La reprise du dialogue politique inter-guinéen, voulu par les partenaires, est diversement appréciée dans les états major des partis politiques. A l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), certains sont allés jusqu’à évoquer un dialogue relatif au contesté projet de nouvelle Constitution. A l’occasion de l’assemblée générale de ce samedi, 07 décembre 2019, Cellou Dalein Diallo a tenu à mettre les points sur les i et lever l’équivoque, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le président de l’UFDG s’est dit conscient du fait que beaucoup de militants et sympathisants s’interrogent sur les raisons qui ont amené le parti à aller au dialogue politique. Pour éclairer la lanterne des uns et des autres, Cellou Dalein a apporté des précisions. « Beaucoup de gens s’interrogent et ne comprennent pas, parce que tous les dialogues auxquels on a participé n’ont pas donné de résultats parce que les résolutions, les décisions qui ont été prises, n’ont pas été appliquées. Vous savez le combat qu’on a mené pour obtenir l’organisation des élections locales, pour obtenir que les chefs de quartiers ne soient pas nommés à la discrétion des autorités, mais qu’on tienne compte de la sensibilité des habitants de chaque district et de chaque quartier, sensibilité exprimée lors des élections locales. La présidence de la République a diffusé un communiqué pour demander la reprise du dialogue, pour définir les calendriers et les modalités d’installation des chefs de quartiers et de la mise en place des conseillers régionaux. Parce que normalement, au regard de la loi sur les collectivités locales, les régions devraient être gérée par les conseillers régionaux. Bien entendu, on devrait faire ça dès après les élections locales. Ils n’ont pas voulu le faire. Maintenant, par l’intermédiaire des partenaires techniques et financiers, et à travers ce communiqué, le gouvernement dit qu’on va mettre les chefs de quartiers et les conseillers régionaux. Venez, on va voir dans un autre cadre de dialogue, comment on va finaliser les élections locales », a-t-il introduit.

Devant cette sollicitation, Cellou Dalein a dit à ses partisans, qu’il fallait y participer pour voir si l’autre camp est de bonne foi. « Il fallait qu’on aille. On ne sait jamais s’ils sont de bonne foi, vous le savez. Mais, lorsqu’il s’agit d’aller prendre le bénéfice d’un combat qu’on a mené des années, pour que les quartiers et les districts qu’on a gagnés, qu’on puisse désigner les chefs de quartiers, nous avons dit oui, nous allons répondre. Mais, je vais vous assurer, on ne parle pas là-bas de constitution. La constitution, nous l’empêcherons. C’est pourquoi je vous ai dit de sortir massivement mardi prochain. C’est deux points qui sont inscrits là-bas : quand et comment on met en place les chefs de quartiers conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? Quand et comment on installe les conseils régionaux conformément au code électoral et au code des collectivités locales ? L’autre point à l’ordre du jour, c’est comment se préparent les élections législatives ? Jusqu’à maintenant, nous avons dit qu’il faut qu’on continue de se recenser. Il n’y aura pas d’élections sans nous. Si les conditions d’une élection transparente ne sont pas réunies, il n’y aura pas d’élections. Si nous n’avons pas décidé de boycotter ou d’empêcher, nous allons essayer d’améliorer pour que tout le monde puisse se recenser et pour qu’on assainit complètement le fichier conforment aux recommandations de la mission d’audit ».

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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