Saïdou Diallo, un militant du FNDC, tué à Conakry : voici la réaction de sa mère

7 décembre 2019 à 21 09 16 121612
madame Mariama Sadio Diallo, mère de feu Saïdou Diallo

Organisées le vendredi, 06 décembre 2019, les obsèques des 8 jeunes tués lors des précédentes manifestations du FNDC à Conakry ont entraîné une nouvelle victime. Mamadou Saïdou Diallo a reçu une balle dans la tête peu après l’enterrement qui a eu lieu au cimetière de Bambéto. Il a rendu l’âme ce samedi matin aux urgences de l’hôpital national Donka. Peu après l’annonce de sa mort, un reporter de Guineematin.com est allé à la rencontre de sa mère.

Choquée et en larmes, madame Mariama Sadio Diallo ne peut que se remettre à la volonté de Dieu. « Je m’en remets à la volonté divine. C’est Dieu qui me l’a donné et il a décidé de me le reprendre aujourd’hui. Mais, je ne pardonne pas à ceux qui ont tué mon fils. Ils l’ont tué à cause de la politique, je ne vais pas le leur pardonner. Mon fils n’a rien fait de mal, ils l’ont tué tout juste parce qu’ils se sentent forts, parce qu’ils ont le pouvoir aujourd’hui ; mais, la justice divine va nous départager. Car, c’est Dieu qui est le grand juge », a-t-elle dit, avant d’ajouter qu’elle aimait beaucoup son fils. « Il était tout pour moi. Souvent, quand il s’apprêtait à sortir, je lui disais de ne pas y aller. La nuit, je cherchais toujours à m’assurer qu’il s’est couché avant de rentrer », a raconté la mère du défunt.

Feu Mamadou Saïdou Diallo

Âgé de 24 ans, Mamadou Saïdou Diallo était élève en classe de terminale, sciences Mathématiques au lycée Titi2. Il vient ainsi allonger la liste déjà très longue des personnes tuées dans le combat en cours contre un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Lire

Décès de Saïdou Diallo : « je lui ai dit de ne pas sortir puisqu’on tue les gens »

7 décembre 2019 à 19 07 32 123212

Comme annoncé précédemment, Mamadou Saïdou Diallo, 24 ans, est décédé ce samedi, 07 décembre 2019, après avoir reçu une balle hier après les obsèques des 8 jeunes tués lors des précédentes manifestations du FNDC, à Conakry. Interrogé par un reporter de Guineematin.com, son grand frère, Alhassane Diallo, est revenu sur les circonstances de sa mort.

Alhassane Diallo, grand frère de feu Mamadou Saïdou Diallo

« Hier, on m’a appelé lorsque je quittais le boulot pour m’informer que mon jeune frère a été touché par une balle. J’ai demandé c’est où exactement, ils m’ont dit que c’est à Bambéto magasin. Directement, j’ai appelé la famille pour les informer. Mais, c’est juste à 20 heures qu’on a su qu’il était couché à l’hôpital Jean Paul II. On s’est rendus sur les lieux à 21 heures et nous l’avons transporté à l’hôpital Donka, directement aux urgences. Ce samedi matin, à 7 heures, on l’a transféré dans une autre salle. Et à 12 heures, on nous a informés qu’il est décédé », a-t-il expliqué, précisant que la balle a touché son jeune frère à la tête.

Frère jumeau du défunt, Mamadou Souaïbou Diallo, est inconsolable. Comme s’il avait vu les choses, il a tenté vainement de convaincre son jumeau de ne pas sortir pour aller assister aux obsèques d’hier.

Mamadou Souaïbou Diallo, frère jumeau de feu de Mamadou Saïdou Diallo

« Avant-hier, on était ensemble et on jouait ensemble. On disait qu’on allait se présenter cette année pour refaire le Baccalauréat puisqu’on a échoué par deux fois. Le soir, je lui ai dit de ne pas sortir puisqu’on tue les gens. Je lui ai dit de rester avec moi mais il n’a pas accepté. Chaque fois qu’on lui disait de rester à la maison et de ne pas sortir manifester, il n’acceptait pas. Hier encore, à 13 heures, je lui ai dit à nouveau de ne pas aller à l’enterrement mais il m’a promis qu’il allait revenir. Comme je ne voulais pas qu’on se dispute, je l’ai laissé partir. J’étais à Bantounka en train d’enseigner des enfants, lorsqu’on m’a appelé pour me demander si c’est moi Souaïbou. J’ai dit oui et on m’a dit au téléphone qu’on a tiré sur mon jumeau et qu’il a reçu la balle dans la tête. Directement, j’ai pris la moto pour me rendre à Donka. A chaque fois que je venais le voir, je trouvais qu’il respirait. J’ai passé la nuit à côté de lui et c’est aujourd’hui, à 12 heures, qu’on m’a dit qu’il est décédé ».

Feu Mamadou Saïdou Diallo

Mamadou Saïdou Diallo est le 23ème jeune tué par balle depuis le début des manifestations pilotées par le Front National pour la Défense de la Constitution et qui visent à barrer la route au projet de changement de la Constitution, qui permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

N’Zérékoré : la stratégie inédite de Papa Koly pour faire recenser les électeurs

7 décembre 2019 à 19 07 21 122112

A un peu plus d’une semaine de la fin de l’opération d’enrôlement des électeurs et de révision des listes électorales, le pouvoir s’active sur le terrain pour amener ses partisans à se faire recenser. C’est dans ce cadre qu’une délégation du gouvernement séjourne depuis quelques jours à N’Zérékoré. Les membres de cette délégation ont rencontré un groupe de femmes de la ville ce samedi, 07 décembre 2019, pour discuter de la stratégie à adopter pour atteindre l’objectif, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Conduite par le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Papa Koly Kourouma, cette délégation est composée aussi du ministre de la santé, le Colonel Rémy Lamah, le ministre des pêches et de l’économie maritime, Fréderic Loua, et le directeur national de la pharmacie, Dr Nyankoye Goumou. Ces différents responsables du pays ont reçu le groupement des femmes balayeuses de N’Zérékoré au siège régional du parti GRUP. Ces femmes sont venues avec leurs récépissés en mains pour prouver qu’elles se sont déjà fait enrôler. Une attitude vivement saluée par Dr Nyankoye Goumou, qui a expliqué l’objectif de la venue de cette mission à N’Zérékoré.

Papa Koly Kourouma, ministre de l’hydraulique et de l’assainissement

« C’est le président de la République qui nous a mandatés pour venir auprès de vous afin de vous sensibiliser à vous faire recenser. Parce que si tu n’es pas recensé, tu n’es pas considéré comme guinéen, on peut te confondre à un ivoirien ou une autre personne étrangère dans ton propre pays. On a vu vos cartes d’électeurs mais allez-y mobiliser encore vos camarades, vos enfants, vos familles pour qu’ils aillent se faire recenser. Parce que bientôt Zogota (une société minière) va commencer ses activités. Et si tu n’es pas recensé et que tu n’as pas cette carte, ça veut dire que tu n’auras pas d’emploi là-bas. Et, ce n’est pas la carte d’identité nationale qui sera demandée, c’est plutôt cette carte d’électeur », a-t-il déclaré.

Abondant dans le même sens, Papa Koly Kourouma a proposé un marché à ces femmes. Il a demandé à chacune d’elles d’aller faire recenser cinq personnes et venir lui montrer les preuves en contrepartie d’une récompense. « D’ici le samedi prochain, nous demandons à chacune d’entre vous d’amener 5 personnes à se faire recenser. Et quand vous le faites, photocopiez leurs cartes d’électeurs et vous nous les envoyez le samedi. On verra ce qu’on pourra faire pour vous. Parce que vous qui êtes là, vous représentez plus de 40 000 personnes. Et si chacune de vous fait recenser plus de 5 personnes, on peut avoir plus de 200 000 personnes. Alors, on vous attend le samedi prochain », a lancé le ministre.

Il a promis par ailleurs d’octroyer des équipements à ces femmes des équipements nécessaires pour bien assainir la ville de N’Zérékoré. Après ce meeting, la délégation s’est rendue à Kéréma, district relevant de la sous-préfecture de Bounouma, à une dizaine de kilomètres de la ville de N’Zérékoré pour inaugurer un collège construit dans le cadre de l’ANAFIC.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tel : +224620166816/666890877

Lire

Participation de l’UFDG au dialogue politique : Cellou Dalein apporte des précisions

7 décembre 2019 à 19 07 12 121212

La reprise du dialogue politique inter-guinéen, voulu par les partenaires, est diversement appréciée dans les états major des partis politiques. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), certains sont allés jusqu’à évoquer un dialogue relatif au contesté projet de nouvelle Constitution. A l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi, 07 décembre 2019, Cellou Dalein Diallo a tenu à mettre les points sur les i et lever l’équivoque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFDG s’est dit conscient du fait que beaucoup de militants et sympathisants s’interrogent sur les raisons qui ont amené le parti à aller au dialogue politique. Pour éclairer la lanterne des uns et des autres, Cellou Dalein a apporté des précisions. « Beaucoup de gens s’interrogent et ne comprennent pas, parce que tous les dialogues auxquels on a participé n’ont pas donné de résultats parce que les résolutions, les décisions qui ont été prises, n’ont pas été appliquées. Vous savez le combat qu’on a mené pour obtenir l’organisation des élections locales, pour obtenir que les chefs de quartiers ne soient pas nommés à la discrétion des autorités, mais qu’on tienne compte de la sensibilité des habitants de chaque district et de chaque quartier, sensibilité exprimée lors des élections locales. La présidence de la République a diffusé un communiqué pour demander la reprise du dialogue, pour définir les calendriers et les modalités d’installation des chefs de quartiers et de la mise en place des conseillers régionaux. Parce que normalement, au regard de la loi sur les collectivités locales, les régions devraient être gérée par les conseillers régionaux. Bien entendu, on devrait faire ça dès après les élections locales. Ils n’ont pas voulu le faire. Maintenant, par l’intermédiaire des partenaires techniques et financiers, et à travers ce communiqué, le gouvernement dit qu’on va mettre les chefs de quartiers et les conseillers régionaux. Venez, on va voir dans un autre cadre de dialogue, comment on va finaliser les élections locales », a-t-il introduit.

Devant cette sollicitation, Cellou Dalein a dit à ses partisans, qu’il fallait y participer pour voir si l’autre camp est de bonne foi. « Il fallait qu’on aille. On ne sait jamais s’ils sont de bonne foi, vous le savez. Mais, lorsqu’il s’agit d’aller prendre le bénéfice d’un combat qu’on a mené des années, pour que les quartiers et les districts qu’on a gagnés, qu’on puisse désigner les chefs de quartiers, nous avons dit oui, nous allons répondre. Mais, je vais vous assurer, on ne parle pas là-bas de constitution. La constitution, nous l’empêcherons. C’est pourquoi je vous ai dit de sortir massivement mardi prochain. C’est deux points qui sont inscrits là-bas : quand et comment on met en place les chefs de quartiers conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? Quand et comment on installe les conseils régionaux conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? L’autre point à l’ordre du jour, c’est comment se préparent les élections législatives ? Jusqu’à maintenant, nous avons dit qu’il faut qu’on continue de se recenser. Il n’y aura pas d’élections sans nous. Si les conditions d’une élection transparente ne sont pas réunies, il n’y aura pas d’élections. Si nous n’avons pas décidé de boycotter ou d’empêcher, nous allons essayer d’améliorer pour que tout le monde puisse se recenser et pour qu’on assainit complètement le fichier conforment aux recommandations de la mission d’audit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Le PADES prévient : « si la CENI ne fait pas son travail, nous allons vers la déstabilisation du pays »

7 décembre 2019 à 18 06 19 121912

Le processus d’enrôlement des électeurs dans la perspective des législatives du 16 février 2020 continue susciter la colère des politiciens guinéens. Dr Ousmane Kaba, président du Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), a fait part de son indignation devant les multiples couacs qui entourent ce processus entamé depuis plus de deux semaines.

A l’occasion de l’assemblée du parti, tenue ce samedi, 7 décembre 2019, Dr Kaba a dit craindre pour la stabilité de notre pays à cause de ce qui est en cours de préparation, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Pour Dr Ousmane Kaba, l’enrôlement des mineurs est un drame qui se passe aussi bien du côté du parti au pouvoir que de l’opposition. « On remarque qu’il y a beaucoup de problèmes autour de ces élections. Le recensement ne se fait pas correctement. Aujourd’hui, tout le monde en est conscient. On a partout, sur toute l’étendue du territoire national, des jeunes gens qui ont moins de 18 ans qui sont en train de se faire recensés, pas seulement du côté du pouvoir d’ailleurs. Ça veut dire que nous avons une question fondamentale à nous poser en tant que guinéen. Est-ce que réellement nous voulons la paix dans notre pays ? Est-ce que nous voulons la stabilité ? J’ai l’impression qu’en Guinée, nous avons un vrai problème. C’est que, ce pays manque réellement d’éthique, de morale à tous les niveaux. C’est extraordinaire. Les chefs de quartiers de tous les bords sont en train de faire du n’importe quoi pendant les élections », a lancé ouvertement Dr Kaba.

Parlant de la reprise du dialogue politique inter-guinéen, Dr Ousmane Kaba estime que le pouvoir a commencé à lâcher du lest. « Pour le moment, je constate simplement qu’on a libéré tous les prisonniers politiques du FNDC. Ce qui est un premier pas. C’est un premier pas qui va dans le bon sens. Nous allons voir maintenant le contenu de ce dialogue, pour voir si le gouvernement écoute réellement, si la CENI aussi écoute les acteurs politiques dans le processus électoral ».

Toutefois, le président du PADES met en garde la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en ce qui concerne l’établissement et la révision du fichier électoral. Dr Kaba craint que les agissements sur le terrain ne soient à la base d’une déstabilisation de notre pays. « Ce qui me semble aujourd’hui être le danger le plus important pour notre pays, c’est vraiment le travail de la CENI. Si la CENI ne fait pas son travail correctement, ne fait pas le recensement correctement, qu’on n’a pas un bon fichier électoral, je pense que nous allons vers des difficultés et la déstabilisation de ce pays. Et il faut que les guinéens comprennent que tout ne revient pas au président de la République ou au gouvernement. Chacun d’entre nous est comptable quelque part. Si on met des adultes à la CENI, il faudrait vraiment aussi que ces gens fassent leur travail et ne mettent pas la Guinée dans les problèmes, dans l’instabilité, dans la violence. Parce que des élections mal préparées, génèrent de la violence malheureusement. Parce que ça génère beaucoup de frustration », a lancé Dr Kaba.

D’ailleurs, le président du PADES dit avoir encore en mémoire la mascarade électorale à Kankan au cours des élections locales du 04 février 2018. « Je sais de quoi je parle. Puisque j’ai vécu en direct les dernières élections locales où j’étais à Kankan. Vous vous souvenez et on trouvait des gens avec plein de procurations et vraiment, c’était la tricherie à une échelle que je n’ai jamais vue. Ça veut dire que si on continue dans ce sens, la Guinée va vers beaucoup de difficultés et les premiers responsables sont déjà, ceux qui sont à la CENI, qui je rappelle on plus de 18 ans. Personne n’est obligé de respecter des consignes qui vont contre l’intérêt du pays. J’en appelle vraiment à la conscience des commissaires de la CENI qui sont responsables devant l’histoire ».

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

Lire

Saïkou Yaya dénonce le régime Alpha Condé « qui apprend les enfants à mentir, voler, tricher »…

7 décembre 2019 à 17 05 46 124612

Alors que certains spéculent déjà sur le fondement de la reprise du dialogue politique (dans un contexte tendu de manifestation anti-3ème) en Guinée, le secrétaire exécutif de l’UFR vient d’apporter des précisions. A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de son parti, tenue ce samedi, 07 décembre 2019, à Matam, Saïkou Yaya Barry a déclaré que l’opposition est allée à ces pourparlers pour démontrer la mauvaise foi du gouvernement guinéen devant les partenaires de la Guinée qui ont appelé à ce dialogue, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui était au siège de l’UFR à Matam.

Le secrétaire exécutif de l’UFR a commencé par éclairer la lanterne de l’opinion sur la différence entre le combat de l’opposition au sein du FNDC et celui qu’elle mène au sein du comité de suivi du dialogue politique. Parce que, estime Saïkou Yaya Barry, il y a un peu d’amalgame dans les mentalités.

Saikou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR

« Notre présence dans ce comité de suivi n’est pas lié au combat que nous menons pour la protection de la constitution guinéenne ; même si la finalité est de faire en sorte que les lois de la république soient respectées. Vous vous souviendrez, quand Alpha Condé a fait une déclaration et a confié le dialogue à son Premier ministre, nous avons dit que nous ne participons pas à une consultation avec le Premier ministre. A la même occasion, nous avions adressé une correspondance au président du comité de suivi d’alors, qui était le ministre de l’administration du territoire (Général Boureima Condé), pour réactiver le comité de suivi afin de régler les problèmes liés au processus électoral dans notre pays… Normalement, on ne peut pas organiser une élection, dans une autre élection qui n’est pas terminée. Mais, comme vous le savez, nous avons un pouvoir qui a démoralisé tout le système guinéen. Aujourd’hui, le pays ne fonctionne plus. Et, c’est à l’image de ceux qui dirigent. Parce qu’ils ne respectent aucune règle, aucun principe dans ce pays », a indiqué Saïkou Yaya Barry.

Quand il y a eu les manifestations du FNDC, poursuit le secrétaire exécutif de l’UFR, « les bailleurs de fonds, notamment les Nations-Unies, ont envoyé une correspondance pour dire que nul ne doit être arrêté pour ses opinions. On ne doit pas assassiner des enfants pour leurs opinions. Donc, ils ont demandé qu’on aille au dialogue pour finaliser le processus électoral. Ainsi, en tant que parti politique qui respecte les règles et les principes dans un pays, nous ne pouvons pas dire à tous ceux-là que nous ne voulons pas aller à un dialogue pour finaliser un processus électoral. Ce qui n’a rien à voir avec le combat que nous menons sur le terrain sur la protection de notre constitution. Voilà la raison qui nous a poussés à aller au dialogue en présence de ces bailleurs, pour montrer la mauvaise foi du gouvernement à aller vers l’apaisement, vers la paix. Et, en allant, nous sommes partis avec une documentation… »

Pour mieux justifier la participation de l’opposition aux travaux du comité de suivi du dialogue politique, le secrétaire exécutif de l’UFR a évoqué les nombreux dysfonctionnements constatés dans le déroulement des opérations de recensement des électeurs, en vue de la tenue des élections législatives programmées pour le 16 février 2020.

« Vous avez constaté les irrégularités sur l’élément principal d’une élection, qui est le recensement. Vous avez vu ce que la CENI, en relation avec le pouvoir et l’administration du pays, notamment les préfets et les sous-préfets, est en train de faire sur le terrain. Les machines à des endroits ne fonctionnent pas, les récépissés manques dans tous les endroits jugés favorables à l’opposition. Les fiches d’identification manquent ; et, là où il faut mettre deux opérateurs, on a mis qu’un seul opérateur. Les groupes électrogènes qui alimentent les machines ne marchent pas ; et, les primes des CAERLE ont été diminuées et bloquées. Aujourd’hui, les opérateurs ne reçoivent qu’un dixième (1/10) de ce qu’ils devaient recevoir. Aujourd’hui, les trois cent (300) CAERLE de Matoto sont fermées… En Haute Guinée, on recense des enfants de 11 ans, 12 ans, 13 ans, voire même 7 ans. C’est un recensement général qui est en train de se faire là-bas… Mais, est-ce qu’on doit seulement s’assoir et parler dans les radios de la place ? Non. Ceux-là qui nous ont demandé d’aller au dialogue, on doit leur montrer les preuves du comportement des gens qui gouvernent notre pays. Ils ont prostitué les guinéens. Aujourd’hui, on appelle même les enfants à la triche. Ça prouve à suffisance que ceux qui sont au sommet de l’Etat sont des tricheurs qui ont triché toutes leurs vies pour arriver là où ils sont… Un gouvernement qui aide un enfant à mentir, à voler, à tricher est un gouvernement voyou. Donc, c’est pour prouver tout ça qui nous amène à nous asseoir, en tant que politiques- ça, ce n’est pas le FNDC- devant les bailleurs de fonds et la communauté internationale… Il ne faudrait pas que les gens se trompent. Nous sommes là-bas (au sein du comité de suivi du dialogue politique) pour démontrer la mauvaise foi du gouvernement », a expliqué Saïkou Yaya Barry.

A noter que l’assemblée générale de l’UFR de ce samedi a été présidée par l’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, le premier vice-président du parti.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

Lire

Cellou Dalein sur les législatives : « la fraude qui a commencé ne passera pas »

7 décembre 2019 à 17 05 11 121112

Les dysfonctionnements qui entourent le processus d’enrôlement des électeurs continuent de susciter la colère des opposants au régime Alpha Condé. Ils accusent ouvertement le pouvoir et la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) de préparer une fraude au bénéfice du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Pour Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et chef de file de l’opposition, la fraude ne passera pas. Il l’a dit à l’occasion de l’assemblée générale du parti, tenue ce samedi 07 décembre 2019, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Dans son intervention, Cellou Dalein a commencé par faire observer une minute de silence à la mémoire de feu Mamadou Saidou Diallo, âgé de 24 ans, atteint par balle à la tête vendredi soir, alors qu’il revenait de l’inhumation de 8 autres victimes du projet de 3ème mandat pour Alpha Condé. « Le bilan macabre de la répression des manifestations du FNDC aujourd’hui est de 23 jeunes, pour la plupart âgés de moins de 20 ans. Ils ont été abattus à bout portant par les forces de défense et de sécurité, dont les agents sont chargés d’assurer sans discrimination la sécurité de tous les citoyens. Ils sont à la base de la mort de plus de 128 jeunes guinéens qui étaient en train d’exercer leur droit de manifester dans les rues et sur les places publiques conformément aux dispositions de l’article 10 de notre constitution. Le drame, c’est qu’ils n’auront jamais droit à la justice sous le règne d’Alpha Condé. Le drame, c’est qu’un gouvernement de la République n’éprouve ni pitié, n’exprime ni compassion, ne diligente aucune enquête pour savoir dans quelles circonstances on a tué des citoyens, et qui est l’auteur du crime. Nous sommes dans la Guinée d’Alpha Condé qui se caractérise entre-autres par l’impunité totale, des gens qui tuent d’autres gens qu’on ne considère pas comme étant des citoyens de ce pays », a-t-il fustigé.

Parlant des couacs qui entourent actuellement la révision des listes électorales, Cellou Dalein Diallo a dit qu’il n’y a jamais eu d’élections transparentes depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé en 2010. Selon lui, la fraude commence avant les élections, c’est-à-dire dans la phase de recensement des électeurs. « Partout dans les quartiers, des communes de Conakry, de l’intérieur, le matériel n’a pas été là au bon moment, les consommables manquaient, les pannes sont fréquentes. Les citoyennes viennent pour se faire enrôler en vue de sanctionner cette mauvaise gouvernance, mais ils n’arrivent pas à exercer ce droit de se faire enrôler. Des obstructions sont faites partout, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. Au Sénégal, ils ont fermé, ils n’ont même pas commencé et madame l’ambassadeur a diffusé un communiqué signé d’elle, que c’est suspendu jusqu’à nouvel ordre ; et jusque maintenant, ils n’ont pas recommencé. A Abidjan, tout le matériel est arrivé, mais jusque-là on n’a pas pu le transporter. On dit que la CENI n’a pas envoyé d’argent. A Bruxelles, en Europe, même ceux qui sont enregistrés avec leur propre carte d’électeur, ils ne peuvent pas s’enrôler ; il faut qu’ils présentent un passeport biométrique en cours de validité », a-t-il dénoncé.

Pour Cellou Dalein Diallo, avec ces nouvelles exigences imposées aux électeurs de l’étranger, il n’y a aucun doute que le pouvoir veut à tout prix exclure les militants de l’opposition, notamment de l’UFDG. « Comment voulez-vous que les passeports biométriques qui ont été émis il y a seulement deux ans, qu’on ne trouve même pas dans les ambassades, soient exigés aux électeurs ? Aussi, tout le monde ne peut pas revenir à Conakry pour avoir un passeport biométrique. Il y en a qui ont des actes de naissance, délivrés par les communes, l’administration guinéenne, ce n’est pas valable, il faut avoir des passeports biométriques en cours de validité. Il faut qu’ils trouvent des moyens de vous exclure parce que la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé aussi, c’est d’exclure une partie de la population, de la communauté nationale. (…) C’est voulu et organisé pour qu’il y ait un fichier taillé sur mesure, capable de donner une majorité absolue à Alpha Condé pour qu’à défaut d’un référendum, il fasse passer sa constitution par voie parlementaire. C’est cette fraude qui a commencé, mais je vais vous dire tout de suite que ça ne passera pas », a-t-il dit avec insistance.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Lire

Conakry : 1 015 paquets de papiers Bristol pour le centre des aveugles et malvoyants de Ratoma

7 décembre 2019 à 17 05 05 120512

Le Centre Sogué des aveugles et Malvoyants, situé dans la commune de Ratoma, a bénéficié d’un don de mille quinze (1015) paquets de papiers Bristol de la part des Lions Clubs de Conakry, Taatami, Sogué et Kakoulima. La remise de ce don a eu lieu ce samedi, 07 décembre 2019. La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, dont les bénéficiaires, très touchés par ce geste humanitaire, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

La démarche des Lions Clubs de Conakry, Taatami, Sogué et Kakoulima vise à apporter un accompagnement aux nécessiteux du centre Sogué, notamment les élèves malvoyants et aveugles qui poussent ainsi un ouf de soulagement.

Dans son discours, le président des Lions Clubs de Conakry, Taatami, Sogué et Kakoulima, Docteur Boubacar Kanté, a dit la joie de sa structure d’apporter cette nouvelle contribution en faveur des personnes vulnérables que sont les aveugles et malvoyants.

Dr Boubacar Kanté, président des Lions Clubs de Conakry, Taatami, Sogué et Kakoulima

« Chers amis élèves et étudiants malvoyants, on est heureux aujourd’hui d’être au centre Sogué. Depuis la création de notre club en 2015, nous nous sommes toujours attelé à venir en aide aux élèves et étudiants malvoyants de Guinée. Comme on vous l’a déjà dit, depuis 4 semaines on s’est attelé à faire une collecte de fonds pour l’achat de ces papiers Bristols. On est heureux aujourd’hui parce qu’on ne va pas dire que l’objectif est atteint, mais on a eu un grand nombre grâce à nos donateurs et amis. On a beaucoup fait et ça reste encore beaucoup à faire. On réitère l’engagement de tout le monde pour dire qu’on sera toujours à vos côtés », a laissé entendre Dr Kanté.

Delphine Senya Zoumanigui, Directrice du centre Sogué des aveugles et malvoyants de Ratoma

Pour sa part, la directrice du centre Sogué des aveugles et malvoyants de Ratoma, Delphine Senya Zoumanigui, a remercié les donateurs pour ce geste. « Ce projet n’aurait pas abouti si des personnes au grand cœur, sensibles à la cause des nécessiteux, n’avaient pas mis la main à la poche, ces personnes que nous appelons affectueusement nos chers donateurs, dont certains sont ici présents, n’ont pas hésité à apporter leur soutien pour la réussite de ce projet. Pour cela, nous leur disons grand merci ».

Par ailleurs, madame Delphine Senya Zoumanigui a dit ce que ce geste va apporter de concret au centre Sogué. « Aujourd’hui, grâce à vous chers donateurs, nous sommes fiers de vous annoncer que nous avons pu collecter 1015 paquets de papiers Bristols d’un montant de 30 millions 500 mille FG. Suivant le besoin qui nous a été remonté par l’administration de l’école Sogué et l’Union Guinéenne des Aveugles et Malvoyants, ces paquets devraient suffire pour les 7 mois de cours restants au cours de cette année scolaire. Par la même occasion, nous annonçons que nous avons pu collecter des fonds qui permettront d’assurer le besoin du premier trimestre de l’année scolaire 2020 et 2021 », a fait savoir la directrice.

Georges Niang, président de l’Union des Aveugles et Malvoyants de Guinée

De son côté, le président de l’Union des Aveugles et Malvoyants de Guinée, Georges Niang, a rappelé les nombreux gestes des donateurs pour les malvoyants avant de les inviter à continuer dans ce sens pour le bonheur des bénéficiaires. « Ils ne sont pas à leur premier don aujourd’hui. La première fois de recevoir les Lions clubs de Conakry, c’était en 2002, sous l’initiative du feu Daouda Sultan, qui a fait un don très important à cette époque d’une valeur de 4000 mille dollars US. Et depuis lors, les Lions clubs et tous les autres nous viennent toujours en aide. Je félicite le peuple vaillant de Guinée et je vous demande de continuer ce que vous faites pour les élèves et étudiants malvoyants. C’est seul Dieu qui pourra vous payer de vos bons actes », a dit monsieur Niang.

Amadou Mouctar Baldé pour Guineematin.com

Lire

Communiqué du FNDC : Sanoh, Koundouno, Ibrahima, Elie et Cie seront de la marche du mardi

7 décembre 2019 à 16 04 28 122812

La lutte engagée par le FNDC pour la défense de la Constitution se poursuit avec détermination et abnégation sur l’ensemble du pays, grâce à l’adhésion totale des guinéens dans leur écrasante majorité.

Les semaines passent et se ressemblent car le peuple de Guinée n’acceptera jamais que l’imposture s’installe dans le pays et ce, quel que soit le prix à payer.

Les assassinats, les répressions et intimidations n’auront aucun effet sur la détermination des membres et sympathisants du FNDC qui se sont engagés à mener le combat jusqu’au renoncement au projet maléfique et anticonstitutionnel de tripatouillage de notre Constitution pour imposer un 3ème mandat.

Les funérailles de nos huit martyrs qui se sont déroulées hier ont été l’occasion de communier avec les familles des victimes et les sympathisants de notre Mouvement citoyen.

Malheureusement cette cérémonie funèbre a encore été entachée par de la violence perpétrée par les forces de défense et de sécurité qui n’ont pas hésité à tirer à balles réelles sur les jeunes qui rentraient du cimetière après l’enterrement de leurs frères de lutte citoyenne. On déplore trois blessés graves.

Malheureusement, un des blessés qui se trouvait dans un coma suite à un projectile qu’il a reçu au front est décédé ce samedi 7 décembre.

Le FNDC prévient les auteurs et commanditaires de toutes les atrocités commises sur ses membres et sympathisants, qu’ils seront punis à la hauteur de leur forfaiture.

Conformément au programme préétabli, le FNDC informe toute la population guinéenne, que ses prochaines marches auront lieu le mardi 10 décembre 2019 sur toute l’étendue du territoire national.

L’itinéraire convenu avec les autorités de la ville de Conakry part du rond-point de la Tannerie au stade du 28 septembre en passant par Gbessia Condéboungni. Le début du rassemblement pour cette marche est fixé à 8 h 00.

Cet acte 6 de la série de manifestations du FNDC connaitra la participation des leaders du Mouvement qui viennent de recouvrer leur liberté.

Le FNDC appelle donc les populations de Conakry et de toutes les villes de la Guinée à se mobiliser pour dénoncer le coup d’Etat constitutionnel en cours dans notre pays, mais également pour exiger la libération de nos camarades incarcérés à l’intérieur du pays et fustiger le comportement inhumain des
forces de défense et de sécurité.

Ensemble unis et solidaires, Nous vaincrons.

Conakry, le 07 décembre 2019

La Coordination nationale

Lire

Ecole des Postes et Télécom de Kipé : remise de diplômes aux promotions « Sanou Kerfala Cissé »

7 décembre 2019 à 15 03 35 123512

L’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications de Kipé (ENPT) a organisé une cérémonie de remise de diplômes à soixante sept (67) étudiants sortants, ce samedi 7 décembre 2019. Il s’agit des étudiants de la 50ème promotion du Brevet d’Etudes Professionnelles (BEP) et de ceux de la 4ème promotion du Brevet de Technicien Supérieur (BTS). Les deux promotions de 2019 portent le nom de Sanou Kerfala Cissé, PDG du groupe de presse Afric Vision, et président de l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée), a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est les nouveaux locaux de l’ENPT qui ont abrité cette cérémonie, marquée par la présence de plusieurs personnalités : Albert Damantang Camara, ministre de la Sécurité et de la Protection Civile ; Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique ; Michel Koïvogui, secrétaire général du ministère de l’Enseignement Technique ; et Sanou Kerfala Cissé, qui a eu l’honneur de voir son nom attribué aux deux promotions de cette école.

Sanou Kerfala Cissé, PDG du groupe de presse Afric Vision et président de l’URTELGUI

Très ému par cette marque de confiance, Sanou Kerfala Cissé s’est dit honoré tout en invitant les récipiendaires à continuer à se battre. « Comme me l’enseignait souvent mon père, dans cette vie, il n’y a pas de choses impossibles ; il n’y a que des hommes incapables. Je vous invite à vous remettre perpétuellement en cause et croyez en vous, croyez en vos idées, car en chacun de vous, dort déjà un savant, un Bill Gates ».

Pour marquer sa satisfaction, Sanou Kerfala Cissé a promis un stage à une trentaine d’étudiants de ces deux promotions. « Les 33 étudiants qui ont fait la radio ont déjà un stage de trois mois dans toutes les radios et télévisions privées de la Guinée. Aux encadreurs, je voulais leur dire aussi un grand merci pour le tout sacrifice consenti dans la formation de ces étudiants. Un autre ami du nom d’Ibrahima Kapi Camara offre également deux stages à l’Office Guinéen de Publicité. Le travail ne se limite pas là. A partir du jeudi prochain, 12 décembre 2019, j’invite au siège de l’URTELGUI tous les étudiants pour un échange afin que nous puissions mettre ensemble nos idées… Même si nous n’arrivons pas à atteindre la lune, mais quand-même nous pourrons toucher aux étoiles », a-t-il laissé entendre.

Mamadou Cellou Souaré, Directeur Général de l’ENPT de Kipé

Pour sa part, Mamadou Cellou Souaré, Directeur Général de l’ENPT de Kipé, s’est réjoui de la tenue de la cérémonie dans l’enceinte des nouveaux locaux flambants neufs de l’institution. Il a ensuite demandé plus d’équipements pour son école. « Je peux me féliciter pour dire que pour le moment, c’est la plus belle école professionnelle du système de l’enseignement technique. Mais vous le convenez avec moi, une école professionnelle sans équipements, quelque soit sa beauté, ce n’est qu’une coquille vide. Donc, nous lançons un appel pressant à tous ceux qui sont invités ici, que chacun use de ses relations, de ses moyens pour pouvoir équiper cette école. Je puis vous dire que cette école que vous voyez là contient douze laboratoires. Si ces 12 laboratoires sont équipés, la Guinée aura une école de référence qui servira peut-être à la formation de l’essentiel des techniciens en matière de télécommunications et de technologies de l’information et de la communication de toute la sous-région », a-t-il lancé.

Moustapha Mamy Diaby, ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique

Dans la foulée, le ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, Moustapha Mamy Diaby, s’est engagé à offrir un centre informatique à l’ENPT de Kipé avec tout le matériel nécessaire. « Je voudrais dire que cette école est très belle. Toute personne qui vient ici, aimerait voir des étudiants qui suivent un cursus rempli de matières d’avenir. Un cursus qui leur permet d’être en adéquation avec les besoins du marché du travail. C’est pourquoi, en ma qualité de ministre en charge des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique et les liens d’amitié qui existent entre le ministre de la sécurité et moi-même, monsieur le président de l’URTELGUI et moi-même, j’offre à l’Ecole Nationale des Postes et Télécommunications de Kipé un centre informatique polyvalent de 26 machines, du mobilier, de l’énergie solaire et tout le système d’exploitation qui permet aux étudiants qui sont ici et qui sont sortis de venir se former et se surformer », a promis monsieur Diaby.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Bamako : ouverture de la 18ème conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS

7 décembre 2019 à 14 02 45 124512

La 18ème session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a ouvert ses portes ce samedi, 7 décembre 2019, dans la capitale malienne. Cette rencontre d’une journée est rehaussée de la présence des dirigeants des différents pays membres de l’organisation sous-régionale dont celui de la Guinée, le Pr Alpha Condé.

L’objectif de cette rencontre- qui se tient au centre international de Conférence de Bamako- est de dresser le bilan des activités réalisées au cours de l’année écoulée et définir les grands axes pour les prochaines échéances.

Dans son Discours de bienvenue, le président malien, Ibrahim Boubacar Keita a d’abord remercié ses homologues guinéen, sénégalais et mauritanien pour le choix porté sur son pays pour abriter cette rencontre. Le chef d’État malien a ensuite demandé à ses paires de redoubler d’efforts pour l’épanouissement de cette organisation.

Au nom des trois autres chefs d’Etat, le président Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, de la République Islamique de Mauritanie, a remercié et félicité le président malien et son gouvernement pour la qualité de l’accueil et les dispositions prises pour le bon déroulement de cette rencontre, malgré la période sensible du pays.

De son côté, le président Macky Sall, a fait son bilan, en tant que président en exercice de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, avant d’évoquer quelques difficultés rencontrées. Un bilan essentiellement consacré à la modernisation de l’organisation, au développement de l’offre d’énergie, du renforcement de la solidarité, mais aussi au développement de la navigation.

Crée en mars 1972, l’OMVS est un organisme inter-État qui regroupe le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée et le Mali. Sa vocation est de favoriser un développement intégré et coordonné du bassin du fleuve Sénégal. Cette ambition des États est commandée par des idéaux de solidarité, de partage, d’équité et de culture de la paix.

A suivre !

Lire

Urgent : mort de Saïdou Diallo, blessé lors des funérailles d’hier

7 décembre 2019 à 14 02 21 122112

Fils de monsieur Moussa Diallo et de madame Mariama Sadio Diallo, Mamadou Saïdou Diallo a succombé à ses blessures dans la matinée de ce samedi, 7 décembre 2019, aux urgences de Donka entre 11 heures et 12 heures. Il était âgé de 24 ans et faisait la terminale Sciences Mathématiques au lycée Titi 2, dans la commune de Matoto, a appris un reporter de Guineematin.com de la famille du défunt.

Feu Mamadou Saïdou Diallo

Originaire de Gueriâbhe, sous-préfecture de Hafia (Labé), Mamadou Saïdou Diallo aurait été blessé par hier, vendredi 06 décembre 2019, après les funérailles des 8 dernières victimes des manifestations contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

Selon les premières informations confiées à Guineematin.com, c’est sur la tête que le défunt aurait reçu une balle. Il aurait alors été conduit aux urgences de l’hôpital national Donka où il a rendu l’âme ce samedi.

Paix à son âme, amine !

Un reporter de Guineematin.com est déjà dans la famille du défunt pour mieux vous informer

Lire

Tueries de manifestants en Guinée : les femmes du FNDC manifesteront le jeudi

7 décembre 2019 à 13 01 55 125512

C’est à l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG que la porte-parole des femmes du FNDC a fait l’annonce. Les femmes du Front national pour la défense de la Constitution annoncent une marche contre les tueries des manifestants en Guinée contre la volonté du président Alpha Condé à changer la constitution en vue de se maintenir à la tête du pays.

Selon Madame Hadja Maïmouna Diallo, cette autre marche des femmes du FNDC, prévue le jeudi prochain, 12 décembre 2019, partira du rond-point Hamdallaye pour l’esplanade du stade du 28 septembre.

A suivre !

Du siège de l’UFDG, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Lire

Elections législatives : 3 candidats de l’UFDG pour le même fauteuil à Labé

7 décembre 2019 à 13 01 15 121512

A un peu plus de deux mois des élections législatives du 16 février 2019, la situation est tendue au sein de certains partis politiques du pays. Cela, en raison de la multitude de candidats à la députation. A Labé par exemple, ils sont trois candidats, tous issus de l’UFDG, à se disputer le poste de député uninominal de cette ville. Il reviendra au bureau fédéral, et peut-être même à la direction nationale de la formation politique de les départager, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants sur place.

Honorable Cellou Baldé

Après plus de cinq ans passés à l’Assemblée nationale, l’actuel député uninominal de Labé compte briguer un second mandat. Joint au téléphone, l’honorable Mamadou Cellou Baldé a confirmé qu’il sera effectivement candidat aux élections législatives du 16 février. Face à lui, il y a d’abord Mamadou Aliou Sampiring Diallo, premier vice maire de Labé. Il dit avoir le soutien des membres du bureau fédéral de l’UFDG à Labé.

« J’ai mené des consultations au niveau du bureau fédéral et de ses organismes. J’ai fait part à ses responsables de ma candidature. Ils m’ont encouragé et m’ont promis leur soutien. Il peut y avoir 10 candidats, mais sachez qu’il y aura un consensus pour choisir le candidat qui va représenter l’UFDG au compte des élections législatives.

C’est comme ça qu’on avait fait en 2013 pour choisir l’honorable Mamadou Cellou Baldé, c’est comme ça qu’on a choisi Elhadj Cellou Daka comme président de la délégation spéciale de Labé en 2016, et c’est comme ça qu’on a choisi aussi Mamadou Aliou Laly Diallo pour être la tête de liste de l’UFDG aux élections communales de 2018. Cette fois encore, on va privilégier le consensus. Et si on ne parvient pas à travers ce consensus, on va procéder par un vote pour élire le candidat qui va représenter le bureau fédéral de Labé », a-t-il indiqué.

Et puis, il y a aussi Younoussa Baldé, le responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé. Il compte postuler, au nom de la jeunesse, pour être député uninominal de Labé. « Ce qui m’a motivé, c’est qu’avant tout c’est un droit légitime pour moi, compte tenu de l’engagement politique de la jeunesse, de notre investissement, de notre volonté de participer à porter le parti UFDG au pouvoir. Donc on s’est dit que c’est nécessaire et incontournable d’être représentés à tous les niveaux. Non seulement au niveau des instances du parti, mais aussi au niveau des instances de prise de décision où le parti a le droit de prendre part », soutient cet autre candidat.

A noter que cette situation est quasiment la même dans la plupart des villes du pays. Un véritable problème à gérer pour les responsables des principaux partis politiques du pays.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Dinguiraye : le député Maréga va se représenter « haut la main »

7 décembre 2019 à 11 11 14 121412

Alors que la Guinée s’apprête à aller vers de nouvelles élections législatives, l’heure est au bilan pour les députés sortants, dont la plupart souhaitent se représenter. C’est dans ce cadre que Dr Fodé Bocar Maréga, député uninominal de Dinguiraye, a accordé un entretien à un journaliste de Guineematin.com, ce vendredi 06 décembre 2019. Il estime que le bilan des députés de l’opposition, en général, en ce qui concerne le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement, est mitigé.

« On a eu énormément de projets de lois qui ont été votés ici à l’Assemblée nationale. Après bien sûr, des regards critiques de la part des députés de l’opposition que nous sommes. Mais, il faut le dire sans crainte que nous avons des difficultés quand on est députés de l’opposition. Parce que les lois qui sont votées à la majorité simple, ont été toujours en faveur des élus de la mouvance.

Une manière de dire qu’un député de l’opposition, quelle que soit son abstention ou son contre lors d’un vote d’une loi, il faut signaler que cette loi passera, parce que les députés de la mouvance présidentielle sont majoritaires à l’Assemblée nationale. Quand il s’agit par contre des lois organiques, il faut notre accord. Parce que ce sont des textes qui annoncent des décisions très importantes pour le pays.

En ce qui concerne le contrôle de l’action gouvernementale, on a eu aussi beaucoup de difficultés. Parce que les propositions de lois qui émanent des députés doivent passer par le filtre du bureau de l’Assemblée nationale, et on se heurte souvent à l’action négative des députés du RPG Arc-en-ciel qui sont majoritaires au parlement. Donc, je dirai que le bilan des députés sortants, dont je fais partie, reste et demeure mitigé à mon avis », a-t-il dit.

Sur le plan personnel, le parlementaire soutient qu’il a un bilan largement positif et qui lui permet de se présenter aux élections législatives du 16 février prochain. « Je pense que je me présenterai pour une seconde fois pour la préfecture de Dinguiraye parce que je reste convaincu que j’ai suffisamment travaillé. Par exemple, j’ai pu alimenter l’hôpital et les centres de santé de la préfecture de Dinguiraye de produits pharmaceutiques, luttant contre la méningite et d’autres maladies tropicales.

Sans oublier que j’ai pu résoudre les pannes au niveau des antennes de la radio et de la télévision nationale à Dinguiraye. Donc, toutes ces prouesses que j’ai pu faire dans la préfecture de Dinguiraye, me donnent une énorme chance de me présenter une fois encore à ces élections législatives, haut la main », a affirmé l’honorable Maréga.

A noter que le débat fait rage actuellement dans les états-majors des partis politiques autour du choix des candidats aux élections législatives prochaines. Dans plusieurs localités, ils sont nombreux à se disputer le seul poste de député uninominal. Un véritable casse-tête pour les leaders des formations politiques, qui craignent des fissures au sein de leurs partis.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tél. : 661 74 99 64

Lire

Tenue des législatives de 2020 : Diabaty Doré du RPR se dit pessimiste (Interview)

7 décembre 2019 à 11 11 05 120512
Diabaty Doré, président du parti Rassemblement Pour la République

Lancées il y a deux semaines, les opérations d’enrôlement des électeurs en vue des législatives du 16 février 2020 connaissent de nombreux dysfonctionnements. Ces couacs ne laissent pas indifférents les acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition, qui exigent la suspension du processus. Diabaty Doré, président du Rassemblement Pour la République (RPR), dénoncé ces opérations et émet des doutes sur la tenue d’un scrutin transparent. Il l’a dit dans une interview accordée à un reporter de Guineematin.com dans la journée de ce vendredi, 6 décembre 2019.

Guineematin.com : les élections législatives sont programmées pour le 16 février 2020. Comment le RPR se prépare-t-il pour participer à cette échéance ?

Diabaty Doré : je voudrais d’abord qu’on se pose certaines questions par rapport à l’organisation des élections législatives du 16 février 2020, date proposée par la CENI et qui été aussi entérinée par le chef de l’Etat, le Professeur Alpha Condé. Pour moi, ce n’est pas important. L’important d’abord, c’est que nous devons connaitre le chronogramme. Vous savez que l’organisation d’une élection est un processus et ce processus là, il faut savoir réellement comment ça doit commencer et se terminer. Je crois que la date du 16 février est le jour des élections, mais avant ça d’abord, il faut qu’on essaye de connaitre le chronogramme. Qu’est-ce que la CENI est en train de faire ? Est-ce que d’ici le 16 février 2020 les préalables seront mis en place ? C’est les questions qu’il faut se poser. A l’allure où les choses se déroulent sur le terrain, tout le monde aujourd’hui sait qu’en Guinée, il y a trop de problèmes dans l’enrôlement. Il n’y a pas même de récépissés, les gens qui enrôlent ne connaissent pas la machine et ils peuvent passer 30 minutes en train d’enrôler une seule personne. Regardez le délai de 25 jours donné par la CENI, la loi dit que le recensement des électeurs doit prendre trois mois, du 1er octobre au 31 décembre. Mais, ils ont réduit ça jusqu’à 25 jours. Regardez ce qui se passe sur le terrain, l’enrôlement des mineurs qui va encore gonfler le chiffre et moi en tant que président du RPR, nous sommes pessimistes de voir réellement est-ce que la date du 16 février soit tenable, vu tout ce qui se passe sur le terrain.

Guineematin.com : malgré tous ces problèmes évoqués, est-ce que vous allez participer à ces élections ?

Diabaty Doré : on crée un parti politique pour la conquête du pouvoir et pour l’exercer. Mais, tu ne peux pas avoir le pouvoir ou être député, maire, sans participer aux élections. Aujourd’hui, nous nous sommes fixés un objectif, c’est de dire qu’aucune élection ne se passera en République de Guinée sans que le RPR ne puisse y participer. Comme disait l’autre, un parti politique qui ne participe pas à une élection risque de ne pas exister sur le terrain. On ne peut pas créer un parti politique, être tout le temps dans les pays et que les élections se déroulent dans ton pays et que tu n’arrives pas à y participer. C’est vrai que nous comptons participer bel et bien à cette élection, mais nous demandons que ce soit une élection transparente, crédible et acceptée de tous. Vous savez en général en Afrique, ce sont les élections qui amènent toujours des problèmes. Mais comment ? Parce que les élections ne sont pas organisées dans de bonnes conditions. Il y a tellement de fraudes qui se passent sur le terrain actuellement avec l’enrôlement. Ça n’encourage pas et je crois que la CENI doit revoir sa copie parce que nous avons des preuves de ce qui se passe en Haute Guinée, à Conakry et partout. Ils n’ont pas envoyé beaucoup de récépissés dans les fiefs de l’opposition sauf qu’ils ont envoyé presque les 80% dans les fiefs de la mouvance. Il est bon d’aller aux élections, mais il faut organiser des élections que tout le monde peut accepter. C’est ce que nous voulons dans notre pays pour éviter des problèmes.

Guineematin.com : vous comptez être cette fois-ci à l’assemblée nationale. Qu’est-ce qui a été fait sur le terrain pour y arriver ?

Diabaty Doré, président du parti Rassemblement Pour la République

Diabaty Doré : tout le monde sait que ça fait au moins 4 ans et demi que le RPR est sur le terrain. Vous constaterez qu’à chaque fois le président est à l’extérieur, soit si je suis en Guinée, je mène des activités dans la capitale, mais au-delà de ça nous partons chaque fois à l’intérieur du pays. A l’heure où je vous parle, nous avons des missions qui sont à l’intérieur du pays pour travailler. C’est pour dire que le travail que nous avons abattu pendant des années, je crois que si on participe bien à ces élections législatives, le RPR aura quelques députés à l’Assemblée Nationale et ça va surprendre les gens. On ne parle pas beaucoup. La politique, ce n’est pas que la télévision et les radios, mais je pense que la meilleure façon de faire la politique moderne aujourd’hui, c’est d’être en contact avec la population, s’imprégner de ses problèmes et trouver des solutions. C’est ce que nous sommes en train de faire sur le terrain. J’avoue que nous sommes très fiers de nos fédérations, sections, sous-sections et surtout aussi des membres du bureau politique national. Chacun œuvre pour faire du RPR un parti phare de la République de Guinée dans les années à venir.

Guineematin.com : est-ce que vous avez ciblé des circonscriptions à conquérir pour ces élections législatives ?

Diabaty Doré : on ne peut pas vous dévoiler ici les circonscriptions que nous voulons conquérir. C’est aux fédérations de nous dire, par exemple quand je prends le cas de Beyla, de Yomou, si nous voulons présenter un candidat qui est très vendable et qui nous rassure qu’en faisant une bonne campagne, nous pouvons remporter. Le parti politique, ce n’est pas une course de vitesse mais une course de fond et on ne peut pas dire que nous sommes implantés à 100% en République de Guinée, parce que nous avons 5 ans d’existence. On ne peut pas se présenter partout en République de Guinée, mais quand-même il y aura des localités où nous allons nous présenter et j’en suis sûr que partout où on présentera un candidat, nous comptons remporter la victoire.

Guineematin.com : serez-vous candidat pour ces législatives ?

Diabaty Doré : ce n’est pas moi qui décide. C’est vrai que je suis le président, mais c’est la majorité qui décide. Je ne sais pas d’abord si je serai candidat ou pas. A mon humble avis, quand tu me demandes, je te dirai que je souhaite être sur la liste. Nous attendons le résultat des travaux du comité qui est mis en place à cet effet. Que je sois sur la liste ou pas, je ferai tout pour que le RPR puisse avoir un certain nombre de députés à l’Assemblée Nationale. C’est mon combat aujourd’hui. Je ne me bats pas pour moi-même, je me bats pour le peuple de Guinée et pour tout le monde.

Guineematin.com : quel est votre appel à l’endroit des électeurs qui vous permettront d’être à l’Assemblée Nationale ?

Diabaty Doré : je voudrais dire qu’il est important de dire aux électeurs que la première des choses, d’abord c’est d’aller se faire enrôler. Quand tu aimes quelqu’un ou tu prétends voir quelqu’un à l’Assemblée Nationale, le plus important c’est de se faire enrôler, avoir son récépissé et après ça, tout faire pour mener une bonne campagne. Se faire enrôler est un devoir citoyen et il est important de se faire enrôler et mais aussi d’aller voter. On vote pour quelqu’un qui va te défendre, l’Assemblée Nationale est là pour défendre les intérêts de la République, mais en même temps contrôler l’action gouvernementale et légiférer. Il est important que les citoyens prennent d’assaut les CAERLE pour se faire enrôler et aussi voter pour leurs candidats qui vont leur offrir une bonne offre.

Guineematin.com : quel est votre regard sur les activités du FNDC auxquelles vous prenez part ?

Diabaty Doré, président du parti Rassemblement Pour la République

Diabaty Doré : je crois qu’il faut se réjouir aujourd’hui de la mise en place de cette structure. Le FNDC est venu à un moment opportun parce que vous n’êtes pas sans savoir que ce pays est pris en otage par ce système. N’eut été la mise en place du FNDC, je crois que le projet machiavélique, satanique qui est le troisième mandat ou la nouvelle constitution, allait voir le jour. Si vous voyez que le président de la République et ses promoteurs n’arrivent pas encore à réussir à organiser le référendum, cela veut dire que le FNDC est venu à un moment opportun. Je remercie et félicite le peuple de Guinée. C’est le monde entier qui se rend compte qu’en Guinée, les 80% des guinéens ne veulent pas du troisième mandat d’Alpha Condé ou d’une nouvelle constitution. Le FNDC est un état d’esprit, ce n’est pas un parti politique, ni une société civile. Le combat qu’il mène n’est pas un combat personnel, c’est un combat républicain et donc nous devons saluer le FNDC, les membres et tout le peuple de Guinée et de dire que le combat n’est pas encore fini. Je demande au peuple de Guinée de rester serein, de rester débout comme un seul homme et de continuer la lutte. En fin, je voulais présenter mes condoléances à la mémoire de nos héros, de nos disparus qu’on va enterrer aujourd’hui. Que leurs âmes reposent et Dieu leur accorde son paradis.

Interview réalisée par Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Conakry : Aminata Touré lance le site internet de la mairie de Kaloum

7 décembre 2019 à 9 09 35 123512

Le site web de la mairie de Kaloum, le centre des affaires de la capitale guinéenne, a été officiellement lancé ce vendredi, 06 décembre 2019, par le maire Aminata Touré. Cette initiative est née du projet OpenGuinée de l’Association des Blogueurs de Guinée (ABLOGUI) qui consiste à faire de Kaloum un modèle de transparence et de rédevabilité, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le site web, intitulé www.mairiedekaloum.org, été lancé ce vendredi, par madame le maire de la commune. C’était en présence des membres de l’Association des Blogueurs de Guinée, partenaire technique pour la mise en œuvre de cette plateforme. Selon nos informations, ce site web a pour but de donner une visibilité en termes de transparence dans la gestion du conseil communal de Kaloum mais aussi de permettre aux citoyens d’avoir accès aux données de cette commune.

Dans son intervention, madame Aminata Touré est revenue en détails sur les raisons d’une telle initiative. « La décision a été prise par la commune de Kaloum pour se mettre au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO). Ce n’est pas une décision facile parce que les habitudes aidant, nous ne sommes pas habitués à cela. Mais nous, à la commune de Kaloum, nous sommes convaincu que c’est une excellente chose. Parce que nous avons été élus par des populations qui nous ont fait confiance, des populations qui nous écoutent, des populations qui ont leur destin dans notre main et comme vous le savez, ces populations sont soumises au payement des recettes, à des payements de taxes. Donc, il faut qu’elles comprennent pourquoi elles payent ces taxes. Il faut que ces populations comprennent à quoi servent leurs taxes. C’est un devoir citoyen et c’est la raison pour laquelle, à la mairie de Kaloum, l’ensemble des élus et l’administration de la commune, nous avons pris la décision d’adhérer au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert ».

En outre, madame Aminata Touré a ajouté que c’est pour un souci de transparence que le site web a été lancé. « C’est pour la transparence dans la gestion de la chose publique, c’est l’ouverture des données budgétaires, c’est la mise à disposition de toutes les informations qui relèvent de la commune de Kaloum. Vous avez aujourd’hui ce bel outil qui vous permet à partir d’un clic de savoir quelles sont les écoles que vous avez sur le territoire de Kaloum, quels sont les centres de santé, quels sont les services qui sont là et tous les renseignements. Nous remercions ABLOGUI et ses partenaires et nous disons encore une fois qu’à la commune de Kaloum, nous sommes à la disposition des citoyens », a laissé entendre madame le maire.

Pour sa part, Mamadou Alpha Diallo, président d’ABLOGUI, a expliqué les fonctionnalités du site web de la mairie de Kaloum. « Nous pouvons y trouver plusieurs informations. Ce qui est important et nous marque le plus en tant que citoyen, c’est d’abord le budget primitif 2019 de la mairie de Kaloum qui est modifiable en format ouvert et qui permet donc à tous les citoyens de venir le prendre, l’analyser et l’étudier en utilisant d’autres logiciels, et donc à se faire une idée sur ce budget-là. Mais au-delà de ça, il y a des informations d’ordre général, par exemple la présentation de la commune de Kaloum, les activités économiques. Nous avons aussi réalisé une cartographie de la ville en mettant tous les points d’intérêt économique. A travers ce site, nous permettons aux citoyens de rentrer en contact avec les élus, à demander des rendez-vous avec madame le maire. Sur le site, les citoyens peuvent directement poser des questions et faire des commentaires. Autre chose, c’est un volet réseaux sociaux qui est très important dans le projet. Nous appuyons la mairie de Kaloum, nous en tant que blogueurs, utilisateurs des réseaux sociaux, nous allons aider la mairie de Kaloum à avoir un service de communication dynamique qui peut tenir comptes des réseaux sociaux où l’interaction est lus grande et plus forte avec les citoyens », a-t-il fait savoir.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tél. : 620 21 39 77/ 662 73 05 31

Lire

Crise politique en Guinée : Nicéphore Soglo, Goodluck Jonathan et Cie attendus à Conakry

7 décembre 2019 à 8 08 41 124112

La crise politique qui mine actuellement les relations entre les acteurs politiques et sociaux de la Guinée préoccupe aujourd’hui les esprits au-delà de nos frontières. Pour résoudre le mal à la racine et ainsi éviter le pire, le National Democratic Institute (NDI) et la Fondation Kofi Annan (KAF) envoie une délégation internationale conjointe en cette période de lutte contre un éventuel 3ème mandat du président Alpha Condé et surtout pour évaluer l’environnement préélectoral avant l’élection législative de la Guinée.

Parmi les personnalités attendues, il y a les anciens présidents du Bénin (Nicéphore Soglo) et du Nigéria (Goodluck Jonathan). Sont également annoncés, l’ambassadrice Medina Wesseh, Secrétaire Général de l’Union du fleuve Mano ; Dr. Christopher Fomunyoh, Associé principal et Directeur régional pour l’Afrique centrale et occidentale (NDI) ; M. Sébastien FW Brack, Responsable du programme Elections et démocratie (KAF) ; Dr. Sophia Moestrup, Directrice adjointe pour l’Afrique centrale et occidentale (NDI) ; Paul Komivi Sémeko Amegakpo, Directeur résident en Guinée (NDI).

Guinea NDI KAF PRE ELECTION ARRIVAL STATEMENT

Lire

Labé : un présumé voleur de poules arrêté à Konkola

7 décembre 2019 à 7 07 42 124212

Un jeune homme accusé de vol de poules a été arrêté hier, samedi 07 décembre 2019, au quartier Konkola, dans la commune urbaine de Labé. Il a été conduit à la police, rapporte un correspondant de Guineematin.com dans la ville.

C’est Hanafiou Diallo, propriétaire d’un poulailler situé dans ce quartier, qui a été interpellé le voleur présumé. Après avoir constaté qu’une partie du poulailler a été cassée, il a décidé de faire un tour dans le quartier pour voir s’il va retrouver son voleur. Dans sa promenade, il rencontre un jeune homme détenant deux coqs en mains. Mais, ce dernier a nié avoir volé ces coqs.

C’est ainsi que Hanafiou et d’autres habitants de la localité ont décidé de le conduire chez le chef de secteur. Interrogé par l’autorité locale, le jeune a reconnu finalement avoir soustrait frauduleusement les volailles du poulailler de Hanafiou Diallo. Entretemps, plusieurs autres citoyens sont venus se plaindre de vols de poules dont ils ont été victimes.

C’est ainsi que le chef de secteur a décidé de conduire le jeune au commissariat central de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire