d’un revers de main par la juge Aissatou Khalissa qui rappelé le comportement de Kadiatou Camara à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. « Tout ce que vous avez dit est faux. Si on arrête quelqu’un, on ne l’amène pas directement à la maison centrale. Dans votre procès-verbal au commissariat, vous avez reconnu avoir volé l’argent. Quand vous êtes arrivés au tribunal ici, vous avez reconnu également avoir pris l’argent. Je suis surprise de vous voir nier les faits à la barre », a lancé la juge.

Dans la même lancée, le procureur Daouda Diomandé va dire de voir la prévenue opter pour une négation systématique des faits. « Quand vous êtes venus ici au tribunal, dans quel bureau avez-vous été entendus ? Est-ce que vous m’aviez vu ?

Dans sa réponse, Kadiatou Camara va persister de n’être au courant de rien dans cette affaire. « Je ne suis jamais venue au tribunal ici et je ne vous reconnais pas. J’ai bien dit que j’avais perdu connaissance et c’est seulement à la maison centrale que je me suis retrouvée. Je n’ai aucune connaissance que je sois passée vous voir au tribunal, je ne suis pas au courant d’être venue ici au tribunal », a-t-elle sèchement répondu, laissant donc le procureur dans un fort étonnement.

Après avoir exprimé toute sa surprise devant Kadiatou Camara qu’il dit avoir interrogé, le procureur va demander au tribunal de la retenir dans les liens de la culpabilité. « Je suis surpris d’entendre qu’elle ne se rappelle pas de moi et qu’elle n’est jamais venue au tribunal. Le ministère public ne se focalise pas sur l’action civile, nous réclamons la répression, parce que le vol n’est pas bon. Les faits reprochés à Kadiatou Camara sont établis. Elle est partie au marché de Madina avec trois billets. Constatant des circonstances atténuantes parce qu’elle a fait quatre mois en prison et que son fiancé a trop souffert de son absence, conformément à l’article 373 du Code Pénal, madame la présidente je vous prie de la condamner à un an d’emprisonnement, avec huit mois assortis de sursis et le payement intégral du montant réclamé par la partie civile », a- t-il requit.

Dans ses plaidoiries, Me Paul Lazard Gbilimou avocat de la partie civile, a rappelé comment le présumé vol s’est produit avant de dire la prétention de son client. « C’est dans la journée du 16 juillet 2019 que Nasser avait mis l’argent, une somme de 3000 Euros dans l’armoire de son fils qui devait voyager. Et exactement, son fils avait bien constaté la présence de l’argent dans son armoire. Comme chaque matin, Kadiatou Camara était passée nettoyer la chambre du fils de Nasser. A l’heure du voyage, le fils n’a plus retrouvé l’argent dans son armoire. On a donc demandé aux vigiles et ont affirmé qu’aucune personne étrangère n’a eu accès à la maison sauf les travailleurs. Devant tout le monde, Kadiatou Camara a reconnu que c’est elle qui a pris l’argent. Elle avait même présenté des excuses. Madame la présidente, je vous prie de la retenir dans les liens de la prévention tout en demandant le payement des 3000 Euro et un montant symbolique comme dommages et intérêts », a-t-il plaidé.

L’affaire a été renvoyée au 05 décembre 2019 pour décision être rendue.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Lutte contre le Sida : la fondation Prosmi s’active dans la sensibilisation

2 décembre 2019 à 17 05 34 123412

En collaboration avec l’ambassade de la République Populaire de Chine en Guinée, la fondation Prosmi de la première dame, Hadja Djenè Kaba Condé, s’engage dans la lutte contre le VIH Sida. C’est dans cette dynamique que les deux partenaires ont offert des livrets d’information et de sensibilisation sur cette épidémie au lycée Donka (Conakry). La remise de ce don a eu lieu ce lundi, 02 décembre 2019, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Ce don s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida placée sous le thème : « Les organisations communautaires font la différence ». En remettant les 1200 livrets aux responsables de l’école bénéficiaire, la Première dame de la République de Guinée a rappelé les statistiques qui doivent amener tout le monde à s’engager dans la lutte contre le VIH Sida.

Madame Condé Hadja Djéné Kaba, Première Dame de la République

« L’épidémie du Sida continue à provoquer de nombreux cas de décès. Chaque année ce sont de nouvelles infections au VIH surtout dans la couche juvénile. Mes chers enfants, le VIH Sida touche près de 40 millions de personnes dans le monde et la proportion des jeunes touchés par l’épidémie est inquiétante en Afrique. Dans notre pays, l’épidémie du VIH Sida se situe autour de 1,5% au sein de la population générale avec 2,1% de femmes infectées, contre 1,2% d’hommes. Les jeunes de 15 à 24 ans sont particulièrement touchés par un taux de séroprévalence qui est de 0,9 %, selon EPS 2018. Nous devons nous donner la main pour diminuer le nombre de nouvelles infections de VIH. Mes chers enfants du lycée Donka, notre présence dans votre établissement est due essentiellement aux ravages que fait le VIH Sida dans la tranche d’âge à laquelle vous appartenez. La fondation Prosmi en partenariat avec l’Ambassade de la République Populaire de Chine en Guinée met à la disposition des enfants et étudiants de Guinée, une brochure d’information et de de sensibilisation sur les IST, VIH Sida », a dit Djenè Kaba Condé.

Yu Hyi, épouse de l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en Guinée

Présente à cette cérémonie, Yu Hyi, épouse de l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en Guinée, a mis l’accent sur le rôle que joue l’école dans la sensibilisation contre le VIH Sida, mais aussi l’importance de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida.

« La prévention, la responsabilité et la solidarité sont indispensables pour enrayer l’épidémie de Sida. L’école joue un rôle essentiel dans la vulgarisation des connaissances multiples sur la prévention contre le VIH et la perception des risques. La journée mondiale de lutte contre le Sida est l’occasion de rappeler l’effort de prévention qui doit être pérennisé et renforcé dans les établissements scolaires. Elle permet de faire réfléchir sur le respect de soi, des autres, la prise de risques, le sens de responsabilité collective et individuelle ainsi que la solidarité. Elle permet également de s’interroger sur les discriminations envers les porteurs de VIH. Très attachée à la lutte contre le Sida, la Chine n’a cessé de contribuer à la riposte au Sida au niveau national et international et poursuivra ses efforts pour accompagner la Guinée dans l’amélioration des conditions de vie des femmes, des enfants et des personnes vulnérables en vue de mettre un terme à l’épidémie du Sida à l’horizon 2030 dans le cadre des objectifs de développement », a-t-elle dit.

Dado Sy Kagnassie, représentante de l’ONUSIDA en Guinée

De son côté, Dado Sy Kagnassie, représentante de l’ONUSIDA en Guinée, a salué cette initiative. Selon elle, « ces livrets offrent l’occasion de faire reculer l’ignorance des dangers de ce fléau et de réduire ses impacts négatifs sur l’éducation, la santé et le développement économique du pays. Nous n’avons nul doute que la diffusion et la dissémination de cet ouvrage consolideront davantage les avancées enregistrées d’autant que ses recommandations inspireront la jeunesse dans sa vie de tous les jours.

Nous avons de bonnes raisons de nous réjouir de l’adoption de cet outil et vous conviendrez avec moi que c’est à travers son utilisation effective par chacun des bénéficiaires que nous ferons la différence. Pour endiguer le fléau, tous les acteurs sont invités à penser et à débattre des bonnes pratiques visant à éliminer les nouvelles infections par le VIH et faire face aux défis actuels de l’ignorance en la matière. Je voudrais en fin féliciter les acteurs impliqués dans le processus à savoir les enseignants et les inviter à plus de synergie sectorielle pour plus de résultats ».

Pour sa part, le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a remercié la première dame, Djenè Kaba Condé, pour ses bonnes œuvres dans le milieu scolaire. Mory Sangaré s’est ensuite adressé aux élèves à qui il demande de faire en sorte que la lutte contre le VIH Sida soit gagnée.

Mory Sangaré, ministre de l’Education Nationale et de l’alphabétisation

« Chers élèves, sachez que le VIH Sida est encore présent parmi nous. La plupart d’entre vous appartiennent à la tranche d’âge de 14 à 24 ans. Et malheureusement, c’est cette couche et celle des femmes qui sont les plus touchées par l’épidémie du VIH dans notre pays. C’est pourquoi, dans chaque département ministériel de la Guinée, existe un comité de lutte contre le Sida. Je suis encore rassuré que madame la première dame, en plus des messages de sensibilisation pour la lutte contre le Sida, est venue avec le lot de matériels pour vous encourager à adopter de bons comportements afin de bénéficier d’une meilleure santé et réussir de bonnes études. Chers élèves, je voudrais en votre nom, remercier son madame la première dame et la rassurer des bonnes dispositions que nous continuerons à prendre pour la mise en œuvre de toute activité initiée par la fondation Prosmi à l’école. Ensemble nous pouvons vaincre le Sida », a déclaré le ministre.

Cette cérémonie de distribution de livrets d’information et de sensibilisation aux élèves du lycée Donka a également été marquée également par la remise d’un lot important de matériels d’assainissement visant à rendre propre ce grand lycée de la capitale guinéenne.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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Mamou : remise des prix aux lauréats du Concours National sur l’entrepreneuriat jeune

2 décembre 2019 à 17 05 14 121412

La cérémonie de remise officielle des prix du concours national « Prix jeune entrepreneur(e) solidaire 2019 » a eu lieu le samedi dernier, 30 novembre 2019, à Mamou. Cette initiative de la Plateforme Jeunes Solidaires en partenariat avec TRIAS Guinée vise à créer une émulation entre les jeunes qui se battent dans le domaine de l’entreprenariat. La cérémonie a connu la présence des autorités administratives de Mamou, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la maison des jeunes de la ville carrefour qui a abrité cette cérémonie où participants se sont mesurés en création et en gestion d’entreprise. Le prix a pour objectif de stimuler et de récompenser les efforts des jeunes entrepreneurs et potentiels entrepreneurs de la capitale guinéenne et de l’arrière pays ayant bénéficié du Programme Jeunes Solidaires en création et en gestion d’entreprise démarré en 2017.

Selon nos informations, les récipiendaires dans les deux (2) catégories vont bénéficier d’une aide financière substantielle et d’un accompagnement personnalisé par les partenaires évoluant dans le secteur.

Yohann TRAITARD, conseiller en entrepreneuriat de TRIAS Guinée

Dans son discours, Yohann TRAITARD, conseiller en entrepreneuriat de TRIAS Guinée, a laissé entendre que l’entrepreneuriat est incontournable pour la création de l’emploi et des richesses. « L’entrepreneuriat est la clé de l’économie guinéenne, que ce soit l’entrepreneuriat dans le domaine du commerce, des services, de l’artisanat, de l’agriculture, et créé aussi de l’emploi. Et ce concours fait partie de ces services et qui permet de créer de l’émulation chez les membres, stimuler les initiatives. C’est une première. Nous comptons l’accompagner pour le bonheur des jeunes guinéens ».

Mamadou Alpha Barry, vice maire de la commune urbaine de Mamou

Pour sa part, Mamadou Alpha Barry, le vice maire de la commune urbaine de Mamou a tout d’abord remercié les organisateurs avant de rassurer son engagement à appuyer de telles initiatives. « Nous remercions la plate forme Jeunes Solidaires d’avoir porté son choix pour la remise des prix Jeune entrepreneur Solidaire 2019 à notre chère ville, Mamou. Je tiens à vous rassurer que nous sommes prêts pour promouvoir à vos côtés l’entrepreneuriat jeunes et femmes. Si aujourd’hui une plateforme comme Jeunes Solidaires s’est donné pour mission d’œuvrer dans le même sens, nous ne pourrons que nous réjouir de cette belle initiative. Il serait donc de notre devoir également de nous inscrire dans le renforcement des initiatives dans ce sens pour lutter contre le chômage des jeunes », a indiqué monsieur Barry.

Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou

Bernard Mara, directeur de cabinet du gouvernorat de Mamou, a de son côté remercié les organisateurs et les lauréats avant de rappeler l’impérieuse nécessité de faire face aux préoccupations de la couche juvénile. « Au nom de l’autorité que je représente, nous remercions les organisateurs de ce concours et les lauréats de ce concours national sur l’entrepreneuriat jeune. Nos encouragements vont également à ceux qui n’ont pas eu la chance de décrocher. Nous remercions aussi TRIAS Guinée et nous les invitons à organiser ce concours deux ou trois fois dans l’année… L’emploi des jeunes est une préoccupation de notre gouvernement. C’est pourquoi, comme le disait l’autre, si on ne s’occupe pas de nos jeunes, les jeunes vont s’occuper de nous. S’orienter vers l’entrepreneuriat est une bonne chose et nous encourageons les jeunes qui se sont engagés dans cette noble initiative ».

Il est à noter que 4 jeunes entrepreneurs, dont une fille, ont remporté cette première édition.

De Mamou Boubacar ramadan Barry pour Guineematin.com

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Enrôlement des électeurs : « les 25 jours sont insuffisants, il faut augmenter au moins une semaine »

2 décembre 2019 à 16 04 58 125812

L’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales est émaillée de beaucoup de problèmes sur le terrain. Dans plusieurs localités du pays, les travaux sont ralentis par l’insuffisance et ou les pannes des machines, l’insuffisance du personnel, le manque de fiches d’inscription … En raison de toute cette situation, le président de la CESPI de cette localité demande à la CENI de proroger le délai prévu pour l’opération. Il l’a dit au micro d’un reporter de Guineematin.com qui s’est rendu à Kouriah.

Dimanche, 1er décembre 2019, une longue file est visible devant la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Électorales (CAERLE) centrale de Kouriah. Les habitants de cette sous-préfecture de Coyah sont massivement mobilisés pour se faire enrôler. Mais, les travaux sont très lents.

Adama Hawa Diallo, citoyenne de Kouriah, préfecture de Coyah

Après deux jours d’attente, Adama Hawa Diallo n’a pas encore atteint son objectif. « Hier, je n’ai pas pu préparer à la maison à cause de ces opérations de recensement, mais malheureusement je n’ai pas aussi pu me faire recenser. Aujourd’hui encore, je suis venue depuis 7 heures du matin, j’ai fait la queue jusqu’à ce que mes pieds sont enflés, je n’ai pas pu encore passer devant la machine », explique cette dame, qui refuse toutefois d’abdiquer. « Je ne vais pas me décourager. « Je resterai ici jusqu’à ce que je sois recensée », a-t-elle dit.

Ibrahima Diallo, citoyen de Kouriah, préfecture de Coyah

Tout comme cette dernière, Ibrahima Diallo, un autre citoyen de Kouriah, déplore la lenteur avec laquelle cette opération se déroule dans cette commune rurale. « Les opérations ne marchent pas bien. Il y a des problèmes qui sont observés surtout au niveau de la CAERLE centrale de Kouriah. Parce que les gens à recenser sont nombreux et le personnel qui s’occupe de ces travaux est petit. Donc dans l’ensemble, les opérations les opérations se déroulent lentement », soutient-il.

Cette lenteur a irrité les électeurs mobilisés devant cette CAERLE, le samedi 30 novembre dernier. A travers des cris, plusieurs d’entre eux ont exprimé leur mécontentement. Mais, le président de la CESPI de Kouriah explique que cette situation n’est pas volontaire comme le pensent certains citoyens. Amara Camara souligne que la lenteur observée sur le terrain est dû au manque de certains matériels.

Amara Camara, président de la CESPI de Kouriah (préfecture de Coyah)

« Les opérations électorales se passent bien. Mais comme vous le savez, aucune œuvre n’est parfaite. C’est pourquoi, hier par exemple, au niveau de la CAERLE centrale de Kouriah, avec l’arrivée d’un nombre important de citoyens et face au manque de consommables, au manque de documents d’enrôlement, notamment les formulaires d’inscription, les gens ont commencé à crier. Certains avaient commencé à crier parce qu’ils pensaient que les membres de la CAERLE faisaient l’enrôlement par affinité ».

Avec tous les problèmes rencontrés sur le terrain, le président de la CESPI de Kouriah estime que le délai de 25 jours prévu est insuffisant pour recenser tous les électeurs. Il demande donc à la CENI de proroger ce délai. « Franchement, nous pensons que si les problèmes auxquels nous sommes souvent confrontés ne sont pas résolus, on risque d’être en retard. Nous essayons de remonter ces problèmes au niveau de la CEPI de Coyah, qui à son tour, remonte au niveau de la CENI centrale. On n’a même pas de moyens de déplacement.

Par exemple, si je veux aller dans une CAERLE qui est éloignée de la sous-préfecture pour envoyer du matériel, il me faut louer une moto. Donc, nous demandons au président de la CENI d’aider les présidents des CESPI ou les bureaux exécutifs des CESPI en leur dotant vraiment de motos pour que nous puissions effectuer rapidement les déplacements pour la distribution des matériels. Aussi, vu ce qui se présente actuellement sur le terrain, pour moi les 25 jours sont insuffisants. Donc, je souhaite qu’on augmente ne serait-ce qu’une semaine pour avoir encore beaucoup d’électeurs. Je demande à la CENI de vraiment augmenter une semaine au moins sur ces 25 jours », a lancé Amara Camara.

De retour de Kouria (Coyah), Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : plus de 800 jeunes mobilisés au compte de la caravane nationale de la jeunesse

2 décembre 2019 à 16 04 49 124912

La région administrative de N’Zérékoré a abrité ce lundi, 02 décembre 2019, l’avant-dernière étape de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse. Les activités de cette caravane, initiée par le Ministère de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes à travers l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ), se sont tenues à la maison des jeunes de N’zérékoré. C’était en présence de plusieurs jeunes volontaires et des autorités administratives et locales, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au nom du Ministre de tutelle, l’inspecteur régional de la jeunesse, Moustapha CAMARA, a souhaité la bienvenue et un agréable séjour de travail à l’ensemble des caravaniers. Le préfet de N’Zérékoré a quant à lui salué les populations qui se sont fortement mobilisées pour cette caravane nationale citoyenne de la jeunesse. Elhadj Sory SANOH a invité les jeunes guinéens à refuser de se faire manipulés par les politiques qui sont, selon lui, à la base des problèmes au sein de la société.

Par ailleurs, le préfet a remercié les caravaniers qui ont exprimé leur maturité citoyenne, civique et morale à travers des messages de paix dans le pays. Elhadj Sory Sanoh a mis l’occasion à profit pour inviter tous les jeunes ayant l’âge de voter à se faire recenser en vue d’accomplir leur devoir civique lors des prochaines échéances électorales, notamment les législatives du 16 février 2020..

Pour sa part, le directeur général de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ), Yomba Sanoh, a officiellement remis aux autorités régionales les documents de loi portant institution et règlementation du Volontariat et un autre document de loi portant organisation et fonctionnement du Volontariat en République de Guinée.

Il faut signaler que la région administrative de N’Zérékoré a mobilisé plus de 800 jeunes volontaires. Des thématiques comme le Volontariat, la Citoyenneté et la Protection de l’environnement ont été développées par les caravaniers. C’est dans une ambiance festive que la cérémonie a pris fin.

Après avoir sillonné Boké, Kindia, Labé, Mamou, Faranah, Kankan et N’zérékoré, la caravane nationale citoyenne de la jeunesse s’achèvera le samedi, 07 décembre 2019, à Kindia. La cérémonie sera présidée par Mouctar Diallo, Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes.

La rédaction

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Changement constitutionnel en Guinée ? Le message de Bah Oury à Alpha Condé

2 décembre 2019 à 16 04 26 122612

Le président de l’UDD, Bah Oury, a pris part à la réunion des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution, tenue ce lundi 02 décembre 2019, à Conakry. Réunion à l’issue de laquelle, le FNDC a annoncé les dates de ses prochaines manifestations (marche funèbre le vendredi, 06 décembre et manifestation contre un troisième mandat le mardi, 10 décembre).

Au sortir de la rencontre, l’opposant a adressé un message au président Alpha Condé. Pour lui, le peuple de Guinée a déjà exprimé son opposition au projet de changement de la Constitution, à travers les manifestations du FNDC. Et il demande au chef de l’Etat d’entendre l’expression populaire, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

« L’histoire est en marche. Les manifestations que nous avons vues ces dernières semaines, malgré les sévices, malgré les sacrifices consentis, c’est la continuité de la lutte qui a été engagée depuis l’indépendance pour que la Guinée soit un pays démocratique, prospère, libre. Plus de 60 années d’indépendance, on est en train de nous engager dans la refondation de la République avec de nouvelles mentalités. Et, je suis sûr et je suis persuadé que cette lutte donnera des fruits qui permettront au second cycle politique après l’indépendance de s’engager sur de bons auspices. Nous sommes dans la bonne direction, le peuple guinéen observe, le peuple est attentif, nous souhaitons également que le professeur Alpha Condé soit attentif vis-à-vis de son peuple.

Son peuple lui demande de renoncer à ce changement constitutionnel qui ne pourra apporter rien de bon au pays. Ni à lui-même, ni au RPG, ni à l’ensemble de la communauté nationale. Y renoncer, serait faire un acte patriotique, ça serait faire un acte civique, ça serait s’engager dans la postérité comme celui qui a permis à la Guinée de s’engager dans la voie de la démocratisation de manière durable. Et s’il le fait, il va couronner sa carrière politique de la plus belle manière. On espère qu’il tiendra compte du message du peuple, et comme il l’a dit, il va aller dans le sens de l’intérêt de son peuple. Et son peuple lui demande de renoncer à son projet constitutionnel. Amoulanfé », a lancé Bah Oury.

Propos recueillis par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Prochaines manifs du FNDC : Chérif Abdallah s’adresse aux opérateurs économiques

2 décembre 2019 à 16 04 19 121912

Les membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont tenu une plénière ce lundi, 2 décembre 2019, à Conakry. Mohamed Cherif Abdallah, président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a mis l’occasion à profit pour appeler les membres de sa structure à s’impliquer fortement dans les marches programmées le vendredi et le mardi, respectivement pour l’enterrement des victimes et contre le projet de 3ème mandat, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, le président du GOHA a exprimé sa joie suite à la libération des leaders du FNDC il y a de cela quelques jours. Selon lui, c’est l’implication de plusieurs acteurs tant nationaux qu’étrangers qui a permis qu’on en arrive là. Chérif Abdallah a également a exhorté le président Alpha Condé à renoncer à son projet de 3ème mandat. En le faisant, poursuit-t-il, il va contribuer au développement de la Guinée.

« Je vais dire que l’alternance démocratique peut favoriser le développement dans un pays. Tout président qui arrive, s’il sait que c’est deux (2) mandats qu’il doit faire et partir, je vous jure qu’il va faire des efforts pour que le pays soit développé, il va faire des efforts pour que le pays ne soit pas divisé, il va faire des efforts pour qu’il y ait un bon environnement des affaires dans le pays. Parce que le principe de deux mandats, si tu viens tu fais bien pour ton premier mandat, le peuple va voter pour toi pour un second mandat, mais si tu sais que tu n’as pas un bon résultat, ils ne voteront pas pour toi. Donc, l’alternance est extrêmement importante. Je demande au professeur Alpha Condé, en tant que grand frère, en tant que président de la République, d’accepter ce que nous lui demandons ».

Pour ce qui est des manifestations du FNDC, Cherif Abdallah a félicité les opérateurs économiques pour leur engagement avant de les inviter à persévérer. « Je dirai un grand merci aux commerçants parce qu’ils ont déjà fait un grand sacrifice en participant à toutes les manifestations qu’il y a eues à Conakry, à l’intérieur du pays et à l’extérieur de la Guinée. Nous avons prévu vendredi pour la marche funèbre. Que les opérateurs économiques viennent participer. Mais, surtout qu’ils prennent part massivement à la marche du mardi 10 décembre prochain. Tous les opérateurs économiques doivent se mobiliser, dans tous les marchés de la capitale, et ceux de l’intérieur du pays, venez à la marche »

Le président du GOHA justifie cet appel à la mobilisation par plusieurs raisons. « Il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord à la concurrence déloyale qui existe dans notre pays, que nous ne sommes pas d’accord avec cette mauvaise gouvernance, il faut qu’on montre qu’on n’est pas d’accord avec l’insécurité dont sont exposés les commerçants. Il faut que les opérateurs économiques de ce pays soient respectés et considérés parce que c’est eux qui payent les taxes pour faire vivre l’Etat, ce sont eux qui paient les taxes pour faire fonctionner la police, la gendarmerie, l’armée et même le gouvernement. Tous les opérateurs économiques de Conakry et de l’intérieur du pays doivent sortir pour dire que nous sommes fatigués et puisque nous sommes fatigués, nous devons montrer que nous n’acceptons pas que la constitution soit changée, parce que s’ils tentent, ça peut créer des problèmes », a-t-il fait remarquer.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Dénomination du stade de Nongo, tournoi de l’UFOA… Amadou Diouldé Diallo à Guineematin

2 décembre 2019 à 15 03 55 125512
Doyen Amadou Diouldé Diallo, journaliste et historien

La Guinée abrite depuis quelques jours la coupe de l’Union des Fédérations Ouest Africaines (UFOA) des moins de 20 ans. A l’occasion du match d’ouverture le 24 novembre 2019, le stade de Nongo a été baptisé stade Général Lansana Conté, du nom de l’ancien président de la Guinée. La Guinée a été éliminée au premier tour de cette compétition qui a regroupé 7 équipes sur les huit attendues, avec le retrait de la Guinée Bissau. Pour parler de tous ces sujets, un reporter de Guineematin.com a donné la parole à Amadou Diouldé Diallo, journaliste sportif et Historien.

Décryptage !

Guineematin.com : le stade de Nongo porte désormais le nom de feu Général Lansana Conté. Comment avez-vous accueilli cette appellation ?

Amadou Diouldé Diallo : j’ai accueilli cette appellation avec beaucoup de joie et de satisfaction dans la mesure où ça a été toujours mon combat personnel. Vous savez, on avait déjà baptisé ce stade, stade de l’Amitié, sous Naby Laye dit Papa Camara, le capitaine du Hafia, je crois qu’il était nommé pour en assurer la direction. Aujourd’hui, le gouvernement a eu le privilège de donner le nom de ce stade au Général Lansana Conté. Je pense franchement que c’est une bonne chose d’immortaliser le deuxième président guinéen. Mais, je suis resté sur ma faim par rapport à la couverture médiatique de l’évènement, d’abord pour le journaliste que je suis, ensuite Historien, il n’y a pas eu un travail de base. La famille de Lansana Conté et ses camarades sont là, le général Facinet Touré par exemple, ils ont été recrutés ensemble le même jour dans l’armée française en 1955. Il est de Bouramaya, on aurait pu faire un reportage pour présenter le Général Lansana Conté, celui dont désormais le stade porte son nom. Ça n’a pas été fait comme il fallait, ça a été fait de façon lapidaire. Quand le gouvernement pose des actes qui sont l’expression des symboles forts de notre histoire et de notre vie en commun. La presse doit pouvoir s’en servir avant, pendant et après pour en faire une restitution de l’acte. Moi, je pense qu’on aurait pu faire un reportage à Bouramaya, présenter le Général Lansana Conté chez lui parce qu’il a quand même dirigé ce pays pendant 24 ans. Il a posé des actes positifs comme négatifs comme le multipartisme et la libéralisation des ondes. Donc, on aurait pu faire un reportage de qualité pour cerner une vue générale sur Conté parce que pour une personne qui se trouve en Europe ou quelqu’un qui ne le connait pas, saura qu’il a été le président de la Guinée. Mais, si vous faites un reportage à un tel évènement qui est le baptême du stade, ça campe et cela a manqué malheureusement. C’est pourquoi, je dis que je suis resté sur ma faim, ceci dit que le Général Lansana Conté a eu le retour de l’ascenseur. Mais, je rappelle que j’avais été suspendu de toutes activités à la RTG parce que je m’étais élevé contre ceux qui voulaient que le président Lansana Conté, fraichement arrivé au pouvoir, débaptise l’équipe nationale pour ne pas dire le Syli national parce que vous savez que le Syli signifie Eléphant, qui est le symbole du PDG-RDA. Des démagogues s’étaient élevés pour dire non, il faut qu’on change le nom du syli à l’équipe nationale.

Guineematin.com : que pensez-vous de l’ouverture du stade au public après un long moment d’attente ?

Amadou Diouldé Diallo : écoutez, ce que je sais, un stade fait partie du patrimoine public dans le portefeuille de l’Etat à ma connaissance. Je ne peux pas comprendre que l’Etat se permette de bailler le stade de Nongo à un privé, en la personne d’Antonio Souaré. Je trouve que cela n’est pas normal. Quelqu’un me donne un exemple partout dans le monde, si un stade a été baillé à un privé, c’est du jamais vu. Même s’il est milliardaire, je n’en ai connais pas. Je peux comprendre qu’un stade pourrait appartenir à une communauté ou à un club. Mais, un stade construit par un pays à travers une coopération, ne peut pas être baillé à un privé. Je suis ravi à ce que ce stade de Nongo soit ouvert au public mais, il reste déplorable qu’il soit aussi baillé à un privé.

Guineematin.com : quel est votre avis sur le déroulement actuel du tournoi de l’UEFOA des U20 à Conakry ?

Amadou Diouldé Diallo : c’est très prématuré d’organiser un tournoi UFOA dans notre pays parce que cela demande certaines exigences de la CAF (Confédération Africaine de Football). C’est pourquoi, il faut se poser la question à savoir, est-ce qu’on était vraiment prêt pour organiser ce tournoi ? Pourquoi maintenant ? Or, on aurait pu attendre. Voyez-vous que le championnat a pris du retard. Deux ou trois journées, on arrête le championnat, on dit qu’on joue la coupe UFOA. Dis-moi quelle est l’importance, étant donné qu’on aurait pu attendre ? A moins que le tournoi UFOA en question a un agenda caché du président de la Fédération Guinéenne de Football à l’international. Sinon, je ne vois pas l’utilité et l’urgence d’organiser ce tournoi de l’UFOA dans notre pays au moment où notre championnat n’a que trois journées.

Guineematin.com : la Guinée s’est fait éliminer au premier tour de ce tournoi. Qu’en pensez-vous ?

Amadou Diouldé Diallo : j’ai appris que nous avions été éliminés de ce tournoi parce que la Sierra Léone nous a battus. Donc, on était à 2-2, on était qualifié. Et ça, pour monter une équipe avec un entraineur qui a passé toute sa vie à l’extérieur et qui a d’abord renoncé au premier salaire qu’on lui avait proposé. Et puis après, il se retrouve entraineur, ça il faut le dire qu’il n’a pas encore une équipe de football. Même le football est une famille. Pour cela, il faudrait qu’il ait une intimité et une complicité pour pouvoir jouer. Quel temps Dian Bobo a eu pour créer cette intimité, cette solidarité avec les joueurs qui étaient sous son contrôle ? Je ne doute pas de sa compétence technique. La technique se repose d’abord sur un fondamental qui est la relation humaine rapidement pour favoriser une harmonie, un équilibre pour composer la famille. Maintenant, de l’autre côté, je n’en veux pas à Dian Bobo, ni aux joueurs. Je crois qu’il y a une sorte de pathologie guinéenne que nous ne pouvons pas contenir ou maitriser, qui s’explique lorsque nous sommes en position de gagner, on perd toujours. On l’a vu plusieurs fois avec l’équipe Sénior qui a perdu des matchs où ils avaient toute l’aptitude de gagner sur leurs adversaires. Je pense qu’il faut vraiment médecin du football pour soigner cela. Si non, je vois mal les équipes guinéennes aller en avant.

Interview réalisée par Léon Kolié pour guineematin.com

Tél : 661 74 99 64

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Appel à candidature au programme d’entreprenariat TEF 2020 de la Fondation Tony Elumelu prévu le 1er janvier 2020

2 décembre 2019 à 15 03 39 123912

Communiqué : La Fondation Tony Elumelu (TEF) – la principale organisation philanthropique africaine dédiée à l’autonomisation des entrepreneurs africains – commencera à accepter les candidatures de la cohorte 2020 du Programme d’entreprenariat TEF, dès le 1er janvier 2020.

Les candidatures se feront réalisées par l’intermédiaire de TEFConnect, le centre de réseautage numérique de l’écosystème de l’entreprenariat africain, créé par la Fondation

Le Programme d’entreprenariat TEF est ouvert aux entrepreneurs de toute l’Afrique, que ce soit avec de nouvelles idées de démarrage soit des entreprises existantes de moins de 3 ans, opérant dans tous les secteurs. Les candidats retenus rejoindront les plus de 9 000 bénéficiaires actuels, de 54 pays africains, et bénéficieront d’une formation en affaires, d’un mentorat, d’un capital d’amorçage non- remboursable de $5 000 et de possibilités de réseautage mondial.

L’année dernière, la Fondation a reçu environ 216 000 candidatures, dont 42 % provenaient de femmes entrepreneures de tous les pays du continent.

Le Programme consiste en un engagement de 100 millions de dollars sur 10 ans visant à identifier, former, encadrer et financer 10 000 jeunes entrepreneurs africains. L’objectif est de créer des millions d’emplois et les revenus nécessaires au développement durable du continent, en appliquant la philosophie de l’africapitalisme, qui positionne le secteur privé comme moteur de croissance de l’Afrique et souligne l’importance de la création de richesses sociales et économiques.

Selon le rapport d’impact 2018 de la Fondation, 70% du nombre total d’entreprises de son réseau d’anciens bénéficiaires étaient toujours opérationnelles deux ans après avoir bénéficié du Programme. Le rapport indique également une augmentation de 189% des revenus générés et de 197% du nombre d’emplois supplémentaires créés par les bénéficiaires après l’obtention du diplôme du Programme, ainsi qu’un engagement de 100% à l’égard des objectifs de développement durable.

Communiqué transmis par le service de communication de UBA en Guinée

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Conakry : la coordination nationale du FNDC en visite de courtoisie à Guineematin

2 décembre 2019 à 15 03 22 122212

Les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont rendu une visite de courtoisie au site d’informations générales Guineematin.com dans l’après-midi de ce lundi 2 décembre 2019, à son siège à Kipé Dadya, dans la commune de Ratoma. Fraîchement libérés de prison, après six semaines de détentions, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno et Cie sont venus remercier l’organe de presse pour son engagement et son soutien pendant les moments difficiles qu’ils ont traversés.

Les membres de la coordination nationale du FNDC étaient tous là ou presque : Sékou Koundouno, Ibrahima Diallo, Oumar Sylla (Foniké Menguè), Billo Bah, Abdoulaye Oumou Sow.

Après les accolades et les échanges d’amabilités, Ibrahima Diallo, Directeur des Opérations du FNDC, a dit la considération que les défenseurs de la Constitution guinéenne ont pour le site Guineematin. « C’est rare de voir la coordination nationale du FNDC rendre visite à une entité… », a-t-il rappelé avant de donner la parole à Sékou Koundouno.

Le responsable des stratégies et planification du FNDC a indiqué que le site Guineematin.com a fait preuve de professionnalisme dans le traitement du dossier du FNDC depuis la naissance du mouvement en avril 2019 jusqu’à maintenant.

Après avoir rappelé le rôle que les médias doivent jouer à cette période charnière de l’histoire de la Guinée, Sékou Koundouno a invité l’équipe de Guineematin à maintenir le cap, à continuer dans cette dynamique constructive pour le triomphe du Droit, de la Vérité et de la Justice dans notre pays.

En réponse, le fondateur et Administrateur Général de Guineematin.com, a dit toute sa joie et celle de l’équipe qu’il dirige de recevoir cette visite de courtoisie de la coordination nationale du FNDC. Nouhou Baldé a salué l’engagement de ses hôtes, devenus des héros de la République grâce au noble combat qu’ils mènent en ce moment contre le projet de nouvelle constitution qui favoriserait un 3ème mandat du président Alpha Condé.
Enfin, monsieur Baldé a réaffirmé l’engagement de Guineematin à maintenir la dynamique au service de notre pays jusqu’au triomphe de la vérité.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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