Le maire de Kindia répond au FNDC : « ceux qui ont porté plainte contre moi sont malades »

5 décembre 2019 à 20 08 02 120212
Elhadj Mamadouba Bangoura, maire de Kindia

Visé par une plainte de l’antenne locale du FNDC pour entrave à la liberté de manifester, le maire de Kindia a réagi ce jeudi, 05 décembre 2019, au micro d’un correspondant de Guineematin.com dans la ville. Mamadouba Bangoura estime qu’on ne peut nullement porter plainte contre lui et qualifie les responsables du Front National pour la Défense de la Constitution de Kindia de malades.

« Ceux qui ont porté plainte contre moi sont malades, ils sont sérieusement malades. On ne porte pas plainte contre le pouvoir. C’est une ironie. On ne porte pas plainte contre le maire qui a été légitimement élu. Aucune constitution ne le dit. La population de Kindia a dit qu’il n’y aura pas de marche à Kindia, un point, un trait. On n’accepte pas la pagaille à Kindia. Il n’y a aucun droit de manifester. La constitution dans laquelle se trouve l’article 10 (relatif au droit de manifester, ndlr) est caduque.

Ça, c’est la constitution qui a été faite provisoirement. C’est comme si on parlait d’une délégation spéciale. Une délégation spéciale est transitoire, donc ce n’est pas légitime. Ceux qui ont fait cette constitution, c’était une constitution transitoire, il faut qu’ils le sachent. De l’article 1 à l’article 162 de cette constitution, tout est caduque. Nous ne prenons pas ça en considération », a déclaré le maire de la commune urbaine de Kindia, avant d’ajouter qu’il est « le messager de la population de Kindia. J’ai dit que nous avons besoin d’une nouvelle constitution ».

Mamadou Bangoura souligne qu’il ne répondra pas à cette plainte. Et cela, même si le procureur arrivait à le convoquer. « Je ne réponds pas aux mercenaires, ils n’ont qu’à aller là où ils veulent aller. Je dis qu’on ne porte pas plainte contre le pouvoir et que moi j’aille à la barre pour répondre, non ! Si le procureur reçoit leur plainte, ça n’engage que le procureur. Je n’ai blessé personne, je n’ai chassé personne, je n’ai tué personne, je n’ai cassé le bien de personne. J’ai dit seulement qu’on ne marchera pas à Kindia tant que moi je suis maire. Celui qui veut marcher n’a qu’à aller à Conakry, mais à Kindia, on ne marche pas », martèle l’autorité locale, dans un ton ferme.

A rappeler que juste après avoir porté plainte contre le maire, le FNDC-Kindia a déposé une nouvelle lettre d’information pour une manifestation que la structure compte organiser le mardi, 10 décembre dans la ville. Cela pour exprimer son opposition au projet du pouvoir de changer l’actuelle constitution et ouvrir la voie au président Alpha Condé de s’octroyer un troisième mandat. Nul doute que celle-ci sera, comme les précédentes, interdites par la mairie de la ville. Reste à savoir maintenant si les responsables du FNDC vont se plier ou braver l’interdiction de la mairie.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

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Kipé Dadia : le chef de secteur menace de fermer les CAERLE si les problèmes persistent

5 décembre 2019 à 19 07 52 125212
Lamine Soumah , chef du secteur Kipé Dadya

Comme annoncé précédemment, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales est émaillée de plusieurs problèmes qui empêchent son bon déroulement sur le terrain. Dans le secteur Kipé Dadia, c’est le manque de récépissés qui préoccupe aujourd’hui les membres des différentes CAERLE situées dans la zone.

Selon Demba Traoré, agent de saisie, ils sont en manque de récépissés depuis plus d’une semaine. « Cela fait plus d’une semaine que nous manquons de récépissés. Quand un citoyen vient vers vous pour son inscription, après la saisie de ses données dans la machine, il doit automatiquement recevoir un récépissé qui doit montrer réellement qu’il s’est fait enregistrer. Mais, cela n’est pas le cas à notre niveau, nous sommes obligés de lui dire de revenir le lendemain. Chose qui n’est pas normale. Nous manquons aussi de formulaires d’inscription », a-t-il déploré.

Demba Traoré, agent de saisie de CAERLE Kipé

Il demande à la CENI « de régler dans un bref délai ces problèmes majeurs qui risquent de fâcher les citoyens. Parce qu’ils ont hâte d’être en possession de leurs récépissés après leur enrôlement ».

De son côté, Lamine Soumah alias « Vieux Blacki », le chef du secteur Kipé Dadia, indique que les habitants de la localité se plaignent régulièrement auprès de lui pour le manque de récépissés. Il compte donc mener des démarches pour tenter de trouver solution à ce problème. Au cas contraire, l’autorité locale annonce qu’elle va exiger la fermeture de toutes les CAERLE de sa zone de juridiction.

« Avant-hier, je suis venu demander à ces agents quand est-ce qu’ils seront en possession des récépissés, ils m’ont rassuré que c’est ce jeudi. Mais vous-mêmes vous constatez que la parole n’a pas été respectée. Pourtant, les citoyens se plaignent chaque jour à mon niveau. Si cela continue ainsi, j’irai à la commune pour me plaindre pour ce manque de ces récépissés dans les CAERLE de notre zone. Si à ce niveau on ne fait rien pour résoudre le problème, je serai obligé d’exiger qu’on ferme immédiatement ces CAERLE parce que je vois que c’est du tape-à-l’œil », a dit le chef de secteur.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 664 74 99 64

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Célébration des 74 ans de l’ONU : le maire de Boké dénonce les méfaits de l’exploitation minière

5 décembre 2019 à 19 07 38 123812
Général de brigade Siba Séverin Lohalamou, gouverneur de la région administrative de Boké

Pour célébrer le soixante quatorzième (74ème) anniversaire de la création de l’Organisation des Nations Unies, la représentation du Système des Nations unies en Guinée a réuni à Boké de nombreux acteurs ce jeudi 5 décembre 2019. L’activité, organisée dans un réceptif hôtelier de la place, a regroupé des acteurs de la société civile, les sociétés minières, la jeunesse, les femmes et l’administration locale pour parler des 17 Objectifs du Développement Durable à l’horizon 2030, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dr Georges Alfred Kizerbo, représentant du Système des Nations Unies (SNU) en Guinée

Dr Georges Alfred Kizerbo, représentant du Système des Nations Unies (SNU) en Guinée, est revenu sur les objectifs de la cérémonie. « La célébration de la journée des Nations Unies a pour objectif général de contribuer à la valorisation de l’impact des actions du Système des Nations Unies à travers la promotion de la paix et la réalisation de l’agenda 2030 des Objectifs du Développement Durable, vulgariser la réforme des Nations Unies auprès du gouvernement et du secteur privé pour l’atteinte des Objectifs du Développement Durable », a énuméré monsieur Kizerbo.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le gouverneur de la région administrative de Boké, le Général de brigade Siba Séverin Lohalamou. Il a remercié le Système des Nations Unies pour l’aide qu’il apporte à la Guinée dans le cadre de son développement. « L’organisation des Nations Unies, en dehors des contributions qu’elle apporte dans le développement de notre pays, des catastrophes naturelles et des maladies, accompagne activement le système de développement économique et social de notre pays. On se souvient du soutien inestimable apporté par le Système des Nations Unies au gouvernement pendant les deux ans lorsque ceux-ci se battaient avec la maladie hémorragique à virus Ebola. On voit chaque jour ce qu’ils apportent à nos compatriotes qui se battent avec le SIDA et le soutien apporté à nos fils et filles qui partent à l’école. Au plan régional, il a été constaté que le Système des Nations Unies a apporté ses contributions à toutes les 5 préfectures qui composent la région administrative de Boké », a énuméré le gouverneur.

Mamadouba Tawel Camara, maire de la commune urbaine de Boké

Le Maire de la commune urbaine de Boké, Mamadouba Tawel Camara, a souhaité la bienvenue à ses hôtes. Ensuite, monsieur Camara a fait la présentation de la collectivité qu’il dirige avant de dénoncer l’impact de l’exploitation minière à Boké. « La commune urbaine de Boké, qui a l’honneur d’abriter cette grande cérémonie, est composé de 11 quartiers urbains et de 4 districts pour une population estimée à 65 000 habitants environ. Les principales activités de nos populations sont: l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’artisanat. Aujourd’hui, ces activités sont fortement menacées par les activités d’exploitation minière », a précisé l’élu local.

Barry Angola, président du Conseil National des Opérateurs Economiques Guinéens pour le Développement

Présent à la rencontre, Barry Angola, président du Conseil National des Opérateurs Economiques Guinéens pour le Développement, a invité à appuyer les entreprises locales. « Je remercie beaucoup cette initiative du Système des Nations Unies en Guinée. Le développement durable doit compter sur la contribution des fils du pays. Il faut que l’Etat et les institutions internationales soutiennent les entreprises locales. Ce sont ces entreprises qui peuvent mettre fin au chômage. Je demande aux Nations Unies et à la Guinée d’investir sur les entreprises locales et je demande aux guinéens de contribuer à la paix », a lancé monsieur Barry.

Une visite du musée de Boké a mis fin aux activités de la célébration de l’an 74 du Système des Nations Unies.

Depuis Boké, Abdourahmane N’DIARÉ Diallo pour Guineematin.com

Tél 628-98-49-38

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Guinée : reprise du dialogue politique, présidé par Laho Bangoura

5 décembre 2019 à 19 07 19 121912
Laho Bangoura, conseiller du Premier ministre

Les travaux du comité de suivi du dialogue politique inter-guinéen ont été relancés ce jeudi, 05 décembre 2019, à Conakry. La rencontre s’est tenue dans un climat de sérénité au palais du peuple, en présence des acteurs des deux bords politiques (la mouvance présidentielle et l’opposition). Et, les travaux de cette première séance ont été conduits par Laho Bangoura, conseiller du Premier ministre, chargé de la diplomatie, du développement et des relations internationales, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était au palais du peuple.

Au sortir de cette rencontre, les acteurs qui ont pris part à cette rencontre d’échange ont laissé le soin au facilitateur de faire le compte rendu à la presse. Et, selon Laho Bangoura (qui conduit les travaux de ce dialogue), cette première séance a permis aux acteurs concernés de s’accorder sur les principes généraux et les règles de conduite qui doivent guider les travaux de session ; mais aussi, de s’entendre sur les deux questions à inscrire à l’ordre du jour de la session. « Le parachèvement des élections communales et communautaires et les élections législatives », a-t-il cité, tout en précisant que ce dialogue politique se tient sur initiative du Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana.

Le facilitateur du présent dialogue a aussi magnifié l’attitude avec laquelle les participants à cette rencontre ont abordé cette première séance. « Il faut se réjouir du climat de confiance et de sérénité qui a prévalu tout au long de la séance ; et, surtout de la volonté commune qui a été exprimée par les représentants des deux parties pour atteindre les objectifs que nous souhaitons, dans l’intérêt supérieur du pays », a dit Laho Bangoura.

S’agissant du temps que prendront les travaux de ce dialogue, le facilitateur a indiqué qu’aucun délais n’a encore été fixé. « Nous sommes dans un processus de négociation qui demande forcément du temps, de la patience et de la détermination de tous les acteurs engagés. Donc, nous n’avons pas de délai. Notre objectif, c’est de parvenir à un consensus sur les questions du moment ; et, je ne veux pas présager du résultat des discutions. Il appartiendra aux principaux acteurs de discuter, de se concerter et de trouver ensemble ce qui est bien pour notre pays », a conclu Laho Bangoura, conseiller du Premier ministre chargé de la diplomatie, du développement et des relations internationales.

A noter que ce dialogue politique s’ouvre dans un contexte sociopolitique tendu, marqué par des manifestations pro et anti nouvelle constitution et un troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Funérailles des 8 dernières victimes des manifestations contre Alpha Condé : voici le nouvel itinéraire

5 décembre 2019 à 18 06 48 124812

Communiqué : Le FNDC a appris avec consternation la modification de l’itinéraire de la procession funèbre en l’honneur des victimes innocentes des manifestions de ces dernières semaines.

Contre toute attente, les autorités guinéennes refusent à ce que la prière sur les corps de nos martyrs se fasse à la grande mosquée Fayçal qui est un lieu de culte sensé recevoir les corps de tous citoyens sans discrimination aucune.

Par ce geste, les autorités guinéennes confirment aux yeux de l’opinion leur cruauté et surtout leur détermination à user de la violence pour imposer aux guinéens leur projet funeste de troisième mandat.

Cette décision unilatérale des autorités guinéennes est sans nul doute une manœuvre éhontée visant à perturber le bon déroulement des funérailles organisées par le FNDC pour le repos des âmes des innocentes victimes des répressions sauvages des forces de défense et de sécurité.

Le FNDC prend acte de ce comportement indécent de nos autorités et considère cela comme une provocation de trop à laquelle il saura répondre à temps opportun.

Soucieux du respect de la mémoire de ses martyrs, le FNDC maintient toutes les activités prévues dans le cadre des funérailles qui auront lieu demain vendredi 6 décembre 2019, suivant le nouveau programme ci-après :

  • 10 h 00 : Levée des corps à l’hôpital Sino-guinéen de Kipé ;
  • 13 h 30 : Prière mortuaire à la mosquée de Bambéto ;
  • 14 h 00 : Démarrage de la procession funèbre en direction du cimetière de Bambéto ;
  • 15 h 00 : Inhumation des corps au cimetière de Bambéto ;
  • 16 h 00 : Fin de la cérémonie
    Le FNDC renouvelle ses condoléances à toutes les familles éplorées et appelle tous les citoyens guinéens à se mobiliser pour accompagner à leurs dernières demeures nos martyrs de la démocratie.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 06 décembre 2019

La coordination nationale du FNDC

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Abdourahmane Sanoh persiste et signe : « l’alternance en 2020 n’est pas négociable »

5 décembre 2019 à 18 06 32 123212

Comme annoncé précédemment, le procès d’Abdourahmane Sanoh et de ses camarades du Front National pour la Défense de la Constitution (FND) s’est poursuivi ce jeudi, 5 décembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Après quelques heures de débats, le juge audiencier, Mangadouba Sow, a accédé à la demande « d’exception d’inconstitutionnalité », soulevée par la défense. La cour a promis de faire les diligences nécessaires pour que le lundi 9 décembre, les deux arrêts soient prêts et que les trois dossiers soient transmis à la cour constitutionnelle.

Au terme de l’audience de ce jeudi, des reporters de Guineematin.com a recueilli les propos du coordinateur national du FNDC, Abdourahmane Sanoh. Selon lui, l’alternance en 2020 en Guinée n’est pas un sujet de dialogue, mais c’est une obligation. Pour monsieur Sanoh, la loi est bien du côté des défenseurs de la Constitution. « L’alternance en 2020 n’est pas négociable, et ceux qui sont en train de rêver à une telle initiative, nous allons transformer leur rêve en cauchemar. Il n’y a pas d’alternative à ce que la constitution soit respectée. Elle va s’imposer par l’intelligence et la sagesse de ceux qui veulent tromper, ceux qui sont dans les liens de la conspiration, ou ça va s’imposer par l’engagement du FNDC qui porte les aspirations du peuple. Il n’y a pas de négociation possible, il n’y a pas de dialogue autour du 3ème mandat, ça doit être respecté, ça va s’imposer à tout le monde y compris à monsieur Alpha Condé », a-t-il dit avec insistance.

Poursuivant, le coordinateur national du FNDC a fait savoir que c’est un combat qui est ouvert et il ira jusqu’au bout. « Nous sommes en combat, nous continuerons jusqu’à la victoire finale. La constitution va être respectée et ça s’imposera en premier lieu à monsieur Alpha Condé. Nous remercions le peuple pour sa mobilisation et nous lui demandons de se mobiliser davantage jusqu’à ce qu’on fasse échec à cette conspiration. Ceux qui veulent prendre le pays en otage, on refusera qu’ils le fassent et ils ne le pourront pas, leur rêve sera transformé en cauchemar, ça c’est clair et c’est net. Amoulanfé », a-t-il conclu.

Ibrahima Sory Diallo et Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Sursis à statuer sur le dossier du FNDC à la Cour d’Appel : ce qu’en dit Me Hamidou Barry

5 décembre 2019 à 18 06 27 122712

Le procès en appel d’Abdourahmane Sanoh et Cie s’est poursuivi ce jeudi, 5 décembre 2019, à la Cour d’Appel de Conakry. Le juge Mangadouba Sow a accédé à la demande « d’exception d’inconstitutionnalité », soulevée par les avocats de la défense. Le dossier sera désormais transmis à la Cour Constitutionnelle qui va statuer avant la suite de la procédure à la Cour d’Appel, appris sur place Guineematin.com à travers ses reporters.

Après l’audience, Guineematin.com a recueilli les sentiments de Me Hamidou Barry, un des avocats des prévenus. Pour lui, la décision de la cour est une victoire pour ses clients.

Décryptage !

Me Hamidou Barry

« Vous avez suivi les débats, la défense a soulevé une exception, la cour en rendant son arrêt avant dire droit a accepté l’exception que nous avons soulevée et a renvoyé l’affaire devant la cour constitutionnelle pour que celle-ci se prononce et a ordonné le sursis à exécution jusqu’à ce que la cour constitutionnelle se prononce. C’est pour dire quoi ? L’affaire ici est suspendue d’abord en attendant l’arrêt de la cour constitutionnelle. Voilà ce qui s’est passé. C’est pour vous dire encore une fois, si on veut, on peut. Les avocats de la défense ont soulevé une exception et la cour a accédé à cette exception.

Vous avez trois dossiers ici dans lesquels nous avons déposé des conclusions au niveau de la chambre correctionnelle de la cour d’Appel de Conakry. Vous avez suivi la réaction du procureur de la République, du ministère public qui a aussi soutenu notre demande et la cour aussi a ordonné le sursis à statuer. Ça veut dire que la Cour d’Appel de Conakry ne va pas se prononcer jusqu’à ce que la cour constitutionnelle se prononce sur l’exception qui a été soulevée ».

Ibrahima Sory Diallo et Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Santé : une unité des urgences néonatales inaugurée à l’INSE de Donka

5 décembre 2019 à 18 06 18 121812

Entièrement rénovée et équipée, l’ancienne unité de gestion de Donka a été transformée en unité des urgences néonatales. Cette structure, qui relève de l’Institution de Nutrition et Santé de l’Enfant (INSE), a été inaugurée ce jeudi, 05 décembre 2019, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Selon les statistiques, l’INSE a hospitalisé 1589 nouveau-nés en 2019. Parmi eux, 558 ont trouvé la mort, soit 35, 11% de taux de mortalité. Des chiffres inacceptables, selon Matthias ROTH-KLEINER, président de l’ONG Souffle 2 vie, qui est le principal bailleur de ce projet. « Je pense que nous sommes là parce que nous ne voulons pas accepter la continuation de ces chiffres. Nous voulons tous et toutes diminuer cette mortalité, pas seulement ici à l’INSE mais dans toute la Guinée (…)

Je vous demande, oui je vous supplie ceux parmi vous qui êtes au levier du pouvoir, soutenez, aidez, et renforcez ces collègues en blouses blanches qui sont encore au chevet des patients. C’est à vous d’enlever les barrières, c’est à vous de leur donner des lieux, du matériel et tout ce qui va avec pour faire un bon travail. Prenez les décisions courageuses pour leur faciliter le travail », a-t-il exhorté.

Selon Dr Ibrahima Sory Diallo, le directeur général de l’INSE, cette nouvelle unité des urgences néonatales permettra de réduire la mortalité néonatale au moins à 10%. Il a remercié les partenaires, dont l’ONG Souffle 2 vie, pour leur soutien qui a permis l’obtention d’importants matériels d’oxygène pouvant permettre de sauver beaucoup de nouveau-nés. « Nous vous demandons, monsieur le secrétaire général (du ministère de santé, ndlr), d’user de tous vos relations pour renforcer l’équipement de ce centre.

On s’est battu avec les partenaires pour avoir le peu que vous allez voir tout de suite. Mais nous souhaiterions aussi dans le cadre de la donation du matériel de Donka, qu’on a déjà vu, il y a du matériel pour la prise en charge des nouveau-nés : il y a 10 couveuses dans le magasin, 7 tables de réanimation, il y a 8 respirateurs, j’en passe ; nous souhaiterions avoir un peu de ces matériels pour la prise en charge des nouveau-nés pour pouvoir réduire la morbidité et la mortalité néonatales », a sollicité le responsable de l’INSE.

Présente à cette cérémonie, Dr Madina Rachid, directrice nationale adjointe de la santé familiale, a exprimé sa reconnaissance à l’ONG Souffle 2 vie pour son appui. Selon elle, cette aide permettra de « renforcer le cadre de vie et de travail de cette institution de nutrition pour les enfants, mais d’améliorer la vie des nouveau-nés en vue de réduire la mortalité néonatale. Car ces équipements, aujourd’hui offerts à l’institut, permettront d’améliorer la qualité des services. Ceci est indéniable pour nous. J’invite ici tous les partenaires techniques et financiers à emboîter le pas pour continuer à doter l’INSE des équipements qu’il faut ».

De son côté, Dr Sékou Condé, secrétaire général du ministre de la santé, a indiqué que le gouvernement guinéen a fourni beaucoup d’efforts au cours des dernières années en matière de santé. Il ajoute toutefois que « les besoins dans la santé sont immenses et ne sauraient jamais être atteints. Le besoin du jour est ponctuel mais dans la marche vers le bonheur, il reste toujours des ambitions et des intérêts à défendre. Et c’est justement tenant compte de cette réalité que le gouvernement a demandé l’appui des partenaires de manière à combler progressivement les besoins existants et futurs.

A cet égard, le ministère de la santé est très fier de constater que la coopération suisse à travers l’ONG Souffle 2 vie a répondu positivement à ce cri de cœur, à cet appel pour une santé dans la marche vers l’atteinte des objectifs de développement durable. Qu’elle en soit donc vivement remerciée au nom du gouvernement et au ministère de la santé. En procédant à la remise de cet équipement, nul doute que l’ONG participe de façon significative à la lutte contre la maladie et surtout à celle de la réduction de la mortalité néonatale », a dit le représentant du ministre de la santé.

A noter que cette unité des urgences néonatales dispose de matériels et équipements de dernière génération. Selon les techniciens, certains matériels peuvent donner de l’oxygène à un bébé même quand il n’y a pas de courant.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Conakry : Fabou Camara installé à la tête de la direction de la police judiciaire

5 décembre 2019 à 18 06 05 120512
Aboubacar Fabou Condé, nouveau Directeur central de la police judiciaire

Nommé par le chef de l’Etat le mardi dernier, 03 décembre 2019, le nouveau directeur de la police judiciaire, Aboubacar Fabou Camara, a été installé dans ses fonctions ce jeudi, 5 décembre 2019, à Kaloum. La cérémonie a connu la présence de plusieurs personnalités du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile, dont le contrôleur général Ansoumane Camara Baffoé, directeur général de la police nationale, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Présent à la cérémonie, Mamadou Diouldé Bah, inspecteur général à la direction de la sécurité, a expliqué le rôle que doit jouer Aboubacar Fabou Camara. « Vous devez répondre à toutes réquisitions quand il s’agira de découverte de cadavre ; et quand on retrouve une prothèse, votre service doit être en mesure de savoir que cette prothèse, c’est tel cabinet qui confectionne ce genre de prothèse. Vous devez être en mesure de donner au directeur général qui a besoin de savoir le nombre de serruriers qui sont à Conakry, vous devez être en mesure de donner le nombre et de sortir le registre dans lequel ils sont enregistrés avec photo à l’appui…»

Après avoir été installé, Aboubacar Fabou Camara, nouveau directeur de la police judiciaire, a remercié le président Alpha Condé pour la confiance placée en lui avant de solliciter l’appui de tous pour qu’il réussisse sa mission. « Je profite de cette occasion pour remercier le président de la République, le Professeur Alpha Condé, pour cette marque de confiance, pour m’avoir donné l’occasion de participer aux œuvres de maintien de sécurité qui consistent à servir et à protéger toute la population guinéenne de même que ses biens. Je suis le produit de cette direction, pour y avoir passé, je dirai plus de 8 ans de ma carrière, d’avoir été formé à la procédure judiciaire dans ces locaux, je me sens à l’aise. Et je prie tous les collègues et responsables à tous les niveaux, de bien vouloir m’apporter leur soutien et leur aide. J’en ai besoin ce, pour atteindre nos objectifs qui sont outre mien, mais aussi l’ensemble des services de police et de sécurité ».

Interrogé sur ses priorités après sa prise de fonction, Aboubacar Fabou Camara a laissé entendre que c’est d’abord prématuré de se prononcer sur cette question. « Il sera prématuré de dire quoique ce soit. La direction centrale de la police judiciaire, qui a une compétence nationale, il sera prématuré et hasardeux de se prononcer sur ce qui n’est pas encore sous nos bras. La matière de notre travail est sur le comportement humain, mais le côté défaut des hommes. Sur ce, vous allez me permettre de m’atteler d’abord à la tâche. Surtout vous qui êtes au niveau de la communication, c’est de sensibiliser pour que tous les citoyens participent à la lutte contre la criminalité. Aujourd’hui, c’est ça l’objectif, pas la police, mais pour l’ensemble de la population guinéenne. Nous demandons la collaboration de tous, pour qu’ensemble nous réussissions à lutter efficacement contre la criminalité », a lancé monsieur Camara.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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Enrôlement de mineurs à Kankan : un superviseur de l’UFDG menacé

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De nombreuses voies se sont élevées pour dénoncer une sérié d’enrôlements de nombreux mineurs sur le fichier électoral qui serait en cours dans la préfecture de Kankan. Saïkou Yaya Diallo, assistant technique des structures de l’UFDG et superviseur du déroulement des opérations de révision, dit avoir constaté cet enrôlement de mineurs dans la capitale de la Haute Guinée. Après avoir été brièvement détenu il y a 4 jours, Saïkou Yaya se plaint de recevoir des menaces via des appels téléphoniques. Il l’a dit à un reporter de Guineematin.com ce jeudi 5 décembre 2019.

Saïkou Yaya Diallo

«Je reçois des appels de la part d’inconnus qui me menacent. Ils disent que je suis venu pour perturber les opérations d’établissement et de révision des listes électorales. Je crains pour ma sécurité. Mais, cela ne me fera pas céder. Je continue ma mission et je le ferais jusqu’au 15 décembre 2019 », a dit au téléphone Saïkou Yaya Diallo en séjour de travail à Kankan.

Selon lui, l’enrôlement des mineurs est bien une réalité à Kankan. « Je suis là pour assister techniquement nos structures et superviser le déroulement des activités d’enrôlement sur le terrain. J’ai constaté cet enrôlement des mineurs, des garçons et des filles, au quartier Missira dans la commune urbaine. J’ai demandé à un membre de la Commission Administrative d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales d’arrêter d’enregistrer des enfants. Il m’a dit qu’ils avaient 18 ans. J’ai demandé des preuves, il m’a dit qu’il n’en avait pas. J’ai pris des images qui m’ont créé des ennuis après. Des jeunes s’en sont pris à moi. Un policier a été mis à contribution pour m déposer chez le chef de secteur. Là, j’ai montré mon ordre de mission au chef de secteur qui m’a insulté. J’ai répliqué moi aussi. On m’a ensuite envoyé à la sureté régionale où un inspecteur, très furieux, a décidé de me mettre au violon du matin jusqu’à midi et demi. Après, au bureau du directeur régional de la sureté, on m’a demandé d’effacer les images des mineurs que j’ai prises », a raconté notre interlocuteur.

Toutefois, Saïkou Yaya dit continue sereinement son travail. « Hier, j’étais dans certaines sous-préfectures relevant de Kankan. Aujourd’hui jeudi 5 décembre 2019, je vais à Sabadou Baranama pour voir comment ça se passe pour nos structures et pour l’enrôlement. Je reçois des menaces, mais cela ne fera pas dérouter de ma mission qui va se poursuivre jusqu’au 15 décembre 2019 », a-t-il martelé.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Kounsitel (Gaoual) : l’enrôlement des électeurs émaillé de plusieurs problèmes

5 décembre 2019 à 14 02 18 121812

Lancée officiellement le 21 novembre 2019, l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales ne se passe bien dans la commune rurale de Kounsitel, relevant de la préfecture de Gaoual. Selon un agent sur le terrain qui a contacté a rédaction de Guineematin.com, les travaux sont compliqués par plusieurs problèmes auxquels sont confrontés non seulement les agents recenseurs mais aussi les citoyens.

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel, VP de la CAERLE n°0275

Boun Malick Bah, conseiller communal à la mairie de Kounsitel est le vice-président de la Commission Administrative d’Etablissement et de révision des Listes Électorales n°0275. Une CAERLE qui couvre les districts des Himaya et de Dinguetery pour un total de 8 bureaux de recensement. Selon lui, depuis le début de cette opération, son équipe est confrontée à beaucoup de problèmes sur le terrain.

« D’abord, les bureaux où se font le recensement sont très éloignés l’un des de l’autre. Quand on quitte un bureau, on va parcourir une dizaine de kilomètres pour arriver à un autre. Et les routes sont impraticables. Certains villages se trouvent des montagnes, on est obligés de laisser les motos en bas pour monter dans le village et enrôler les habitants de ces localités. Nous avons commencé les travaux le 21 novembre, et jusqu’à présent nous n’avons pu faire que 3 bureaux.

Nous sommes arrivés au quatrième bureau hier soir. Et, je précise que nous n’avons rien reçu de la CENI jusqu’à présent. C’est grâce au maire de Kounsitel que nous avons pu commencer le travail. C’est lui qui a pris son propre argent pour donner aux responsables de toutes les CAERLE de sous-préfecture pour qu’on puisse acheter le carburant et aller travailler sur le terrain », explique notre interlocuteur.

Cet élu à la mairie de Kounsitel déplore aussi l’organisation que son équipe a trouvée sur le terrain, et qui empêche beaucoup d’électeurs à se faire enrôler. « Il n’y a pas beaucoup de bureaux de recensement, certains citoyens sont obligés de parcourir 5 kilomètres s’ils veulent se faire enrôler. Ce qui fait que beaucoup de personnes n’arrivent pas à se faire enrôler. Le premier bureau où nous sommes passés se trouvait dans le secteur de Madina Dian.

Mais, le président du district a jugé nécessaire qu’on le déplace pour aller s’installer à Kourèwel parce que c’est là-bas où se trouverait la majorité de la population. Et puisqu’il est recommandé quand on arrive dans une localité, de rencontrer toujours l’autorité locale, échanger avec elle avant de commencer le travail, nous sommes partis nous installer là où le président du district nous a demandé de rester. Donc, les habitants de Madina Dian aussi ont dit qu’ils n’iront pas là-bas parce que c’est distant », a-t-il regretté.

Sur le plan logistique également, la situation n’est pas bonne. Boun Malick Bah souligne qu’il n’y a pas de certificats de résidence, « on n’a pas non plus de récépissés. On a appelé à Gaoual pour demander à ce qu’on nous aide à avoir des récépissés, mais on nous a fait comprendre que ça manque là-bas aussi. Le nombre de récépissés qui était venu est déjà fini. Donc nous travaillons ici dans des conditions extrêmement difficiles », alerte monsieur Bah.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Coyah : un membre de l’UFR « expulsé de sa CAERLE et remplacé par un RPGiste »

5 décembre 2019 à 13 01 57 125712

Les problèmes se poursuivent et se multiplient même autour de l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales, en cours à travers le pays. En plus des soucis d’ordre technique et logistique constatés sur le terrain, les principaux partis d’opposition dénoncent une chasse engagée contre leurs représentants dans les CAERLE. C’est le cas de l’Union des Forces Républicaines (UFR), qui annonce l’interpellation de deux de ses responsables hier, mercredi 04 décembre 2019.

C’est Fodé Baldé, le responsable de la communication digitale du parti, qui a confié l’information à un journaliste de Guineematin.com, ce jeudi. Il indique que la première interpellation concerne Mohamed Camara, secrétaire général du comité directeur de l’UFR de Hérémakono, dans la commune de Matam (Conakry).

« Hier (mercredi, 04 décembre, ndlr), le responsable de la CAERLE 199 de Hérémakono s’est opposé au fait que l’on veuille enrôler des mineurs. C’est ainsi que les gens du pouvoir qui voulaient enrôler les mineurs sont allés s’en prendre à son père, qui était au quartier et qui se trouve être le secrétaire général du comité directeur de l’UFR de Hérémakono. Ce dernier a été arrêté et détenu au commissariat. Il a fallu l’intervention des responsables du parti dont le maire de Matam pour qu’il soit relâché », a-t-il indiqué.

La deuxième interpellation, ajoute l’opposant, a eu lieu dans la commune rurale de Manéyah, relevant de la préfecture de Coyah. « Aboubacar Sabari Conté, secrétaire général des jeunes de l’UFR à Manéyah, a été arrêté à la CAERLE 2164 située à CBA sud et conduit au commissariat de Coyah. Ceux qui l’ont envoyé voulaient qu’il soit démis de son poste de président de cette CAERLE, mais le commissaire leur a dit qu’il ne peut pas le faire parce qu’il n’a pas ce pouvoir. Donc il a été relâché », explique Fodé Baldé.

Selon le responsable de la communication digitale de l’UFR, après avoir échoué hier, les hommes du pouvoir ont expulsé Aboubacar Sabari Conté de la CAERLE qu’il dirigeait ce jeudi matin, avant de le faire remplacer par un RPGiste. « Ce matin encore, ils sont partis avec la BAC, le chef de quartier et le chef de secteur, ils l’ont pris pour le mettre de côté. Ils ont tracé un périmètre auquel il n’a pas accès. Et comme il insistait, ils l’ont fait sortir de la cour et ils ont fermé la cour. Ils l’ont fait remplacer par un certain Mamady Kourouma du RPG. Ce dernier est venu même sur une moto estampillée RPG », soutient notre interlocuteur.

L’opposant dénonce des pratiques pas du tout rassurantes et annonce que le parti de Sidya Touré prendre des mesures pour y faire face. « Ce sont des pratiques ne rassurent pas. Ça prouve à suffisance que le processus est biaisé. Donc nous disons que ce processus-là ne peut pas se poursuivre de cette manière parce que tout simplement ceux qui sont susceptibles de donner du crédit à ce processus, s’ils sont arrêtés, on ne peut pas attester de la fiabilité du processus.

En plus de tous les problèmes déjà constatés sur le terrain, si on vient encore faire remplacer ceux qui sont dans les CAERLE parce que tout simplement ils sont en train de faire respecter la loi, ça prouve à suffisance que c’est un processus qui est fait pour un seul homme, qui est Alpha Condé. Et nous allons nous opposer à ça. Nous allons prendre les décisions qui s’imposent face à cette situation », annonce Fodé Baldé.

De son côté, l’UFDG a dénoncé hier l’interpellation de plusieurs de ses membres qui président des Commissions Administratives d’Etablissement et de Révision des Listes Electorales (CAERLE) dans la sous-préfecture de Manéyah. Ces derniers avaient été conduits au commissariat de Coyah avant d’être libérés par le préfet. La principale formation politique d’opposition du pays accuse les autorités administratives de Manéyah de vouloir écarter ses représentants dans les CAERLE afin de pouvoir saboter l’opération d’enrôlement des électeurs.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628124362

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Funérailles des 8 dernières victimes des manifestations : voici le communiqué du FNDC

5 décembre 2019 à 13 01 52 125212

Dans sa croisade contre le tripatouillage de notre Constitution, le FNDC a malheureusement enregistré à ce jour vingt-trois victimes, tous des jeunes à la fleur de l’âge. Leur seul crime a été de s’opposer au projet maléfique de troisième mandat en Guinée.

Le FNDC a déjà organisé des funérailles dignes pour les quinze premières victimes tombées sous les balles assassines des forces de défense et de sécurité.

Une fois n’est pas coutume, ce vendredi 6 décembre 2019, le FNDC va encore enterrer dignement les huit victimes des répressions sauvages intervenues ces dernières semaines.

Le programme des funérailles de nos martyrs se déroulera ainsi qu’il suit :

  • 11 h 00 : Levée des corps à l’hôpital Ignace Deen ;
  • 13 h 30 : Prière mortuaire à la grande Mosquée Fayçal ;
  • 14 h 00 : Démarrage de la procession funèbre en direction du cimetière de Bambéto ;
  • 16 h 30 : Inhumation des corps au cimetière de Bambéto ;
  • 17 h 00 : Fin de la cérémonie
    Le FNDC appelle tous les citoyens guinéens à se mobiliser pour accompagner à leurs dernières demeures nos martyrs de la démocratie.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.
Conakry, le 06 décembre 2019

La Coordination nationale du FNDC

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Enrôlement des mineurs : l’opposition demande « l’arrêt du processus »

5 décembre 2019 à 13 01 45 124512

Après avoir dénoncé l’enrôlement des mineurs de moins de dix ans dans les fiefs du pouvoir, l’opposition a, dans une déclaration publiée ce jeudi, 5 décembre 2019, demandé l’arrêt du processus d’enrôlement en cours. «

Dans le souci de préserver la paix sociale, nous demandons l’arrêt du processus en cours afin de prendre de manière concertée les mesures correctives nécessaires pour rendre plus crédibles les prochaines élections », estiment les opposants au régime d’Alpha Condé.

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, l’intégralité de cette déclaration :

Les images d’enrôlement de mineurs de moins de 10 ans dans les Caerles, relevées dans les fiefs proches du RPG, sont de de notoriété publique. Elles ont largement été diffusées sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Ces images sont choquantes et traduisent l’intention manifeste du pouvoir de remplir le fichier de mineurs dans le seul dessein d’assurer le troisième mandat soit par le referendum soit par les législatives. Le communiqué du Président de la CENI en date du 1er décembre 2019 a d’autant moins rassuré que nous avons assisté à l’intensification de ces pratiques frauduleuses depuis lors.
Ce sont ces mêmes pratiques frauduleuses qui avaient permis au Président Alpha Condé de se faire réélire en 2015. L’enrôlement des mineurs que nous constatons dans la révision en cours est sans précédent de par son ampleur et son caractère discriminatoire. Ces pratiques sont de nature à affaiblir considérablement les fondements de l’Etat et constituent, avec la violence d’Etat, les principales armes du régime actuel pour se pérenniser. Ainsi, comme pour les précédentes élections, le pouvoir d’Alpha Condé prépare une mascarade électorale à l’aide d’un processus émaillé de nombreuses irrégularités dont entre autres :

  • L’enrôlement réduit à 25 jours alors que le code électoral prévoit 3 mois.
    25 jours pour : enrôler ceux qui ont atteint l’âge légal de voter depuis 2015 (dernière date de la révision de la liste électorale) ; radier tous les électeurs décédés et ceux qui sont indûment enregistrés ; et procéder, à titre exceptionnel pour cette révision, au ré-enrôlement des 6 042 643 électeurs qui sont déjà dans la base de données, conformément à la recommandation principale du rapport d’audit du fichier électoral.
  • L’envoi dans les fiefs réputés proches du pouvoir des commissaires représentant le RPG à la CENI avec l’appui de l’Administration inféodée a permis le recensement sans retenue des mineurs dont les images scandaleuses inondent les réseaux sociaux.
  • La visite opportuniste d’Alpha Condé en Haute Guinée dès l’ouverture de la période d’enrôlement. Ses discours aux accents de campagne ont été entendus par les cadres de son parti et leurs affidés de l’Administration comme un appel pour exécuter les basses pratiques habituelles sur le processus électoral en leur donnant encore plus d’ampleur.
  • Les nombreuses difficultés enregistrées dans les opérations de révision sur le terrain. Plus particulièrement dans les fiefs considérés proches de l’opposition : arrivée tardive et pannes fréquentes des kits, retards importants dans le démarrage des opérations dans plusieurs CAERLE, insuffisance et parfois manque de matériel et de consommables (rupture organisée des récépissés) avec les risques sur l’enrôlement liés à la non délivrance des récépissés qui sont la preuve d’une inscription sur la liste électorale.

De tels actes discréditent la CENI et augurent de façon certaine des conflits électoraux ou post électoraux aux conséquences imprévisibles.
C’est pourquoi, dans le souci de préserver la paix sociale, nous demandons l’arrêt du processus en cours afin de prendre de manière concertée les mesures correctives nécessaires pour rendre plus crédibles les prochaines élections.
L’opposition réitère sa ferme volonté à œuvrer pour la consolidation de la démocratie et réaffirme sa détermination à exiger que les conditions de transparence soient réunies pour la tenue des prochaines élections. Elle rappelle également la nécessité de mettre en œuvre les recommandations contenues dans le rapport d’audit du fichier électoral.

Les partis politiques de l’opposition invitent l’ensemble des guinéens à rester mobilisés pour faire échec à la volonté de confiscation des suffrages des citoyens.

Conakry, le 05 décembre 2019

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Procès des leaders du FNDC : à peine ouverte, l’audience a été suspendue

5 décembre 2019 à 12 12 57 125712

Le procès en appel du coordinateur national du FNDC (front national pour la défense de la constitution) et ses compagnons d’infortune se poursuivi ce jeudi, 05 décembre 2019, à la cour d’appel de Conakry. Et, c’est sur fond de suspension que l’audience se tient devant cette juridiction, rapporte un des reporters de Guineematin.com qui sont actuellement à la cour d’appel.

L’audience a démarré à 10 heures 58′. Et, deux minutes après (à 11 heures) le juge audiencier a annoncé une première suspension. « Monsieur le procureur, on ne voit pas la sonorisation habituelle que nous avons ici… L’audience est suspendue pour 5 minutes pour régler ce petit problème», dit le juge Mangadouba Sow.

La cour s’est alors retiré de la salle d’audience ; et, trois minutes après (11 heures 03′), elle revient dans la salle où attendaient encore les prévenus et leurs avocats. « L’audience est reprise, veuillez-vous assoir. Monsieur le greffier, veuillez faire lecture du rôle d’audience », a dit le juge audiencier.

Le greffier s’exécute ; et, juste après, la défense prend la parole. Par la voix de Me Mohamed Traoré, les avocats soulèvent des «exceptions d’inconstitutionnalité» et demandent à la cour de transmettre le dossier à la cour constitutionnelle pour examen.

À sa prise de parole, le ministère public ironise la situation avant de demander à la cour d’accéder à la demande de la défense. « Je pensais qu’on allait enterrer ce dossier aujourd’hui ; mais, visiblement, ce dossier n’est même pas mort encore», a-t-il dit en arborant un sourire.
Finalement (à 11heures 30′), la cour décide de suspendre de nouveau l’audience pour statuer sur ces demandes.

« Les trois dossiers sont mis en délibéré pour décision être rendue à 13 heures», a dit le juge Mangadouba Son, avant de se retirer de la salle d’audience.
Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta et Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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Conakry : les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité lancées

5 décembre 2019 à 11 11 40 124012

Les journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité ont été lancées dans la journée d’hier mercredi, 04 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry. Une démarche initiée en rapport avec le projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée mis en œuvre dans les communes de Dixinn, Kaloum, Kindia, Kankan, Labé, Mamou, Siguiri, dans le cadre de l’introduction de la police de proximité.

Cette initiative du consortium Partners Global, Coginta et le CECIDE a pour objectif de rassembler les élus locaux, la police, les femmes et des jeunes pour échanger des expériences et capitaliser les acquis dudit projet, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ces journées d’information et de partage d’expériences sur la police de proximité vont se dérouler sur 3 jours. L’ouverture des travaux a regroupé des personnalités dont le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Albert Damantang Camara ; la maire de la commune de Kaloum, Aminata Toué ; l’ambassadeur des USA en Guinée, Simon Henshaw.

Albert Damantang Camara, ministre de la Sécurité

Dans son discours, Albert Damantang Camara, a rappelé les raisons de l’introduction de la doctrine de la police de proximité dans notre pays. « Le Projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service du citoyen, introduit la doctrine de la police de proximité, la nouvelle doctrine d’emploi de la police nationale de Guinée dans les commissariats centraux de police. Cette nouvelle doctrine, qui est le fruit de la réforme du secteur de sécurité initiée par le professeur Alpha Condé, président de la République, consiste à professionnaliser la police, à développer la gouvernance de la sécurité à fin que le citoyen soit sujet et acteur de sa propre sécurité et à rétablir la confiance entre la police et la population qu’elle sert ».

Par ailleurs, Albert Damantang Camara a fait le bilan de ce qui a été fait par le projet depuis son lancement en 2015. « Pendant ces 4 années, des résultats tangibles ont été obtenus dans le cadre de la coproduction de la sécurité. Par ailleurs, trois diagnostics locaux de sécurité ont été réalisés, près de 1599 policiers ont été formés, des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance installés dans cinq mairies ainsi que 175 membres formés, 109 chefs de quartiers ont été formés en résolution de conflits et prévention de la délinquance, 88 forums ont été organisés dans les quartiers avec la participation de toutes les parties prenantes à la vie des quartiers, 82 policiers assurent l’éducation à la citoyenneté des élèves dans les lycées et collèges, des femmes et des jeunes ont été mis en relation avec l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), des fonds de prévention de la délinquance ont été mis en place au profit d’associations des jeunes et de femmes. Des cours d’anglais pour le personnel du ministère de la Sécurité ont été dispensés, des formations à l’étranger pour les cadres de la police également ont été dispensées. Et, il a été réalisé deux films sur ce projet. Toutes ces actions ont permis d’améliorer l’image de la police et lui permettre de jouer son rôle social », soutient le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile.

Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée

Pour sa part, Simon Henshaw, ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Guinée, a salué les efforts fournis par tous les acteurs pour la professionnalisation des services de sécurité. « Je voudrais remercier Partner Global, Coginta et CECIDE pour tous les efforts qu’ils ont déployé pour réaliser ce projet et organiser cet événement cette semaine. Je voudrais énormément exprimer ma gratitude de nos partenaires et au gouvernement, qui ont contribué à nous aider à atteindre nos objectifs communs de réforme du secteur de la sécurité en Guinée. J’ai eu l’occasion de visiter le commissariat central de Labé et j’ai pu constater de visu le travail accompli par ce projet d’expérience de la police de proximité », a expliqué le diplomate Américain.

Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum

De son côté, Aminata Touré, maire de la commune de Kaloum, a dit sa joie de participer à cette rencontre de partage d’expérience et de capitalisation des acquis du projet sur la police de proximité. « L’honneur me revient de vous souhaiter la bienvenue au nom de la commune de Kaloum, qui abritera la journée de partage d’expérience du projet Partenaires pour la Sécurité en Guinée, la réforme de la police au service des citoyens, financé par le gouvernement américain. Ces journées de partage d’expériences se dérouleront du 04 au 06 décembre 2019. C’est avec satisfaction que nous avions accueilli la nouvelle selon laquelle Kaloum a été identifié comme le lieu pour la mise en œuvre de cette activité d’une telle envergure, qui capitalise les acquis de la police de proximité depuis 4 ans en République de Guinée ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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N’zérékoré : le FNDC manifestera le 12 décembre contre le 3ème mandat

5 décembre 2019 à 11 11 14 121412

L’antenne régionale du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) de N’zérékoré ne lâche pas prise dans le combat contre le 3ème mandat pour Alpha Condé. La structure compte manifester au compte du 3ème acte, le jeudi 12 décembre 2019. L’annonce en a été faite à l’issue d’une réunion tenue hier, mercredi 04 décembre au domicile du coordinateur régional de l’UFR, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À la sortie de la réunion préparatoire de la marche du jeudi prochain, Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré, est revenu sur les points débattus au cours de la rencontre. « Nous sortons d’une réunion très importante. Cette réunion a pour objectif de relancer nos activités de marche habituelle et les préparatifs de cette marche. Donc, cette marche pacifique est prévue le 12 de ce mois décembre. C’est pourquoi nous interpellons tout le monde, toute la population de la Guinée forestière, principalement de la préfecture de Nzérékoré et ses sous-préfectures, mais aussi de N’zérékoré centre, que le 12 décembre nous allons marcher contre vents et marées ».

Foromo Tokpa Kolamou, porte-parole du FNDC N’Zérékoré

A en croire Foromo Tokpa Kolamou, un des frustrés du parti présidentiel, la lettre d’information aurait été déposée à la commune depuis le lundi dernier. « L’itinéraire, c’est du carrefour de Komou en passant par le gouvernorat, et le gouvernorat devient un point d’escale avant le stade. A partir du stade, on descend à Dorota. De Dorota, nous prenons l’autoroute qui vient frôler la mission catholique et puis directement l’Ecobank, le commissariat central de police, la préfecture pour terminer à la place des martyrs. C’est ce qu’on a proposé dans l’itinéraire et nous attendons la réponse de notre lettre d’information », a laissé entendre monsieur Kolamou.

A la question de savoir ce que ferait le FNDC si la mairie refusait d’accéder à leur demande, Foromo Tokpa Kolamou répond : « qu’ils acceptent ou non, nous allons marcher avec la population le 12 décembre »

Pour finir, l’antenne régionale du FNDC de N’zérékoré dit son souhait de voir dans les rues de la commune urbaine des milliers d’opposants. C’est pourquoi, elle lance une invite à la population. « Les indécis doivent s’ajouter à ceux qui ont manifesté pour grossir les rangs, pour encore montrer que la dernière fois on n’était pas nombreux. C’est pourquoi, on compte multiplier par cent le monde qui était sorti manifester la dernière fois ».

De N’zérékoré Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

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Lancement des projets PDCVA-G et PDRI GKM : la joie et les attentes des bénéficiaires

5 décembre 2019 à 10 10 42 124212

Comme annoncé précédemment, le gouvernement guinéen a lancé hier, mercredi 05 décembre 2019, deux projets agricoles cofinancés par l’Etat guinéen et la Banque Islamique de Développement (BID). Il s’agit du Projet de Développement des Chaines de Valeurs Agricoles de Guinée (PDCVA-G), qui va couvrir 29 des 33 préfectures du pays, et du Projet de Développement Rural Intégré de Gaoual, Koundara et Mali (PDRI GKM), qui interviendra dans les trois préfectures sus mentionnées.

Après le lancement officiel des projets suivi du démarrage d’un atelier de 3 jours et réunissant les principaux acteurs intervenant dans le secteur agricole, des représentantes des paysans et des petits producteurs ont exprimé leurs sentiments au micro de Guineematin.com, présent à la rencontre.

Mme Traoré Ami Cissé, présidente de la fédération des producteurs de la Guinée forestière

Madame Traoré Ami Cissé, présidente de la fédération des producteurs de la Guinée forestière : « Je suis très contente puisque dès qu’on a reçu les invitations, les membres de la fédération ont rapidement réagi en désignant la délégation qui doit venir prendre part à l’atelier de Conakry. Avec ces projets, nous savons qu’on va sortir de la pauvreté et augmenter le revenu de nos familles. Avec ces projets, nous attendons des appuis techniques et financiers pour booster la productivité et les rendements agricoles à tous les niveaux ».

Madame Conté Salimatou Camara, présidente des vivriers de la Basse Guinée

Madame Conté Salimatou Camara, présidente des vivriers de la Basse Guinée, ne cache pas aussi sa satisfaction. « J’ai été personnellement mandatée par le président de la Fédération des paysans du Fouta, Moussa Para Diallo. Nous savons que ces projets vont augmenter les rendements de nos récoltes. Ces projets vont permettre de réduire la pauvreté en milieu rural à travers la chaîne des valeurs agricoles. Une chaîne de valeurs qui fait intervenir les préparatifs des domaines agricoles jusqu’à la commercialisation en passant par le désenclavement des zones de production et la transformation des produits agricoles. Nous sommes vraiment contents ».

Mama Aïssata Mané, présidente de l’union Koliba Gaoual

De son côté, Mama Aïssata Mané, présidente de l’union Koliba Gaoual, dit accueillir avec beaucoup d’attentes le projet PDRI-GKM. « Nous attendons du projet, des semences améliorées et hâtives, des domaines agricoles aménagés, du matériel agricole adapté à nos réalités et également le désenclavement de nos zones de production, la formation et l’accompagnement des producteurs et petits exploitants. Nous remercions le gouvernement guinéen et la BID pour cette belle initiative et nous attendons le démarrage du projet sur le terrain avec impatience ».

Thierno Balla Diallo, coordinateur technique de la fédération des paysans du Fouta Djallon

Thierno Balla Diallo, coordinateur technique de la fédération des paysans du Fouta Djallon, également présent à la rencontre, s’est réjoui du lancement des deux projets. « Nous attendons beaucoup de choses de ces projets. Ce sont des projets ambitieux qui s’intéressent à l’ensemble des problèmes qui tiennent à cœur les producteurs que devons couvrir. C’est l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Ce qui passe par l’amélioration de la production et la facilitation de l’accès au marché. Mais également la mise en relation et le développement de certaines filières agricoles, le développement de l’agro-industrie et de l’entrepreneuriat. Ce qui passe par l’insertion des jeunes et des femmes qui seront des acteurs privilégiés dans ces projets. Les filières agricoles ont beaucoup de problèmes, nous attendons de ces projets la résolution de ces contraintes. Il s’agit des difficultés d’acquisition d’intrants, les infrastructures d’irrigation, de stockage, de transformation ou encore le renforcement des capacités ».

M. Diallo espère que beaucoup de ces contraintes seront résolues, des zones agricoles désenclavées et des milliers d’emplois vont être créés grâce à l’exécution de ces deux projets agricoles qui donnent une priorité à la chaîne des valeurs.

Ce technicien agricole définit la chaîne des valeurs des filières agricoles comme étant le processus allant de l’acquisition des intrants jusqu’à la consommation des produits. Elle couvre l’ensemble des activités qui se passent sur la chaîne de la production, de la transformation jusqu’à la consommation en tenant compte de l’implication des acteurs pour sa mise en œuvre.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél. : 628 08 98 45

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Kindia : le FNDC porte plainte contre le maire de la ville

5 décembre 2019 à 10 10 31 123112

L’antenne du FNDC à Kindia décide de poursuivre le maire de cette commune urbaine en justice. La structure a porté plainte contre Mamadou Bangoura, accusé d’avoir interdit illégalement les manifestations contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé dans la ville des agrumes, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Interdit de manifester et plusieurs de ses responsables emprisonnés depuis quelques semaines, le FNDC-Kindia ne lâche pas prise. Le mercredi, 04 décembre 2019, la structure, opposée au projet de changement constitution qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, a déposé plainte contre le maire de la ville. Elle a déposé dans le même temps une lettre d’information par rapport à une nouvelle manifestation qu’elle compte organiser le 10 décembre prochain.

Kemo Mali Fofana, coordinateur régional par intérim du FNDC

C’est le coordinateur régional par intérim du FNDC à Kindia, Kémo Mali Fofana, qui l’a annoncé devant la presse. « Nous venons directement du parquet du tribunal de première instance de Kindia pour porter plainte contre les décisions illégales du maire de la commune urbaine de Kindia afférant à l’interdiction des manifestations à Kindia.

Après, nous avons aussi déposé une nouvelle lettre d’information pour une éventuelle manifestation prévue le mardi, 10 décembre 2019. Il faut le dire que cette fois-ci, c’est une leçon qu’on donne au maire Mamadouba Bangoura pour qu’il sache que s’il interdit nos manifs mille fois, on portera mille fois plainte contre lui en saisissant notre pool d’avocats. Et ça c’est une décision irrévocable », a-t-il déclaré.

Contacté par un journaliste de Guineematin.com peu après cette annonce, le maire de Kindia a dit n’avoir pas encore été informé de cette plainte. « Je ne suis même pas informé de cette plainte, je me demande pourquoi ils porteraient plainte contre moi. Donc j’attends qu’on m’informe officiellement et là je réagirai. Car j’ignore même de quoi je suis reproché », a dit Mamadouba Bangoura.

A rappeler que cinq responsables de l’antenne du Front National pour la Défense de la Constitution à Kindia sont détenus depuis quelques semaines à la prison de civile de la ville. Selon Abdoulaye Bah, chargé des questions juridiques du FNDC-Kindia, les cinq détenus ne sont pas en bonne santé.

« Actuellement, Alsény Farinta Camara est malade parce qu’il a un régime alimentaire particulier et ses 4 collègues ne sont pas également en bonne santé. Ce qui est très grave. Donc maître Salifou Beavogui travail avec le procureur général monsieur Mohamed Lamine Diawara, pour qu’il y ait une audience organisée dans les prochains jours », a dit l’ancien président de la délégation spéciale de Kindia.

De Kindia, Mohamed M’Bemba Condé pour Guineematin.com

Tél. : 628 51 88 88

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Conakry ville propre : les ordures s’amoncellent au dépotoir de Nongo

5 décembre 2019 à 9 09 47 124712

Entreprise il y a de quelques mois, la pompeuse campagne d’assainissement de la ville de Conakry semble avoir du plomb dans l’aile. Les derniers samedis des mois d’octobre et novembre n’ont pas respecté la tradition qui consistait à fermer la circulation de 6 à 11 heures pour se consacrer à ladite campagne.

Une situation qui a pour conséquences un engorgement de certains dépôts d’ordures de la capitale guinéenne, à l’image de celui de Nongo, dans la commune de Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’arrêt de la campagne d’assainissement pendant les deux derniers mois a provoqué en engorgement des ordures dans les lieux de collecte. Au dépotoir de Nongo, tous les conteneurs sont remplis depuis quelques temps avec à la clé une odeur nauséabonde qui colle au nez.

Michel Sagno, directeur d’une PME de ramassage d’ordures de dépotoir de Nongo

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Michel Sagno, directeur d’une PME de ramassage d’ordures de dépotoir de Nongo, a expliqué les multiples difficultés rencontrées sur le terrain. « On a un problème de dépôt, surtout au niveau des conteneurs. C’est insuffisant. On nous envoi un conteneur chaque matin, mais entre 07 heures et 09 heures, il est déjà rempli. Donc, ceux qui viennent après sont obligés d’attendre ou de déposer les ordures par terre et c’est ça qui n’est pas normal. Si la fréquence d’enlèvement était bonne, les PME n’auraient pas eu de difficultés à faire leur travail parce que nous sommes engagés à faire le travail. Mais, on a un problème de dépôt et nous savons aussi que l’État de son côté fait de son mieux », a dit monsieur Sagno.

L’autre difficulté concerne spécifiquement les tricycles qui viennent avec des quantités d’ordures. « Les motos viennent trois fois par jour. Elles trouvent quelques fois que le conteneur est déjà rempli. Ce qui fait qu’ils sont obligés d’aller vers Concasseur et nos motos ne sont pas adaptées pour le terrain de Concasseur, ça cause des patinages et grille les disques. Donc, si la PME ne travaille pas, ça devient de plus en plus sale et les ordures, c’est de l’acide, parce que si ça passe deux à trois jours dans la moto, ça ronge nos motos aussi », a révélé notre interlocuteur.

D’ailleurs, Michel Sagno pense qu’assainir Conakry le dernier samedi de chaque mois ne peut pas résoudre le problème. Selon lui, il faut aller au-delà. « L’assainissement, c’est l’État qui doit s’en occuper. Mais, l’assainissement est un travail quotidien. Déjà, les guinéens ne savent pas comment gérer les ordures. Quand on boit un sachet d’eau, on le jette à terre et ça devient une ordure qu’on pouvait bien jeter dans une poubelle. Au lieu d’assainir chaque dernier samedi de la semaine et retrouver des tonnes d’ordures le lendemain sur les routes, il faudrait plutôt essayer de gérer les ordures en créant des poubelles publiques. Si vous regardez sur l’Autoroute, c’est plus propre que la route Le Prince. C’est parce que là-bas, il y a des poubelles publiques. Donc, l’initiative de l’État est bonne, mais c’est minime. Assainir une fois dans le mois ne rend pas notre capitale propre et ça risque toujours d’entasser des tonnes d’ordures dans les dépotoirs ».

Pour finir, Michel Sagno s’adresse au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Koly Kourouma. « J’apprécie bien son boulot parce qu’il vient chaque fois sur le terrain faire des constats et compatir à ce que nous subissons. Au dépôt de Yattayah par exemple, il y avait une montagne d’ordures qu’il est venu enlever. Chez nous ici, notre problème est qu’on n’a qu’un seul conteneur et s’il est rempli, nous serons obligés de faire ce que nous ne sommes pas autorisés, parce qu’il y aura des montagnes d’ordures ici. Je demande au ministre Papa Koly de nous aider à avoir des conteneurs et de revoir le programme d’assainissement le plus vite possible pour aider la population ».

Morlaye Sylla, ramasseur d’ordures au dépotoir de Nongo

Pour sa part, Morlaye Sylla, ramasseur d’ordures au dépotoir de Nongo, demande que l’Etat y dispose des conteneurs pour faire face à la forte demande. « Nous, on travaille par plaisir et pour rendre le quartier Nongo propre, on n’a pas de primes ni de salaires. A propos du dépotoir, les ordures nous fatiguent ici parce qu’il y a des poubelles qui peuvent rester ici pendant un mois sans être déplacées. Depuis que l’assainissement a été arrêté, ça a impacté sur plusieurs dépôts. Mais chez nous ici, ça devient vraiment compliqué pour nous. Par rapport aux conteneurs, l’État doit revoir la stratégie, sinon les gens vont bientôt se plaindre et voire même manifester parce que les ordures dégagent une mauvaise odeur ».

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

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